Chapitre 9 !
Israël..
La folie, voila vers quoi il plongeait, s'enfonçant de plus en plus dans ses rêveries. Pourtant il ne pouvait ignorer le coup violent qui toucha ses cotes déjà douloureuse, déjà meurtries à cet instant. Il serra les dents, serra ses lèvres pour que rien ne sorte, il ne supporterai plus d'entendre son propre cri, sa voix qui s'épuise de plus en plus, il serra les yeux, fort, assez fort pour essayer de rejoindre Ziva là-bas, quelque part dans ses pensé, Elle , longeant le bord de mer, appelant à venir, souriante, riant, « Allez! Tony! ». Un autre coup dans le visage le força à ouvrir les yeux, il ne pouvait plus lutter contre la réalité, il n'était pas assez psychotique pour partir, pas assez détruit, pourtant...
« Tu va arrêter de jouer l'abruti! Je sais que tu es là! » L'endroit était lugubre, sale, le sang sécher par terre était le sien… Non il ne lui répondrait pas, c'était bien la seule satisfaction qu'il avait ici...
« Ta pauvre Angie, si elle te voyait, tu as vieilli mon cher ami, en plus, maintenant tu ne ressemble plus a grand-chose! Regarde toi! »
Ces paroles ne le touchaient pas, elles étaient celle d'un fou. Angie ne méritait pas ça, Il attrapa alors son collier et Tony se redressa. « C'est quoi ça? Je ne savait pas que tu étais friant de ces choses là! » Il arracha le collier pour l'observer de plus prêt. Tony aurait voulu hurler. « Ta foi ne te sauvera pas l'imbécile! » Il lui rejeta violemment son collier… Si seulement il connaissait sa foi…
On le traîna à nouveau vers sa chambre, heureusement il avait pu attraper le collier en tombant. Il fut jeté, sans surprise. Il ne bougea que pour se mettre sur le dos, et approcher le collier de son cœur, pour le serrer fort, contre cette douleur, ces plaies, contre le manque. finalement il se précipita pour l'accrocher frénétiquement autour de son coup, rageusement, il ne supportait pas l'idée de ne plus l'avoir avec lui, il ne survivrait pas. Une larme coula à nouveau, bon sang, les Dinozzo ne pleurent pas! Il allait mourir ici, il le savait, alors pourquoi ne pas accélérer les choses? Il pourrait le faire... Cette fichue étoile, elle était tout autant réconfort que pénitence, elle le tenait vers le haut, l'empêchant d'abandonner. Il la serra plus fort, à s'en, transpercer la peau, peu importe, ce n'était rien à coté du reste.
Gibbs mangea rapidement, sous le regard encore légèrement apeuré de la femme, et celui inquiet de l'homme. « Vous êtes un militaire? » Gibbs n'avait pas envie de répondre, mais il lui devait bien ça. « En quelque sorte… ».
L'homme sembla gêné. « Il y a quelqu'un là-bas non, quelqu'un qui était avec vous? »
Gibbs soupira « Oui, mon agent. »
L' homme grimaça et se retourna vers sa femme. « Hassan part dans 2 jours, il le cri sur tout les toits, il va conquérir l'Amérique.. » il soupira « cet homme est fou ».
Gibbs le regarda tout en mangeant, ne sachant pas ou il voulait venir. « Il tuera votre ami, si ce n'est pas déjà fait » . Jethro serra ses poings, ce n'était pas possible, pas acceptable, pas après l'avoir trainé ici, pas après avoir effacé ses doutes…
« Vous avez des armes ? »
L' homme sourit. « évidement ». Il se leva, tourna dans son appartement et revint avec un gros fusil et un revolver. « Ce ne sont pas les plus récents, mais ils fonctionnent, il n'y a rien de mieux pour protéger sa maison. »
Gibbs observa les objets sans aucune émotion.
« Ou somme nous ? »
L'homme grimaça. « Prêt des salières de Bokek, à la frontière de la Jordanie. »
Ils étaient loin, trop loin de toute ville, quand il aurait sauvé Tony ils seront encore perdus… mais ça se serait après… Il ne le laissera pas seul, une minute de plus.
Il ouvrit les yeux , difficilement,il n'en avait pas réellement envie. Rêver était une bénédiction, même quand il s'agissait de cauchemars, qui le suivaient évidement plus souvent récemment. 11ème jour, il arrivait encore miraculeusement à les compter. Il ne bougeait plus, allongé sur le sol, observant les gouttes de condensation sur le plafond, ne bougeant pas, pour ne plus rien sentir. 11 jours, ça peut paraître court, mais pas dans cette situation, pas dans son cas... chaque minute était une heure, chaque jour une éternité. Une éternité à tourner des pensées horribles, supplier son corps, hésiter à demander la mort... Il ne pouvait pas.
Le moindre mouvement était une torture, les blessures, les coupures, mais aussi ses muscles qui réclamaient de bouger, ses articulations, surtout ses bras, qui supportaient son poids à chaque fois...
Il voulait sortir, il devenait dingue de ne plus sentir le soleil sur sa peau, de ne plus respirait un air frai, et non empli de cette odeur saline, odeur de sang, odeur de mort...
Il resta alors là, incapable d'agir, incapable de bouger...
A suivre..
