Mais ils furent tous dupés.

Chapitre 9: Que de réalisations!

Tellement de choses ont été bouleversées dans ma vie ces dernières semaines et je n'arrive toujours pas à savoir si c'est en bien ou en mal. Toute ma vie, ma famille m'a enseigné à servir le Seigneur des Ténèbres et par extension à haïr les sangs de bourbe et autres traîtres à leur sang. J'ai toujours adhéré à ces principes et c'est encore le cas, là n'es pas la question. Mon problème en réalité est une plaie que je traîne depuis mon entrée à Poudlard: Harry Potter.

Le-Garçon-Qui-A-Survecu. Il aura vraiment été un plaie pour moi durant toute ma scolarité. Il m'exécrait à être considéré en permanence comme un héros depuis sa « victoire » sur le Lord Noir étant bébé. Je me l'était imaginé arrogant et vantard de cet « exploit » et pourtant la première fois que je l'ai vu sur le chemin de Traverse je ne l'ai même pas reconnu tellement il paraissait timide et frêle. Tu parles d'une entrée en matière! Et quand je veux me rapprocher de lui comme me l'avait demandé -ou ordonné selon le point de vue- père, cet espèce d'avorton m'envoi balader pour rester avec les miséreux et autres bouseux de Griffondors. J'ai bien faillit en hurler de frustration une fois arrivé dans mon dortoir. Mais je me suis retenu bien entendu, ça n'aurait tout de même pas été digne d'un Malfoy.

Suite à cela mes interaction avec Potter ont toujours été des plus inamicales: en quelque sorte un subtil mélange d'insultes, de bagarres et de duels somme toute divertissant sauf lorsque c'était en ma défaveur mais bon ça c'était rare -comme quoi ça sert de se traîner deux armoires à glaces derrière soi en permanence.

Six années de confrontation et de rapports haineux. Je ne pourrai pas mieux résumer ma relation avec Potter durant notre vie à Poudlard.

Et quand, après avoir réussi à échapper au Lord un nombre incalculable de fois et par je ne sais quel miracle pendant des années, le-garçon-qui-n'en-a-toujours-fait-qu'à-sa-tête tombe enfin dans mes filets, que je le ramène au château bien au frais dans un cachot humide et que j'entreprend de l'humilier un peu, j'apprend que finalement celui-ci est dans notre camps et qu'il est un favori. Ne cherchez pas à suivre la logique,il n'y en a pas. Mais après tout ce garçon a toujours été un emmerdeur de première alors pourquoi être étonné de ce revirement de situation -encore inexpliqué aujourd'hui soit dit en passant.

Donc pour que tout soit bien clair, en résumé ça donne: j'ai haït Potter pendant six ans, je l'ai mis au fer pendant trois jours, j'ai cru que ma vie allait s'achever dans d 'atroces souffrances en l'espace d'une minute. Et maintenant?

Le voilà le cœur du problème.

Maintenant ou est-ce que j'en suis? Je ne vais apparemment pas mourir après de longues heures de tortures sous sa baguette d'ici peu et Potter est récemment devenu Harry. Et je ne sais pas se qui me terrifie le plus, d'avoir tiré un trait si facilement sur des années de haine et de rancœur ou le fait que cette nouvelle relation qui s'est installée entre moi et Harry me paraisse si naturelle. Comment est-ce que j'arrive à apprécier autant la compagnie de celui qui était encore mon pire ennemi il y a de cela quelques semaines?

Je ne suis pas idiot, je sais parfaitement que m'adapter à cette nouvelle situation est une condition essentielle à ma survie et au maintien de mon rang. Mais ce sont mes sentiments vis-à-vis d'Harry qui sont troubles au point que je ne sais plus ce qu'il représente pour moi.

C'est un favori donc mon supérieur hiérarchique, et de ce fait je lui doit obéissance. Et ce même si ça m'arrache un peu la gorge de devoir l'avouer mais j'ai fini par m'y faire.

