Comme toujours, je commence par vous dire un petit bonjour accompagné d'un supra sourire Colgate que je vous laisse imaginez tout à loisir hihihi (c'est de pire en pire hein ?) Bref, voilà le chapitre 9 un peu plus court que les autres. Mais je l'aime bien ce chapitre Je vous laisse découvrir.

Sinon, yipaaaaaaa samedi j'pars en vacs youhouhouuu (cris façon Tigrou --) Une semaine au bord de la méditerranée ça va faire du bien

Je totalise à ce jour 40 reviews, près de 2000 lectures et une 100ène pour le dernier chapitre. (ce qui signifie qu'au moins 100 personnes lisent entièrement ma fic ? Ben vi, pourquoi ne liraient-ils que le dernier chapitre ? lol) Cela me donne donc 5 reviews sur 100 lectures au dernier chapitre. J'écris pour mon propre plaisir et si cela vous en donne aussi, tant mieux, donc atteindre un nombre inimaginable de reviews n'est pas mon "obscession". Mais quand je vois que 100 personnes lisent un chapitre et que seulement 5 me laissent leur avis, ça m'attriste un peu (eh oui, Alista malgré ses idées sadiques sait verser des larmes snif snif) Donc merdeuuuh, j'veux plus de reviews euuuh ! Mais si cela n'est pas le cas, ne vous inquiétez pas, je continuerai de publier quand même :) (chuis trop aimable et pourtant, j'aime pas les carottes xD)


RaR :

Lilli-Puce : Tu as eu exactement l'impression que je voulais (ouais, j'voulais vous choquer niark mdr) Je voulais quela scène avec la petite fille donne au moins un petit pincement au coeur pour montrer que Lizy a une grande part d'obscurité dans son coeur et qu'elle peut se révéler aussi insensible que Tom. (mais vous verez que parfois, elle est malheureusement trop sensible ! ;-) Merci pour ta review et bonne lecture :)

Elaia Gurialde : Tom était, est et restera cruel, je vous l'assure. Mais tout comme je l'avais expliqué dans les RaR du chap précédent, je voulais lui instaurer quelques faiblesses dont l'une est fûmer héhé et dont une autre est Lizy. J'espère que cela ne le rendra pas doux comme un agneau. Merci de me le dire si jamais cela arrive. J'y ferai des changements. Merci à toi aussi de laisser ton avis

Shana : Tu avoues que tu pensais à quelque chose de non-catholique ! mdr Sinon, toi aussi tu as eu l'impression que je désirais avec la petite fille (oui oui sadique je le répète) Lizy liée à Tom par leur âme, cela m'est rapidement venu à l'esprit quand j'ai commencé à écrire cette fic, je suis contente que cela te plaise :) Tu reçois le prix de revieweuse intensive depuis le début ! Congratulations clap clap clap (applause please) mdr. (de plus en plus bas dans le trou lalalala)

inconnue : Mais qui es-tu donc belle inconnue ? (bordel faut que je calme mes pulsions de tarée) Merci pour ta review, ça me fait très plaisir ! Bisous à toi aussi

Ginny360 : Ouais, toi aussi je t'ai fais pleurer ! (non peut être pas à ce point lol) Merci d'être revenue pour poster ta review, certains n'auraient pas pris cette peine lol ! Bonne lecture !


Une review s'écrit en peu de temps et fait énormément plaisir à l'auteur (à moi quoi merdouille xD) alors n'hésitez plus à muscler vos doigts sur votre clavier Je vous remercie intensément en vous envoyant des centaines de bisous tout baveuuux :)

Chapitre 9 : Invincibilité envolée

Un mois et demi plus tard…

- Bien, vous avez beaucoup évolué, félicita Rogue avec l'ombre d'un sourire. Je pense que vous parviendrez à présent à fermer votre esprit. C'est fou ce que vous avez appris vite. Vous n'êtes pas comme cet imbécile de Potter...

- Heureusement pour moi, dit Lizy en rangeant sa baguette dans une poche dans sa robe. Vous pensez que je pourrai voir Drago sans que le Maître ne s'en aperçoive ?

- Oui, mais soyez tout de même très prudente. Le Seigneur des Ténèbres est vraiment un légilimens hors pair. Faites attention de ne pas vous brûler les ailes.

- Entendu. Mais... est-ce que vous pourriez également m'apprendre la légilimencie ?

