…
…
…
*s'enfuit doucement*
*regarde derrière elle*
*cours plus vite*
*évite les tomates pourries*
Désolée T^T
Panne sèche. Oui. Encore.
En fait j'ai arrêté d'écrire et maintenant il faut que je reprenne, je n'ai plus l'habitude d'écrire alors c'était la page blanche, mais depuis que je me force, j'arrive à écrire. :3 Donc je vais pouvoir continuer à écrire, et comme je sais la suite de cette fiction, c'est bon x)
Je vous laisse avec le chapitre qui a pris du temps à venir !
Enjoy !
(Disclaimer : Katsura Hoshino a peut-être fermé son instagram mais ce mois on va avoir un chapitre ! :3)
~••oOo••~
Chapitre 8 :
BOUM
Le cœur bat.
BOUM
Imprenable sur le champ de bataille.
BOUM
Il bat, il est infaillible.
BOUM
Seul l'arrêt est pris en compte.
BOUM
Et encore…
BOUM
Je…
BOUM
Où suis-je ?
BOUM
~••oOo••~
Riran
Une étendue d'akumas s'étalait devant mes yeux.
Je sentais, bien sûr, mon tiraillement. Ma partie akuma me disait d'y aller tandis que ma partie humaine, celle qui réfléchissait encore un tant soit peu, me criait de ne pas faire un pas de plus.
Les akumas près de moi ne semblaient pas me voir, me remarquer. Sans doute grâce à mes sangs. Grand-père Panda m'avait déjà dit que ma partie akuma pourrait beaucoup servir, je m'en rendais compte maintenant.
Une mer d'akumas devant moi s'attendait.
Une gigantesque mer qui m'aurait engloutie si j'avais bougé.
Comment avais-je fait pour passer dans cet arbre ?
Mon côté akuma.
C'était dur à croire.
Mon instinct me faisait grincer les dents et me poussait vers la place du village alors que la petite voix répétait, elle, de rester immobile. Cette petite voix représentait-elle alors mon humanité ?
Je ne savais que faire entre les deux âmes qui dictaient ma conduite. Ma vie est destinée, quoique je fasse, à suivre un chemin tout tracé, je pense. Je me demande quand même quand tout ça va cesser.
Monsieur Komui m'avait dit que tout allait bien se passer, et Papi Panda avait acquiescé. Quant à grand frère, il avait baissé les yeux.
Quand frère était toujours indécis et c'était Papi qui me l'avait dit, aussi. Les gens me disent et je retiens, c'est simple je trouve. En plus, Papi dit que c'est très bien. Mais dès qu'il le dit, grand frère semble se sentir mal, alors je n'aime pas. J'aime quand les choses restent simples, alors je ne dis rien.
Les voix se font de plus en plus fortes et je ne bougeais pas. Parfois, des akumas me regarderaient mais repartaient aussi vite qu'ils étaient venus Des akumas de nivea étaient présents. Il suffisant que l'un d'entre eux viennent me voir pour que je meurs.
Les niveaux 1 passent encore mais trop niveaux 2 équivaudrait à une mort certaine.
À moins que je ne sois immunisée contre eux. Je suis leur sœur après tout.
Je n'avais rien pour comparer la puissance du niveau 3, alors autant ne pas essayer.
Enina était une petite ville. Donc un village. Joli. Grand frère l'aurait qualifié de « charmant ». Des fleurs, partout, mortes. Les arbres sans feuilles. De l'herbe presque noire. Une seule lumière : la lune. Grosse comme si elle prenait tout le ciel.
Moi je trouvais ça beau. Et je me disais que j'avais quand même une notion de beauté.
La beauté, c'est pour moi la Lune.
La Lune est magnifique. Elle me soulage. Elle me dit de ne plus avoir peur, que je suis une brave fille. Que je ne mérite pas tout ça.
Et j'ai envie de la pendre. Mais elle est déjà pendue au ciel.
Mes frères et sœurs avancent avec moi en volant, en marchant, en courant, en rampant : les ordres du Comte sont des paroles salvatrices et impénétrables, et nous sommes obligés de l'écouter.
Je pense à Papi. Papi, lui, c'est la Lune. Puis je l'efface de mon esprit pour faire fuir la petite voix. Mon instinct et la voix, ils se battent encore. C'est assez agaçant, à vrai dire.
En continuant d'avancer, je sentis mon œil me faire mal. Comme si, lorsque je faisais un pas de plus, un pieux invisible s'enfonçait plus dans mon orbite. Mes pulsations se faisaient ressentir et je constatais que mon cœur s'emballait.
