Hello!
la suite du chapitre d'avant que j'avais tronqué, histoire de faire monter un pue la pression ! HIhi!
Encore mille merci à vous tous et toutes pour vos messages!
J'attends encore vos propositions d'OS ;-)
Attention ce chapitre est plus dur à lire que les autres, âmes sensibles : vous êtes prévenues!
Bonne lecture!
Erik avait du sang sur les mains, au sens propre comme au figuré. Il renifla en essuyant son nez avec son avant-bras. Il regardait le corps qui gisait à ses pieds. Oui, il n'y avait pas été de main morte, mais chaque seconde qui passait ouvrait un peu plus l'abîme qui le séparait de Charles. Alors oui, il avait cogné fort, trop peut-être, mais personne ne l'avait vraiment empêché… Le vietnamien qui tentait de se redresser gémissait des mots incongrus, il souffrait dans sa chair, dans son âme.
- Que dit-il ? demanda Erik sans se retourner vers le traducteur qui se tenait assit sur une chaise en retrait.
- Il vous maudit… il dit que vous n'aurez jamais d'enfants…
- Ah ! Quelle nouvelle ! fit sarcastique Erik en s'abaissant vers son prisonnier. Demandez-lui, encore, où ils les ont emmenés.
Le traducteur s'exécuta. Il répugnait l'emploi de ce genre de pratique, mais on ne pouvait nier qu'elles étaient efficaces. Le prisonnier gémit encore un peu. Erik était à bout de nerf, déjà deux heures qu'il s'acharnait sur lui. L'autre était figé en face, spectateur. Le mutant levant son regard vers le second.
- Bon, on va changer de méthode.
Lorsque le vietnamien, menotté, encore intacte vis le monstre blanc aux yeux électrique s'approcher de lui, il hurla tout ce qu'il savait. Il ne voulait pas souffrir, ni mourir comme son camarade. Non, il préférait se déshonorer, ainsi que sa famille, tout sauf ce que ce démon blanc allait lui faire ! Il voulait vivre, avec tous ses doigts de préférence !
- Il dit que nos hommes ont été emmenés dans une grotte cachée à une vingtaine de kilomètres. Il connait le chemin. Il veut bien nous aider si on le relâche.
- C'est trop beau pour être vrai…
- Il jure sur ce qu'il a de plus précieux et que… Oh mon dieu, souffla le traducteur horrifié.
- Quoi ? demanda Erik en se tournant vers l'américain. Quoi bordel ?!
- Ils ont pris nos soldats pour donner un exemple à l'armée envahisseur… ils vont les…
Le traducteur qui avait parlé jusqu'à présent d'une voix solide et sans attache, frissonna et déglutit avant de reprendre :
- Ils vont les mettre à morts et disséminé leur cadavre dans la jungle comme mise en garde.
Erik sait le prisonnier par le col de sa chemise puante, il le leva face à lui, l'étouffant à moitié.
- Dites-lui que s'il nous a mentit, je lui arracherais les entrailles de mes propres mains.
Charles était agenouillés la tête basse, ses genoux se meurtrissaient sur un sol irrégulier et rocailleux. Ses bras étaient attachés dans son dos, ses poignets noués à chaque extrémité d'un bâton à la solidité avérée. Charles portait un bandeau sur les yeux. Il entendait autour de lui et il pouvait sonder rapidement les esprits environnant. Il était dans une grotte. Ça sentait la grotte, et il pouvait le déduire au son étrangle que l'espace produisait au moindres bruit. Charles avait dépassé le stade de la simple peur. Il n'avait plus vraiment peur. Il essayait de se raisonner. Il devait se montrer fort. Il allait probablement mourir après une torture violente, il ne voulait pas partir en lâche ou en faible, il devait au moins un peu résister. Soudain on lui arracha son bandeau des yeux. Charles cligna plusieurs fois avant de s'habituer à la lampe à pétrole que l'on agitait devant ses yeux. Un homme d'une trentaine d'année lui attrapa le menton et inclina sa tête vers le haut. Le télépathe croisa le regard de son geôlier. Il avait des traits fin, une forme de douceur au fond des yeux. L'homme ouvrit la bouche de Charles et inspecta ses dents, il lui saisit ensuite sa tignasse et souleva un peu plus le visage de Charles vers le sien. Le télépathe réprima un gémissement tant la position était inconfortable. Le vietnamien respira le parfum de ses cheveux, de sa peau et reposa la lampe au sol. Toute douceur de son visage disparu, une expression féroce la remplaça. Il fit un signe positif de la tête à un de ses compatriotes, qui se tenait en retrait. Immédiatement on hissa Charles sur ses pieds. Une pierre fendue se planta dans la partie tendre de la plante de son pied gauche. Charles mordit sa langue pour ne pas lâcher un seul son. Le télépathe vit, aligné dans la même position dans laquelle il avait été, une quinzaine de soldats américains. Ils attendaient nerveux, angoissés.
