LA DECLARATION DE GUERRE


Avertissement : J.K. Rowling est une déesse et tous les personnages lui appartiennent. L'auteur de cette fanfiction est Jeconais, que nous remercions de nous avoir accordé les droits de publication en français.

Equipe de traduction : Ann de Montréal, Alana Chantelune, Alixe, Beru, Clopinette , Ellula, Eva, Fenice, FiD, Gaby, Glurb, Herisson, m4r13, Paeslee, Popoyo, Steamboat Willie, Ttazz, Vert, Whizzbee


Chapitre 10 - partie 9 / 12 : Loups-garous, gobelins et dragons, Maman !


De : Minerva

A : Albus

Cc : Severus, Pomona, Filius

Objet : Qu'est-ce qu'on a fait ?

Est-ce qu'on a fait ce qu'il fallait ? Ou avons-nous été pris dans un moment d'hallucination collective ?

Min.


De : Le gnome

A : Aptitudes supérieures

Objet : Re: Qu'est-ce qu'on a fait ?

Je crois qu'on s'est engagés dans ce qui sera peut-être la chose la plus importante depuis que Godric, Rowena, Helga et Salazar se sont rencontrés un matin et ont dit « Hé, j'ai une idée : si on ouvrait une école ? »

Je ne sais pas où ça va, ni où ça finira, mais je sais reconnaître une épiphanie quand elle se produit.

Et le fait même que cette épiphanie ait été une leçon enseignée par un animal que l'on considère comme, disons, idiot, renforce cette impression.

Filius.


De : Sev

A : Les autres membres de l'équipe Poudlard

Objet : Re(2): Qu'est-ce qu'on a fait ?

Fil a raison. Quand on a fait venir les dragons ici pour la première tâche, je n'ai pas eu l'idée d'utiliser la Légilimancie sur eux, malgré ma tendance à l'utiliser tout le temps. Pourquoi ? Parce que ce sont des animaux sans cervelle, non ?

Et mon attitude est-elle représentative ? Oui, j'en suis convaincu.

Je me suis souvent demandé si l'une des raisons pour lesquelles j'ai envisagé de rejoindre l'Impuissant des Ténèbres n'était pas une envie inconsciente de changement.

Finalement, j'ai accroché mon wagon à un autre meneur charismatique ; mais cette fois, il n'y a ni marque d'appartenance, ni magie noire, mais quelque chose de beaucoup plus insidieux. Je lui ai volontairement offert mon âme.

Sev - qui va se jeter au lit, parce qu'il a un match de Quidditch demain - alors dépêchez-vous de nous dire ce que vous en pensez, Albus, Pompom.

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S'oppose à l'Impuissant des ténèbres depuis 15 ans.


De : Pomona

A : Sev l'endormi & les autres

Objet : Ce que j'en pense

Il y avait de la magie dans cette pièce, une magie profonde et personnelle, ce genre de magie dont on ne parle que, parfois, dans les contes de fées.

J'en veux, j'en veux plus ; je veux en faire partie, je veux la ressentir.

C'est tout

P - c'est à vous, Albus.


De : Le directeur de Poudlard

A : Les autres suiveurs

Objet : Ce soir

Pendant très longtemps, j'ai été le plus puissant utilisateur de magie du monde. Je ne la ramène pas ; c'est juste un fait.

Mais alors, Voldemort est revenu, et j'ai été l'un des deux plus puissants. Puis Harry a grandi, et je suis l'un des trois.

Et je reviens sur toutes ces années, sur la façon dont j'ai utilisé ma puissance, et j'ai honte. J'ai grandi dans le même monde que vous autres, et je n'ai jamais remis en question ce qui est normal, je n'ai jamais vraiment regardé sous la surface. J'ai vaincu un Mage noir, et j'ai été plus ou moins responsable de l'arrivée du suivant par mon inaction.

J'ai des cauchemars où ce qu'a vécu Harry chez les Dursley le fait basculer dans les Ténèbres.