Rogue l'observa un instant et Lizy craignit qu'il réponde négativement.

- Vous ne la pratiquerez pas sur moi en tout cas, avertit-t-il. Il faudrait plutôt tester cela sur quelques Moldus.

- Vous avez des choses à me cacher ? demanda Lizy d'un air moqueur.

- Oui, je le crains.

Lizy eut un sourire.

- Mais je pense qu'il vaudrait mieux pour le moment vous axer sur l'occlumencie, reprit Rogue. Nous verrons pour la légilimencie plus tard.

- D'accord, abandonna Lizy. Et bien merci. Bonne soirée.

- A vous aussi.

Lizy lui fit un dernier signe de tête et sortit de la pièce situé au fin fond du manoir. Pendant deux mois, tous deux s'étaient cachés et Rogue lui avait appris à fermer son esprit. Voldemort semblait ne s'être rendu compte de rien. Il fallait également dire qu'il partait à présent des semaines entières. Cela attristait Lizy mais lui permettait également de s'entraîner. Les premières leçons avaient été très éprouvantes mais elle arrivait enfin à se concentrer et empêcher toute personne (enfin elle n'avait testé qu'avec Rogue) à pénétrer dans son esprit.

Elle se dirigea inconsciemment jusqu'au Grand Salon. Ses journées étaient un peu moroses car Keira était rentrée chez elle pendant quelques temps pour ne pas que ses parents la soupçonnent de quoi que ce soit. De plus, elle avait dû préparer son concours d'entrée au ministère. Etant donné que très peu d'attaques avaient eu lieu ces deux derniers mois et auxquelles ni Lizy ni Keira n'avaient participées, elles n'avaient pas encore été découvertes. Keira avait en revanche expliqué à sa famille qu'elle s'installerait avec Lizy dans quelques jours, début septembre. C'était en parti vrai, sauf qu'elles ne vivraient pas seulement toutes les deux ensemble. Malgré le fait qu'elle soit tout juste majeure, ses parents avaient acceptés à condition qu'elle leur donne de ses nouvelles de temps à autres. Lizy leur avait également envoyée une lettre pour s'excuser de ne pas être venue les voir, prétextant n'avoir finalement pas le temps.

Elle ouvrit les portes du Grand Salon et alla s'asseoir dans le fauteuil habituellement occupé par Tom. Il avait laissé trainer ses cigarettes sur la table d'à côté. Lizy en partageait une parfois avec lui mais elle ne trouvait en cela rien de très plaisant. Pour Tom, on avait en revanche l'impression que c'était aussi jouissif que de faire l'amour. Lizy eut un sourire en l'imaginant avec son expression d'extase avec un simple tube faisant sortir de la fumée. Elle agita sa baguette qui fit apparaître une petite horloge étincelante. Déjà plus de minuit. Déjà cinq jours que Tom était parti pour elle ne savait quoi faire. Elle ne s'en préoccupait même plus. Elle releva ses jambes contre son corps et se pelotonna dans le fauteuil. Elle se sentait épuisée. Elle ferma les yeux et doucement, elle quitta le monde réel en vu du monde des rêves.

Le lendemain, elle ne voulu pas ouvrir les yeux. Elle se sentait parfaitement à l'aise dans ces douces couvertures, la tête dans ce coussin moelleux.

" Mais... je suis remontée dans la chambre hier au soir ? se demanda-t-elle. "

Elle sentit une main courir sur son bras et se releva vivement, attrapant sa baguette posée sur la table de nuit, prête à attaquer. Elle brandit sa baguette et se retourna sur le côté, celle-ci tombant sur le coeur de...

- Tom ? Que... comment je suis arrivée là ? demanda-t-elle confuse.

- Tu m'as l'air bien agitée aujourd'hui, fit-il remarquer en lui retirant sa baguette des mains. La prochaine fois, je ne la déposerai pas à côté de toi.

- Mais... alors ? Tu peux me dire ? Je ne me rappelle pas m'être endormie ici.

- Non, c'est vrai, approuva Tom. Je t'ai retrouvé couchée négligemment dans mon fauteuil préféré. Pas que ça me gêne mais je n'aimerai pas que quelqu'un te touche.

- Alors c'est toi qui m'a amené ici ? demanda Lizy.