Charles était tiré hors de la grotte. Dehors l'air était plus respirable, mais le ciel dégagé ne laissait rien de bon paraître. La lune était haute, elle avait dévorée les astres. Elle régnait seule, sans partage, sur un ciel terriblement vide… Les étoiles avaient désertées… Elles refusaient d'assister à ce qui allait arriver à Charles. Le télépathe fut propulsé au sol. Il perdit l'équilibre et s'étala de tout son long, écorchant son menton sur une racine de badamier. Quatre soldats débraillés le regardaient. Ils l'entouraient. Ils parlaient fort, riaient. Ils avaient bu un mélange d'alcool de riz et d'eau de pluie… Charles restait immobile. Il attendait. On tira sur son bras, il grimaça. Il fut à nouveau à genoux. Il leva les yeux vers la voûte céleste, attirant son regard loin de ce monde, loin de ce qui lui arrivait. Il cherchait à raccrocher son âme vers un point lumineux, s'y oublier… impossible, la lune voleuse de lumière, avait la vedette cette nuit. Une paire d'yeux torve s'interposa entre Charles le l'absolu infini de l'univers. Le télépathe entendit des pensées, il ne comprit pas un mot, mais il vit des images. Il se mit à trembler. Ce n'était ni dû à la fraîcheur soudaine, ni à une réaction thermique quelconque. Charles avait peur. C'était absurde, car il craignait une chose qui allait advenir, il devrait au contraire s'y préparer, s'y soumettre, accepter, mais sa nature humaine avant tout le conditionnait à la peur. Il avait une frousse bleue même. Le vietnamien souhaitait lui écorcher la peau, lui trancher la tête, exposer son corps sur une pique et sa tête reposant entre ses jambes… Charles tremblait de plus en plus. Et la première chose stupide à laquelle il pensait en sachant qu'il allait être décapité c'était qu'il allait perdre le médaillon avec le portrait de Raven !
Un des vietnamiens, bien éméchés, sortit un couteau recourbé épais, à la lame bien effilée, le premier lui bascula la tête en arrière, tirant sur ses cheveux. Charles tremblait, il se secoua pour se débattre, ses yeux exorbités suivant le chemin que prenait la lame. Il ferma les yeux. non, il ne pouvait pas emporter cette image comme ultime souvenir. Il devait se raccrocher à une joie. Il était tétanisé. Il n'arrivait à rien. Son pouvoir était comme mort au fond de lui. Il cherchait le bonheur. L'image du sourire d'Erik vînt le cueillir au fond de son âme. C'était lui le bonheur ? Erik ?
- Đợi đã! Nó trông giống như một người phụ nữ đó*! S'écria un troisième larron.
La lame ne trancha pas la gorge de Charles. Il ouvrit les yeux, des larmes dégoulinaient de ses joues, inondant son torse. Il était tremblant, vulnérable. Les hommes le regardaient différemment. L'atmosphère du ciel s'obscurcit. La lune elle-même se masquait la vue. Elle ne voulait pas être témoin de la suite. Le sang, la mise à mort, elle voulait bien, mais le viol…
Une langue âpre lèche sa joue, absorba ses larmes, mordit son oreille. Charles détourna le visage. Finalement, il préférait être exécuté sur le champ, cette attente, cette humiliation était de trop ! Qu'avait-il fait pour mériter cela ?! L'injustice lui broyait la gorge, alors que les ivrognes se battaient entre eux pour savoir qui aurait le privilège d'être le premier à le prendre. Le prend… au sol… dans la poussière d'une journée infernale. C'est le plus gras qui l'emporta. Charles regarda le soûlard déboucler sa ceinture sous les encouragements et les rires de ses « amis ». Charles avait des hauts le cœur. Non, son corps… il ne s'en remettrait pas… la mort ne pouvait-elle le saisir dans la seconde. Il tremblait si fort devant l'inévitable.
- Làm cho anh ta hét lên **! encouragea celui au regard de travers en levant une bouteille pratiquement vide vers le ciel mort.