Mais cette nuit - cette nuit, Harry m'a offert la rédemption. Il a proposé une vision si large et si pure que j'en avais le souffle coupé. Il m'a montré comment agir pour la postérité, non seulement en abattant Voldemort, mais en nous assurant qu'il ne pourrait plus y avoir un humain qui tente de prendre le pouvoir aux dépends de tous les autres.

Il m'a offert l'immortalité.

Et je crois que tout le monde, dans cette pièce, s'est retourné sur sa vie et ses réussites, et a ressenti le même manque que moi.

Mais nous n'avons pas rejoint Harry, nous avons rejoint son idée, et le pouvoir d'une idée est plus grand que toute la magie du monde.

Albus.

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Enchanteur en chef du Magenmagot, Manitou suprême de la confédération internationale des Sorciers


De : Severus

A : Albus

Cc : Minerva, Pomona, Filius

Objet : Re: Ce soir

N'oubliez pas, Albus, que même si vous pouvez avoir fait des erreurs sur l'échelle éternelle qu'est celle de la justice, vos actes vous classent largement du bon coté.

Severus.

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S'oppose à l'Impuissant des ténèbres depuis 15 ans.


De : Charlie

A : Bill (et Fleur)

Cc : Tonks

Objet : Nos excuses à Harry

Les gars,

Je vais avoir besoin de vous ! J'ai l'idée ! J'ai discuté avec Crenth, et il m'a dit qu'il nous fournirait des écailles de dragon toutes fraîches - pas des trucs pourris, des superbes écailles toutes neuves !

Avec ça, nous pourrons lui faire des fringues à tomber par terre, et qui l'aideront contre Voldemort !

C.

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Draconis dominium


De : Bill

A : Ma fiancée, Charlie et Tonks

Objet : Tu ! utilises ! trop ! de ! points ! d'exclamation !

Ça a l'air d'une bonne idée. Fleur et moi connaissons des sortilèges qui renforceront cette protection.

Il faut faire vite, cependant : il en aura besoin rapidement.

Maintenant, au lit !

On a un match de Quidditch à gagner demain !

B - qui peut les utiliser lui aussi.


Le jour du match de Quidditch fut encore une journée magnifique dans le long été indien que Poudlard savourait.

Il n'y avait pas un nuage dans le ciel, et une douce brise rafraîchissait agréablement l'atmosphère.

Au-dehors, les gens avaient déjà commencé à se rassembler pour le match de Quidditch amateur. Les officiels du ministère et quelques petites célébrités jouaient des coudes pour avoir des places près des journalistes, tandis que Filius, Minerva, Pomona et Albus renforçaient les tribunes.

Harry les regardait en souriant depuis son balcon.

- Ça semble loin, fit Ginny, le moment où tout ça a commencé.

- C'était une autre vie, Gin. Et je suis heureux qu'elle soit finie. Je serai tellement plus heureux quand tout ça sera terminé et quand je pourrai vivre enfin mon adolescence.

Ginny le provoqua un peu :

- Moi aussi. Peut-être que tu arrêteras de t'endormir sur moi.

- Qui s'est endormi sur l'autre la nuit dernière ?

Ginny chassa le reproche de la main.

- On parle de tes fautes, pas des miennes.

- Aaaah, dans ce cas, Ô pure jeune fille, dans votre mansuétude, écoutez ma prière et pardonnez mon incompréhensible manque d'attention.

- C'est mieux comme ça, gloussa-t-elle. Prêt pour le match ?

- Absolument ! Je suis impatient de rejouer. Ça fait une éternité depuis mon dernier match.

- Tu vas me dire qui est dans l'équipe ?

- Je ne te l'ai pas dit ? Alors il y a...

On frappa à la porte, et un troupeau d'amis entra.

- Vous tombez presque aussi mal que ma mère, grogna Ginny.

- Désolée, répliqua joyeusement Blaise, qui n'avait pas du tout l'air désolée. Mais comme vous n'êtes pas descendus déjeuner, et s'est dit que vous seriez là et on a décidé de venir. Dobby va amener à manger dans quelques minutes.

