Bonjour à toutes et à tous.

Désolé pour le retard. J'ai des raisons mais pas d'excuses pour mon retard. J'espère que ce chapitre vous plaira.

Chapitre 8 : Rapprochement


Comme toujours, un brouhaha ininterrompu régnait dans la grande salle, la table qui faisait le plus de bruit étant bien évidement celle des gryffondors. Assis à sa place habituelle, Harry ne cessait de lancer d'étranges regards à sa sœur qui lui faisait face. Cette dernière regardait parfois par-dessus son épaule, en direction de la table des professeurs par moments, vers celle des serpentards à d'autre. Il croyait discerner dans ses yeux de l'envi et du désir quand elle fixait son maître des potions, et quelque chose ressemblant à de la tendresse quand son regard divaguait vers la table de son ennemi de toujours. Comme la veille au soir, son cœur se serra et se fit douloureux. Sa sœur et Draco… Katagena et son prince de glace… Il désirait Draco plus que tout, et sa sœur venait le lui voler, alors qu'elle connaissait ses sentiments pour lui. Comment avait-elle pu lui faire ça ? Finalement, il n'aurait pas dû chercher à connaître son secret. C'était bien trop douloureux.

Ron entra dans la grande salle et arriva en courant jusqu'à leur table. Il s'installa aux côtés de son meilleur ami et rougit légèrement quand son regard se posa sur Hermione.

« Tu étais où ? » lui demanda froidement cette dernière, visiblement mécontente qu'il ne lui ait pas dit qu'il serait en retard pour le petit déjeuner.

« Partis à la volière. J'ai envoyé la lettre à Fred et George, on ne devrait pas tarder à avoir une réponse, » répondit-il en reprenant son souffle, heureux d'en avoir fini avec cette corvée.

Katagena se raidit quelque peu sur sa chaise mais fit semblant d'être heureuse de la nouvelle et sourit à son frère. Les jumeaux se regardèrent un bref instant. Leurs sourires à tout deux étaient faux et elle pouvait sentir comme une tension. Mais que ce passait-il ? Toujours en souriant, elle tenta d'entrer en contact avec l'esprit de son frère, mais il le lui ferma violement, comme lorsqu'on claque la porte au nez de quelqu'un.

« J'ai oublié mes affaires de potion au dortoir. On se retrouve en cours, » s'excusa-t-il en se levant.

Kats regarda son frère partir sans comprendre. Son sourire était faux, son attitude décontractée était fausse, et bien sur son excuse pour quitter la table était fausse. Elle sentit le froid l'envahir. Que se passait-il pour qu'il se montre soudain si froid et si distant avec elle ?

De son côté, Harry courait comme un perdu dans les couloirs. Il n'avait plus qu'une seule idée en tête : sa sœur avait passé la soirée de la veille avec Draco et elle avait passé tout le repas à lui faire les yeux doux. Quel monstre était-elle donc pour lui ravir ainsi son amour ? De quel droit agissait-elle ainsi ?

OoOoOoOoOoO

Le cours de potion commença. Les gryffondors se montraient étrangement clame, et pour la première fois depuis qu'il donnait cours à ces sales gamins, Severus ne trouva aucune raison, valable ou non, pour leur enlever des points. Les jumeaux Potter se tournaient le dos, leurs deux indécollables amis les regardaient en coin en tentant sans doute de comprendre ce qui se passait entre eux et les autres élèves de cette maudite maison semblaient craindre que la situation ne dégénèrent et qu'un des deux jumeaux ne tue l'autre à l'aide d'un des couteaux posés sur les paillasses. Le professeur préféra ignorer la situation et commença son cours comme si de rien n'était. Il était inutile de faire quelque chose qu'il ne fallait pas. Il ne tenait pas à être le responsable si la situation devait dégénérer.

Pour être honnête avec lui-même il s'en fichait comme de l'an quarante de ce qui pouvait bien arriver au jeune Potter. S'il pouvait se retrouver dévisagé, ou incapable de parler, cela le transporterait de joie. Il n'avait jamais pu supporter ce jeune arrogant qui était le portrait craché de son père. Mais s'il arrivait quelque chose à sa jumelle… C'est vrai que, même si physiquement ils avaient beaucoup de traits similaires, elle avait un caractère très différent de son jumeau et… Enfin, elle était très belle, avec un corps absolument désirable. Combien de fois en la regardant n'avait-il pas eu envi d'elle ? Quand elle portait sa robe blanche, alors il avait bien du mal à rester maître de lui. Parfois, lors des repas ou pendant son cour, leurs regards se croisaient et alors là… C'était bien simple, dans ces moments là il avait l'impression d'être redevenu un ado et il se sentait stupidement amoureux d'elle. Ce qui bien sur n'était pas le cas… N'est-ce pas ?

