Liberté d'avenir
Disclaimer : ll faut vraiment le rappeler ? Ils ne sont pas à moi.
Je tiens à remercier ma beta qui malheureusement pour des questions de planning ne peux plus me corriger. Merci encore pour tout et bon courage pour tes nombreux projets ! Je dédis donc ce chapitre à Yuki-Neko-Yume.
Remerciement particulier à Inocencia, Armenius, alana chantelune, Anna1819 et à Kisara Hamagasaki. Encore merci pour vos rewiews !
Je remercie aussi tous les lecteurs et lectrices qui ont ajoutés ma fiction dans leur alerte.
Ndla: Comme précisé dans ma dédicace je n'ai plus de beta lecteur... (Elle me reprendra, mais plus tard, sinon je risque de ne pas publier cette fic pendant un an...) J'ai essayée de bien travailler sur l'orthographe et la conjugaison. Toutefois, si vous voyez des incohérences, n'hésitez pas à me le dire! A force de lire, lire et relire, on ne voit pas toujours tout. (ou alors c'est que je suis la meilleure! Comment ça, elles gonflent mes chevilles?! ^^) Je vois quand même le bon coté des choses, je peux publier comme je veux et vais tenter le chapitre toutes les deux semaines!^^
Bonne lecture à tous!
Chapitre 8 : Échec
Ile du Dragon, Palais de la Guilde
- Il n'est toujours pas réveillé…
- Non mon Roi. Pourtant il n'a plus aucune blessure physique et d'après les examens, rien ne l'empêche de revenir à lui.
Le roi soupira de lassitude. Il s'approcha du lit ou dormait Jake depuis maintenant deux mois. Il posa sa main sur le bras du blond et le serra brièvement, avec l'espoir de le voir ouvrir les yeux. Mais rien, pas même un frémissement de paupières.
Le roi entendit la porte de la chambre s'ouvrir derrière lui. Il ne prit pas la peine de se retourner, il savait déjà de qui il s'agissait.
- Je savais que je vous trouverai ici.
Eléa s'approcha du monarque, de ce pas léger et silencieux que maitrisaient les assassins les plus expérimentés. Elle fit signe au médecin qui surveillait le jeune homme de sortir.
- C'est inutile de venir tous les jours, les gardes ont pour instructions de nous prévenir dès qu'il ouvrira les yeux.
- Et après ça vous l'enfermerez dans une cellule parce qu'il n'a pas parfaitement effectué sa mission !
Il laissa sa colère éclater face à cette femme qu'il méprisait. Eléa se contenta de sourire, arrogante.
- Votre fille et lui ont manqués de discrétion.
- Ils ne sont pas responsables de cette explosion !
- Qui sait…
Le roi comprit parfaitement ce qu'elle voulu insinuer. L'idée que Lîn ait pu essayée de commettre cette bêtise lui serra le cœur. La porte de la chambre s'ouvrit de nouveau et laissa passer Rika, souriante. Elea se tourna vers sa fille, mécontente d'avoir été interrompu.
- Qui y a-t-il Rika ?!
- Rien. Je suis juste venu vous informer qu'Akio à retrouvé son calme…
Le roi regarda alternativement les deux femmes. L'incompréhension se lisait sur son visage. Puis il remarqua la lèvre blessée de la blonde, accompagnée de marques plus foncées sur son cou. Eléa lui expliqua :
- Il voulait rejoindre Lîn, nous lui avons interdit.
- Et vous envoyer votre fille jouez les putains pour le distraire !
Le sourire de Rika disparut sous l'insulte. Le roi se contenta de passer devant elle, sans un regard de plus. Une fois le souverain sortit, elle se tourna vers sa mère.
- Vous le laisser m'insulter ! hurla-t-elle.
- Je suis d'accord avec lui. Tu devais juste lui parler, pas le mettre dans ton lit. Si tu crois que faire ça te permettra d'accéder au trône, tu te trompe. Akio est plus manipulateur que toi. De toute façon, la famille royale n'a aucun pouvoir ici.