- Prenez un siège, dit Harry, et admirez le spectacle. À la base, c'est juste des journalistes et des gens qui veulent qu'on parle d'eux.

- Harry, tante Amélia a dit qu'elle arriverait une heure avant le coup d'envoi et qu'elle viendrait en force.

- Parfait. J'espère seulement que Voldemort ne va pas attaquer, j'ai trop misé sur le fait qu'il n'attaque pas pour être vraiment tranquille.

- Tu penses qu'il pourrait le faire ?

- Seulement s'il est complètement idiot ou s'il se méfie de l'information que je lui ai fait parvenir.

- Et tu vas nous dire comment tu la lui as fait parvenir ? demanda Blaise.

- Chaque chose en son temps.

Blaise se renfrogna.

- C'est une sacrée réponse de Serpentard, ça, Potter.

- Je sais...

Harry s'interrompit : Dobby était arrivé, portant des plateaux de nourriture fumante, et venait de placer le plus grand plat devant lui.

- Harry Potter a besoin d'énergie, asséna-t-il. Quelques elfes ont entendu Monsieur Harry Potter hier soir, et ils commencent à penser que Dobby a peut-être raison.

- Ah, bien, approuva Harry, étonné.

- Dobby dit toujours que Monsieur Harry Potter est un grand et puissant sorcier, conclut Dobby avant de disparaître.

- Il va falloir que tu m'aides avec les Ronflaks, dit Luna en commençant à manger. Si quelqu'un peut les trouver, c'est toi.

- Tu crois ?

Luna confirma avec enthousiasme :

- Ils aiment les mâles bruns aux yeux verts.

- Moi aussi, souffla Ginny.

- Vous savez, ça pourrait faire des vacances sympas, proposa Harry. On prend tous quelques-unes de ces tentes de sorciers et on passe des vacances à se balader à travers l'Europe en les cherchant.

- Ça a l'air cool, approuva Padma.

- Ouais, ajouta Parvati. Et avec une bonne tente, ça ne sera pas vraiment spartiate.

- Alors, ça nous fait un programme pour l'été ? interrogea Lavande.

- Si Voldemort est mort, nos parents seront d'accord, pronostiqua Blaise.

- Alors, c'est dit. Je transmettrai à Ron et Hermione.

Ginny sourit à Luna et reprit :

- Heureuse ?

Luna approuva violemment de la tête, et sa baguette tomba de sur son oreille.

- Extrêmement.


- Mesdames et messieurs, bienvenue à Poudlard pour ce match spécial. Je suis Lee Jordan, votre hôte pour le divertissement de cet après-midi. À coté de moi, comme toujours, la charmante Professeur McGonagall qui, pour une fois, ne va pas me reprocher mes commentaires orientés contre les Serpentards puisqu'ils ne jouent pas aujourd'hui. Ils sont, bien sûr, représentés en la personne du professeur Severus Rogue. Le professeur Rogue était Poursuiveur en son temps, et a aidé la maison Serpentard à remporter quelques remarquables victoires contre les autres équipes, y compris Gryffondor où deux de ses équipiers d'aujourd'hui jouaient. Comme Batteurs, nous avons Remus Lupin, le meilleur professeur de Défense que nous ayons eu, et Sirius Black, qui s'est remis de sa longue incarcération à Azkaban. Pour le reste, nous savons que Harry Potter et Ginny Weasley jouent, mais nous ne connaissons pas les noms du dernier Poursuiveur et du Gardien.

Passons à l'autre équipe, où nous avons Weasley, Weasley, Weasley, Weasley, Weasley et Weasley !

- Lee !

