OLÉ ! Il a fait chaud sur le village de Suna [et oui comme on me la fait très justement remarquer (se fait toute pitite pitite...) 35° en plein désert, c'est rien du tout ! ^^' vous pouvez en rajouter au moins vingt de plus au dessus, n'hésitez pas! ], tendance orageuse et humeur pas toujours au beau fixe : Que va t'il se passer ? Héhé :)

Bonne lecture !


Résister est physiquement impossible

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Minuit passé. Temari n'arrivait pas à dormir, bien qu'elle en ait pourtant besoin. L'atmosphère étouffante sur Suna était à la limite du supportable. Presque aussi étouffante que l'ambiance qui avait régné entre elle et Shikamaru. Un néant entre eux. A peine quelques paroles. Presque aucun regard. Elle avait vraiment du mal à se convaincre qu'une harmonie avait bien eu lieu lors du bal. Qu'ils s'étaient retrouvés quelques heures plus tard, à s'embrasser fougueusement. Et à s'embrasser d'ailleurs sur son lit… où elle se trouvait actuellement... Une bouffée de chaleur lui monta aux joues. Là s'en était trop ! L'évocation de ce dernier souvenir la mit sur pied sans même qu'elle ai eu le temps de réaliser. Elle ne pouvait pas dormir, elle allait sortir. Il fallait qu'elle marche. La jeune femme empoigna un yukata et sauta silencieusement de la fenêtre de sa chambre. Elle commença sa promenade improvisée. N'ayant au départ aucun itinéraire précis, ses pas la menèrent naturellement devant le palais du Kazekage, puisque c'était l'endroit où elle se rendait le plus souvent ces temps-ci. Arrivée devant les portes, elle scruta les fenêtres allumées de par et d'autres de l'immense bâtisse. La fourmilière ne dormait jamais. Temari aperçu tout en haut la fenêtre de son frère, également allumée. Faite qu'il ne se surmène pas encore trop tard, pensa t-elle. Certaines nuits, Gaara gardait encore les séquelles de sa vie de jinchuriki, et il lui arrivait de ne pas avoir besoin de dormir. Mais maintenant elle espérait qu'il ferait plus attention. Il était un humain avant tout…

Puis la kunochi reprit sa marche, et continua sans vraiment sans rendre compte jusqu'à longer à nouveau la rue marchande où elle était passée plus tard dans la journée en sa compagnie. Elle passa devant la petite boutique du botaniste qu'elle avait si peu le loisir de fréquenter. Puis elle se rappela les différents stands qu'elle avait observés et qui restaient ouverts tardivement. Son regard tomba un peu plus loin sur l'enseigne qui indiquait l'emplacement et les horaires des Sources Chaudes. Elle s'arrêta et la considéra évasivement. Shikamaru avait longuement contemplé la pancarte lorsqu'ils avaient traversé la ruelle. Elle n'avait rien dit, mais elle s'était bien demandé pourquoi ce soudain intérêt. Les Sources Chaudes… Elle reprit sa marche lentement. Elle marchait sans but. Elle ne dormirait pas cette nuit. Et l'idée de se relaxer dans un bassin à l'air libre lui donna plutôt envie. Ou bien était-ce encore l'évocation du ninja qui donna à cette envie tout son attractivité. Temari se dirigea tranquillement vers l'édifice. Les bains avaient l'avantage d'être ouverts, même très tard, en période estivale. Une petite caissière s'étirait mollement lorsqu'elle entra, mais la vue de la sunienne sembla la revigorer instantanément.

- « Yatta ! Vous êtes ma deuxième cliente ! »

- « Heureuse de constater que je ne suis pas la seule insomniaque » sourie gentiment la jeune femme.

- « Oh vous savez ! La personne qui vous a précédé n'était pas aussi réveillée que vous. D'ailleurs, j'ai un peu peur qu'elle finisse par s'endormir et se noyer dans son bain… »

Temari rassura malicieusement la jeune fille en lui disant que si elle la voyait se noyer, elle la sauverait aussitôt.

