Bien le bonjour à toutes !

Mille mercis pour vos reviews cette fois encore ! Jane a attisé votre colère à première vue =). Merci à Clairouille59, Yukina21, calimero59, Asuna93, xenarielle93, aelita48 (deux fois !), Minomina, vavounette, htray2000 (un jour, je vais mourrir de rire en lisant tes reviews !), choukinette76 et Triskelle Sparrow pour vos reviews souvent très drôles, votre soutien et vos encouragements !

Petites réponses aux non-inscrites avant le chapitre :

desi : Tu n'aimes pas Jane ? Comme c'est étrange... Bon, en même temps, pour le moment, c'est fait exprès. Mais tu changeras peut-être d'avis d'ici la fin de la fiction... Sinon, pour la pub sur ta page Facebook, j'accepte. C'est très gentil de proposer =). Pour la suite, c'est juste en dessous ! Merci pour toutes tes reviews !

aussidagility : Il est naïf notre Edward... Bon, certes, Jane ne les fera pas sortir comme ça, mais elle va un peu les aider... Je n'en dis pas plus, je te laisse lire ! Merci d'avoir donné ton avis ^^.

Je pense avoir répondu à tout le monde. Maintenant, place au chapitre, et je rappelle que les personnages appartiennent à l'univers de S. Meyer.


Chapitre 8 : Sauvetage

Pov Bella

Que faisait-il là ? Son regard était rivé sur moi tandis qu'il parlait à Jane, et je me rendis compte des conséquences de mes actes, de mon désir de vengeance : les Cullen allaient en pâtir ! Quelle sotte je faisais ! Je les avais mis en danger, eux qui m'avaient sauvé la vie ! Je revins dans la réalité en entendant Edward.

-Me permettrais-tu de faire ça ?

Il se mit derrière moi et desserra les cordes, les enlevant même. Par réflexe, je me collais à lui, m'agrippant à ses habits tandis que nous marchions vers le fameux chef des Volturi. J'avais peur, horriblement peur, et tenir Edward contre moi, sentir sa présence à mes côtés, diminuait un peu cet effroi. Parfois sa main caressait mon dos, m'étreignait brièvement, mais jamais il ne me regarda.

Etait-il en colère contre moi parce que j'avais mis sa vie en danger ? M'en voulait-il de l'avoir forcé à venir chez ses ennemis, chez des gens qu'il n'appréciait pas, pour venir me sauver, moi la faible humaine qui ne réfléchit pas un instant aux conséquences de ses actes ?

Les larmes me vinrent aux yeux, mais je ne me souciai pas de les arrêter, ni même les essuyer : j'avais honte de moi, et je ne voulais plus qu'une chose, rentrer à Forks, ou à Juneau, et reprendre une vie normale, en oubliant tout des vampires ou autres créatures mythiques.

Nous marchâmes peut-être vingt minutes à travers la ville. Edward et Jane parlaient de tout et de rien, jusqu'à ce que nous arrivions devant une énorme bâtisse. Les subalternes s'éparpillèrent : peut-être pensaient-ils que je ne pouvais partir et qu'Edward ne poserait pas de problème. Soudain, alors que nous passions la porte, ma bouche s'ouvrit, laissant échapper quelques couinements.

-Edward… Je suis si dés…

Il s'arrêta et se mit face à moi, recueillant mes larmes.

-Chut Bella, ne sois pas désolée ! La faute ne vient pas de toi, mais de nous, qui n'avons pas su découvrir l'ampleur de ton chagrin qui confinait à la vengeance. Nous allons ressortir de là vivants, tous les deux, je te le promets. Tu as confiance en moi ?

Bien sûr que oui ! Je hochai pitoyablement la tête et pris sa main gelée. Nous suivîmes Jane, qui commençait à s'impatienter, à travers de superbes couloirs.