Depuis sa place, loin devant pour donner l'impression d'être l'élève model, Draco se tordait le cou pour voir sa gardienne. Elle avait les sourcils froncés et faisait sa tête des mauvais jours. Avaient-ils déjà reçu la réponse des frères de Ron et Harry avait-il ainsi compris que sa sœur lui mentait depuis le début ? Non, c'était impossible, elle lui avait assuré que la belette n'enverra pas sa lettre avant ce matin…. C'étaient-ils disputés ? Mais alors, à quel sujet ? Qu'est ce qui pourrait pousser Harry à en vouloir à sa sœur qu'il avait l'air de tant aimer ? Le cerveau des gryffondors restait un mystère pour lui, et le resterait sans doute jusqu'à la fin de sa vie.

Severus commença à donner les consignes pour préparer la potion du jour en tachant de ne pas trop regarder les jumeaux Potter, et chacun repris sa place habituelle. Kats faisait comme toujours équipe avec son frère. Depuis le début ils avaient trouvé ça tout à fait normal de travailler ensemble, laissant à Ron libre cour à sa romance avec Hermione, mais aujourd'hui ils regrettaient amèrement d'avoir fait ce choix. Mais inutile de demander à leur professeur de changer de place. Il n'accepterait jamais.

La jeune fille était entrain de couper un fruit complètement inconnu quand la voix de son frère s'insinua dans son esprit, mordante, grinçante. Elle suspendit pendant quelques secondes son travail avant de recommencer à jouer du couteau comme si de rien était.

« Tu es triste parce que ton petit copain ne te regarde plus ? »

« Mon petit copain… Mais de quoi tu parles ? »

Son petit copain ? Mais elle n'avait pas de petit copain ! Il était le seul à savoir que le seul homme qui l'attirait, à savoir le professeur qui était justement face, ne pouvait pas s'intéresser à elle. Bien sur, son petit frère ne savait pas qu'elle était amoureuse… Le seul à savoir qu'elle éprouvait ce sentiment c'était Draco et il ne savait pas vers qui allait son cœur. Ainsi son secret était bien gardé au cœur de deux hommes différents.

« Arrêtes de jouer les idiotes ! Tu sais très bien de quoi je parle ! »

Elle allait lui répondre que non, elle n'en avait aucune idée, quand la voix de son protégé s'éleva à son tour dans son esprit. Douce, rassurante, il semblait véritablement inquiet pour elle.

« Qu'est ce qui ne va pas avec ton frère ? Vous vous êtes disputé ? »

« Tu vois, tu sais très bien de quoi je parles ! Je vous ai vu de toute façon. », reprit son frère, ses pensées se mêlant à celles de Draco.

« Katagena ? »

« Je te déteste ! Je te déteste ! »

« Kats ? Tu deviens blanche. T'es malade ? »

« Comment as-tu pu me faire ça à moi ? »

La jeune fille se leva en se prenant la tête entre les mains. Elle aurait voulu qu'ils se taisent, ces deux voix résonnant dans son esprit lui donnant l'impression de devenir folle. C'était comme si son cerveau ne lui appartenait plus, comme s'il était le terrain d'une bataille dont elle n'était que la spectatrice.

« Qu'est-ce que tu as ? Kats ? » s'inquiéta Draco.

« Tu fuis maintenant ? Pourquoi m'as-tu fais ça ? »

Elle tituba, se raccrochant au dernier moment à la table de travail. Ce faisant, elle renversa une fiole dont le liquide se répandit sur le sol, giclant sur sa robe de sorcière. Un trou apparu à l'endroit où le liquide l'avait touché. Sa peau la brûlait, elle avait mal, mais les voix ne voulant pas se taire sa douleur passa au second plan.

« Mademoiselle Potter ? » appela Severus, soudain bien trop inquiet pour son élève.

« Taisez-vous ! » s'écria la jeune femme. « Laissez-moi ! »

Puis le noir. Le silence enfin. Le calme.