- « J'aimerais bien mademoiselle, seulement vous allez devoir passer chez les hommes pour ça ! »

- « Ah… et bien il se noiera peut être finalement ! Aligato. »

- « Profiter bien ! »

Elle aurait donc le bassin entier pour elle toute seule. Rien de plus agréable, Temari était ravie. Après un tour en cabine, elle déposa ses affaires dans un panier situé juste avant le sas qui menait à la source. Elle déposa sa serviette sur le sol et entra dans le bassin. L'eau sur sa peau, et la brise extérieure devenue tiède comparée à la température du bassin, étaient parfaites. Elle s'adossa contre la partie du bassin proche de la haute clôture en bois qui délimitait la zone des femmes. Le ciel était dégagé, la vue des étoiles apaisante, et les vapeurs qui s'élevaient dans l'air lui procuraient une impression aérienne. Tout était calme, bien que le silence parfois rompu par le rire d'un commerçant, mais cela restait plaisant.

Tandis qu'elle s'installait confortablement, elle essaya d'écouter si son partenaire de bain était là, et si éventuellement il ne s'était pas noyé. Mais rien. Tant pis pour lui. La porte du sas s'ouvrit soudain sur la jeune caissière qui salua à nouveau poliment Temari.

- « Temari-san ! Gomen, je m'absente quelques minutes pour aller chercher… des daifukus » marmonna t-elle visiblement honteuse. « Onegaï, n'en parler pas à mon patron. Si vous avez besoin de quoique se soit, ne vous inquiétez pas, je reviens très vite ! »

- « Ca ira très bien. Filez ! »

- « Aligato ! Shinobi-san, je reviens bientôt! » haussa un peu plus fort la jeune fille à l'attention de son premier client situé de l'autre côté de la séparation.

Temari cru entendre un vague « hum », mais l'homme n'insista pas plus. Au moins il respirait toujours ! La jeune fille s'excusa encore et se retira. Temari redevint à nouveau seule et savoura la douceur de la nuit. C'était paisible. Et finalement, elle se sentie tellement bien que c'est elle qui finit par s'endormir.

Elle ne se noya pas, et ne se réveilla qu'un peu plus tard à cause de l'éclat de voix d'un passant. En regardant un instant la position des étoiles dans le ciel, et Temari constata que la nuit n'avait pas beaucoup avancée durant son sommeil. Elle s'étira, réveillant ses sens au clapotis de l'eau qu'elle provoqua, puis replongea ses bras dans le liquide brûlant. Elle se sentait bizarrement à la fois revigorée mais paresseuse. Et tandis qu'elle terminait ses étirements, Temari perçu le mouvement de l'homme de l'autre bassin qui se déplaçait. Toujours pas mort lui ?

Elle commença à tourner machinalement la tête du côté de la palissade lorsqu'elle se sentie soudainement privée de ses mouvements. Plus rien ne lui répondait. Ni son buste, ni ses bras, ni ses jambes. La jeune femme commença légèrement à paniquer lorsque son index vint se placer de lui-même contre ses lèvres. Gné ? L'index s'abaissa et retomba à sa place initiale. Elle essaya de le bouger à nouveau mais rien à faire. Ce n'était pas elle qui avait commandé ce geste à son cerveau. Mais pourtant c'était son propre index qui lui indiquait de se taire.

...

Il n'y avait pas beaucoup d'explication possible à ce que son corps la lâche subitement, mais elle n'osait pas vraiment y croire. En reconsidérant la situation, elle était seule dans les bains, mise à part un autre homme, un shinobi qui plus est, à en croire la caissière lorsqu'elle l'avait interpellé. L'image du manipulateur d'ombres observant l'enseigne des bains s'imposait dans son esprit.

- « Shikamar… »

L'index vint se replacer instantanément devant sa bouche.

Doucement, elle sentit sa tête pivoter et lui montrer un fil noir qui passait sous la planche la plus basse séparant le bassin des hommes de celui des femmes, et qui s'étendait jusqu'à disparaître dans l'eau où elle se trouvait. C'était bien lui, le premier client. Il était là depuis tout ce temps.

- « Qu'est ce que tu… » L'index toucha ses lèvres.

Ne dis rien.

La tête de Temari retrouva sa place initiale, dos à la palissade. Qu'est-ce qu'il allait faire ? Elle sentie sa main s'activer d'elle-même et quitter sa bouche pour avancer jusqu'à… SON SEIN ? Non ! Il n'oserait pas ? Elle essaya une énième fois d'échapper à l'emprise de la technique, sans succès. Cependant la main s'arrêta plus bas, sur son cœur. Soulagée et haletante, Temari attendait la suite. Mais qu'est-ce qu'il voulait lui faire ?

