Note : mirki pour (la) les reviews et à tous ceux qui me lisent !
Note1 : pensées en italique.
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Manoir Hitachiin, dans la soirée.
Près d'une heure de marche plus tard, Haruhi parvint enfin aux immenses grilles du manoir Hitachiin. Elle sonna et une domestique apparut dont ne sais où.
- Bonjour mademoiselle. Vous désirez ?
- Bonjour, je suis Haruhi Fujioka. Je souhaiterais parler à Hikaru s'il vous plaît.
- Mademoiselle Fujioka ? Bien sûr, entrez donc !!
Les grilles s'ouvrirent et la jeune prolétaire suivit la servante jusqu'à l'intérieur.
Pendant ce temps, dans la chambre des jumeaux.
- Hikaru ! Hikaru !
- Laisse moi tranquille Kaoru.
- Haruhi vient d'arriver.
- …
Il se cacha alors un peu plus sous sa couette.
- Ne fais pas l'enfant Hikaru.
- Je ne fais pas l'enfant !!
- Vraiment ?
- Kaoru… si tu savais comme j'ai honte…
- Je ne vois vraiment pas pourquoi. Tu as enfin réussi à lui avouer tes sentiments. Je dirais même que c'est une bonne chose.
Tandis qu'Hikaru ne daigna pas répondre à son frère, Haruhi entra dans la chambre.
- Bonsoir Kaoru. Où est ton frère ?
- Il se cache sous ses draps. Je vous laisse, Hinata m'attend dans le salon, elle m'a dit qu'elle partait.
Alors que Kaoru s'éclipsa, la jeune fille s'assit sur le rebord du lit.
- Hikaru, pourquoi tu t'es enfui tout à l'heure ?
- J'étais gêné, c'est tout.
- Tu voudrais bien sortir de là-dessous que je puisse te voir quand je te parle ?
- Oui…
Le jeune garçon daigna alors se montrer et ses joues avaient conservé une jolie teinte rosée. Toutefois, il n'osa pas soutenir le regard de sa petite amie.
- Hikaru, tu sais, ce que tu m'as dit, ça m'a fait plaisir. Tu n'as vraiment aucune raison d'avoir honte.
Il lui sourit et la serra contre lui.
- Merci Haruhi. Merci pour tout.
La jeune prolétaire pensa alors qu'il n'y avait rien de mal à ce qu'elle reste un petit moment dans les bras d'Hikaru.
Pendant ce temps, dans le salon.
- Kaoru ? Comment va ton frère ?
- Ca va, il est juste un peu stupide parfois. Tu pars Hinata ?
- Oui, Kyoya m'a bipée et je crois qu'il veut que je revienne à la maison le plus vite possible.
- Ne le fais pas attendre alors…
- Dis-moi Kaoru, ça te dirait de passer le premier week-end des vacances avec moi ? Je sais que ce n'est que dans une semaine, mais…
- Avec plaisir !!
- Parfait… Vraiment parfait. Très cher Kaoru, je peux te promettre que tu n'oublieras pas ce futur week-end de si tôt et que je te ferais goûter au péché.
Après avoir rapidement embrassé le jeune Hitachiin, la jeune fille quitta les lieux, le sourire aux lèvres.
Ooooooooooo
Un peu plus tard, résidence Ootori.
Kyoya, assis sur le lit de sa sœur, fixait la porte avec insistance. Alors que le stylo qu'il tenait dans sa main droite risquait de se briser à tout instant, Hinata entra dans la pièce, l'air joyeuse.
- Tu en as mis du temps.
- J'étais chez Kaoru et je n'ai pas le don de me téléporter.
- Certes.
La jeune fille s'assit à côté de son double et sauva le stylo d'une mort certaine.
- Qu'est-ce que tu as fait Kyo ?
- Rien.
- Ne mens pas. Tu as les yeux qui brillent et …
Elle défit avec adresse le col de la chemise de son frère.
- Et tu as une très jolie marque dans le cou.
- Oui, tu as raison, j'ai fait quelque chose que je n'aurais pas du faire et j'ai agi de façon stupide et irréfléchie.
- Je pense que Tamaki serait triste de t'entendre, même si je suis persuadée qu'au fond de toi tu ne regrettes pas.
- Probablement. Toutefois, cette relation nous conduit inexorablement vers une impasse.
- Mais elle vaut tout de même la peine d'être vécue, non ?
- Oui. Sans doute.
Kyoya ôta ses lunettes et soupira. Hinata posa la tête sur son épaule.
- Kyo, ne t'en fais pas, tout ira bien. Il n'y a aucune raison pour que père apprenne la situation.
- Tu crois ?
- Oui. J'en suis sûre. Kyo, vendredi, est-ce que tu m'accompagneras sur la tombe de maman ?
- Non.
- Kyo, je crois qu'il est temps que tu m'y accompagnes. Toi aussi tu dois lui pardonner.
- J'y réfléchirais.
Les deux jumeaux s'endormirent alors l'un à côté de l'autre, comme avant, sur la couette en soie rose.
Ooooooooooooo
Le lendemain, maison de Kana Minagawo.
Tamaki, bien décidé à venir en aide à la jeune Kana, préféra se rendre seul chez elle, afin de ne pas gêner les autres membres du cercle. A vrai dire, il avait prit cette décision après que Kyoya lui ait raconté son triste passé. Il n'avait pas envie de le voir souffrir d'avantage.
Il sonna et un domestique relativement âgé vers lui ouvrir.
- Vous désirez ?
- Bonjour monsieur. Je me nomme Tamaki Suo et je suis un ami de mademoiselle Minagawo.