Severus vit la jeune fille tomber. Il la vit se cogner la tête contre le coin de la paillasse sans rien pouvoir faire. Son sœur sembla s'arrêter alors qu'elle s'effondrait sur le sol, sa robe toujours fumante, une tâche brune étant apparut à l'endroit où le liquide l'avait touché, et, plus inquiétant encore, une flaque de sang grandissant autour de sa tête. Le temps s'était comme suspendu dans la salle de classe. Les élèves s'étaient tous tus, bien trop surpris par ce qu'ils venaient de voir.

Le premier à bouger fut Ronald Weasley. Alors que son jumeau la regardait toujours avec des yeux de poisson pas frai, le gryffondor s'était jeté sur Katagena et avait soulever sa tête. Il passa une main sur sa nuque, à l'endroit où elle était entrée en collision avec la table et fit la grimace.

« Professeur, elle est blessée ! » déclara-t-il en lui montrant sa paume rouge de sang. « Il faut l'emmener à l'infirmerie. »

Sa voix sortit Severus de sa transe. Son cœur se remis à battre dans sa poitrine, mais beaucoup trop vite à présent. Oui, il devait faire quelque chose. Et pourtant la peur le clouait sur place. Comme un robot, il se pencha vers elle et la souleva. Katagena dans ses bras, il pivota pour faire face à ses élèves.

« Le cours est fini. Miss Granger, vous rangerez le local avec monsieur Londubat. »

Et sans plus rien ajouter il se mit à courir hors de sa classe, Ron sur ses talons, Harry loin derrière. Et alors qu'il courait vers l'infirmerie, la jeune gryffondor entre les bras, il du se rendre à l'évidence. Oui, il l'aimait.

OoOoOoOoOoO

Draco tournait en rond dans sa chambre de préfet en chef. La journée avait été horriblement longue, semblant ne jamais vouloir prendre fin. Depuis l'accident du matin il n'avait plus qu'une seule idée en tête : aller voir Katagena à l'infirmerie. Il aurait aimé pouvoir y aller directement après le cours. Mais qu'auraient dit les gryffondors en le voyant courir pour avoir des nouvelles de la sœur de son ennemi ? Pire encore, qu'auraient pensé les autres serpentards ?

D'après ce qu'il avait entendu en allant manger, elle était toujours inconsciente. Madame Pomfresh se voulait rassurante, mais le choc avait été rude et il n'y avait aucune potion pour la faire revenir à elle. Il fallait simplement attendre.

Pendant le repas du soir, il n'avait pas quitté la table des gryffondors du regard. Harry semblait terriblement abattu, comme si tout était de sa faute. Ron tentait en vain de lui remonter le moral, mais ça se voyait qu'il était tout autant retourné. Et il y avait Seamus qui n'arrivait pas à avaler quoi que ce soit. Mais eux au moins avaient eu la chance de la voir, alors que lui avait dû se contenter des « on dit »…

Un instant il avait regarder la table des professeurs, mais son maître des potions n'était pas là. Lupin parlait à voix basse avec Mac Gonagal, qui avait l'air elle aussi très chamboulée par la nouvelle. Au château tout le monde appréciait Katagena et même les serpentards n'étaient pas parvenu à rire de l'incident.

Un dernier coup d'œil à l'horloge. Minuit et demi. Normalement à cette heure là il ne devrait plus avoir grand monde à son chevet. Enfilant rapidement sa cape, il sortit de chambre et se mit en chemin vers l'infirmerie. Il n'avait pas à craindre de croiser quelqu'un dans les couloirs. En tant que préfet en chef il avait tout à fait le droit de se promener dans les couloirs à la nuit tombé. Enfin, pas vraiment mais il n'aurait qu'à dire qu'il faisait sa ronde quotidienne et le tour serait joué.

Le trajet fut rapide et il ne croisa personne. En silence, il se glissa dans l'infirmerie. Madame Pomfresh dormait, il n'avait donc rien à craindre. Bien vite, il repéra le lit qu'occupait sa gardienne. Elle était la seule élève à devoir passer la nuit ici. Otant sa cape et la roulant en boule sous son bras, il courut vers elle.

Arrivé près du lit, il stoppa net. Contrairement à ce qu'il avait crut, elle n'était pas seule. Harry dormait à côté d'elle, sa tête reposant à quelques centimètres de la sienne. Draco voulu faire demi tour, ne voulant pas s'attirer d'ennuis, mais c'était déjà trop tard : le gryffondor avait ouvert les yeux et le regardait dans le noir.

