Bonsoir tout le monde ! J''espère que vous allez bien ! Pour ma part, la soirée est pourri... Donc je poste, pour me remonter le moral.
Je n'ai plus trop le temps d'écrire en ce moment, je fais un stage de 6 semaines, et comme je ne prends plus le train, je n'ai plus de "séances" d'écritures. J'espère que les quelques chapitres que j'ai d'avance suffirons... Je ferais mon possible pour trouver du temps et la motivation pour écrire. J'ai la tête prise par autre chose en ce moment, et ça influence mon écriture. Je m'excuse par avance du possible retard et de la baisse de qualité.

Je vous fais des bisous !

PS: Merci à toutes celles qui commentent, qui prennent le temps d'écrire ce qu'elles ont ressenties et pensées. Vos retours sont hyper motivants.

Chapitre 9

Trafalgar fulminait.

Seul dans le parc, arpentant un chemin au hasard, il marchait d'un pas vif, énervé.
Comment osait-il lui faire ça ?! N'y avait-il pas assez de monde dans cette ville pour qu'il jette son dévolu sur lui ?! Pas assez d'homosexuels dans New York pour un dragon gay ?! Non, bien sûr que non ! Aucun n'aurait assez de cran pour lui résister, lui tenir tête ! Et c'était bien ça le problème ! Parce que lui, il lui résistait.
Putain de fierté ! S'il s'était aplatit, s'il avait fui, il n'en serait pas là ! Mais l'idée même de se laisser intimider de la sorte lui dressait les poils d'agacement.

Et là, ce crétin de dragon n'avait rien trouvé de mieux pour satisfaire son égo que de l'embrasser ! L'intimidation, le passage à tabac et le vol n'ayant rien donné, rien de mieux que de se jeter sur sa proie et lui rouler une galoche ! Bordel !

Il s'arrêta, serrant les poings à s'en faire blanchir les jointures et se força à respirer lentement, essayant de retrouver son calme. Ce fut ce moment que choisirent les goules pour se manifester, leurs caquètements caractéristiques provenant d'un buisson.

Il n'aurait pas demandé mieux pour passer ses nerfs, sauf peut-être le dragon.
Il se redressa, attrapant la poignée de son sabre, accroché dans son dos et le dégaina lentement. Il inspira à fond tandis qu'elles sortaient du feuillage, ombres mouvantes parmi les ombres. Elles l'encerclèrent.
Puis commença la danse macabre.

Vif et incisif, il trancha dans les chairs, sectionnant tout ce qu'il pouvait sectionner, transformant sa colère et sa frustration en fureur implacable. Les cris ne lui étaient rien, seul comptait le soulagement et l'expiation. Alors qu'il venait de fendre en deux une autre goule, une forme se discerna dans l'ombre, haute et imposante.

Trafalgar se redressa, sabre vers le bas, la poitrine se soulevant à un rythme soutenu, les narines dilatées. L'odeur de la chair purulente des goules l'empêchait de sentir celle du nouveau venu. La silhouette se rapprocha puis une petite flamme apparut, cachée entre des doigts, allumant quelque chose, qui rougeoya dans l'ombre. L'odeur de tabac passa par-dessus le charnier. Soudain le feu se propagea autour du point de départ, s'emparant de ce qu'il reconnut être des plumes.

La silhouette se mit soudain à gesticuler, jurant tout en essayant d'éteindre les flammes. Trafalgar le regarda faire, restant sans réagir. Mais qu'est-ce que … Avant d'essuyer le sang de la lame sur son jean, de rengainer et de se diriger vers la silhouette toujours gesticulante. Ça sentait le cramé…

Il appela la rune d'eau, mais elle ne vint pas. Il fronça les sourcils, mais ne chercha pas à comprendre. Il retira sa veste et frappa le feu avec, recommençant à appeler la rune. La créature sursauta violemment au premier coup.

_ Mais qu'est-ce que vous faite !?

_ J'essaie de vous aider ! Arrêtez de bouger !

_ Mais ça brûle !

_ Je sais !

Soudain, une pluie torrentielle se mit à tomber, séchant net le départ du feu. Trafalgar gronda, ce n'était pas ce qu'il voulait… Cette distorsion de magie commençait à l'agacer sérieusement. Il n'avait demandé que l'équivalent d'un seau, pas une saison des pluies !

La silhouette se révéla être un homme de très grande taille, portant une chemise rose pâle, un pantalon blanc, une paire de bottines noires, un grand manteau de plumes noires, un bonnet rouge avec des embouts en forme de cœur, le tout détrempé.

_ C'est toi qu'a fait ça ?

_ Désolé…

_ T'as invoqué la pluie… ?!

_ … ça vous a sauvé la mise. Je peux savoir pourquoi vous avez mis le feu à votre manteau ? Il évita tout commentaire sur ses goûts vestimentaires : fallait avoir une case pour se trimballer en pleine forêt avec un manteau pareil.

_ Mais ce n'étais pas voulu ! Tu crois vraiment que je voulais mettre le feu à mon manteau ?! Je suis pas fou non plus !

_ C'est pourtant l'impression que vous donnez, à vous balader seul dans une for-… un parc, en pleine nuit, lui fit remarquer Trafalgar, en haussant un sourire, le ton neutre.

L'homme le regarda, comme s'il venait de s'illuminer de l'intérieur.

_ C'est pas faux… Merci de m'avoir aidé. Je m'appelle Corazon, fit l'homme au bonnet en lui tendant la main, un large sourire sur le visage.

