Voilàààààà le 9ème chapitre ! Qui est plus long de 500 mots que les précédents (c'est ça quand on est en week end et qu'on peut se permettre de prendre plus de temps pour écrire). J'espère qu'il vous plaira, il est un peu plus musclé que les autres.

Leolili : J'aime bien aussi, écrire sur Drago, c'est d'ailleurs le cas dans les Soldats de Marbre (que je compte finir en 2018).

Gouline971 : Voici la suite, tu m'en diras des nouvelles.

Math'L : Ahah, je suis désolée, heureusement que la suite arrive tous les jours.

MBinipuce : Fort heureusement, la suite arrive dès maintenant ! Oui Drago récupère peu à peu il faut bien, on arrive déjà presque au 10ème chapitre !

17 harry: Voici la suite, qui répond un peu à tes questions !

Delphine03 : C'est ça, ça l'arrange bien, la Miss Daisy ! Voici la suite.

Potiron12 : Ravie que tu sois revenue à la civilisation haha. Merci pour ton message qui m'a fait beaucoup rire. Voici la suite, en espérant qu'elle te plaise.

Bonne lecture !


Hermione attendait en silence, assise à une petite table ronde recouverte d'une nappe à carreaux. Jetant un coup d'œil distrait à sa montre, elle soupira longuement, tout en continuant de faire tourner son doigt autour de son verre d'un air nonchalant. Ginny n'était jamais à l'heure. Elle avait de nombreuses qualités, mais sûrement pas celle d'être ponctuelle. Elle avait déjà un quart d'heure de retard, et Hermione se demanda si elles auraient finalement le temps de déjeuner ensemble.

Quelques minutes plus tard, Ginny entra dans le petit restaurant italien en sautillant, faisant entrer avec elle une bourrasque enneigée. La tornade rousse se précipita sur Hermione et lui colla un baiser bruyant et humide sur la joue, avant de lever les mains d'un air coupable et de s'exclamer :

─ Je sais, je suis en retard, lâcha-t-elle avec un sourire fautif. Je suis impardonnable. Mais je vais quand même essayer de me faire pardonner en payant l'addition.

─ C'est le moins que tu puisses faire, Gin', répliqua Hermione d'un air faussement fâché. Ça fait vingt minutes que je t'attends. On avait dit midi et demi non ?

─ C'est ce qu'on avait dit. Mais j'ai été retenue par un imbécile qui tentait de me faire acheter son torchon de journal.

─ La Gazette du Sorcier j'imagine ?

Ginny hocha la tête et se versant un verre d'eau fraîche.

Ginny était journaliste. Elle était même plus que cela, puisqu'elle était aussi rédactrice en chef et propriétaire de son propre journal « Les plumes sans papotte ». C'était un quotidien de qualité, qui avait su se faire une place dans le cœur des sorciers et qui était très rapidement devenu le principal adversaire de la Gazette du Sorcier. Ginny embauchait plus d'une cinquantaine de journalistes à travers le monde, et chacun de ses articles étaient de qualité, et réputés pour être sans langue de bois. Le nom de son journal était d'ailleurs une référence non dissimulée à Rita Skeeter, dont les articles de journaux étaient bien souvent un ramassis de mensonges.

Depuis la création du journal de Ginny, plus personne dans son entourage n'était abonné à la Gazette, et chacun faisait, à son échelle, de la publicité pour ce journal innovant et plein de bon sens.

─ Enfin, je suis là, et c'est le principal, finit-elle par dire avec un sourire d'ange. On commande ?

─ Je n'attendais que toi, répliqua Hermione avec un sourire en coin.

Les lasagnes de saumon furent un régale, et les deux sorcières passèrent tout leur déjeuner à parler de leur quotidien, des problèmes qu'elles rencontraient, de leur vie intime. Ce genre de conversation que seules deux amies de longue date peuvent tenir dans ce genre de repas.

─ Oui, j'avais entendu dire qu'il avait perdu la mémoire, dit Ginny d'un air songeur, quand Hermione eut abordé le sujet de Drago Malefoy. Aucun journaliste n'a eu d'interview de sa part. Peut-être que…

Une lueur d'espoir brilla dans ses yeux mordorés. Hermione la connaissait par cœur, et elle n'eut pas de mal à suivre son cheminement.