« J'aurais dû me douter que tu viendrais, » murmura-t-il en se relevant. « Je te laisse avec ta petite amie… »

Avait-il rêvé où était-ce de la tristesse qu'il avait entendu dans sa voix ? Ainsi donc, Harry pensait qu'il était le petit copain de sa sœur… Etait-ce pour ça qu'ils avaient l'air de se faire la tête aujourd'hui ? Si c'était bien le cas cela voudrait dire que… qu'il était jaloux ?

Potter passait près de lui pour quitter l'infirmerie quand il tendit un bras pour le retenir. Son cœur s'emballa. S'il était jaloux cela voudrait dire que… Non, c'était trop beau. Mais il devait en avoir le cœur net.

« Elle n'est pas ma petite amie, » murmura le prince des serpentards en baisant les yeux, n'osant pas le regarder en face.

« Inutile de mentir ! » s'écria Harry en se dégageant de l'emprise du blond.

Si tout à l'heure c'était de la tristesse qu'il avait perçu dans sa voix, cette fois-ci c'était bien de la colère. Draco ne pu se retenir de sourire. Ses doutes se précisaient.

« Je te jure. Je n'aime pas ta sœur… Enfin si, mais pas comme tu le crois. Je ne sais pas pourquoi tu penses ça, et de toute façon les gryffondors ont un esprit bien trop tortueux pour que j'y comprenne quoi que ce soit, mais c'est faux. »

« Et qu'est ce qui me le prouve ? »

Harry se rapprocha de son ancien ennemi. Oui, qu'est ce qui lui prouvait qu'il ne mentait pas ? Mais en même temps il ne pouvait s'empêcher d'espérer. Draco était si près à présent que…

Le blond n'hésita pas plus de quelques secondes. Comblant l'espace qui les séparer, il s'empara de ses lèvres et exerça sur elles une infime pression.

« Ça te suffit ? » demanda Draco, rouge comme il ne l'avait jamais été, son cœur sur le point d'exploser.

« Non, » répondit Harry d'une voix rauque avant d'attirer de nouveau son ennemi à lui.

Les garçons s'embrassèrent de nouveau. Mais cette fois-ci ce n'était plus le petit baisé bien sage. Harry glissa sa langue sur les lèvres de son adversaire qui les ouvrit en gémissant. Il glissa ses mains autour de son cou, l'attirant encore plus près de lui.

Draco n'y croyait pas, c'était comme un rêve qui devenait réalité. Combien de fois n'avait-il pas pensé ce moment, l'imaginant dans les moindres détails ? Mais la réalité était encore meilleure que tous ses fantasmes réunis. Il ne pouvait plus contrôler ses mains qui se firent baladeuses, aventureuses. Harry l'arrêta alors qu'il tentait d'ouvrir son pantalon.

« Pas ici, » dit le brun en riant en montrant sa sœur toujours inconsciente du menton.

« J'ai une chambre privée si tu veux, » proposa le blond en souriant, les mains toujours accrochées à sa ceinture.

« Et pas maintenant. Je ne pourrais pas… Pas tant que ma sœur serra dans cet état. »

Draco hocha la tête. Oui, il comprenait. Lui aussi aurait du mal à prendre vraiment du plaisir en sachant Kats dans cet état là. Et il voulait que leur première fois soit parfaite. Véritablement parfaite. Il se l'imaginait romantique, pas fait à la sauvette entre deux lits de l'infirmerie.

« J'attendrais mon beau… Je t'attends depuis déjà si longtemps. »

Harry lui sourit et l'embrassa une nouvelle fois avant de lui prendre la main pour l'entraîner vers le lit de sa sœur. Ensemble, ils s'assirent à côté d'elle. Tendrement, presque amoureusement, le gryffondor passa sa main sur la joue pâle de sa sœur.

« Je vous ai vu hier soir sortir de la chambre sur demande elle et toi, » commença le brun dans un souffle. « C'est pour ça que j'ai cru que… »

« Je comprends, un simple malentendu. »

« Mais si vous n'êtes pas ensemble, que faisiez-vous tous les deux ? »

Draco regarda tour à tour son amour et sa gardienne. Devait-il lui dire la vérité ?

Une review ? Une idée de ce que va faire draco ?