- NON ! NON ! se rebiffa Charles alors que son agresseur présentait devant lui un sexe répugnant.
Comment en était-il arrivé là ? Oui, comment ?! Avait-il commit une faite si grave qu'il doive être punis de la sorte ?! Qu'est-ce qu'il foutait au milieu de cette guerre ! Pourquoi ces hommes allaient-il le violer, alors qu'au fond, ce n'était que des pays qui s'affrontaient ?! Les hommes entre eux, peut importait leur nationalité, ils ne devaient pas se haïr, pourtant là… Charles voyait très bien qu'il n'était plus un être vivant pour ces ivrognes. Il était un sale chien d'américain… Ils désiraient le souiller avant de l'abattre… Charles tremblait, hurlait. S'ils voulaient le prendre, ils devraient se battre, il ne se donnerait pas si facilement ! Non ! Il voulait emporter sa dignité ! Il ne voulait pas que les dernières traces d'Erik lui soi dérobées avant de disparaître de la planète.
Brutalement, il fut propulsé au sol par un coup de pied. Il tomba sur la barre en bois qui retenait ses mains, lâchant un cri de douleur. Deux soldats le retenaient, un par les épaules, l'autre par les jambes, le troisième versait de l'alcool sur son torse tandis que le quatrième défaisait les boutons du pantalon de Charles. Le télépathe hurlait à s'en déchirait la voix. Il mordait, se tordait. Rien n'y faisait, ils riaient plus fort. Le violeur, massa sa poitrine couverte de terre, l'alcool et lui pinça les tétons. Charles mordit son bras. Ils raient encore plus fort. Il se cambrait donnait des coups de pieds, de reins, il essayait de chassait les mains qui baissaient son pantalon.
- NON ! s'époumonait Charles des larmes ravageant son visage.
Brutalement on le repoussa au sol, brisant net le bâton en bois dans son dos. Son souffle fut coupé sous la violence du coup. Mais ses mains étaient libres. Il ne disposa que d'une seconde pour manœuvrer… Ses doigts étaient sur ses tempes avant que les ivrognes ne réalisent l'erreur qu'ils venaient de commettre. Charles libéra tout son pouvoir d'un coup. En hurlant, il tua net les hommes. La puissance qu'il dégagea était si incroyablement dévastatrice, qu'il ne contrôla pas l'onde et tua les autres hommes de la grotte, américains, vietnamiens confondus. Le corps convulsant sous des spams infernaux, il hurla encore et encore, répétant l'onde mortelle.
Erik descendit de la moto. Il coupa le moteur. Il avait reconnu les hurlements de Charles. Il sentit son cœur chuter jusqu'au noyau de la terre. Charles souffrait. Il courut comme un fou à travers la végétation, abandonnant le reste de l'escouade de sauvetage, il courrait. Il déboucha sur un petit espace déboisé devant une grotte couverte par la végétation. Au sol il y avait quatre hommes. Debout, nu, des liens pendant au poignet Charles. Les cheveux au vent, le corps brillant d'un liquide transparent et des yeux aux orbites noirs. Erik regarda la scène. Qu'avaient-ils bien pu faire à son Charles pour qu'il en soit arrivé là ?
- Charles ?
Le télépathe tourna son visage au regard de ténèbres vers le militaire. Erik s'avança doucement vers lui, se montrant dans la pale lueur de la lune encore cachée.
- Charles, c'est moi, répéta doucement Erik tout en s'approchant de lui comme s'il c'était agi d'un animal sauvage.
- Erik, fit d'une voix étranglée le brun.
Charles tendit ses mains devant lui, il tremblait si fort. Il n'arrivait plus à comprendre ce qui se passait.
- Erik… Erik…
- Je suis là, dit d'une voix rassurante le militaire en s'avançant un peu plus.
- Erik… qu'est-ce que j'ai fait ?
- Tu t'es défendu, répondit Erik en tendant une main vers Charles.
- J'ai tué… J'ai… Je suis un … monstre.
Erik attrapa Charles, celui-ci s'effondra dans les bras solides de son amant. Charles avait perdu connaissance, c'en était trop pour lui. Erik le serra de toutes ses forces. Il le tenait, il était soudé à lui. Qu'avaient donc fait ces connards pour rendre son Charles si pur, si doux dans cet état ? Charles les avait tués ? Tant mieux ! Car Erik aurait fait bien pire ! Il embrassa le front de Charles, ses cheveux, sa bouche, il l'essuya avec sa chemise, il baisa ses lèvres. Il l'embrassa encore et encore.