─ N'y pense même pas, grogna Hermione. Je ne t'en dirais pas plus, secret médical.

─ Pfff, c'est facile avec toi. Quand tu ne veux pas dire quelque chose, tu mentionnes immédiatement le secret médical. Mais le secret amical, ça ne te dit rien ? Ne sais-tu pas que les amis passent avant le travail ?

─ Vraiment ? rétorqua Hermione. Alors tu n'allais pas me demander de te donner des informations sur Drago Malefoy pour ensuite les publier dans ton journal, qui est, je le rappelle, ton travail.

Ginny haussa les épaules avec un petit sourire contrit.

─ Tu marques un point. Promets-moi que, s'il décide de donner une interview, tu lui glisseras un petit mot en ma faveur.

─ J'essaierai, répondit Hermione sans trop s'avancer sur une promesse qu'elle ne tiendrait peut-être pas.

Le repas suivit son cours, et alors que leurs deux tiramisus arrivaient, Ginny se mit à pouffer doucement. C'était un rire moqueur et un peu hautain qu'elle n'accordait que très rarement, ce qui attira l'attention d'Hermione. Ginny regardait quelque chose derrière son amie qui semblait la faire beaucoup rire.

─ On dirait deux adolescents victimes de leurs hormones, murmura-t-elle entre ses dents. Leurs langues ne se sont pas quittées depuis près de dix minutes.

Hermione se retourna avec discrétion, afin de ne pas déranger les deux tourtereaux que Ginny semblait observer depuis quelques minutes déjà.

─ Je rêve, où c'est Marcus Flint ? chuchota Ginny en riant à moitié. Il y a vraiment des filles qui acceptent de mettre leur langue dans sa bouche ?

Hermione se pencha légèrement pour mieux regarder. C'était bel et bien Marcus Flint. Ce dernier avait les deux mains sur les seins de sa dulcinée qui gloussait contre sa bouche, tandis que le pied de la jeune femme remontait d'un air alangui contre la jambe de son Don Juan. Hermione était sur le point de se détourner de ce spectacle peu ragoûtant, quand quelque chose attira son attention.

Elle avait déjà vu cette paire de chaussure, très récemment. Elle s'en souvenait, parce qu'il s'agissait du genre de chaussures hors de prix que peu de gens peuvent se permettre d'acheter. Relevant immédiatement les yeux vers la jeune femme qui les portait, Hermione réalisa avec horreur qu'il s'agissait de Daisy Malefoy, l'épouse de Drago, qui avait assurée avoir été la victime des infidélités de son mari. Visiblement, elle avait tout autant de choses à se reprocher.

Hermione était de ces femmes entières qui ne savaient pas mentir. Malgré tout ce qu'il avait pu se passer entre elle et Drago lors de leur scolarité, elle avait redécouvert le jeune homme au travers de son amnésie. Elle ne supportait pas l'idée de le sentir culpabiliser pour un adultère qu'il avait peut-être jamais commis, alors que son épouse éplorée ne se privait pas pour batifoler avec un autre homme. Ce crétin de Marcus Flint, qui plus est. Après avoir quitté Ginny, elle avait donc décidé de se rendre chez Drago pour lui dire ce qu'elle venait de voir, et lui permettre de tirer les choses au clair une bonne fois pour toute avec Daisy.

X.X.X

La révélation d'Hermione fut comme une bombe pour Drago. Pourtant, étrangement, il ne se sentit pas blessé, ou même trahis. Non, en tout premier lieu, il fut submergé par une vague de soulagement. Parce qu'il n'était pas fautif, ou du moins, pas le seul, malgré ce qu'avait bien voulu lui faire croire Daisy. S'il ne savait pas encore s'il avait fréquenté une autre femme, il était à présent certain que son épouse avait fréquenté un autre homme que lui.

─ Tu es sure ? demanda Drago à Hermione dans un souffle.

─ Je les ai vus, Drago. Et crois-moi, ce n'était pas un rendez-vous amical.

─ Bien.

Le calme et la sérénité qui émanaient de Drago faisait froid dans le dos. Même si elle savait que son courroux n'était pas tourné vers elle, Hermione se sentit frissonner en le voyant si paisible. Ce ne pouvait-être que le calme avant la tempête.