Eléa toisa sa fille un instant. Celle-ci ne semblait pas vouloir bouger, assimilant les paroles du sage. Sa mère s'avança vers la sortie et jeta un dernier regard vers Jake toujours endormit. Elle ne lui laissait encore que quelques jours, ensuite elle se débarrasserait de ce poids mort. Rika la suivit et aucune n'aperçurent la légère crispation qui anima les doigts du blond.
Ile Vacio
Lîn ne bougeait plus. Elle fixait un point devant elle. Ace bascula la tête en arrière pour voir un félin aux écailles rouges sang dressées sur son dos. Ses yeux d'un blanc éclatant brillaient avec la lumière(1). Les babines retroussées dévoilaient des crocs acérés. Le pirate ramena son attention sur la jeune femme toujours figée. Elle tenait encore la pointe de sa dague à quelques centimètres de son cœur. La bête ne bougeait toujours pas, se contentant de grogner.
- Il est en chasse. Ce n'est pas un cadavre qu'il veut, mais des proies bien vivantes. Prononça t-il calmement.
Lîn comprit ce qu'Ace insinuait, le tuer ne suffirait pas pour détourner l'attention du fauve et qu'elle puisse s'échapper. Elle recommença à forcer sur sa dague, sans se préoccuper de l'argument du brun et des grognements plus intenses devant elle. Mais elle fit l'erreur de croiser le regard du pirate. Le calme qu'elle y découvrit arrêta son mouvement. Jamais elle n'avait lu cette émotion dans les yeux de ses victimes. Ace en profita pour tenter de la ramener à la raison.
- Enlève-moi le truc que j'ai dans le bras ou nous n'avons aucune chance.
Lîn observa le félin en face d'elle avant de revenir sur le visage d'Ace, indécise. C'est ce moment que la bête choisit pour attaquer. Elle poussa un rugissement et s'élança vers eux. Lîn sentit Ace la repousser brusquement sur le coté et elle roula au sol. Le pirate se releva face à la créature et le temps que la princesse relevât la tête, Ace disparut avec l'animal dans le gouffre derrière lui.
Un rugissement bestial résonna encore quelques secondes puis plus rien. Lîn se releva difficilement en s'appuyant sur la paroi derrière elle. Sa dague était au sol, à coté du dard en granit marin qu'elle avait extrait du bras du pirate. Elle observa un instant sa lame, la lumière faisait refléter le sang qui la souillait. Elle ne put s'empêcher de culpabiliser en pensant qu'Ace lui avait sauvé la vie.
Des nouveaux grognements se firent entendre. Deux autres créatures se trouvaient dans les hauteurs devant elle. L'odeur du sang devait les attirer. Il ne restait à Lîn que son poignard. Inutile sans un combat en corps à corps. Elle pensa à Lorkarn. Sa chimère allait être tellement triste. Mais Lîn n'avait pas envie de se battre… Elle ne bougea pas quand les fauves se jetèrent sur elle.
Le prince regardait l'océan du balcon de sa sœur. Il ne comprenait pas comment elle pouvait faire pour rester ici des heures sans bouger. Akio était venu machinalement dans la chambre de Lîn. Le parfum de sa jumelle lui donnait l'illusion de sa présence. Il repensait au moment ou elle lui avait annoncée qu'elle partait à la recherche de ce collier.
Akio attendait, assis dans le fauteuil de la chambre de sa sœur. Bien décidé à parler avec elle. Depuis sa sortie du coma, celle-ci l'évitait et il ne le supportait plus. Le prince entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir et sa jumelle en sortit, seulement vêtu d'une serviette enroulée autour de son corps. Ses longs cheveux humides collaient encore à ses épaules et son dos. Lîn l'aperçut quand elle se tourna vers la grande armoire ou se trouvait ses vêtements. La jeune femme sursauta, posa sa main sur sa poitrine et tira sur la serviette pour tenter de couvrir plus ses cuisses.
- Akio ! Que fais-tu dans ma chambre ?!
- Inutile d'être aussi pudique, je te rappel que nous avons déjà pris des bains ensemble…
- … quand nous avions sept ans !
Le prince ne rajouta rien. Il observa les cicatrices sur le corps de sa sœur et il ne put s'empêcher de se sentir en colère contre « eux ».