- Charles, je suis là. Pardon. Pardonne-moi. C'est de ma faute. Charles…
Il l'embrassa encore et encore.
- Il est vivant ? demanda Logan en arrivant dans un sillon de parfum de cigare.
Erik se hérissa. Il avait été surprit. Les yeux rouges, la bouche posée sur celle de Charles nu, inconscient.
- Alors ? Il est vivant ? se répéta Logan indifférent à Erik.
- Oui…
- Donc stop le bouche à bouche ! A moins que tu veilles te donner en spectacle à l'escadron qui arrive ? Et puis, merde quoi, couvres-le un peu le gamin ! On voit tout !
Erik allongea Charles sur ses genoux, puis il s'arracha sa chemise pour la déposer pudique sur le corps de son amant évanouit.
- Bordel, mutants et gays… Bientôt il va me pousser une plume au cul que je ne serais pas surpris ! maugréa Logan en se redressant pour faire signe aux secours d'approcher. Pas un mot de tout ça aux autres, ajouta-t-il avant de s'aventurer sous le couvert de la grotte.
Erik souleva le corps inerte de Charles. Il cala sa tête sur son épaule, ses bras et ses jambes pendaient comme des poids morts. L'image des yeux noirs de son amant étaient gravé dans sa rétine. Que c'était-il passé ? Logan ressortit de la grotte avec les autres militaires l'expression totalement atterré.
- Quoi ? s'empressa de demander Erik en s'avançant.
- Aucun survivant là-dedans, soupira le major en tirant de longues bouffées pour se détendre.
- Tous nos hommes ?
- Et les ravisseurs également…
Les deux hommes tournèrent leurs regards vers Charles.
- Il aurait put faire ça ? Le gamin ?
- Je… je ne sais pas…
- Bordel de merde… Comment on va justifier que tous sont cannés sauf le plus gringalet et le moins aguerrît ?! On est dans une merde noire Lehnsherr…
Erik serra un peu plus Charles contre lui. Il ne c'était pas douté que son professeur d'Oxford pouvait se révéler être une telle arme. Charles le savait-il lui-même ? Avait-il conscience de son carnage ? De l'étendue de son don ? Une question revînt encore hanter Erik : qu'avaient-ils donc fait à son Charles pour qu'il fasse cela ? L'avait-il voulu ? Contrôlé ?
- Au fait Lehnsherr, beau travail tout à l'heure.
- « Beau travail » ? On a massacré des enfants !
- Ils nous tiraient dessus… C'étaient des soldats.
- Non, des marionnettes, des vies gâchées…
- Beau travail malgré tout. Mission réussie.
- N'importe quoi…
Logan termina de fumer son cigare.
- Allez, on m'embarque nos morts et on fou le camp avant de se faire repérer ! Je veux rentrer à la base avant l'aube ! beugla le major à ses hommes en rebroussant chemin vers la jeep un peu plus loin dans la jungle.
Erik regarda à nouveau Charles. Il respirait doucement, sa peau était tiède, il était calme. Erik le tenait, il était si léger, comme une poupée. Il était si beau. Il était si fragile….
- Lehnsherr ! En route putain ! Laisses ta moto à un cadet et grimpe avec moi ! Faut pas que le gamin reste comme ça !
Erik rejoignît Logan et grimpa dans la jeep d'un bon souple, s'aidant de son pouvoir pour atterrir en douceur sur le plateau à l'arrière du véhicule.
- Allez, on rentre ! grogna Logan en lança la voiture à travers la jungle.
Tandis que la lune, timide, sortait de son rideau de nuage, elle montrait la voie à suivre. Erik serrait Charles contre sa poitrine, ses yeux braqués sur son visage, Erik le contemplait. Il contemplait l'homme qu'il aimait.
Laissez-moi vos impressions ! :D
Traduction :
Đợi đã! Nó trông giống như một người phụ nữ đó*! : Attends ! Il ressemble à une femme lui !
Làm cho anh ta hét lên!** : Fais-le crier !
Merci encore pour tout!
Comme vous avez pu le constater c'est un petit chapitre car en réalité il était rattaché à celui d'avant. Ne vous inquiétez pas pour le prochain, il sera plus que long! J'en ai écris particulièrement long pour une bonne raison: fêter mon anniversaire! :P - "Cadeau de moi à moi, Oh! Comment me remercier?!" -
A très vite !