- Hey, le golem.
Ce dernier, caché entre mes cuisses, apparut, les oreilles baissées comme un chien soumis.
- Il se passe quoi putain ?
Bordel, j'avais envie de tout casser. Tout, tout, tout, tout, tout !
« Riran, il faut que tu te calmes.
- J'essaie grognasse.
- Je sais que c'est difficile…
- J'suis pas sûre.
- Mais il faut que tu essaies. La partie akuma de toi est en train de te dévorer, entends comme tu parles. »
Je savais qu'elle avait raison.
Mon innocence me faisait souffrir. Mais mon corps, lui, ne semblait pas sous l'emprise de la normale euphorie qui aurait dû m'accaparer lors du processus. Où était l'adrénaline de la douleur ? Était-ce seulement mon esprit qui souffrait ?
C'est en haut d'une tour que je me retrouvais après plusieurs minutes de marche douloureuses. Mon espèce était amassée dans une pièce. Des dizaines, des centaines d'entre eux.
Ma partie akuma prenait du terrain et je sentis un sourire fleurir sur mes lèvres. Je devenais folle. Je devenais un véritable akuma.
Tout du moins, mon corps.
Maintenant que j'avais réussi à repousser ce côté de mon esprit, il avait une emprise totale sur mes mouvements mais pas mes pensées. Il ne me restait plus qu'à débloquer mon libre arbitre mécanique.
J'étais sûre de me faire attaquer tout de suite après un geste de travers. Comment faire pour sortir des rangs sans se faire remarquer ?
Il ne semblait pas avoir de distinction entre les niveaux 1, 2 et 3. À vrai dire, personne ne parlait, ils chuchotaient une incantation morbide prescrite par le Comte. Les mots me venaient aussi naturellement qu'à eux.
« Détruisez Enina. Détruisez d'innocence. Détruisez les exorcistes. »
Mon innocence me faisait si mal… Elle combattait l'ordre de mon corps à l'anéantir.
Comment faisais-je pour être encore debout ? C'était sans doute ce que les humains appelaient la volonté.
« Tu n'es pas un monstre. »
Dans ce cas, qu'étais-je ?
Je ne voulais pas qu'ils me musèlent.
« Ta main est si chaude, comment pourrais-tu être un monstre ? »
À vous de me le dire, Monsieur l'Intendant…
Où est l'innocence ? Où est l'innocence ? Où est l'innocence ?
Où est l'innocence ? Où est l'innocence ? Où est l'innocence ?
Où est l'innocence ? Où est l'innocence ? Où est l'innocence ?
Où est l'innocence ? Où est l'innocence ? Où est l'innocence ?
Où est l'innocence ? Où est l'innocence ? Où est l'innocence ?!
Innocence… Ho, tendre innocence… Toi qui as tués les nôtres… Toi qui es si meurtrière…
Un grand coup me fit tomber sur le côté.
Les akumas continuèrent leur chemin. Moi, je regardais la chose qui m'avait fait tomber.
Une queue.
Une queue avait poussé dans la prolongation de ma colonne vertébrale. Elle semblait me regarder et me dire d'arrêter de bouger.
Cette queue, c'était la manifestation de mon Innocence.
« Pense, Riran. Que peux-tu faire ? Quelles sont tes capacités ?
- Libère-toi de l'emprise vile de ce faux Dieu.
- Un… Faux Dieu ?
- Ils arrivent, fais vite ! »
Les mots chuchotés ne furent plus que des murmures puis s'évanouir. Cet état de sérénité je ne l'acquis qu'en matérialisant les visages des autres exorcistes. De Monsieur Komui. Des scientifiques. Une inspiration puis je sentis mes yeux se fendre, mes ongles se durcir et rallonger et des ailes pousser dans mon dos.
Il fallait vite tous les tuer.
Dehors, Mira et Monsieur Krory devaient être en train de se battre et je devais absolument accomplir la mission sans perte. C'était Reever qui me l'avait dit, ça, quand je construisais Sophie.
Sophie, c'est mon golem. Je l'ai construite toute seule. Je pensais faire plaisir à Reever et il m'a sourie. Sophie avait répondu à mes désirs et m'avait bien montrée le champ de bataille de l'autre côté de la barrière. Mira abattait des dizaines de skulls (Papi m'avait apprise ce que c'était) avec un air féroce. Je compris alors ce que je devais faire.
Tout tuer sur mon passage.