- Akio, s'il te plaît…
Le ton suppliant le fit revenir à la réalité et il vit que Lîn serrait sa bague, qu'elle portait constamment attachée autour de son cou. Il s'avança, toute sa colère envolée à cette image. Il voulut la prendre dans ses bras mais la jeune femme recula d'un pas.
Comprenant la gêne de sa sœur, Akio se dirigea vers l'armoire et l'ouvrit. Il observa un moment les habits devant lui. Il décrocha une robe de soie rouge et la tendit à Lîn qui s'en saisit. Elle se dirigea vers le paravent et se cacha derrière.
- Pourquoi m'évites-tu ?
Le bruissement de tissus s'interrompit un instant.
- Je… Parce que… Tu es toujours en colère…
- Ma colère n 'est pas dirigée contre toi !
- Oui, mais c'est moi qui la ressent en permanence…
Akio passa sa main dans ses cheveux. Alors c'était ça… Difficile de ne pas être en colère quand on voit sa moitié revenir éventrée parce qu'un incompétent n'avait pas réussi à la protéger. Lîn finit par quitter le paravent et le cœur du prince rata un battement quand il découvrit sa sœur. La peau blanche de ses épaules et de sa gorge dénudées. La ceinture de soie noire qui entourait sa taille, la mettant en valeur. Les manches longues cachaient son tatouage. Des broderies, noires elles aussi, dessinaient des arabesques sur le tissu au niveau des hanches, la robe près du corps était fendu sur un coté et laissait entrevoir la jambe fine de sa sœur. Lîn entreprit de tresser ses cheveux en les ramenant devant son épaule. Elle fuyait les yeux inquisiteurs de son frère.
- Tu es très belle.
Lîn passa sa main sur sa joue balafrée sans s'en rendre compte. La colère du prince refit surface. La jeune femme releva la tête et soupira en lui souriant.
- Tu t'inquiète pour rien. Je vais très bien !
Lîn s'avança vers lui et enlaça son frère. Celui-ci lui rendit son étreinte et posa son menton sur le dessus de la tête de sa sœur. Elle appuya son front contre son torse. Ils restèrent comme ça un instant, profitant du calme qu'ils ressentaient l'un et l'autre. Puis Akio sentit le cœur de sa jumelle accélérer. Elle brisa le silence :
- Akio ?
- Oui ?
- Tu me promets de ne pas te mettre en colère ?
Le prince s'écarta de sa sœur et attrapa ses mains. Il plongea ses yeux dans les siens. Que ce passait –il ?
- Pourquoi ?
Lîn inspira profondément. Une lueur déterminée apparut dans son regard.
- Je repars en mission… sans toi.
Il n'avait pas pu se maîtriser, hurlant qu'il ne la comprenait plus, qu'ils n'étaient tous que des incapables, que lui seul pourrait la protéger. Il s'était ressaisi quand il vit les larmes couler sur les joues de sa sœur. Akio pensait avoir réussi à prouver que c'est de lui, et de lui seul, dont Lîn avait besoin. Et pourtant… L'explosion qu'il avait provoquée, le mal qui lui avait fait… Cela n'avait pas suffit…
Lîn cacha son visage quand un geyser de flammes apparut du gouffre, interrompant l'attaque des deux félins. Ceux-ci atterrirent devant elle et se tournèrent vers Ace qui venait de sortir de la crevasse. Il plaça ses mains devant lui et des lueurs vertes volèrent un instant autour d'eux. Ils explosèrent subitement. Les fauves, soufflés par l'explosion, s'écrasèrent sur les parois du passage. Un craquement sec provint de l'un d'entre eux qui s'écroula, immobile. Le second, sonné, se contenta de grogner et de s'enfuir dans les hauteurs.