- Ouais, répondit Tom. Pas besoin de sortilège, tu es tellement légère. Je t'ai porté jusqu'ici, enlevé ta robe - il sourit - et couché auprès de moi. Je ne sais pas ce que tu as fais en mon abscence mais pour ne pas te réveiller, tu devais vraiment être très fatiguée.

- Oh, rien de particulier, tenta d'assurer Lizy.

Elle fit aussitôt en sorte de fermer son esprit.

- T'as pas vu d'autres hommes, hein ? demanda-t-il en se mettant au dessus d'elle.

- Tu ne te considères donc pas comme le plus fort sur tous les niveaux ? répondit Lizy avec un sourire.

Il plongea sa tête dans son cou laissant sur sa surface une suite de petits baisers.

- Alors ? insista Lizy.

Il releva sa tête vers elle et l'embrassa longuement. Elle finit par détourner la tête.

- Qu'est-ce qu'il y a ? questionna Tom.

- Pourquoi ne me fais-tu jamais part de tes sentiments ? Tu ne me fais donc pas confiance ?

Elle baissa les yeux un peu attristée.

Elle le sentit se lever et quitter le lit. Elle tourna la tête vers lui et vit qu'il s'habillait. Une fois terminé, il se dirigea vers la porte, prêt à sortir sans plus d'explications.

- Tom ! appela-t-elle d'un air indigné.

Il se retourna vers elle, le visage de marbre.

- Pourquoi fuis-tu ?

- Je ne fuis pas.

- Alors pourquoi ne réponds-tu pas à mes questions ?

Elle se leva et s'approcha de lui. Elle attrapa le col de sa chemise et le lui mit correctement. Il la regarda faire, ne sifflant mot. Enfin quand elle releva les yeux vers lui, il lui dit :

- Tu n'es pas heureuse comme ça ?

- Pas totalement.

Il passa une main sur sa joue.

- Dans ce cas, nous devrions peut être cesser de nous voir.

Lizy ouvrit de grands yeux et ne réagit même pas quand il ouvrit la porte et s'en alla. Mais elle réussit à se remettre les idées en place et courut derrière lui. Elle allait lui attraper le bras quand il se retourna, la tira vers lui et la serra fortement dans ses bras, la soulevant légèrement du sol. Des larmes apparurent dans les yeux de la jeune femme.

- Ne m'oblige plus jamais à dire ça, dit Tom dans un murmure. S'il te plait.

Il la reposa par terre, ses yeux jaugeant les siens.

- Je n'ai jamais voulu ça, se défendit-elle. Je veux simplement que tu m'ouvres ton coeur !

- J'ai mes secrets ma petite Lizy... et avoue-le, toi aussi tu veux me cacher des choses.

- Comment ça ?

Il enroula une mèche de ses cheveux autour de son index.

- Tu m'as interdis l'accès à ton esprit tout à l'heure. Je sais pourquoi tu es tant fatiguée à présent. C'est parce que tu as appris l'occlumencie et je sais avec qui...

- Je...

- Ne t'inquiète pas, il ne lui arrivera rien. J'avoue que... je n'aimerai pas qu'on regarde à longueur de temps dans ma tête.

Elle ne répondit rien même si elle avait envie de lui hurler que ce n'était pas trop tôt qu'il comprenne ça.

- Faisons comme ça, d'accord ? Je ne forcerai plus le passage de ton esprit si tu n'insistes pas non plus au niveau de tes questions. Tu peux m'en poser mais si je ne veux pas y répondre, pas la peine de réessayer plus tard.

- D'accord.

Elle releva les yeux vers lui.

- Tu dois juste savoir une chose.

Elle eut du mal à articuler, de peur qu'il le prenne mal.

- Oui ?

Elle cligna des yeux puis dit distinctement :

- Je t'aime.

Elle lui tourna le dos et retourna en courant dans sa chambre, ferma la porte derrière elle et, ne sachant pas vraiment pourquoi, se mit à pleurer à chaudes larmes.

Elle ne descendit pas de la journée. Il ne vint pas la chercher non plus. Elle lui trouva alors un abominable manque d'humanité. Les seuls moments où elle trouvait qu'il en avait, c'était lorsqu'ils faisaient l'amour. Elle devait le reconnaître. Il y allait toujours par des gestes précautionneux.

Elle commençait vraiment à avoir faim mais ne voulait en aucun cas descendre le rejoindre. Elle n'était pas faible. Malgré une sorte de soumission, elle avait sa fierté.