Mes ailes déchiquetaient les chairs, mes ongles les transperçaient, mes oreilles ne manquèrent aucun ennemi, et mes yeux affutés les visaient.
Je pensais en ce moment au puma. Je l'avais vu dans mon livre d'image, avec la buse et le caméléon. Des écailles reptiliennes teignaient ma peau de couleurs paysagères.
Il me suffisait de penser à un animal et ses attraits me protégeaient. Quand je me noie, j'ai des branchies, quand je tombe, j'ai des ailes, quand je dois faire semblant, je suis un opossum.
Des akumas meurent par millier et j'entends leurs plaintes. Je sais que se faire tuer fait mal pour les akumas, mais c'est aussi une libération.
D'après Allen.
Moi, les akumas je n'y crois plus. Et moi, je suis coincée entre humain et akuma, entre deux essences contraires qui me laisse couler.
J'y crois plus aux akumas. Ma mère, elle, était normale. Une humaine normale, en apparence. Elle jouait très bien son rôle. Mais un akuma reste un akuma.
Plus jamais quelqu'un ne se jouera de moi.
Ni les exorcistes, ni le Comte.
- Nous pensions te retrouver ici.
Au bout du dixième skull tué, une petite fille s'avança vers moi. Elle me ressemblait.
Le même large front, le même petit nez, les mêmes grands yeux, seul le sourire venait effacer ce miroir.
- Alors voilà à quoi tu ressembles.
Elle avait un parapluie sous elle. Je n'étais pas choquée de la voir voler.
- Voilà ce que cet abruti nous a cachés toutes ces années…
Elle essaya de porter sa main à ma joue mais je lui mordis le bras qui tomba sur le sol.
- Hé bien ~ Un vrai chat sauvage !
- Mademoiselle Road relo, vous n'avez pas le droit d'être ici !
- J'ai bien le droit de voir notre création !
- De quoi parlez-vous ? Les coupai-je.
Autour de nous, des corps, et ma queue pris toute seule de la longueur pour attraper un skull et le concasser.
La petite fille rigola, une grande grimace perfide agrandit ses pupilles et ses lèvres.
- Ce crétin ne t'a rien dit n'est-ce pas ? Finalement il a bien fait son boulot. Dommage qu'il soit mort bêtement.
Parlait-elle de ma mère ? Je m'en moquais. Il valait mieux qu'elle reste avec son amant aux cieux.
- Pas de réaction ? S'étonna-t-elle. Tu dois vraiment être un monstre.
Je la manquais de peu, tentant de la décapiter.
- JE NE SUIS PAS UN MONSTRE !
- Haaaaaa, je te fais enfin réagir !
Je fonçai sur elle aussi vite que possible pour pouvoir avoir une chance d'éradiquer ce sourire vainqueur sur son minois. Comment une fille aussi mignonne pouvait-elle être aussi pleine de mauvaises intentions ? Les petites filles sont sensées être petites et mignonnes.
C'est ce qu'il y avait marqué dans les contes.
Elle trouva une parade à chacune de mes attaques.
Mais une fois fut de trop.
Alors que je tuais le dernier skull, une chose vint me transpercer le dos.
- Es-tu vraiment humaine ? Cette plaie ne saigne pas, elle fume… Et tu sais ce que c'est ?
Mes yeux plissés de douleur se dirigèrent vers l'obus d'akuma que m'avait lancée Road qui chuchotait à mon oreille ces mots.
- Le poison d'akuma n'a aucun effet sur toi… Non, il active même tes facultés.
Une pulsion.
Je vois flou.
Mes mains deviennent horriblement noires, elles sont noires !
Que m'arrive-t-il ?
Que vais-je devenir ?
Qu'est-ce qu'il se passe ?!
- HAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
Un cri me déchire la gorge tandis que Road fait apparaître une porte devant elle.
- HAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
Je sens…
Je sens les ongles du diable qui… ils entaillent mon front…
Ils forment un pentacle sur mon front…
- HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
Soudain, la douleur disparaît.
Épuisée, je m'écroule sur le sol, mais quelques akumas restent encore. Il faut que je les tue.
Alors je me lève, un râle de justesse sortant de ma gorge teintée de rouge, et me fait percuter par le premier monstre.
Plus que deux… Plus que deux !
Je ne veux pas que Papi me laisse à Luberrier… Il va me faire du mal…
Nan… Je ne veux pas… Il faut que je les tue ! Plus que deux !
Mes ailes sont brisées, et elles disparaissent dans une grande douleur aux vertèbres qui me fait crier.