Pom pom. Pom pom. Pom pom.

Sa main immobile se mit à tapoter doucement contre sa poitrine. Un battement de cœur ? Temari écouta ce rythme qu'elle s'imaginait être le sien. Un rythme régulier qui accélérait parfois dans un sursaut, puis reprenais une allure normale. Pourtant la fréquence entre ces accélérations augmentait un peu plus chaque seconde. Et son poing, plutôt que sa main, finit par tambouriner contre elle d'un impact plus fort. Si c'est bien son cœur, il bat vite. Mais peut être pas seulement le sien finalement... Elle réalisait à sa propre respiration que le sien suivait l'impulsion, et qu'il cognait également plus fort dans sa poitrine. Elle avait l'impression que son organe vital faisait écho à celui du jeune homme. La situation était… bizarre. Elle ne se rendait même plus vraiment compte que c'était sa propre main qui établissait la connexion entre eux deux. Que c'était parce que sa main tambourinait qu'elle pouvait sentir le cœur de Shikamaru, battre presque dans sa poitrine. Elle écoutait fébrilement la douce mélodie et en suivait toutes les impulsions. Avait-il peur de ce qu'il faisait ? Ou… de ce qu'il allait faire ?

Le poing se desserra et cessa de la marteler. Il replongea, et aucun membre ne bougea jusqu'à ce que l'onde de l'eau se soit dissipée. Temari, se retrouvait de nouveau seule avec son pauvre cœur désormais tout chamboulé. Elle sonda l'autre côté du bassin mais pas même la respiration du shinobi ne lui revenait. Cependant, elle sentit bien vite sa deuxième main s'agiter et venir se placer cette fois contre son abdomen. Résignée à devoir se laisser faire, elle regarda bêtement sa paume, de temps à autre, passer et repasser doucement sur son ventre comme une caresse, et s'immobiliser ensuite. Il voulait l'apaiser ? On peut être s'apaiser lui-même… Pourtant, bien que n'essayant plus de résister, la jeune femme ressentait des tressaillements parcourir le bout de ses doigts alors que sa main appuyait un peu plus contre sa peau, comme si celle-ci cherchait à atténuer une douleur. Il est blessé ? Non ! Il ne serait pas assez stupide pour perdre son temps dans des sources si sa vie était menacée… Alors quoi ? La main reprenait ses caresses. Quelque chose de doux… Puis durant quelques secondes, elle compressait nerveusement sa peau. Quelque chose de préoccupant… Elle avait petit à petit l'impression de pouvoir comprendre, de ressentir une sensation similaire, elle l'avait sur le bout de langue. Des fourmillements… Ce genre de sensation à la fois agréable et pourtant dérangeante qui vous contracte le ventre. L'Envie qui vient en personne s'immiscer dans vos entrailles pour vous faire prendre conscience de tout l'effet qu'un être produit sur vous. Cette sensation d'impatience, de plus en plus entêtante à mesure que l'on s'imagine pouvoir concrétiser ce désir, qui vous fait mal mais qui vous donne toujours envie de plus.

Oui... elle avait mal au ventre. Temari voulait le voir. Quand ils avaient mangé côte à côte, ils ne s'étaient pas regardés. Quand ils avaient marché le soir tous les deux, jamais ils n'avaient vraiment communiqué. Quand ils étaient physiquement ensemble, ils avaient fait en sorte de s'ignorer. Et maintenant qu'elle le savait pourtant à peine un mètre derrière elle, elle aurait donné n'importe quoi pour le voir. Elle aurait certainement souhaité être séparée de lui par une cloison toute cette journée durant pour échapper à la tentation de le regarder. Mais une journée s'était révélée suffisamment trop longue, et elle avait envie d'abandonner. De rattraper toutes ces minutes qu'elle avait gâché à regarder ailleurs. Être désormais à un misérable mètre de lui était insupportable. Elle le savait adosser au bassin, dans la même position qu'elle, à communiquer avec sa propre main posée sur son ventre. Sans véritablement lui parler, il lui disait que son cœur battait vite. Il lui disait qu'il avait envie d'elle. Et il lui faisait comprendre qu'il ne pouvait pas lui avouer en face. Il lui en avouait plus que jamais il ne l'avait fait quand ils s'étaient retrouvés tous les deux. Elle avait envie de crier tellement elle voulait entendre sa voix lui dire toutes ses choses. Dans un sens, c'était une manière de ne pas assumer. Et c'était bien ce qu'ils avaient fait depuis le début. Ne pas assumer leur attirance. Ne pas assumer d'avoir céder à l'autre. Ne pas la voir, ne pas la toucher directement était plus facile. Ou plus subtile…