A première vue, il était impossible de savoir que l'endroit était rempli de vampires, parce que tout était décoré avec luxe, dans une ambiance chaude. Des fauteuils, des canapés, étaient disposés çà et là, dans les couloirs. Auprès d'eux quelques magazines avaient été empilés sur une table basse. Des peintures rompaient l'uni des murs, et chaque portrait était assorti d'une légende.

Les gens que nous croisions étaient des vampires mais je vis, à ma grande horreur et stupéfaction, quelques humains, aux postes de secrétaire. Tous étaient habillés avec goût, avec de la haute couture, et certains portaient une cape noire.

Nous fûmes conduits jusqu'à un grand hall où Jane nous demanda de l'attendre.

-N'essaye pas de fuir Edward, tu sais que c'est inutile, et dangereux pour elle !

La fin de sa phrase avait été dite sur un ton dédaigneux, et elle m'avait pointée du menton. Elle ouvrit une grande porte qu'elle referma derrière elle. Quant à moi, je me mis à pleurer.

-Ne pleure pas ma Bella, tout va bien se passer !

Je le regardai : comment pouvait-il en être si sûr ? Etait-ce à cause de son don ? Il me sourit, essuyant à nouveau les larmes qui ne cessaient de couler sur mes joues. Soudain il se pencha et embrassa ma joue, et ce geste me calma, plus que toute autre parole.

-Bella, lorsque nous serons sortis d'ici, je voudrais faire quelque chose, mais avant tu dois accepter.

-Quoi donc ?

Il me fixa, et je me perdis dans la contemplation de ses yeux fauves. Ils étaient si profonds qu'il était facile de se noyer dans leur immensité. A travers ses yeux je pouvais ressentir toutes ses émotions, mais surtout son amour pour moi, si grand, si pur, si beau, si parfait, comme lui.

-Bella, je t'aime, et tu le sais. Depuis que j'ai posé les yeux sur toi, je ne vis que pour toi. Prendre soin de toi chaque jour, te faire sourire, te rendre la vie plus facile, te faire rougir de plaisir, tout cela a été une joie immense, un bonheur inégalable. Tu es le soleil auquel je ne peux m'exposer, de peur de révéler ma nature, tu es l'étoile qui guide mes pas, tu es l'élément unique qui signifie la vie pour moi. Mais pour le moment, tu es ma sœur, officiellement. Et je n'aime pas ce terme.

De quoi ? Voulait-il dire par là qu'il voulait… me laisser ? Que notre situation ne lui convenait pas ? Dans ce cas, autant me laisser mourir !

-Je veux plus Bella. Je veux que tu sois ma femme. Je t'en prie, épouse-moi !

Je restai sans voix. Etait-il fou ? Nous allions mourir et lui me demandait d'être sa… Sa femme ? Un sourire se dessina lentement sur mes lèvres. Avais-je bien entendu ? Et sans le vouloir vraiment je lui sautai au cou, embrassant ses lèvres.

-Si nous en sortons vivant, oui, bien sûr que oui ! Seulement rien n'est moins sûr que nous en réchappions.

A ce moment, deux vampires qui m'étaient inconnus ouvrirent en grand la porte. Edward sembla prendre cela pour un signal puisqu'il m'étreignit avant de me reposer au sol et de me prendre la main pour entrer dans la salle.

Pov Aro

Lorsque Jane m'avait annoncé par téléphone qu'elle revenait avec une surprise, ma rancœur envers elle pour avoir volé mon avion personnel s'évanouit, et j'étais pressé de voir de quoi il s'agissait. Notre vie me semblait bien monotone, et tout ce qui sortait de l'ordinaire était le bienvenu.

Marcus, le plus jeune de mes deux frères, me paraissait être celui qui s'ennuyait le plus, aussi voulais-je lui faire la surprise : si l'humaine qui résistait à mon don était amenée, elle serait à son service, après que j'ai compris d'où venait cette défaillance, bien sûr. Enfin la nuit fut là, promesse d'un peu d'extraordinaire dans notre quotidien si fade. Il fallut attendre une demi-heure avant que Jane ne revienne.