- Mais je vous en prie, entrez.
Le vieillard le conduisit dans la demeure familiale, après avoir traversé un modeste jardin au style traditionnel.
Faisant patienter le blond dans le grand hall d'entrée, il alla chercher la jeune fille, qui apparut quelques minutes plus tard, l'air surprise.
- Monsieur Tamaki ? Que faîtes-vous ici ?
- Je suis venu discuter avec ton père.
Elle rougit légèrement.
- Vous êtes sûr que c'est une bonne idée ? Je ne voudrais pas que vous ayez des ennuis par ma faute.
- Ne t'en fais pas mademoiselle Minagawo, je t'ai fait une promesse et je compte bien la tenir.
- Merci… Je vais vous conduire à son bureau.
Ooooooooooo
Au même moment, dans un cimetière.
Deux jeunes gens se tenant la main pénétrèrent dans l'antre des défunts. La jeune fille portait une robe noire et avait attaché ses cheveux avec des rubans assortis. Son jumeau, quant à lui, était vêtu d'un pantalon couleur de geai et d'une chemise blanche. Ils n'échangèrent pas un mot sur le chemin qui les mena à la tombe qu'ils cherchaient.
Quand ils furent arrivés, Hinata s'agenouilla et posa un bouquet de rose devant la stèle marbrée, avant de se relever.
- Bonjour maman. Tu as vu qui m'accompagne aujourd'hui ?
Elle désigna son frère du doigt.
- Je suis sûre que tu es heureuse de le voir !!
- Arrête Hinata, tu as l'air ridicule. Maman ne peut pas t'entendre.
- Qu'est-ce que tu en sais ?
- Je suis réaliste, c'est tout.
- Peut-être, mais… J'aime penser qu'elle nous regarde et qu'elle veille sur nous, de là où elle est.
- C'est stupide.
- Pourquoi ? Parce qu'au fond de ton cœur tu as toujours l'impression qu'elle nous a abandonnés ? Parce qu'au fond de toi, tu lui en veux terriblement et tu refuses de l'avouer ?
- …
- Pourquoi Kyo ? Dis moi pourquoi tu as toujours évité ce cimetière ? Pourquoi tu fais comme si elle n'avait jamais existé ? Pourquoi n'acceptes-tu pas le fait qu'elle te manque ? Dis le moi !
- Arrête !!
Le jeune Ootori avait donné un coup de poing dans l'arbre qui lui faisait face.
- Arrête Hinata…
Il ferma ses paupières et revit le sourire de sa mère. Il sentit des larmes naître dans ses yeux, qu'il rouvrit immédiatement.
- Kyo… Dis-lui ce que tu ressens, dis-lui ta colère…
Il posa une main sur la stèle glacée et la fixa pendant un long moment, comme s'il cherchait un signe dans les inscriptions qui y étaient gravées.
- Quand elle était vivante, j'avais l'impression d'être quelqu'un de spécial. Toi et moi, nous n'étions pas que de simples instruments pour notre père, car elle donnait un sens à notre existence. Elle nous aimait, elle nous gâtait et elle se battait pour nous et pour notre futur. Elle souhaitait que notre vie soit belle, plus belle que celle de ses trois autres enfants pour qui elle n'avait rien pu faire. Elle était magnifique et nous souriait sans arrêt. Elle… Nous avions besoin d'elle et elle est partie… En ce temps là, je la pensais invincible, mais elle n'a pas été assez forte pour supporter sa vie difficile. A cause de lui, elle a peu à peu perdu le sourire. A cause de lui, elle s'est suicidée. A cause de lui, elle nous a abandonnés…
Il tomba à genoux sur le sol légèrement humide de la dernière pluie.
- Hinata… Moi aussi, je hais notre père. Moi aussi, je pense souvent à notre mère. Toutefois, je me dois de me plier aux exigences de père, afin d'avoir ne serait-ce qu'un semblant d'avenir, et aussi pour te protéger de lui, comme le faisait maman.
Il se tut un bref instant.
- Hinata, si j'essaies d'oublier c'est surtout pour ne pas souffrir, car si père percevait de la faiblesse dans mes yeux, il n'hésiterait pas à l'utiliser contre nous deux. Pardonne-moi.
Hinata l'enlaça en pleurant.
- Kyo… Merci… Merci pour tout.
Alors qu'ils demeurèrent ainsi une heure durant, il ne se doutait pas qu'ils étaient épiés par des personnes très spéciales.
- Ils sont vraiment mignons mes jumeaux, tu ne trouves pas ?
- Oui Sakura.
- Tu sais, j'aurais tant aimé les voir grandir, mais je n'en pouvais plus…
- Je le sais bien, et ce n'est pas de ta faute. Et puis, tu continues à veiller sur eux, du mieux que tu peux.
- C'est vrai, tu as raison. Décidément, même morte, tu es toujours une amie merveilleuse.
- Merci Sakura.
- Et toi Kotoko, comment va ta fille ?
- A ce que j'ai vu, ma petite Haruhi est de plus en plus heureuse, alors tout est parfait.
- J'espère qu'ils resteront tous amis pour longtemps.
- Oui, espérons.
Alors que deux anges discutaient de leurs vies perdues, deux adolescents se souvenaient sur la tombe de leur mère, deux autres se promenaient main dans la main et un dernier tentait d'aider une jeune fille.
Quel serait leur avenir ? Allez savoir…
A suivre…
Prochain chapitre : Tamaki joue les médiateurs, Hinata tente d'initier Kaoru au péché et le père de Kyoya veut le fiancer à une inconnue.