- Désolé professeur, je n'ai pas pu m'en empêcher. Plus sérieusement, nous avons les six frères Weasley et la superbe Alicia Spinnet. Je ferai l'inventaire de leurs postes plus tard, mais je crois qu'il est temps de rappeler les faits. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Ginny Weasley et Harry Potter ont commencé à sortir ensemble, et vous ne trouverez pas un couple plus mignon de ce coté-ci de l'Atlantique. Les garçons Weasley, ignorant que Harry Potter est, pour citer quelques amies féminines, «chaud, plein aux as, avec un corps à tomber, et respectable par-dessus le marché», ont décidé qu'ils ne voulaient pas que quiconque sorte avec leur petite sœur. Ils ont même réussi à ne pas remarquer qu'elle était devenue assez grande et assez puissante pour s'occuper d'elle-même.

Donc, pour éliminer Harry, ils lui ont joué un tour. Malheureusement, le seul effet de cette blague et été d'augmenter le taux d'œstrogènes dans la Grande Salle et, en même temps, d'énerver Harry.

Bon, quand Harry s'énerve, des choses arrivent. Il a libéré son parrain, l'infâme Sirius Black, et sauvé Severus Rogue des griffes de l'Impuissant des Ténèbres lui-même. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il a reporté son attention sur les Weasley. Une blague plus tard - qui, au passage, a été filmée de bout en bout, les tirages sont disponibles au Bureau de Presse de Poudlard et les bénéfices sont reversés à Ste Mangouste - il s'est débrouillé pour les entraîner dans un show sur un vieux classique du disco moldu. Il a terminé en proposant ce match comme une façon de mettre fin aux farces. La fin des farces, c'est quelque chose qu'on apprécie tous. Poudlard a souffert sous le joug de quelques grands farceurs et, je peux en témoigner personnellement, ne pas oser déjeuner de peur de se transformer en animal n'est pas toujours amusant. J'ai fait un sondage chez les élèves de Poudlard, et ils soutiennent tous Harry contre les Weasley qui, heureusement, ont fini par grandir et ont retiré l'enjeu du match. Donc, qu'est-ce qu'il nous reste ?

Eh bien, l'équipe Weasley, avec Alicia, est un groupe de haut niveau. Souvent appelés «La première famille du Quidditch», ils ont une extraordinaire carrière scolaire derrière eux. Bill et Charlie ont reçu des propositions professionnelles - même si l'honnêteté doit me faire rappeler que la proposition de Bill concernait un poste de remplaçant. Malheureusement pour le sport en général, leur amour pour l'Égypte dans le cas de Bill et des dragons pour Charlie leur ont fait décliner ces offres. Ensuite, nous avons Percy, qui se définit comme le maillon faible de l'équipe mais, avec cette famille bien au-dessus de la moyenne, tous les espoirs sont permis.

Ensuite, nous avons les meilleurs Batteurs de Gryffondor depuis Remus et Sirius, les propriétaires de l'incroyable succès «Bièraubeurre Originale du Brave Abe», Fred et George Weasley !

Lee marqua une pause tandis que le stade explosait d'encouragements.

- Enfin, reprit-il, nous avons le Gardien actuel de Gryffondor, Ron Weasley. Il a le record du plus petit nombre de buts encaissés ces dix dernières années. Pour en finir avec cette équipe, leur amie et ancienne coéquipière à Gryffondor, Alicia Spinnet qui, bien que clamant haut et fort son dégoût du but initial de ce match, savoure maintenant ce qui devrait rester une occasion très spéciale. Et voici l'équipe Weasley, dans les maillots de Gryffondor. Poursuiveurs : Bill, Percy et Alicia ; Batteurs, Fred et George ; comme Gardien, Ron, et comme Attrapeur, le célèbre Charlie !

Sept traits rouges et or jaillirent des vestiaires, tournoyant autour du terrain sous les applaudissements enthousiastes. Lee se tut et baissa les yeux.

- Et je viens de recevoir un Mmail, j'espère que c'est l'équipe Potter.

Il ouvrit le Mmail et l'excitation envahit son visage.