Drago, quant à lui, fulminait à l'intérieur. Non pas que l'infidélité de Daisy le touchait réellement, mais il ne supportait pas l'idée qu'elle ait pu le faire passer pour l'unique méchant de l'histoire. Il ne supportait pas qu'elle ait joué sur sa naïveté, qu'elle se soit jouée de lui, alors qu'il lui faisait confiance. Après tout, ce ne pouvait qu'être une femme bien puisqu'il l'avait épousée, avait-il songé, en faisait confiance en l'instant de son lui d'avant.

Mais à présent qu'il avait trouvé les papiers du divorce, à présent que Pansy lui avait dit ce qu'elle pensait de Daisy et ce qu'Hermione venait de lui avouer, il n'était plus convaincu de la bienveillance de Daisy. Drago préféra donc ne rien ajouter. Il remercia Hermione pour ces informations et n'aborda plus le sujet de l'après-midi.

─ Tu restes décorer le sapin avec nous ? proposa-t-il avec un sourire.

─ Avec plaisir, Noël est ma période préférée de l'année, répondit Hermione avec un petit sourire.

Elle n'aborda pas non plus le sujet, de toute évidence, Drago savait ce qu'il avait à faire, et elle ne souhaitait pas intervenir. Tous les deux regagnèrent le salon, sous l'œil curieux de Pansy, et les trois adultes se mirent à décorer l'arbre sous les directives du petit Liam, qui avait déjà l'âme d'un leader.

Quand la nuit tomba enfin, sur l'Angleterre, Pansy et Hermione quittèrent la maison, non sans un petit sourire, toutes deux heureuses d'avoir participé à la décoration du sapin, et à la joie du petit Liam. Bientôt, Drago se retrouva seul avec son fils, et tous deux s'assirent sur le canapé, renversant leur tête en arrière et fermant les yeux d'un même mouvement.

─ C'était trop bien, dit Liam de sa petite voix, en baillant.

─ C'est vrai.

─ J'aime Pansy.

─ Moi aussi.

─ J'aime Hermione.

Drago eut un petit sourire en coin, mais ne répondit pas. Lui aussi, il aimait bien Hermione. Il devait admettre que sa présence était douce et rassurante, chaleureuse et envoutante. Elle était naturellement ravissante, son rire carillonnait dans ses oreilles, et ses yeux brillants évoquaient chez lui des idées malhonnêtes. Mais il ne pouvait se permettre, pour l'instant, de s'attacher trop à la médicomage. Il lui fallait d'abord régler ses problèmes de mariage. Bien sûr, pour cela, il fallait que Daisy ne daigne rentrer chez elle.

Une heure passa, et Liam s'endormit rapidement, glissant sur le canapé pour mieux s'allonger sous l'épais plaid au tartan écossais qui habillait le canapé. Drago se sentait peu à peu sombrer lui aussi, quand enfin, la porte grinça derrière lui. Il se retourna promptement, et se leva pour aller accueillir sa tendre épouse.

─ On ne t'attendait plus, dit-il d'une voix dure.

─ Je n'ai pas vu le temps passer. On avait toutes des histoires à se raconter, et une chose en entraînant une autre…

─ Des histoires ? Vraiment ? s'intéressa Drago en approchant de sa démarche féline. A propos de quoi ?

Daisy le regarda d'un air surpris. Elle se débarrassa de sa lourde cape de velours, et s'approcha près du grand miroir de l'entrée pour s'y regarder. Elle répondit sans le regarder dans les yeux.

─ Oh, de choses et d'autres.

─ De mes infidélités peut-être ?

Daisy, qui était en train de se recoiffer, cessa son geste immédiatement. Elle le regardait à présent à travers le miroir, alors que Drago s'était approché et ne se trouvait plus qu'à quelques centimètres d'elle. Il était certain qu'elle pouvait sentir son souffle chaud dans sa nuque.

─ Non, rétorqua-t-elle d'une voix tranchante. Ce n'est pas le genre de chose que j'aime raconter auprès de mes amies, vois-tu.

─ Vraiment ? Alors, peut-être que tu leur parles de Marcus Flint ?