Quand elle entra, elle portait sur elle une odeur… inqualifiable, tant elle sentait bon. Un vampire femelle, Nastasia, qui s'était jointe à notre cour il y a quelques dizaines d'années, essaya même de sauter sur Jane. Celle-ci infligea à la pauvre Nastasia une morsure assez profonde, et la fille partit bouder dans un coin tandis que nous tous éclations de rire.

-Eh bien ma chère Jane, dis-je en m'avançant vers ma fidèle servante, courbée devant moi dans un signe de salut et de respect, quelle est donc cette merveilleuse odeur ?

-Exactement ce que vous vouliez, maître !

Elle se releva et posa ses doigts menus sur ma paume. Ce que je vis défiait l'imagination : l'humaine au sang si délicieux se révélait être celle qui pouvait bloquer le don de Jane !

Tout d'abord je la vis tenter de tuer Jane, à mon grand amusement, puis se débattre face à la douleur d'Esmée Cullen pour l'aider. Je vis ensuite sa rébellion dans l'avion, et l'attirance qu'elle exerçait sur tous ceux de notre race. Enfin je vis Edward Cullen qui les accompagnait. Mais le mieux furent les pensées de Jane : l'humaine et le Cullen formaient-ils un couple, rendant mon agent extrêmement jaloux ?

-Penses-tu vrai Jane ? Une telle chose est-elle possible ?

-De quoi s'agit-il ? Demanda nonchalamment Marcus, s'extirpant de sa torpeur légendaire.

-Je m'interroge. Derrière cette porte se trouve la fameuse humaine, et c'est elle qui sent si bon. Cependant une autre chose serait extraordinaire…

-Tu veux parler de l'amour de l'humaine et du vampire qui l'accompagne ?

Marcus commençait à retrouver la vitalité, et j'en conclus que Jane avait vu juste : ils étaient amoureux. Comment une telle chose pouvait-elle se concevoir ? Je voulais le voir de mes yeux, pour en être sûr.

-Faites-les entrer ! Mais attention : le premier qui touche à l'humaine se retrouvera mort dans la seconde !

Deux gardes allèrent ouvrir la porte et Jane se porta en avant pour accueillir les nouveaux arrivants, et surtout protéger l'humaine, au cas où.

-Voyons ce que nous avons là…

Caius avaient les yeux noirs, et lui semblait plus attiré par l'odeur que par la curiosité. Un silence soudain plana tandis que deux êtres avançaient lentement, enlacés : un vampire et une humaine.

Le contraste entre eux deux était saisissant : l'un pâle, grand, invincible, immortel, indestructible, fier, prêt à tout, et l'autre plus rougissante, petite, craintive, apeurée, fragile, frêle, mortelle. Ils avancèrent jusque devant nos trois trônes, et je décidai d'alléger l'atmosphère devenue pesante.

-Edward Cullen ! Quelle joie de te revoir ! Je vois que tu te trouves en galante compagnie. Permets-moi de me présenter à elle !

Il me regarda avec méfiance mais je lui laissai voir mes intentions : la toucher, pour savoir si mon don marchait avec elle. Mais Edward se mit devant elle, grognant légèrement.

-Non Aro, je connais tes intentions : je les ai vues tout à l'heure.

-Jane ?

Celle-ci s'avança en souriant à mon ordre implicite. Elle regarda Edward en plissant les yeux, et peu à peu le visage d'Edward se tendit, avant qu'il ne serre les dents puis tombe à genoux.

-Edward ! S'écria l'humaine en essayant de prendre le visage de son amoureux entre ses mains. S'il vous plaît, laissez-le ! Edward, réponds-moi !

Un regard de moi et Jane cessa. J'étais surpris : Edward n'avait rien dit, supportant la souffrance, pour épargner ses cris à la jeune fille ?

-Non Bella, souffla Edward.

Mais la fameuse Bella ne l'écouta pas : elle interrogea Jane du regard. Celle-ci lui tendit la main, que l'humaine prit, puis Jane l'amena près de moi et me donna sa frêle main. Je la pris avec avidité, je le conçois, et ne fus pas déçu : rien, je ne voyais rien. Je forçai, tentant d'outrepasser ce mur blanc, mais rien ne se passa.