- Mesdames et messieurs, permettez-moi d'affirmer que, même s'il n'est pas très raisonnable de parier, ceux d'entre vous qui ont misé sur l'équipe Potter devraient adorer ce match. Je sais que je vais joyeusement dépenser mes gains ce soir ! Comme Poursuiveurs, nous avons Severus Rogue, Ginny Weasley et... (Il se tut pour regarder les visages des Weasley, alignés devant lui.) Harry James Potter, finit-il à la surprise générale. Comme Batteurs, nous avons Remus Lupin et Sirius Black. Comme Gardien, venant du club de Flaquemare, un bon ami de Harry Potter, ancien capitaine de l'équipe de Gryffondor, Olivier Dubois !

La foule cria son extase, tandis que les Weasley se regardaient nerveusement.

- Et pour en finir, un autre ami de Harry, prêté par les Vautours de Vrasta, l'Attrapeur de la Coupe du monde, Viktor Krum !

La foule poussa un nouveau hurlement, tandis que les sept joueurs entrèrent en volant sur le terrain, dans des uniformes gris clair, avec une bande de couleur pour chaque maison de Poudlard sur le flanc. Lavande et Parvati avaient passé des heures à créer ces tenues élégantes pour les distinguer des Gryffondor Weasley, tout en montrant l'unité de l'école - un des thèmes favoris de Harry. Viktor et Olivier saluaient la foule, un large sourire aux lèvres. Ginny et Harry montèrent jusqu'aux Weasley.

- Salut, dit joyeusement Harry.

- Bon sang, Harry, soupira Ron. Dubois et Krum ? Pas étonnant qu'Hermione m'ait souri toute la journée.

- Je n'aime pas perdre.

- Mais je n'ai accepté de jouer que pour te tester, gémit Charlie.

Harry lui fit un clin d'œil.

- Désolé, Charlie, tu n'es pas le bon Weasley.

Charlie le regarda méchamment.

- Messieurs les Capitaines, appela madame Bibine.

Bill descendit, imité par Ginny.

- Pas Harry ? demanda-t-il.

Elle remua la tête.

- Pas cette fois-ci. Il a dit que je serais meilleure.

- Tu sais que le résultat n'a plus d'importance ?

- Bien sûr. Enfin, à part pour l'honneur.

Bill gloussa.

- D'accord, demi-portion. On ne va pas redescendre sans se battre.

- J'en attendais pas moins, conclut Ginny, et le Vif d'Or fut lâché.

- Et le match commence, jaillit la voix amplifiée de Lee par-dessus les cris de la foule. Espérons que ce sera du grand Quidditch !

Remus retourna son balai, récupérant en douceur le Cognard qui volait vers lui, et le passa à Sirius, qui le frappa de toute sa violence pour l'envoyer vers Percy.

Percy esquiva, mais perdit de vue le Souaffle alors qu'on le lui passait. Ginny le contourna et attrapa la balle, la jeta vers Harry, qui la passa à Rogue, qui fit un tonneau barriqué avant de tirer vers Ron. Le Souaffle lui échappa, dix points pour l'équipe de Harry.

Les trois Poursuiveurs applaudirent en reprenant leurs positions. Plus haut, Charlie et Viktor se livraient un duel farouche, Viktor tentant d'envoyer Charlie labourer le sol. Le monteur de dragons réussit à se redresser, et poussa le Bulgare de telle façon que celui-ci dut virer brutalement pour éviter Olivier. Dans la confusion, Bill passa à Alicia, qui égalisa.

- Mon gars, cria Sirius en interceptant un Cognard qui visait Olivier, c'est le pied !

Il resta à proximité d'Olivier, au cas où quelqu'un renverrait le Cognard.

- T'as raison, répliqua Olivier en bloquant une autre attaque, passant le Souaffle à Harry. Potter est presque aussi bon Poursuiveur qu'Attrapeur, et vous allez presque aussi vite que des professionnels. C'est un vrai régal de pouvoir jouer sans se prendre la tête !

