Bonne lecture !
Disclaimer : tous les personnages et l'univers d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling.
Chapitre 9 – Orphelin
Harry était furieux contre le Ministère. Encore.
- Mais quelle bande de chacals ! Ils le font exprès j'en suis sûr !
Draco, par contre, était toujours maître de ses émotions.
- Tu les connais. Ils ne feront rien pour me faciliter la tâche.
- Comment peux-tu être aussi calme ? Je vais aller dire à Kingsley ma façon de penser ! Dit Harry déjà prêt à transplaner.
- Potter ! Stop ! Tu restes ici et tu remballes fissa ton complexe du héros ! Je n'ai pas besoin que tu ailles toujours régler mes problèmes à ma place !
- Je suis désolé Draco ... je ne voulais pas insinuer quoique ce soit ... mais c'est tellement injuste !
Draco venait de recevoir un hibou du département des successions l'informant que son héritage lui serait remis « ... dans les meilleurs délais, le département procédant à quelques vérifications supplémentaires quant à l'origine des avoirs patrimoniaux ». Chacun sait que dans le langage de l'administration, « meilleurs délais » est synonyme de semaines ou de mois ...
- Je sais Harry mais on ne peut y faire ... Mais dis-moi ? Comment je dois prendre ton empressement à ce que je reçoive mon héritage ? A t'entendre, on dirait que tu en as déjà marre de notre cohabitation ! Dit Draco faussement vexé.
- Pff ... et comment ! Vivement que tu dégages d'ici, histoire que je puisse me promener à poil si je veux !
- Je ne t'en empêche pas, répondit le blond avec dans un sourire lubrique.
- Dans tes rêves Malefoy ! ... et seulement si tu fais pareil ! Ajouta Harry avec provocation.
Le doux rire de Draco résonnait encore dans la pièce quand il dit :
- Ah Harry, Harry, Harry ... tu n'as pas idée de ce que je fais dans mes rêves ... Mais si tu veux vraiment savoir à quoi ressemble mon divin corps, regarde le David de Michel-Ange. Ça te donnera une idée ...
Harry sentit le rouge lui monter aux joues à l'évocation de chef d'œuvre moldu mais il ne put s'empêcher de répliquer :
- Quoi ? Elle est si petite ?
L'instant d'après, le survivant était couvert de mélasse et de plumes jaunes. Il ressemblait à un poussin.
Pas trop cher payé pour avoir insulté la virilité du séducteur de Poudlard ! Se dit Harry.
Il jeta néanmoins un rapide coup d'œil à Draco pour prendre la mesure de sa colère mais il put constater avec soulagement que derrière son regard noir, brillait une petite lueur amusée.
Quand Draco se retrouva à son tour couvert de petites plumes grises et brunes le faisant ressembler à un moineau, ils s'écroulèrent de rire tous les deux.
Harry se relevait péniblement en se tenant les côtes, douloureuses à force de rire, quand un hibou grand-duc vint frapper à la fenêtre de la cuisine. Il marmonna un finite incantatem pour les débarrasser tous les deux des plumes collantes, avant d'aller détacher le parchemin de la patte de l'oiseau.
- C'est pour toi Draco. Encore le Ministère ? Demanda Harry sur un ton blasé en tendant le parchemin à Malefoy.
- C'est pour me dire quoi cette fois ? Qu'ils sont en train de démonter le Manoir brique par brique ?
Draco venait d'entamer sa lecture lorsque son visage perdit toute couleur. Ses traits se contractèrent douloureusement et il porta son poing à sa bouche en étouffant un sanglot déchirant.
Harry s'affola devant l'expression de son ami.
- Draco ! Que se passe-t-il ? Draco, réponds-moi ! Draco !
Pour toute réponse, Draco tendit le parchemin à Harry d'une main tremblante.
« Monsieur Malefoy,
Je suis au regret de vous annoncer le décès de votre mère, ce matin à la prison d'Azkaban. La cause de son décès semble tenir à l'état d'extrême faiblesse dans lequel elle se trouvait depuis son incarcération. Une enquête est cependant d'ores et déjà diligentée afin d'en déterminer les causes exactes.
Je vous prie d'accepter, Monsieur Malefoy, mes plus sincères condoléances.
Hadès Phlégéthon
Directeur de la Prison d'Azkaban »
- ooh Merlin, Draco ! Souffla Harry
Draco se tenait devant lui, les yeux exorbités, le poing toujours serré contre sa bouche, dans un effort surhumain pour ne pas pleurer. Harry avait l'impression de revoir le petit garçon de 5 ans que lui avait montré la pensine.
Sans hésiter, Harry pris son ami dans ses bras et le serra contre lui. Il lui dit doucement :
- Pleure Draco, personne ne t'empêchera. Personne ne te jugera. Tu as le droit de pleurer.
Comme s'il avait attendu cette permission, Draco lâcha prise. Harry sentait ses larmes dans son cou, mouillant sa chemise. Le blond s'accrochait à lui comme s'il allait se noyer.
Après quelques minutes, Harry entendit Draco murmurer :
- Elle allait sortir dans 5 jours ... Encore 5 jours et j'aurais pu m'occuper d'elle, la soigner, lui redonner le goût de vivre. Pourquoi n'a-t-elle pas tenu le coup ? Pourquoi m'a-t-elle abandonné ?
- Elle ne t'a pas abandonné Draco. Elle sera toujours là, dit Harry en posant sa main sur le cœur du blond.
- Comment vais-je faire sans elle ? Comment vais-je faire ? Sanglotait-il
Avec une infinie délicatesse, Harry se détacha de son ami et lui prit le visage entre ses mains. Des pouces, il essuya les larmes qui ruisselaient sur ses joues.
- Tu vas y arriver Draco. Ta mère a vu l'homme que tu es devenu, elle était fière de toi car elle a vu que tu savais faire les bons choix. Alors oui, tu vas y arriver. Ce sera dur. Chaque nouveau jour, tu vas te demander comment faire pour te lever, pour vivre tout simplement. Mais tu le feras. Puis un matin, tu auras moins mal. Tu n'oublieras jamais mais tu auras chaque jour un peu moins mal. Et puis, tu n'es pas seul. Hermione et moi, on est là pour toi.
- Tu ne me laisseras pas Harry ? Promets-le moi ...
- Je suis là. Je ne t'ai jamais abandonné, je ne le ferai jamais je te le promets. Et je te rappellerai tous les jours que ta vie en vaut la peine.
La dépouille de Narcissa Malefoy fut rendue à son fils le lendemain afin qu'il puisse préparer les funérailles. Narcissa fut inhumée sous un beau soleil de juillet dans le caveau familial des Malefoy, sur leur propriété du Wiltshire, en présence de Draco, Harry et Hermione.
De toutes les grandes familles de sang-purs que fréquentaient les Malefoy, aucune ne prit le risque d'assister à l'enterrement, de crainte d'être interpellée par les Aurors.
Le Ministère décida le jour-même d'enfin remettre à Draco l'intégralité de l'héritage de son père.
Il apprit également que par sa mère, il héritait d'une partie de la fortune de la famille Black, une autre étant revenue à Harry 2 ans auparavant.
A 18 ans, Draco Malefoy était beau, riche et orphelin.
