Titre : Histoire canadienne.
Rating : T.
Pairing : CanBec.
Warning : Mention de sujets délicats.
Summary : Canada et Québec ont une longue histoire commune. Rébellions sanglantes, guerres inhumaines, constitutions injustes et racisme francophobe la parcoures. Mais alors que tout devraient les opposer, tout ne fait que les réunir, pour le meilleur mais surtout le pire...
Disclaimer : Matthew est à Hidekaz Himaruya.
Personnage(s) : Matthew/Canada | Samuel/Québec. Mention de Arthur/Angleterre | Francis/France.
M/A : Voici le neuvième chapitre de "Histoire canadienne". Le rapatriement de la Constitution canadienne est un évènement-clef et grave dans l'histoire du pays, car de nombreuses injustices contre le Québec ont été faites, notamment lors de la Nuit des Longs Couteaux, dont le lien Wikipédia est sous le titre, tout comme un lien vers un montage sur ce sujet. Tout sera expliqué dans ce chapitre.


Histoire canadienne
1981 ~ Rapatriement de la Constitution canadienne
[...]wiki/Nuit_des_Longs_Couteaux_(Qu%C3%A9bec)
[...]/watch?v=7u0LXXJMvE8

« Samuel, ouvres-moi! S'il te plaît, viens m'ouvrir! », supplia Matthew, en donnant des coups sur la porte. Cela faisait plusieurs minutes qu'il appelait la Belle Province, mais celle-ci restait visiblement sourde à ses appels. Dans un sens, la nation pouvait comprendre; même lui avait honte de Trudeau. Il ne pouvait pas comprendre pourquoi celui-ci avait fait une chose si horrible à Samuel, qui avait déjà trop souffert. Même Lyon, qui pourtant n'aimait pas du tout le Québécois, avait mal réagit en découvrant le geste de Trudeau.
C'est pour ça qu'il ne lui en avait pas tenu vigueur, quand Samuel et Lévesque ne sont pas venus à la signature du rapatriement. C'était compréhensible.
Mais là, il veut lui parler.
Au bout d'un instant, Canada arrêta ses appels, qui étaient réellement vains. Hésitant, il prit la poignée de la porte dans une main et la tourna, supposant que comme d'habitude, la grande province ait laissé la porte déverrouillée.
Et effectivement, c'était le cas.
Très doucement, il pénétra dans le vestibule, regardant autour de lui. Dans la maison, tout n'était que silence. Pas un son, rien. C'était effrayant. Malgré tout, il avança, regardant d'abords dans le salon, puis dans la cuisine, mais les deux pièces étaient vides. Il monta ensuite à l'étage et se dirigea vers la chambre, dont la porte était entrebaîllée.
Comme de fait, il y trouva Samuel, couché à plat ventre sur son lit, le regard dans le vide. En entendant la porte s'ouvrir plus grand, toutefois, le Québécois regarda en sa direction. Le bleu saphir de ceux-ci firent stopper Canada, au point que même sa respiration se coupa.
Car ceux-ci s'étaient remplis de la rage la plus violente qui puisses exister dans le monde.
« Quessé qu'tu fous chez moé, toé? », siffla le brun, en se levant et en s'avançant vers le Canadien, qui était figé de peur.
-Je... j'étais venu te... te voir..., s'explique-t-il, incapable de ne pas bégayer, ce qui était une première pour lui -du moins, avec ses provinces.
-Me voir? Criss, mais pou'quoi tu voudrais me voir? , ria Samuel, ne pouvant pas masquer son soudain dédain.
-Je... je m'inquiétais! Ça fait des mois que j'ai aucune nouvelle de toi! Même Lévesque refuse de m'en donner!
-C'est pas plutôt pour me baiser que t'es venu?
-Que... what?! , couina Matthew, rougissant sous le propos. Why d'you say that?
-Me prends pas pour un colon! J'sais très bien que t'es comme l'ostie de barbu, tu penses just' à ton cul! Pis t'es tellement prêt à toute pou' m'garder dans ta tabarnak de constitution à marde que j'ai jamais approuvé pis signer que t'envoies des câlisses de têtes carrées chez moé pour faire pencher la balance en ta faveur, pendant MON référendum, pa'ce que tu savais trèèèèès bien que j'l'aurais gagné, mon indépendance!
-It's false!
-MENS-MOI PAS, MATTHEW! Criss, j'ai vu la neige neigé! , réplique le brun. Esti, mais tu m'prends vraiment pour un mongol! Tu pensais-tu vraiment que j'avais pas vu ton 'tit manège? T'es comme l'ostie d'tête carrée, t'es autant possessif que lui!
Canada n'osa rien répondre, car il savait que ça, par contre, c'était vrai. Il était possessif avec la Belle Province, ça, personne, pas même lui, ne pouvait le nier. Mais il avait tellement peur de le perdre! Il était si indépendantiste, si fougueux, qu'il avait toujours peur que Samuel le quittes, aussi bien en tant que pays que comme être humain. Il était prêt à tout faire pour que celui-ci reste avec lui, quite à s'allier aux plans de nègres(1) de ses premiers ministres, qui pour une raison qu'il ne s'expliquait pas semblaient tous détester le francophone.
Un lourd silence s'installa entre les deux allégories, puis soudain, Samuel lança, d'un ton froid;
« Décrisse astheure d'chez moi. »
-Euh... what? , bafouilla le Pays de l'Érable, troublé.
-DÉCRISSE DE MA MAISON, CANADA! Fous-le camp! Dégage! J'veux pus t'voir la face! , cria le Québécois, en le poussant de la main par petits coups, pour le faire sortir de sa chambre. Matthew ne fit rien pour riposter. Il avait complètement figé, en entendant son nom de pays.
Car jamais Samuel ne l'avait appelé comme ça. Pas depuis qu'ils avaient un nom humain.
Lorsqu'il fût hors de la chambre, Québec referma en claquant la porte, si violemment que les pentures se mirent presque à craquer. Pendant un moment, il resta figé, incapable de réfléchir comme il se devait. Il n'arrivait pas à croire ce qui se passait.
Est-ce que... Est-ce que Samuel venait vraiment de le quitter? Ça ne se pouvait pas.
Quand son esprit assimila finalement que la rupture était réelle, Matthew se dépêcha de partir, courrant presque pour quitter la maison de son désormais ex-amant. Il ne voulait pas que celui-ci puisses voir les larmes qui coulaient à présent sans retenue sur ses joues.
De son côté, le représentant de la vieille province s'était laissé glisser le long de la porte, une fois celle-ci refermée, les genoux ramenés contre son torse. Il attendit patiemment que Canada partes, puis que les pas de celui-ci ne soient plus audibles avant de cacher son visage dans ses mains...
... et de pleurer à son tour.


(1)Expression québécoise qui, selon le site "La Parlure", signifie "projet farfelu et irréaliste voué à l'échec". Mais en règle général, ça désigne surtout les idées traîtresses, qui se font dans le dos des autres. La signification originale vient du fait que les esclaves noirs échouaient souvent à s'échapper de leurs maîtres.


M/A : Méchante dispute, hein? Je vais vous avouer que je n'ai éprouvé aucun plaisir à l'écrire, ce chapitre. Ça me tordait le coeur, voir deux amoureux pareils avoir une dispute aussi violente. Ça prouve néanmoins que je possède un coeur. Enfin, je crois...?
Enfin. Bref. Il ne reste qu'un chapitre à cette fic! N'est-ce pas excitant, tout ça? J'ai bien hâte de le finir, celui-là!
Prochain chapitre; Reconnaissance de la nation québécoise.