- Et le résultat n'a pas d'importance, ajouta Remus en rejoignant Sirius pour une défense en double batte qui partit droit sur les jumeaux Weasley, les obligeant à plonger hors du chemin.

Sirius fila à gauche et renvoya le second Cognard sur Percy.

- Pour des vieux, vous vous en sortez plutôt bien, grogna Olivier. Potter, feinte à gauche !

C'est précisément ce que fit Harry, bien qu'il n'ait pu entendre Olivier de l'autre bout du terrain, et il marqua dix points de plus. Il salua la foule et mima un baiser à Ginny.

Elle sourit, puis plongea rapidement tandis que Charlie et Viktor recommençaient leur chasse folle, tous deux tenant à peine leurs balais et utilisant les autres joueurs comme obstacles dans leur course.

Harry eut un mouvement d'envie, puis recula pour intercepter Percy. Il réussit, mais Percy se déchargea sur Bill, qui feinta et marqua.

Les cris de la foule rappelaient constamment que les gens étaient là pour s'amuser. Dans les gradins, c'était le coup de feu pour les étudiants qui distribuaient de la Bièraubeurre pour le compte de Fred et George. Ils touchaient une commission intéressante et vendaient autant qu'ils le pouvaient. Les petites amies des garçons Weasley étaient assises ensemble, avec Juanita, appréciant le match. Leurs encouragements étaient assez équitables, la fidélité à leurs amoureux les poussant à soutenir les Weasley tandis que leur loyauté envers Harry et Ginny leur faisait encourager aussi l'autre équipe.

Tonks était au travail, avec un contingent d'employés de bureau qui se demandaient pourquoi ils étaient payés pour regarder un match de Quidditch dans des capes d'Aurors ; mais, celles-ci étant chauffantes et climatisées, personne ne se plaignait vraiment. En fait, on avait l'impression que les Aurors étaient venus en force. Lucius Malefoy était assis à coté de Cornélius Fudge, les lèvres tendues en un sourire méprisant. À son coté, Narcissa cherchait Drago dans la foule.

Les élèves - enfin, ceux qui n'était pas employés par Fred et George - étaient assis ensemble, oubliant les rivalités entre maisons et encourageant Harry et Ginny - pas parce qu'ils détestaient les Weasley, mais parce que beaucoup d'entre eux, anciennes victimes de Fred et George, étaient impatients de savourer une petite revanche.

Viktor s'éloigna de Charlie et fit signe à Ginny, qui demanda un temps mort. Tous les joueurs atterrirent.

- Harrrry, expliqua Viktor, Charrrlie vole vrrraiment bien. Pour le battrrre, je dois jouer en prrrofessionnel, mais j'ai un match marrrdi. On devrrrait échanger.

- Ça ne te gêne pas de jouer Poursuiveur ?

- Je suis un bon Pourrrsuiveur. Un bon joueur de Quidditch. J'aime combattrrre Charrrlie, mais j'ai promis à mon entrrraîneur de ne pas trrrop pousser.

- J'apprécie ta franchise, Viktor.

- C'est rrrien, c'est le meilleurrr pied que j'ai prrris depuis un moment. Maintenant, va attrrraper le Vif et laisse Krrrum voler avec la jolie Pourrrsuiveuse, conclut-il avec un clin d'œil.

- Viktor, provoqua Rogue, je ne savais pas que vous y faisiez attention.

Viktor le regarda et éclata de rie.

- Ça m'a prrris du temps, admit-il. Allez, allons battrrre les gars qui s'occupent des affairrres des autrrres.

Les équipes reprirent l'air.

- On dirait qu'il y a eu un échange, signala la voix de Lee. Viktor Krum passe Poursuiveur et Harry devient Attrapeur.

- Viktor pense que tu es trop bon, expliqua Harry en rejoignant Charlie. Il a dit qu'il devait y aller à fond, et comme il le fait gratuitement, il ne veut pas être hors d'état pour le prochain match.

- C'est un sacré compliment, j'arrivais à peine à le suivre la plupart du temps. Comment tu l'as amené à jouer ce match ?