Plus… Qu'un…
Mon poignet se rompt dans la dernière attaque qui laisse un corps derrière lui.
Finalement… L'autre skull… N'était pas… Le dernier…
Les exorcistes retrouvèrent Riran autour de l'épave. Des briques lui tombaient encore dessus mais elle était inconsciente. Seulement, elle sembla reprendre ses esprits lorsque Krory la posa sur son épaule. Un gémissement, trahissant son demi-sommeil, elle avait poussé en fronçant les sourcils.
Elle était secouée de spasmes et tous les traqueurs gardaient leur distance. Ils avaient tous remarqué la marque sur son front, la marque monstrueuse qui avait tué tant de leurs frères.
Que faisait-elle avec cette marque ? Quel était son lien avec les akumas ?
Ça, les exorcistes aussi voulaient le savoir. Lavi et Bookman, eux, savaient la vérité. Mais jamais le vieil homme ne voudrait leur parler, ni les laisserait parler à qui que ce soit de cette affaire.
Riran était maintenant prisonnière de deux camps : de ceux qui n'allaient pas tarder à vouloir de se servir d'elle pour l'Ordre, ceux qui le faisait déjà comme Bookman, mais avec l'intervention de Road, elle pouvait confirmer quelque chose : le deuxième camp était bel et bien celui des Noés qui pouvaient voir à travers elle, à travers sa partie akuma.
- Krory, pose-la. Qu'est-ce que tu lui as fait à cette petite ? Me dis pas que tu l'as…
L'homme –inconnu à Riran qui venait de se réveiller, surement un traqueur– s'arrêta alors après un grand bruit de frappe.
- Je n'ai rien fait à cette petite, espèce d'idiot. Qu'est-ce que tu veux que je lui fasse ?
Mais Riran sentait très bien les mains du vampire trembler sur son corps. Il était attiré par l'odeur que transpirait son corps d'akuma. Il avait envie de transpercer sa peau de ses crocs et de sentir son sang dans sa gorge.
- Je ne sais pas, mais en tout cas elle semble plus réveillée que tout à l'heure.
Krory posa la petite sur un lit mais ses yeux n'étaient toujours pas ouverts. Elle suait à grosses goûtes sa bataille intérieure. Ses traits d'akumas ne disparaissaient pas et elle était à deux doigts de s'évanouir.
Elle ouvrit quelques secondes ses yeux pour voir Bookman dans la pièce avoir une altercation avec l'exorciste aux longs cheveux corbeau. Elle n'entendait rien, son sang tambourinant dans ses oreilles. Le doyen posa son regard sur elle et elle se sentit menacée par sa présence, aussi ferma-t-elle les yeux aussi vite qu'elle les avait ouverts.
Les minutes passèrent, et les personnes aussi.
D'abord Marie, puis Lavi, et enfin Miranda. Kanda n'était pas venu, mais Lenalee, de bon cœur, s'était précipitée sur elle pour prendre de ses nouvelles.
Ils étaient tous fous. Venir la voir. Elle pouvait à tout moment se réveiller en tant qu'akuma.
Puis Riran se souvint que jamais Papi Panda n'aurait laissé quelqu'un savoir sur son statut d'akuma et que, donc, elle devait avoir une apparence normale mis à part sa fièvre.
Ensuite, vint Allen.
Les deux jeunes gens s'étaient beaucoup rapprochés grâce à Lavi ses derniers jours, mais tout le monde savait aussi que la fille appréciait le garçon peut-être trop pour que ce soit normal.
- Allen… Soupira la brune.
Sa fièvre ne voulait pas descendre et elle crut halluciner en le voyant. Mais ce n'était pas une illusion.
- Que s'est-il passé ?
Riran ne répondit rien, se contentant de se relever pour accueillir son ami qui restait debout.
- Notre mission avait pour but de–
- Je ne parle pas de ça.
Comme une enfant réprimandée, Riran baissa la tête, et reprit :
- Je ne vois pas ce que tu veux dire.
- Comment t'es-tu retrouvée dans cet état ?
- J'étais la seule à pouvoir faire quelque chose, alors je l'ai fait, c'est tout.
Elle commençait à s'énerver parce qu'elle ne comprenait où il voulait en venir.
- Où veux-tu en venir ? Demanda-t-elle en le voyant si sombre.
- Tu t'es mise en danger !
- N'est-ce pas ce que tu fais toujours ?
Il ne répondit plus rien, lui non plus.