Lîn avança de quelques pas et se tourna vers le pirate. Il baissait la tête et son chapeau camouflait son regard. Un feu apparut autour d'eux. Lîn écarquilla les yeux quand Ace disparut dans les flammes. La jeune femme sentit subitement la présence du pirate aux poings ardents derrière elle, mais trop tard. Il la saisit à bras le corps, l'immobilisant. Le souffle de Lîn se coupa. Elle perçut l'une des mains d'Ace parcourir son corps. Elle tenta de se dégager mais la prise du brun se fit plus ferme. Il finit par la lâcher et la repoussa en avant. Les flammes disparurent. Lîn tomba au sol à quatre pattes, prise d'une quinte de toux alors qu'elle essayait de reprendre sa respiration.
Ace l'observa un moment, un poignard et une pochette de cuir à la main. Il l'ouvrit et vérifia que les dards de granit marin se trouvaient à l'intérieur. Il se dirigea vers le gouffre sous l'œil de Lîn qui s'était relevée.
- Ça ! Confisqué !
Il leva la main en l'air, désignant la pochette. Il la lança dans le trou devant lui, Lîn n'aurait pas l'envie d'aller les chercher vu la profondeur, et il savait de quoi il parlait. Malgré son geste, il sentait que son fruit du démon était toujours neutralisé. Il leva le poignard devant lui, prêt à lui faire subir le même sort. Lîn s'élança en même temps qu'il le lâcha au dessus du trou. Elle le rattrapa in extremis, la lame affûtée lui blessa la paume.
Ace surpris, l'empoigna avant qu'elle ne tombât elle aussi. Il la tourna vers lui pour la serrer contre son corps et attrapa son bras. La princesse détourna la tête vers sa main et vit du sang couler le long de son poignet. Elle serrait encore la lame, de peur qu'elle ne lui échappât. Ace tourna lui aussi le visage pour détailler plus l'arme.
Le brillant du métal tranchait avec le manche noir. Ouvragé, des spirales rouges remontaient de la garde vers son extrémité, ornée d'un rubis. Il distinguait un mot gravé sur la partie de la lame laissée visible « jamais ». Probablement la fin d'une phrase.
Ace le trouva très beau. Il ne savait pas si sa valeur était sentimentale ou matériel, mais si la jeune femme était capable de se jeter dans le vide pour lui…
Lîn n'osait pas bouger. Ace la maintenait par la taille et sa main enserrait toujours son poignet. Les doigts du pirate se recouvraient du sang de la jeune femme. Elle sursauta quand il se mit à parler et tourna son regard vers son visage.
- Je vous le laisse, mais tentez de l'utiliser contre moi et je serai beaucoup moins conciliant.
Il n'attendit pas de réponse et la relâcha. Lîn le regarda s'éloigner vers son sac pour récupérer sa gourde. Il rinça son bras et sa main. La coupure qu'elle avait dû lui infliger pour extraire le dard, ne formait désormais qu'une fine cicatrice sur son bras. Il se dirigea de nouveau vers elle. Il ouvrit sa main et fit couler l'eau sur la coupure de sa paume, rinçant la lame en même temps. Il put ainsi lire la totalité du message gravé. « Pardonne, mais n'oublie jamais ».
Lîn frissonna par réflexe, en sentant le froid de l'eau opposé à la chaleur de la main du pirate. Elle baissa la tête, gênée. La jeune femme ne comprenait pas. Elle tressaillit quand il s'adressa de nouveau à elle.
- Au moins votre démonstration nous aura apporté à manger !
La jeune femme eut un regard dégoûté. Manger cette chose ? Elle lui laissait sa part volontiers. Ace en voyant sa tête, lui sourit. Ses sourires... Lîn commençait vraiment à les détester.
- Voila le programme : On mange, nous faisons demi-tour pour trouver un autre chemin et, surtout, vous n'essayez plus de me tuer. Sinon vous risquez de faire le reste du voyage dans une position que vous jugerez très inconfortable.
Lîn ne répondit pas. Ace se dirigea vers le cadavre de la créature et saisit son propre couteau qu'il portait à sa ceinture. Il commença par faire saigner le félin. Lîn observa la flaque de sang s'étaler sur le sol et elle ferma fortement les yeux. Quand elle les rouvrit, elle ne se trouvait plus dans le canyon mais dans la chambre du château devant le lit et les deux cadavres. Elle cligna de nouveau les yeux et se trouva cette fois ci dans le couloir. Jake à ses côtés, devant une porte close. Elle savait que c'était cette porte qui avait explosée. Mais… Pourquoi s'être arrêtée devant ?