-Tu vois, dit Edward en se relevant, il n'y a rien. Elle m'est illisible à moi aussi, ajouta-t-il lorsque je l'interrogeai d'un regard. Je t'en supplie, au nom de l'amitié que tu portes à mon père, laisse-nous repartir !

Que faire ? Je ne voulais pas me décider maintenant, aussi pris-je une décision.

-Non ! Cria le fils de Carlisle. Tu ne peux pas !

Mais ma décision était prise : ils resteraient là, bien à l'abri de nos murs, pour le moment.

-Mais c'est dangereux pour elle ! Insista le Cullen.

-Jane sera votre garde du corps. N'est-ce pas ma chère Jane ?

Celle-ci grommela mais je n'entendis pas, même avec notre ouïe surdéveloppée.

D'un geste, je congédiai ce petit monde : Edward fut saisi par les bras alors qu'il tentait de prendre Bella dans les siens, et celle-ci se mit à paniquer : son cœur s'affola, et nous pûmes sentir son odeur si merveilleuse nous parvenir de manière plus forte. Aussitôt Caius se jeta sur elle mais Edward réussit à s'échapper des gardes et prit le coup de dents destiné à l'humaine. Malheureusement Bella avait été projetée à terre. Après un choc sourd puis un cri, le silence revint tous rivés sur l'humaine, inanimée. Son cœur battait faiblement, trop faiblement si je me rappelai de mes instincts, et je savais que nous devions faire attention à elle.

-Jane ?

Mais ce fut Edward qui s'avança, résigné, prit Bella dans ses bras et la porta, suivant Jane.

Pov Carlisle

Nous attendions, installés dans un hôtel proche, qu'Edward nous contacte, mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque mon téléphone sonna, et que j'eus Aro à l'autre bout du fil !

-Allo Carlisle ? Comment vas-tu ?

-Mais très bien, et toi ?

-Dis-moi, puisque tu es à Volterra, aurais-tu la gentillesse de venir ? Ton fils est ici, et il t'attend avec… impatience, va-t-on dire.

-Pourrais-je lui parler ?

-Je crains que ce soit impossible. Disons qu'il… a eu quelques problèmes avec… des gardes… et Caius.

-Va-t-il bien ?

Une boule venait de se former dans ma gorge : Edward était capable des plus grandes folies pour une cause juste, et Dieu seul savait jusqu'où il pouvait aller pour protéger Bella.

-Oui, il va… bien je pense. C'est difficile à dire, parce que son co… Enfin il ne parle pas…

Qu'avait voulu dire Aro ? Pourquoi s'était-il arrêté dans sa phrase ?

-J'arrive alors. Ma famille peut-elle venir ?

-Si elle ne pose pas de problème, oui, je la recevrais avec plaisir. Je serais ravi de revoir cette chère Esmée.

Il raccrocha.

-Nous allons chez les Volturi, mais attention : je ne veux pas de bagarre, ni d'anicroche ! Visiblement, il est arrivé quelque chose, et ils sont bien trop nombreux pour que nous pour que nous ayons le dessus. Alice, tu n'as rien vu ?

Mais ma fille secoua lamentablement la tête.

-Mes visions changent constamment. Je suis désolée…

-Tu n'as pas à l'être. Allons-y !

Et nous nous dirigeâmes vers le repaire des Volturi, sans savoir ce qui nous y attendait.


*Se racle la gorge* Alors, ça vous a plus ?

J'espère que la demande en mariage n'a pas été trop rapide...

Quelqu'un a-t-il compris ce qui s'était passé ? Pourquoi Edward ne peut-il pas parler à Carlisle ? Des idées ?

La suite viendra dimanche prochain, alors en attendant, bonne semaine, bon feu d'artifice et bon week end à rallonge pour ceux qui font le pont !

Bisous