- « Sh… Shikamaru ! »

Rien à faire. De nouveau, sa main quitta son ventre et arrêta ses paroles. Il refusait de communiquer verbalement. Elle détestait son don ! Être à sa merci sans pouvoir rien tenter de faire. Elle allait lui foutre sa raclée quand elle en aurait l'occasion ! Mais plus tard donc... La main ne bougeait pas, empêchant toujours sa bouche de s'exprimer. Temari jeta un coup d'œil à l'ensemble du bassin. Heureusement qu'il n'y avait personne ! Elle donnait l'impression ridicule de vouloir s'étouffer elle-même. Comment expliquer sa position si quelqu'un arrivait ? Temari était à nouveau nerveuse et attendait la suite. Avait-il encore quelque chose à lui dire ? Il l'avait déjà mis dans tous ces états.

...

J'ai envie de t'embrasser.

Une alarme retentit dans l'esprit de la jeune femme. Temari le comprit instantanément lorsqu'elle sentit ses doigts retracer le contour de ses lèvres. Lorsqu'elle sentit sa main jouer avec sa lèvre inférieure et passer lentement dessus, tâtant sa texture. Il était bien le seul pour la rendre folle, même sans être "physiquement" responsable. C'était assez déroutant, de sans vraiment le vouloir, toucher sa propre bouche, de sentir ses doigts y glisser sensuellement dessus. Vérifiant une dernière fois les alentours des bains, et après avoir juger que personne ne s'apprêtait à rentrer, Temari décida de fermer les yeux.

Elle voulait avoir la sensation que c'était Shikamaru qui passait le long de ses lèvres. Elle osait à peine l'imaginer tout comme elle ayant fermé ses propres yeux. Son cœur battait toujours aussi vite depuis que sa main s'était posée sur son cœur. Son ventre la tiraillait toujours depuis qu'il lui en avait fait prendre conscience. Et désormais, elle voulait à tout prix l'embrasser. Elle voulait pouvoir se jeter sur ses lèvres. C'était à se demander s'il était conscient que ce qu'il lui faisait pouvait être apparenté à de la torture. S'il était conscient qu'après avoir passé une telle journée à sans cesse penser à lui, il l'achevait. Que si sa technique ne la retenait pas, elle briserait ce mur pour le rejoindre. Mais tandis que Temari continuait de s'emporter mentalement, elle retint soudain de justesse un cri de surprise. Car un supplice plus cruel la foudroya réellement lorsque sa main prit place délicatement derrière sa nuque. Puis lorsqu'elle commença sa lente descente…

Qu'elle frôla son épaule…

Caressa son sein…

Longea tendrement la peau jusqu'à ses hanches…

Effleura sa cuisse...

Pour ensuite s'y poser et ne plus bouger. Cela avait duré quelques secondes. Mais alors... quelques secondes où à chaque millimètre de peau parcouru, elle avait senti l'ivresse s'emparée d'elle, l'angoisse et le plaisir de ce qu'il pourrait tenter de lui faire faire, et la potentielle gène qu'un visiteur n'arrive. Elle entendit subitement quelqu'un se lever de l'autre côté, et se diriger vers la sortie. Et c'est en rouvrant les yeux que Temari réalisa qu'elle pouvait se redresser par la même occasion. Il partait... ! Il lui avait rendu sa mobilité. C'était à nouveau… fini. Fini, comme leur relation qui n'a même pas vraiment commencé. Fini, alors qu'elle apprenait que ses sentiments répondaient aux siens. Elle venait de passer clairement les minutes les plus érotiques de toute sa vie! Et l'instant d'après il fuyait ?... Il partait la laissant comme ça ?