Il était plus de vingt et une heures quand la porte de la chambre s'ouvrit. Elle se tenait alors recroquevillée dans un coin de la chambre. Elle ne releva même pas la tête, de peur de croiser son regard. Elle sentit deux mains lui prendre ses bras et elle fut obligée de se relever. Mais il y avait quelque chose de différent. Elle ne reconnaissait pas là le parfum de Tom. Elle leva les yeux, moins haut qu'il ne le fallait avec Tom et ne tomba pas dans d'habituels yeux noirs, mais bleus acier. Elle ne sut pas vraiment ce qui la poussa à faire ça, mais elle enserra la taille de ce jeune homme et laissa sa tête reposer sur son torse, des larmes coulant à flots de ses yeux. Elle sentit une main appuyer sur sa tête avec douceur et le serra encore plus fort contre elle.

C'est à cet instant qu'elle compris qu'il ne pourrait jamais n'y avoir que Tom dans sa vie. Elle serait à jamais à lui, oui. Mais elle ne pouvait se résigner à ne voir personne d'autres, à ne serrer personne d'autres contre elle.

- Pardon, dit-elle les larmes perçant sa voix.

- Pourquoi t'excuses-tu ? demanda Drago très calme.

- Pardon de ne rien t'avoir expliqué... de... de t'avoir laissé tomber !

- Tu n'y pouvais rien, assura Drago qui la serrait toujours contre lui.

- Tu m'as tellement manqué ! J'ai tant besoin de toi ! dit-elle en se dégageant légèrement de ses bras.

Les cheveux de Drago avaient un peu poussés et il n'utilisait plus de gel pour les maintenir plaqués en arrière. Cette coiffure plus sauvage lui donnait encore plus de charme. Elle se retint cependant de lui faire remarquer que ça faisait un peu coupe à la Weasley.

- A moi aussi. Même si je te voyais chaque jour.

- Comment ?

Elle se retira complètement de ses bras.

- Je te surveillais jour et nuit.

- Jour et nuit ?

- Façon de dire, ajouta Drago. Dès que tu entrais ici, j'avais un minimum de dignité et je te laissais...

Il détourna les yeux. Il semblait à la fois honteux et irrité.

- Je... je voulais être certain qu'il se comportait bien avec toi ! se justifia-t-il.

Lizy ne dit rien, abasourdie de ne jamais avoir remarqué sa présence.

- Tu avais tout de même plus de caractère quand tu étais avec moi, fit remarquer Drago.

Elle leva un sourcil.

- Quand j'étais avec toi ? répéta-t-elle. Mais nous n'avons jamais été ensemble.

- Toujours façon de parler, reprit Drago de plus en plus irrité. On a quand même couché ensemble je te le rappelle !

Elle recula contre le mûr, commençant elle-même à s'énerver.

- Tu es venue pour me sermonner ? demanda-t-elle les dents serrées. Me dire que j'ai tort ? M'obliger à comprendre que Tom me malmène... qu'il me prend pour une catin !

Il lui attrapa violemment le poignet et l'obligea à le regarder.

- Ne t'en fais pas, dit-il ses yeux semblant lancer des éclairs, si c'était le cas, Voldemort ou pas, il l'aurait déjà payé très cher. Mais après, je ne peux pas assurer qu'il te considère comme une femme digne. Vous vous retrouvez un peu trop souvent à faire des galipettes.

- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Et d'ailleurs, toi, à Poudlard, tu ne prenais pas une fille pour une nuit pour ensuite la jeter comme une vulgaire chaussette ? Penses-tu donc qu'elles n'avaient aucun sentiment ?

- Ca n'a rien à voir ! coléra Drago.

- C'est exactement la même chose ! contredit Lizy. Et pourrais-tu avoir l'obligeance de me lâcher ? Tu m'fais mal !

Il la regarda dans les yeux et lui relâcha le bras d'un geste brusque et lui tourna le dos. Lizy se massa son poignet devenu douloureux.

- Peut être... peut être que Tom ne m'aime pas... commença Lizy, se blessant par ses propres paroles, mais il n'a que moi. Que moi qui est véritablement proche de lui, que moi avec qui il... avec qui il fait l'amour...

Il se retourna vers elle et lui dit à voix basse mais dure :

- Comment peux-tu le savoir ? Qui sait ce qu'il fait quand il n'est pas au manoir ? Je suis persuadé que tu ne le sais même pas !