Au fond des yeux clairs de Daisy, Drago se délecta de voir une lueur de crainte s'allumer. Elle comprenait peu à peu que son petit jeu était en train de se retourner contre elle. Et il était ravi de voir l'impact qu'il pouvait avoir sur elle, la peur qu'il pouvait déjà sentir dans les effluves de son parfum de luxe.

─ Je ne vois pas de quoi tu parles, répliqua Daisy, dont la voix était subitement bien moins vindicative.

─ Je te parle de ton amant.

─ Tu es complètement fou. Le cognard t'a plus abîmé que je ne le craignais. Peut-être que tu devrais retourner à Sainte Mangouste quelques temps, mon pauvre chéri.

Elle se retourna et croisa directement son regard d'acier. Elle tenta de s'écarter de lui, mais c'était trop tard. Cette dernière phrase avait fait mouche, et Drago s'était brutalement emparé du frêle poignet de la jeune femme.

─ Je sais que tu me trompes avec Marcus Flint. Et je sais aussi que cela dure depuis assez longtemps pour que j'ai eu le temps de remplir les papiers du divorce.

─ De quoi tu parles ? murmura Daisy d'une voix blanche. De quels papiers parles-tu ?

─ Je parle des documents que j'ai commencé à remplir, pour demander le divorce. Tu t'es dit qu'en perdant la mémoire, tu pourrais me faire passer pour le méchant de l'histoire, pendant que tu t'envoyais en l'air avec ce raté de Marcus Flint ?

Drago ne remarqua pas immédiatement qu'il se souvenait de Marcus. Il se souvenait de son air stupide et de ses dents proéminentes. Il se souvenait de son odeur de sueur et de son dos légèrement vouté. Mais emporté par la fureur de se faire prendre pour un fou, il ne réalisa pas que la mémoire ne lui faisait plus défaut, en ce qui concernait Flint.

─ Je t'interdis de parler de lui comme ça… vociféra Daisy. Il s'occupe de moi, lui au moins. Tu n'es jamais à la maison, et quand tu es là, tu n'as d'yeux que pour ton fils.

─ Notre fils ! répliqua Drago, qui ne contenait plus sa rage.

─ Non, TON fils, Drago. Celui que TU as voulu, celui que TU as aimé bien plus que tu ne m'as jamais aimé. Celui qui a déformé mon corps, celui qui te faisait te lever dans la nuit pour un câlin, quand je te suppliai de m'embrasser.

─ Tu es complètement folle, s'écria Drago. Ce n'est qu'un enfant ! Tu es jalouse de ton fils !

─ Marcus ne me demandera jamais d'enfant. Je lui suffis.

Drago la regardait comme si elle était folle à lier. Il la lâcha enfin et recula de quelques pas pour mieux la dévisager. Alors voilà, pensa-t-il. Voilà pourquoi j'étais fou d'elle, avant. Avant Liam, avant Marcus. Ils étaient fous l'un de l'autre, parce que rien ne les séparait. Depuis la naissance de Liam, Daisy n'était plus l'unique personne dans son cœur, et dans sa vie.

Il était sur le point de répliquer une fois de plus, quand il entendit des petits sanglots près du canapé. C'était Liam qui s'était fait réveiller par les cris de ses parents. Drago eut honte de l'avoir complètement oublié. Il se précipita sur son fils et le prit tendrement dans ses bras.

─ Ne pleure pas, Liam.

─ J'aime pas quand vous vous criez, sanglota le petit garçon en hoquetant.

Drago le porta dans ses bras et s'approcha à nouveau de Daisy. La rage mutuelle qu'il y avait entre eux ne semblaient pas prête de s'éteindre. Sans état d'âme, Drago attrapa le plaid qui jonchait à présent le sol et en recouvrit Liam, puis il se retourna vers son épouse et dit d'une voix rauque et basse :

─ Je te laisse la nuit pour faire tes affaires. Les papiers du divorce sont sur la table. Quand nous reviendrons, demain, Liam et moi, je veux que tu sois partie et que le document soit signé.

Il tourna les talons et passa le pas de la porte. Avant de transplanner, et murmura :

─ Et tu souhaiteras bonne chance à Flint de ma part.


Aloooors ? Vous en pensez quoi de tout ça ?