Si elle voulait bien une chose, c'est que cette fois Shikamaru soit en face d'elle, et non pas séparé par un mur. Elle en avait marre de tous ces rendez-vous stupides qu'on lui imposait, du Conseil et de tous ces chassés-croisés avec celui qui lui plaisait réellement. Elle entendit le battant s'ouvrir et se refermer. Elle ne pouvait plus rester toute seule. Elle voulait ses mains contre son corps. Il fallait qu'elle bouge. Qu'elle bouge pour le chercher, et pour lui foutre sa raclée ! Temari attrapa précipitamment sa serviette et sortit du bassin le plus rapidement qu'elle pouvait. Manquant par deux fois de glisser lamentablement, elle atteint la porte du sas et l'ouvrit à la volée, sans se soucier de la refermer. Si elle voulait le trouver, elle devrait sortir du vestiaire réservé aux femmes et entrer dans celui des hommes… Tant pis, il fallait qu'il n'y ai personne qui arrive à cette heure-ci, sinon elle se prendrait la honte et voilà tout ! Sans prendre le temps de s'arrêter au panier où elle avait laissé ses affaires, Temari sorti du vestiaire en enserrant sa serviette comme si sa vie en dépendait.

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La caissière n'était toujours pas revenue, tant mieux, ça faisait un témoin en moins. Mais en attendant, elle était ridiculement cachée à côté de la plante de l'entrée… Elle avait comme qui dirait un peu d'appréhension. Impossible de ne pas avoir ce genre d'a priori quand on s'apprête à rentrer dans ce genre d'endroit ! Elle était ninja. Mais rentrer dans l'antre de mâles… La jeune femme bougea et s'engouffra prudemment dans : le vestiaire des hommes.

L'orientation des couloirs était symétrique à ceux des femmes, elle ne perdit pas inutilement son temps à chercher sa direction. Elle passa furtivement le long des cabines, mais aucune n'était occupée. Elle l'aurait manqué de peu ? Il ne serait pas déjà parti... Pourtant un bruit d'eau lui parvenait aux oreilles. Elle suivit un couloir menant aux douches et s'arrêta à l'angle sur sa gauche. Si elle tournait, elle le verrai… ou peut être pas d'ailleurs. Une douche était probablement cassée et fuyait toute seule peut être... Un frisson lui parcouru l'échine. L'eau qui sortait des douches était glacée, et l'atmosphère était radicalement différente des bassins. Elle se remémora subitement sa dernière et longue caresse. Chaude et si tendre. Ce souvenir charnel lui redonna de l'aplomb.

Elle devait le voir !

Déterminée, elle s'élança et sortie de sa cachette.

Kami-sama, aligato ! Ce n'était pas une douche cassée !

...

- « Temari ? »

Sa voix…

Shikamaru était bien là, à la fixer avec des yeux ronds. La jeune femme bloqua littéralement. Il se trouvait positionné face à une douche, ses avant-bras appuyés de part et d'autre contre le mur. Et sa tête était tournée vers elle. Elle voyait ses lèvres s'ouvrirent et se refermer, semblant lui parler mais silencieusement.

...

J'ai envie de t'embrasser.

Son regard descendit observer le reste de sa posture. Sa jambe droite pliée légèrement en avant, tandis que la gauche s'étirait vers l'arrière. Son torse et ses muscles déployés.

...

Mon cœur bat vite.

Puis l'ensemble. Ses longs cheveux noirs étaient détachés. L'eau qui coulait sur son corps… nu... avec nulle autre censure que sa jambe repliée pour cacher subtilement sa virilité.

...

J'ai envie de toi.

!

La sunienne sentit une boule de chaleur se tordre dans son ventre, et les larmes commencer monter.

- « S'il te plaît… »

Temari, qui ne savait pas si elle allait pleurer de joie ou de désespoir, se jeta dans les bras de l'homme qui venait de perturber au plus haut point sa petite vie. Oubliant bien vite l'eau glacée qui s'écoula sur elle lorsque sa peau rencontra la sienne, ou bien sa serviette dont elle se moqua éperdument qu'elle ne tombe désormais, elle sentie enfin ses mains se refermer sur elle, lui procurant toute la chaleur du monde.

- « Touche moi encore… » supplia t-elle dans un murmure.

Et le Nara ne se le fit pas dire deux fois. Et comme si sa vie en dépendait, il enserra la taille de Temari qui pleurait sans chercher à se retenir. Hâtivement, Shikamaru saisit le menton de la jeune femme, et fit ce qu'il aurait du faire bien avant déjà. Il l'embrassa avec tout la tendresse dont il était capable.