Trafalgar regarda sa main, se demandant s'il ferait encore d'autres rencontres étranges dans cette fausse forêt, avant de lui serrer la main… Avant de tilter que Corazon avait compris pour la pluie…

_ … Vous êtes mage ?

_ Oui. Toi aussi du coup. Tu es là pour la décharge d'énergie ?

Le brun cligna des yeux. Ah, la débauche d'énergie due à sa distorsion spatio-temporelle.

_ Oui…

_ Tout le monde ne parle plus que de ça, c'est l'effervescence en ce moment, ça n'était pas arrivé depuis très longtemps. Il y a des résidus d'énergies libres qui stagnent dans tout le parc. Du coup, c'est un peu la course pour les récupérer.

Trafalgar retint de justesse la question qui émergea sur sa langue, ne voulant pas griller sa couverture aussi bêtement.

_ Je suppose donc que vous êtes un concurrent ? demanda le brun, le regardant en coin.

Le blond rit et sortit un paquet de sa poche, dont il éjecta d'un mouvement de main une tige blanche, ainsi qu'un petit tube. Les couvant d'une main, il fit jaillir du tube une flamme qui alluma la tige. L'odeur de tabac lui revint immédiatement au nez, qu'il réussit à ne pas froncer. La pluie s'arrêta aussi soudainement qu'elle était apparue.

_ Non, je n'ai pas besoin d'énergie, je suis juste curieux. J'aimerais savoir ce qui a provoqué ce déchaînement. Si c'est une personne ou une créature, elle doit avoir un potentiel énorme : je n'ai jamais ressenti de magie aussi pure, lui apprit-il, avant de lâcher un nuage de tabac.

_ Si ça ne vous dérange pas, je vais reprendre ma … « course à l'énergie ». Évitez de remettre le feu à vos vêtements.

Corazon acquiesça.

_ J'y penserais. Tu devrais éviter les runes, la signature énergétique est la même.

Il lui offrit un dernier sourire et s'en alla comme il était venu.

Trafalgar le regarda partir, pas bouche bée mais presque. Cet homme … était capable d'identifier les énergies… ? Décidément, cette fausse forêt lui réservait des rencontres étranges. Au moins, ça l'avait calmé…

Il retrouva d'un coup d'œil le chemin qu'il avait emprunté et le suivit, arrivant devant le lac. Ce coup-ci, pas de dragon à l'horizon. Sabo se tenait sur la berge, immobile. Il le rejoint sans se presser.

_ Du nouveau ?

_ Hum ? J'ai perdu Zoro…

_ … Pardon ?

Sabo fit la moue, se frottant l'arrière de la tête.

_ J'étais en train de lui parler de Rayleigh, et en me tournant pour chercher son approbation, il avait disparu… Je suis revenu sur mes pas, je l'ai appelé, mais rien …

Le brun haussa les sourcils.

_ Et je suppose que pour le retrouver …

Sabo eut un rire nerveux.

_ Impossible… S'il ne se transforme pas pour flairer nos odeurs, il peut rester coincer dans Central Park trois jours…

Trafalgar ouvrit de grands yeux malgré lui. L'orientation, ce n'était vraiment pas son truc, au lycan…

Le bruissement soudain du feuillage précéda l'apparition du dragon rouge, qui se transforma dans un nuage pourpre avant de toucher le sol. Kidd sortit de la fumée, mains dans les poches, s'approchant d'eux. Inconsciemment, Trafalgar recula d'un pas et croisa les bras, relevant la tête.

_ Zoro n'est pas avec toi ? Demanda le nouvel arrivant à Sabo, qui secoua la tête. Laisse-moi deviner, tu l'as perdu ?

Il ricana lorsque le blond rougit légèrement en hochant la tête. Ace arriva à son tour, seul. Sabo lui coupa la parole avant même qu'il n'ouvre la bouche.

_ Oui j'ai perdu Zoro. Si tu te marres, je t'en colle une !

Ace échangea un regard avec Kidd, et tout deux rirent. Sabo rougit des oreilles et marmonna qu'il les détestait. Alors qu'Ace se rapprochait de Sabo pour savoir par où il avait perdu l'autre tas de poils, Kidd se planta juste à côté de Trafalgar, un peu trop près d'ailleurs, d'après lui, mais resta silencieux, le dévorant simplement des yeux, avec toute la subtilité dont il était capable… Le brun serra les dents, lui jetant un regard en coin extra noir, avant de reporter son attention sur les ondulations de l'eau.

Le silence s'installa, tendu, électrique, s'étirant sur des secondes, qui devinrent des minutes. Avant que Kidd n'ouvre la bouche.

_ Sois intime.

Trafalgar faillit rouler des yeux. Mais il se retint.

_ Ça t'arrive de lâcher l'affaire ?

_ Rarement, avoua-t-il, un sourire dans la voix.

Trafalgar leva les yeux vers lui et rencontra ses iris de cuivre, espiègles et brûlants. Il ne réussit pas à ciller.

_ Tu me déstabilise et j'aime ça. Ace m'a dit que t'as sautés presque 600 ans. Ça m'étonne que tu ne m'aies pas tué…

_ Ce n'est pas l'envie qui manque, tu veux que je me rattrape ?

Le rouge rit.

_ Merci, je tiens à ma vie. T'es ouvert d'esprit pour un mec qui vient du Moyen Âge. L'homophobie t'aie pas venu en premier. J'ai une chance.

_ Tu veux vraiment mourir, affirma Trafalgar, détournant le regard.

Ses épaules se tendirent quand il le vit se rapprocher. Lorsqu'il tourna la tête pour le regarder, Kidd lui vola un baiser.

_ Sois intime.

A suivre…