Il venait de toucher un point sensible. Lizy se détourna de lui et alla s'asseoir sur le lit, se massant toujours le poignet.

- Il m'a dit qu'il allait vérifier le travail des Mangemorts et en recruter d'autres ! lança-t-elle.

- Vachement convaincant...

Elle lui envoya un regard meurtrier.

- Tu es venu pour me blesser, c'est ça ? Tu es venu me faire payer ! s'emporta-t-elle.

- Pas du tout, répondit-il prit de cours. Je n'ai nullement l'intention de...

- Pourtant, c'est ce que tu fais ! l'interrompit Lizy, furieuse.

Il s'approcha d'elle et prit ses mains dans les siennes.

- Non, je veux seulement te mettre en garde...

- Il n'est pas plus mauvais que toi envers les femmes ! Là, le seul changement c'est que toi, tu es amoureux de moi !

Ses propres paroles la paralysèrent et elle croisa de nouveau le visage de Drago qui ne semblait pas véritablement gêné pas ses paroles. Alors, comme si la scène se passait au ralentit, il prit lentement son visage dans ses mains et l'embrassa.

Une heure plus tard, elle était assise sur le tapis devant la cheminée du Grand Salon, celle-ci projetant des flammes n'ayant pour fonction que de baigner la pièce de ses lueurs. Pas besoin de feu chauffant fin août. Enroulé dans une fine couverture, elle mangeait lentement un sandwitch préparé avec soin par les elfes sans vraiment le savourer. A vrai dire, elle ne le mangeait que pour s'occuper les mains. Après avoir eu tant faim au cours de la journée, son appétit avait été coupé. Mais ce qui l'inquiétait, c'est le fait qu'elle ne se souvenait de rien après que Drago l'ait embrassée. Un véritable baiser d'amour... Elle l'avait sentie au plus profond d'elle-même. Puis rien. Elle ne savait plus de quelle manière elle avait réagit. S'était-elle énervée ? L'avait-elle frappée ? Ou n'avait-elle tout simplement pas réagis ? Elle se disait aussi que c'était dangereux pour lui qu'il soit venu la voir dans les appartements même de Tom... Mais apparemment, celui-ci était une nouvelle fois partis... sans rien lui avoir dit.

Lizy repensa à ses années passées à Poudlard. Elles avaient vraiment été pleines de bons moments, surtout quand sa mère était encore en vie. Elle n'aurait jamais supporter de recommencer une année sans dire au revoir à sa mère sur le quai... pourquoi avait-elle cet horrible pouvoir d'aimer ?

Et que pensait Tom d'elle à présent ? Qu'elle n'était qu'un être faible doté d'amour pour un homme sans pitié comme lui ? Et qu'éprouvait-elle exactement pour Drago...? Elle ne savait plus...

Les portes de la pièce s'ouvrirent soudainement à la volée. Lizy sursauta et s'empressa de se relever. Un cris étouffé sortit de sa bouche.

- Ah, Lizy, tu es là...

- Tom ! Mais que t'est-il arrivé ? demanda-t-elle prise d'angoisse.

Elle lui prit le bras et l'aida à s'asseoir.

- Mais tu es blessé ! s'exclama-t-elle en voyant sa main couverte de sang après l'avoir passée dans le dos de Tom. Tu ne peux pas rester comme ça !

- Va chercher Rogue... souffla-t-il, ses yeux se perdant dans le vide.

- Oui, j'y vais ! Surtout ne ferme pas les yeux !

Elle sortit en trombe de la pièce et partit à la recherche de Rogue. A cette heure là, il ne pouvait être que là bas. Elle courut en direction de la pièce où Rogue le lui avait enseigné l'occlumencie - et qui était en fait une partie des appartements de Rogue - et frappa sans retenue à la porte.

- Oui, j'arrive, dit une voix à l'air exténuée derrière la porte.

Celle-ci s'ouvrit et Lizy ne pu s'empêcher d'être choquée par les rides profondes creusant son visage déjà si mince.

- Que vous arrive-t-il à une heure pareille ? interrogea-t-il.

- Le maître est rentré blessé ! répondit Lizy d'une traite.

Il ne prit pas le temps de lui en demander plus et la suivit à pas rapides jusqu'au Grand Salon.

- Maître ? Que s'est-il passé ? demanda Rogue en s'approchant de Tom pour voir son état.