Un claquement de doigts la sortit de sa vision. Ace se tenait face à elle et attendait une réaction, la main toujours levée.
- Je vous ai demandé quel morceau vous vouliez ?
Lîn ne put s'empêcher de lui lancer un regard noir. Elle repoussa brusquement sa main d'un geste et alla s'appuyer sur la paroi la plus proche, après avoir récupérée sa dague au passage. Ace l'observa glisser au sol et ramener ses jambes contre elle pour passer ses bras autour. La jeune femme baissa la tête. Ses yeux se camouflèrent du regard du pirate. Ace se contenta d'hausser les épaules. Si elle n'avait pas faim ou voulait l'ignorer, ce n'était pas grave, ça lui en ferait plus pour lui.
Barbe Blanche observait Yumiko qui s'était assise sur le bastingage. Il sirotait son saké en se demandant si son nouveau commandant s'en sortait avec l'autre gamine. Marco s'installa à ses cotés.
- Pourquoi les avez-vous séparées ?
- Pour protéger mes fils.
Marco tourna la tête vers lui, intrigué par cette raison. Les protéger ? De quoi ? Deux chasseuses de trésor ? Dont l'une en plus, avait peur du noir.
- Elles n'ont pas l'air dangereuses… et puis qu'auraient-elles pu faire face à un équipage ?
- Tuer l'un de vous…
Le phénix ne répondit pas, assimilant l'information. Il devait donc être plus vigilant avec elle. Si son père estimait qu'elle pouvait blesser, voir plus…
- Fils, regarde le tatouage sur son bras. Rappel-toi bien que tous les porteurs de cette marque sont redoutables.
Marco ne lui demanda pas plus d'explications. Il avait totalement confiance dans les jugements de son père. L'une des infirmières s'approcha. Elle commença à épiloguer, seule, sur l'effet nocif de l'alcool sur la santé. L'empereur leva les yeux au ciel tandis que Marco repartait, amusé. Lui aussi avait envie d'un verre.
- Un mur ? En plein milieu d'une forêt ?
Ace leva la tête pour estimer la hauteur du rempart devant lui. Il devait bien faire dix, voir quinze mètres de haut. Pas de quoi l'impressionner. Il regarda Lîn qui l'avait imitée. Ils avaient fait demi-tour et contournés la falaise. La forêt les entourait de nouveau et un mur de pierres rectangulaires et recouvert de lierre leur faisait maintenant obstacle.
- Que faisons-nous ?
Lîn tourna la tête de gauche à droite. Elle ne voyait pas si les extrémités du mur étaient proches ou non. Sans répondre au pirate, elle partit sur la gauche et commença à longer la fortification. Ace soupira et lui emboîta le pas. Le brun avait décidé de marcher derrière elle. Il ne voulait pas risquer de se retrouver encore une fois face à ses lames. Il ne ferait plus l'erreur de la sous-estimée. Lîn n'avait plus décrochée un mot. Après la tentative de la jeune femme, il avait pensé retourner au Mobydick. Sa fierté le motivait à continuer. Pas question de se faire chambrer pendant des semaines par ses compagnons, parce qu'il n'avait pas pu trouver un trésor. Perdu dans ses pensées, il faillit percuter Lîn qui venait de s'arrêter. Elle se retourna face au pirate, le surprenant quand elle lui adressa enfin la parole :
- Vous avez entendu ?
- Quoi ?
- Un craquement…
Le sol se déroba d'un coup sous leur pieds et ils tombèrent lourdement au fond du gouffre qui c'était formé. Le mur bascula et ferma l'entrée du piège que leur poids avait activé.
« L'important est de tirer une leçon de chaque échec »
A suivre…
(1) Le félin est tiré des « chronique de Riddick » je suis complètement fan de ce film! ^^
Voila! c'est en théorie le dernier chapitre "court". Les prochains devraient être beaucoup plus longs.
A bientôt pour le chapitre 9: Trêve.
Ps: J'ai une totale confiance en vous pour m'envoyer des rewiews!
