Le reste de la réunion passa à une vitesse folle. M. Schuster avait décider de laisser un peu de temps à Kurt et Blaine pour décider quelle chanson ils allaient chanter pour leur duo. Dans la salle, Blaine avait toujours la tête appuyée contre l'épaule de Kurt et avait entrelacé ses doigts aux siens. Blaine ne se souvenait pas de ce que le professeur disait. Il ne se préoccupait de la déception de Rachel. Il ne pensait qu'à une chose :

-Mes parents ne seront toujours pas là, ce soir. C'est le cinquième jour d'affilé qu'ils me disent tous les deux qu'ils rentrent dîner et qu'à la dernière minute, j'apprends que, finalement, il ne viendront pas. Je commence vraiment à en avoir assez. Je suis sûr que je pourrais me faire entraîner dans une ruelle sombre par un maniaque qui me tuerait juste après que mes parents ne s'en inquiéteraient même pas. J'ai pas envie d'être encore tout seul, ce soir.

Soudain, la cloche a sonné, annonçant la fin du cours et sortant Blaine de ses pensés. Les élèves sortirent de la classe après que le professeur leur ai rappelé de bien se préparé et que les répétitions commençaient bientôt. Kurt et Blaine sortirent de la classe main dans la main sous le regard attendri de M. Schuster. Blaine savait qu'il n'avait presque plus personne dans sa vie, mais il se consolait toujours en se disant que, maintenant, il avait Kurt, son magnifique petit-ami. Justement, peut-être que ça pouvait être une solution pour éviter la solitude…

-Allez, tu sais aussi bien que moi ce que tu as envie de lui demandé… lui dit sa petite voix intérieure.

-Mon coeur ? demanda Blaine en passant la porte.

-Hm ? répondit Kurt distraitement.

-Je… je peux venir chez toi, ce soir ? Mes parents ne sont pas là et je… j'ai pas trop envie de rester seul.

-Okay, si tu veux. Tu pourrais même dîner, si tu veux. Mon père et Carole sortent et Finn va chez Rachel.

-Avec plaisir.

Blaine se pencha et embrassa chastement Kurt.

-T'es sûr que ça ne les dérangera pas que tu passes la soirée seul avec ton petit-ami ?

Blaine espérait que sa question ne fasse pas changer d'idée son petit-ami. Après tout, Kurt était son bonheur, sa joie, la seule personne qui lui restait. Il avait déjà un peu perdu contact avec ses amis de la Dalton Academy et ses autres amis de Westerville depuis son déménagement. Son frère, ça devait bien faire cinq ans qu'il ne l'avait pas vu. Ses parents, Blaine n'avait pas du tout envie d'y penser… Son coeur s'allégea lorsque Kurt lui répondit :

-Non, ne t'en fais pas. Si on promet d'être sage…

-J'ai hâte, alors. Je vais passer chez moi pour récupérer quelques trucs et je te retrouve chez toi plus tard ?

-Parfait.

Les garçons arrivèrent sur le parking du lycée, échangèrent un langoureux baiser, puis se dirigèrent vers leur voiture respective.

Quelques heures plus tard, Blaine était dans la chambre de Kurt. Ils avaient rit, parler et dîner ensemble en s'échangeant de petites caresses et quelques baisers. Après quoi, ils étaient montés dans la chambre pour se reposer et profiter l'un de l'autre encore un peu avant que Blaine parte… mais il n'avait pas du tout envie de partir. Blaine caressa le dos couvert de Kurt du bout des doigts, le faisant rougir frissonner de plaisir. Blaine aimait sentir Kurt frissonner son contact . Kurt passa sa main dans la nuque de Blaine et la caressa de son pouce, provoquant un sourire tendre et amoureux sur son visage. Le fils de médecin se rapprocha de son petit-ami et l'embrassa avec douceur.

-Qu'est-ce que tu attends, pauvre idiot ! Tu sais que tu en meurs d'envie. Tu meurs d'envie de toucher à sa douce peau couverte par trop de pelures. Tu crève d'envie de l'embrasser ailleurs que sur la bouche… tu sais bien : le cou, les clavicules, le torse…

Blaine écouta sa voix intérieure et petit à petit, le baiser devint de plus en plus passionné et enflammé. Blaine fit basculé Kurt sur le dos, passa ses mains sur sur ses hanches, ses flancs, son torse, ses épaules.

La température corporelle de Blaine monta. Il sentit quelques gouttes de sueur commencer à couler le long de son propre dos. L'ambiance feutrée et romantique de la soirée l'avait excité et d'avoir Kurt si près de lui, sentir sa chaleur et son souffle chaud contre son visage, s'en était trop pour lui. Jamais il n'avait ressenti un tel désir pour quelqu'un d'autre, jamais. Ça n'avait rien à voir avec de petits béguins passagers. La passion le rongeait et le désir de faire du bien à celui qu'il aime… c'était un sentiment indescriptible.

-Je, je… c'est trop BON ! Je ne sais pas du tout ce qui m'arrive, mais… j'ADORE ! pensa Blaine presqu'au bout de ses pensées claires.

Blaine quitta les lèvres rouges et enflées de Kurt pour aller poser les siennes dans son cou, ravager ce délicieux paradis de peau blanche. Kurt ne le repoussa pas, il semblait même adorer. Blaine se laissa donc aller à ses désirs. D'un sel coup, Blaine se senti transporté ailleurs, comme dans une autre dimension, une dimension qu'il ne pouvait atteindre habituellement que d'une seule façon : en se noyant dans les yeux d'océan de son petit-ami.

-Je t'aime, mon ange, murmura le fils de médecin contre la peau brûlante de Kurt.

Kurt ne lui répondit pas. Tout ce que Blaine entendit fût un gémissement de plaisir. C'était décidément le plus beau son qu'il n'avait jamais entendu. Le coeur de Blaine battait tellement fort qu'il en avait mal, mais il savait que ça ne lui dérangeait pas, puisque c'était pour une bonne raison.