- Quelle honte ! dit simplement Tom en se relevant pour montrer sa blessure. Me faire avoir par un... par un...

- Un quoi ? le pressa Rogue.

- Par un Moldu ? intervint Lizy.

Les deux hommes tournèrent les yeux vers elle d'un même mouvement.

- C'est une blessure créée par un katana, n'est-ce pas ? continua-t-elle.

Elle avait toujours été passionnée par ce genre d'armes. Bien qu'elle ne l'aurait avoué pour rien au monde, elle aurait aimé étudier les Moldus pendant qu'elle était à l'école. Mais cela aurait souillé la maison du noble Serpentard. Elle l'avait donc étudié en cachette, avec des livres.

- Oui, c'est ça, approuva Tom dont on aurait pu penser qu'il répondait positivement par peur de se faire passer pour un ignorant. Mais après tout, il avait grandit dans un orphelinat Moldu, il devait savoir beaucoup de choses sur eux.

- Une blessure non magique ? s'étonna Rogue. Comment vais-je faire pour le soigner ?

- On a qu'à l'emmener dans une clinique Moldue, suggéra Lizy avec un sourire narquois.

- Lizy, c'est pas le moment de rire ! s'offusqua Tom.

- Désolée, c'était plus fort que moi.

Elle ignorait pourquoi, mais le fait que ce soit une blessure de Moldu rendait la situation bien moins effrayante qu'elle ne l'était à son arrivée. Ce fut là la même erreur que celle de Tom.

- Je pense que ça devrait marcher avec un sort qui referme les blessures, dit Rogue.

- Alors agis au lieu de réfléchir à haute voix ! s'énerva Tom.

Rogue ne se fit pas prier et s'exécuta. Le blessure était vraiment profonde et il lui fallu trois bonnes minutes pour la refermer totalement. Cela laissa tout de même une fine cicatrice.

- Voulez-vous une potion pour calmer la douleur ? proposa Rogue.

- Oui...

Rogue acquiesça d'un signe de tête, indiqua qu'il allait préparer cela et sortit de la pièce. Tom se mit la tête dans les mains.

- Quel affront, reprit-il. Par un être inférieur !

Lizy s'agenouilla devant le fauteuil où il était assis et l'obligea à retirer ses mains de devant son visage.

- Tu sais, pendant une seconde, j'ai cru que tu pleurais, dit-elle avec un sourire.

- Ne dis pas n'importe quoi, je te pris ! dit-il en retirant ses mains des siennes.

- Dommage, j'aurai aimé te consoler, poursuivit-elle.

Il l'observa un moment avant de sourire.

- Je n'ai jamais pleuré de toute ma vie, je ne vais pas commencer maintenant.

- Jamais jamais ?

- Peut être une fois ouais, quand j'étais gosse.

Elle éclata de rire.

- Qu'est-ce qui a de drôle ? demanda Tom irrité.

- J'avais peur que tu n'ais vraiment aucune humanité ! déclara-t-elle.

- Tu penses vraiment que si je n'en aurai pas, je me contenterai de toi ? lança-t-il.

Lizy fut piquée au vif.

- Alors c'était vrai, tu couches avec d'autres filles, j'en étais sûre ! s'écria-t-elle en faisant semblant de pleurer à grand bruit, ce qui ne lui était pas naturel.

- Je viens de te dire le contraire ! s'opposa Tom. Et comment ça, t'en étais sûre ?

A cet instant, quiconque serait entré dans la pièce se serait cru plonger dans un mangas dramatique.

Elle releva les yeux vers lui et reprit ses mains dans les siennes.

- Tom, dis moi dans les yeux qu'il n'y a que moi dans ta vie...

Il descendit du fauteuil et s'agenouilla face à elle.

- Lizy, il n'y a que toi dans ma vie.

Il la rapprocha alors de lui et la serra fortement dans ses bras si bien que, quand Rogue revint avec la potion, il se contenta de la poser sur une table à l'entrée de la salle puis ressortit en hâte.

- Dès que j'aurai retrouvé toutes mes forces, commença Tom semblant gêné d'être faible en cet instant, je te donnerai une partie de moi. C'était ce que tu voulais, non ?

Elle se retira de ses bras, plaçant les siens autour de son cou.

- Je veux ce que tu veux toi.

Il la rapprocha de nouveau de lui et scella alors sa promesse par le plus beau baiser qu'il était capable de donner.