Alors qu'il la sentait s'agripper de toutes ses forces à ses épaules, il essayait lui dire qu'il était désolé. Qu'il était un idiot de ne pas avoir répondu à ses signaux désespérés pour capter ne serait-ce un regard. D'avoir refoulé ce qu'il ressentait vraiment pour elle. Le jeune homme se recula, haletant, pour saisir presque aussitôt son visage entre ses mains. Ses yeux étaient remplis d'amour, et sa bouche frémissait déjà en attendant que la sienne ne vienne se poser à nouveau. Il l'aimait…

Shikamaru dévora ses lèvres.

Il l'aimait !

C'était trop tard désormais pour le tenir éloigné d'elle. Shikamaru les fit reculer avec empressement, jusqu'à la bloquer entre le carrelage glacé et son corps, au contraire brûlant. Cédant enfin à une pensée tentatrice qui ne lui avait jamais laissé de répit depuis la première nuit qu'ils avaient passé ensemble, il quitta ses lèvres pour embrasser la chair tendre de son cou. N'épargnant aucun centimètre de peau, il promena longuement le bout de sa langue jusqu'à la naissance du décolleté, tout en passant ardemment ses mains le long des courbes de la jeune femme. Puis il accola, impérieusement et encore plus fort, ses hanches aux siennes.

Les doigts désormais perdus dans la masse de ses cheveux noirs, Temari gémissait sans discontinuité. Bien loin les pensées où la jeune femme se sentait honteuse d'avoir crier son plaisir. Elle voulait qu'il lui en donne encore plus. Plus de baisers, plus de caresses. Qu'il bouge plus fort contre elle. Que sa serviette glisse même ! C'était si bon ! Qu'importe les autres. Elle le voulait lui. Subitement, elle s'arc-bouta et ouvrit muettement la bouche, avant qu'un long râle ne s'en échappe. Il commençait déjà à trouver ses points sensibles... La sunienne remonta précipitamment son visage à hauteur du sien, et déposa avec frénésie une multitude de baisers dans le cou de son compagnon. Le jeune homme ferma les yeux tant la torture était douce, et tandis qu'il continuait de mouvoir son corps contre le sien, il commença sérieusement à perdre le contrôle de ses sens. Il appuya précipitamment une main contre le mur, sentant venir le déséquilibre. Que la fameuse serviette tienne encore, était uniquement dû au fait que le shinobi amplifiait sans cesse le contact entre eux, et que le bout de tissu avait trop peu de temps pour s'échapper tant ils étaient collés. Mais Shikamaru mourrait d'envie de la faire glisser… Son autre main agrippa fiévreusement l'étoffe.

- « Te…Temari ? »

- « Hum... ? » demanda cette dernière entre deux baisers.

- « Tu… AH ! Tu es consciente qu'on va se foutre dans la merde ? »

- « Oui » répondit cette dernière le plus sérieusement du monde tout en plongeant son regard dans le sien. Il n'en fallut pas plus pour qu'il l'embrasse à nouveau avec fougue.

La danse reprit de plus belle pour les deux amants, et la main de Shikamaru tira doucement sur le tissu. Il n'y avait finalement que cette maudite serviette qui les séparait encore.

...

Ce soir là, minuit passé, un troisième client arriva aux Sources Chaudes de Suna. Et même s'il n'atteint jamais les bains, il n'en fut pas moins satisfait d'avoir payé sa place.

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* méga rouge * Avouez vous avez baver ^^

Le temps de la déprime est finie pour un temps pour les deux amoureux ! (ouiii amoureux :D) (et ouiii "pour un temps" ;D)

Chose à part, mais importante, j'ai une petite annonce qui ne va pas forcément vous mettre en joie. Je déménage sous quelques jours, et je ne vais pas avoir beaucoup de temps pour trouver l'inspiration et pour écrire le chapitre suivant... ^^' Donc j'espère que vous prendrez tant bien que mal cette attente en patience, et que je vous retrouverez tout de même bientôt ^^

N'hésitez pas à faire toutes les remarques qui vous passent par la tête pour ce chapitre, vu que j'aurais le temps, j'essayerai de les prendre en compte pour la suite :) (Petite note : et je crois que je vais prendre goûts aux tentatives de persuasions et aux regards de sociopathes . Que nos deux protagonistes finissent bel et bien ensemble ? Mouhaha, vous verrez bien :D)

Ja ne mina !