- Grand frère me l'a dit. Que tu avais tendance à toujours faire tout par toi-même.
Elle voulait prendre sa main, celle qui tremblait, mais il était trop loin.
- Allen, rapproche ta main.
Surpris, il releva la tête, un sourcil levé, mais s'avança quand même.
- Elle tremble, donne-la-moi.
Il ne s'était toujours pas habitué au franc parlé de la jeune femme qui l'amusait.
- Elle est toute froide.
- J'étais à la bibliothèque.
- Où est Link ?
- Il est à la porte ?
- Il n'est pas rentré ? S'étonna Riran.
- Il a dit qu'être maquillé une fois lui convenait.
La petite fixa la porte sans une expression, et Allen se demanda ce qu'elle pensait.
- Tu te demandes à quoi je pense ? Fit-elle.
- Non ! Si ! Enfin non ! En fait, heu, oui… Avoua, gêné, l'exorciste.
- Tout le monde se demanda à quoi je pense. Je pense que Link est vraiment quelqu'un de…
Allen attendit la suite, mais vit juste Riran sourire, trop moqueuse à son goût, puis détourner le regard.
- Haha, finalement tu ne veux pas savoir.
Allen se dit que Link n'avait vraiment pas de chance. Puis, une question lui chatouilla la bouche mais il se retint. Il dit plutôt :
- Riran, pourrais-tu lâcher ma main ? Je crois qu'elle est assez chaude…
- Elle tremble toujours pourtant…
Elle la déposa sur sa joue où il put découvrir toute l'intensité de sa fièvre.
- Tu as une question à me poser, Allen ?
- Ha, heu, non ! Enfin si ! Comment fais-tu pour le savoir ?
- C'est pourtant facile à deviner, nan ?
Un ange passa.
- Pourquoi m'aimes-tu ainsi ?
Comme la jeune fille ne répondait pas, il se reprit :
- Je ne voulais pas dire dans ce sens-là ! Mais, tu vois, on ne se connaît pas si bien, nan ? Tu viens à peine d'arriver dans l'Ordre et pourtant… Tu as entendu les rumeurs nan ? Tu sais pourquoi Link me suit.
- Oui bien sûr, puisque je suis sensée tout savoir sur l'Ordre.
- Alors pourquoi ? Je pourrais être dangereux !
La jeune fille fit alors quelque chose qui les surprit tous les deux.
Les yeux fous, elle prit à deux mains le visage d'Allen qui se retrouva cloué à sa chaise et elle le surplomba.
- Tu ne pourras jamais être plus dangereux que moi.
Remarquant son geste, et la peur et la surprise peinte dans les prunelles de son ami, elle lui déposa un baiser sur son front.
- Grand frère fait ça parfois pour me dire qu'il m'apprécie.
Elle sourit, et sa sincérité rassura Allen qui n'avait toujours pas de réponse à sa question.
- Si je t'aime, c'est parce que nous sommes pareils. Et puis, tu m'as sauvée.
- Comment ça ?
- Le jour où Monsieur Marie et Mademoiselle Miranda sont venus, j'ai fait un rêve. Et tu étais dedans. Tu me tenais la main. Alors j'ai compris : je ne suis pas seule. J'ai un avenir. Et tu me le donnais. Nous sommes tous les deux des êtres qui ne devraient pas exister de par leur ironie profonde, deux êtres qui essaient de survivre à travers leur enveloppe corporelle.
Allen ne comprenait pas trop, que voulait-elle dire ?
- Tu es celui qui a fait disparaître ma solitude. Et puis, tu es vraiment mignon.
L'exorciste aux cheveux blanc devint alors rouge pivoine, et s'exclama un « HEEEEEEEEEEEIN ?! » assourdissant qui fit s'étonner la jeune fille.
- Ça t'embête que je te dise que tu es mignon ? Demanda-t-elle.
- NE LE DIS PLUS !
- Mais tu es mignon pourtant.
- ARRÊTE ÇA !
- D'accord… Tu es mignon.
- ARRÊTE !
Riran pencha la tête sur le côté, et sourit en voyant le visage cramoisi de son ami.
~••oOo••~
Chapitre assez court, j'aurais aimé vous en faire profiter et vous en donner plus, malheureusement c'était la seule façon que j'avais de finir le chapitre, avec une note d'humour x) (je l'espère)
La suite arrivera quand elle arrivera, et si Neko No Uta continue à m'engueuler (et à me faire du chantage) ça arrivera très vite 8D
Merci de m'avoir lue ! :3
Bye ~