- J'ai demandé gentiment. Bon, t'es prêt à me montrer pourquoi on me compare tout le temps à toi ?

- Attrape-moi si tu peux, rétorqua Charlie en partant droit devant lui. Harry lança son balai à pleine vitesse et le suivit dans une spirale descendante. Il sourit, remarquant qu'il lui était bien plus facile de voler ainsi désormais. Comme faucon, il pouvait voler encore plus vite, et monter Gwyneth l'avait mené à des vitesses irréelles.

Il dépassa Charlie et redressa tranquillement à la dernière seconde, ses pieds frôlant la pelouse, avant de remonter en chandelle à travers les cieux. Il se pencha en avant, suivant une parabole qui lui donna une impression d'apesanteur complète, avant de repiquer vers le sol, aussi vite qu'auparavant, enchaînant avec une boucle inversée qui amena sa tête à caresser l'herbe ; puis il fit un demi-tonneau et repartit en chandelle avant de s'arrêter paresseusement.

Il jeta un coup d'œil autour de lui. Tout le monde le regardait.

- Quoi ?

- Tirez, cria Olivier. On pourra s'émerveiller sur son vol plus tard !

Rogue s'ébroua et suivit le conseil.

- Tu disais ? demanda Harry quand Charlie le rejoignit.

- Où tu as appris à faire ça ?

- Faire quoi ?

- Te sortir de ces mouvements ! Tu volais à pleine vitesse et tout le monde croyait que tu allais te tuer ! Une boucle inversée à fond ? Comment tu as fait pour ne pas tomber ?

Harry haussa les épaules.

- C'était pas si rapide. J'ai déjà volé bien plus vite.

- C'était salement rapide, Harry. Si jamais tu décides de devenir pro, il va falloir redéfinir le rôle de l'Attrapeur ! Je ne sais pas comment tu tiens à l'envers, la gravité doit être énorme ! Je vais devoir voler longtemps avec Crenth pour m'habituer à ce genre de vitesse avant d'essayer.

- Gwyneth allait beaucoup plus vite, dit Harry en se détendant un peu. Une fois que tu as franchi le mur du son, tu as l'impression de te traîner sur ces balais.

- Sur un Éclair de feu, se traîner... murmura Charlie. Bon, j'aime bien papoter avec toi, mais j'ai un Vif d'Or à attraper.

Il fit virer son balai et fonça vers les buts adverses.

Harry jura et le suivit plein gaz ; Petit à petit, il arriva à rattraper Charlie, qui serpentait entre les joueurs et sous les tribunes, à la poursuite du Vif d'Or. Harry le collait sans aucune peur, tandis qu'ils contournaient des barres de bois, avant de surgir à nouveau en plein air.

Charlie poussait son balai à la limite de ses possibilités, les yeux fixés sur le Vif. Il hésita lorsque Ginny lui coupa la route, puis dévia vers la droite pour éviter les deux Cognards qui fonçaient sur lui. Harry n'en demandait pas plus : il se précipita et attrapa le Vif, quelques centimètres devant la main désespérée de Charlie.

Harry leva une main triomphale, puis plongea brutalement pour éviter les anneaux des buts. Il atterrit, immédiatement embrassé par une Ginny extatique. Il lui rendit son étreinte et s'approcha des autres.

- Beau match, les gars ! Sans Ginny et ces Cognards, Charlie l'aurait eu !

Remus et Sirius se regardèrent joyeusement.

- C'est une leçon pour toi, Harry, dit Rogue. Tu t'entoures de bons joueurs, tu joues pour eux, et ils te renverront l'ascenseur en t'aidant à t'en sortir aussi.

- Severus, coupa Sirius, tu es meilleur Poursuiveur que dans mon souvenir.

- Minerva m'a aidé...

- Minerva ? demanda Harry. Hé, je viens d'avoir une idée pour épicer l'année prochaine.

- Ah ?

- Une équipe de professeurs.

Rogue sourit :

- J'aime l'idée.