C'est aussi un très bon combattant et une personne intelligente qui a su attirer mon respect à chacune de nos rencontres et missions ensembles.

Tout ça est relativement clair pour moi mais ce que je ne comprend pas c'est cette sensation étrange que je ressent au fond de moi à chaque fois que je suis près de lui ou que je pense tout simplement à lui. Cela va largement au-delà du simple sentiment d'amitié qui s'est récemment installé entre nous. Par ce qu'une amitié avec Harry Potter, mangemort de première rang, ça ne se refuse pas et c'est même une des meilleures choses qui pouvaient m'arriver. Mais cette impression de sentir ma belle assurance fondre comme neige au soleil en sa présence et de me transformer en collégienne atteinte d'un béguin -ou pire en Poufsouffle!- ce n'était vraiment pas souhaité au programme.

J'admet ressentir du désir pour Harry. Après tout maintenant qu'il ne porte plus ses loques dignes d'un Weasley et ses horribles lunettes, il faudrait être aveugle pour manquer son corps athlétique et affolant. Qui aurait pu croire que l'avorton de 11 ans se transformerai en un dieu vivant à 17 ans? Je ne sais pas si c'est du aux entraînement de quidditch ou au combats mais le résultat est bel et bien là. Un corps musclé mais sans excès, les abdominaux bien dessinés, des fesses rebondies, une chute de reins vertigineuse et ne parlons même pas de son… enfin de ses… enfin il a l'air gâté par la nature. -Il fait bien chaud tout d'un coup-. Son visage aussi est séduisant maintenant qu'il s'est débarrassé de ses binocles. On peut enfin voir ses yeux émeraudes et son regard, ma foi, envoûtant. Le résultat est sans appel, il est physiquement impossible de ne pas être attiré par lui.

De toute façon se n'est pas comme si j'avais déjà eu un quelconque problème à regarder du coté de la gente masculine auparavant. Il n'y a aucun drame à cela. Harry est séduisant. Je suis réceptif à son charme. Je ne serai pas contre une aventure avec lui si l'occasion se présentait.

Tout ça c'est bien beau mais ça n'explique toujours pas le syndrome de Poufsoufflisation dont je souffre.

Après cette petite analyse intérieure -qui, bien qu'inquiétante pour mon état mental mais admissible tant que personne ne l'apprend, reste des plus instructive- je peux affirmer que j'obéit, respecte, apprécie et désire Harry. En aucun cas je ne ressent quoi que ce soit d'autre à son égard. Je ne peux quand même pas… non! Quelle idée ridicule! Je suis avant tout un Malfoy et les Malfoy ne tombent pas stupidement amoureux. Et d'ailleurs je ne l'aime pas donc comme ça tout est réglé.

Non mais quel cliché ce serait en plus. Tomber amoureux de son supérieur hiérarchique c'est bien trop banal pour une personne unique comme moi. Non pas qu'Harry soit banal, loin de là, il est beau comme un dieu, intelligent et avec une bonne situation pour couronner le tout. Mais de là à en déduire que je suis amoureux. C'est ri-di-cu-le…

Parce que si je l'aimais penser qu'il n'y aura probablement jamais rien entre nous me déprimerai et ce n'est pas le cas. Au contraire, je suis d'excellente humeur, tout va bien… et je ne suis pas du tout de mauvaise foi non plus! Enfin pas beaucoup…

Ah, ce que je peux adorer ces petites analyses intérieures qui laissent encore plus dans le trouble qu'on ne l'était au départ. Je me questionne sur la manière dont Harry a réussi à mettre le bazar dans ma vie et je me retrouve à disserter sur le pourquoi du comment je suis tombé amoureux de lui. Par Salazard! Je l'ai dit! C'est pas possible! Pourquoi moi?

Je. Suis. Maudit.

À suivre…

Voilà le neuvième chapitre de terminé!

Je sais que vous l'avez attendu un certain temps mais j'approche à grand pas de ma période d'exam et je manque de temps pour me consacrer à mes fics.

Comme toujours un grand merci à mes reviewers et lecteurs

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