- Olivier, dit Harry en étreignant son Gardien, c'était un régal de jouer de nouveau avec toi.

- Tout le plaisir fut pour moi, Harry. Et c'était super d'être dans la même équipe que Viktor Krum !

- Krrrum est inquiet. Si tu décides de jouer prrro... Pfft ! fit Viktor en balayant l'air de la main. Je ne peux pas voler comme ça !

Harry lui donna une grande tape dans le dos.

- Tu sais quoi ? Dès que ce bordel avec l'Impuissant des Ténèbres est fini, je te montre comment j'ai fait.

Le visage de Krum s'illumina.

- Merrrci, Harrrry.

- Allez, les gars, coupa Ginny, on va voir ma famille ?

Il y eut encore des embrassades et des rires, pendant qu'ils discutaient du match.


Harry regarda autour de lui et repéra Lucius Malefoy à portée de voix. Il se rapprocha d'Amelia. Elle l'interrogea du regard puis, repérant Malefoy derrière son épaule, elle fit mine de chercher les Mangemorts sur le terrain de Quidditch .

- Vous pouvez me dire où est le Seigneur des Ténèbres, monsieur Potter ? interrogea-t-elle.

Harry baissa le regard et se dandina sur place.

- J'étais sûr qu'il attaquerait, protesta-t-il. Je ne comprends pas !

- Une impression ? reprit-elle d'un ton glacial. Je suis sûre que les Aurors auront savouré une journée de vacances, mais je suis également sûre que les victimes de crimes d'aujourd'hui n'auront pas apprécié. Mes Aurors ne sont pas vos marionnettes.

- Halloween, répéta Harry. Il attaque toujours à Halloween.

- Nous verrons cela demain, jeune homme, renifla Amelia.

Elle se tut, puis reprit calmement :

- Il est parti.

- Il écoutait ?

- Oui. Tes messages arriveront à Voldemort en un clin d'œil.

- Vous avez aimé le match ?

- Pas autant que Kingsley. Il avait misé gros sur votre victoire, et c'était joliment joué.

- Merci. J'espère que vous comprendrez pourquoi on a fait ça quand Voldemort attaquera jeudi, affirma Harry après avoir placé un sort de silence autour d'eux.

- Jeudi ?

- Il attaquera avec toutes ses forces, ici, probablement dans la matinée. Je devrais connaître la composition de ses troupes au plus tard mercredi, et j'ai des plans pour m'en occuper.

- Les Aurors seront prêts, promit-elle.

Harry releva les yeux.

- Est-ce qu'ils seraient beaucoup à refuser d'utiliser les Impardonnables, si je convainquais le Magenmagot de les y autoriser ?

- Ceux-là ne seront pas là.

- J'aurai besoin de vous lundi. Il faudra que vous aidiez Percy à se débarrasser de Fudge.

- À cause de ce qu'il s'est passé à Azkaban ?

- Entre autres.

- Qui va le remplacer ? Ombrage ?

Harry grogna.

- Parlons-en, justement, dit-il en passant un bras autour d'elle.


De : Lucius

A : Mon seigneur

Objet : Plan

Monseigneur,

Après le match d'aujourd'hui, j'ai réussi à espionner Potter et Bones. Elle était très remontée contre lui pour lui avoir fait perdre son temps et gaspiller ses ressources. Potter lui a dit que vous attaqueriez à Halloween, et elle ne l'a pas cru.

Votre serviteur,

Lucius.


De : Le Seigneur des Ténèbres

A : Lucius

Objet : Re: Plan

Très bonne nouvelle, Lucius.

Les loups-garous nous ont rejoints hier.

À cette heure, la semaine prochaine, Potter et Dumbledore seront morts, et je serai maître du monde.

L.V.


De : Roland Randolson

A : Harry Potter

Objet : Quidditch

Monsieur Potter,

Je suis le sélectionneur des Canons de Chudley, et nous voudrions vous proposer un contrat quand vous quitterez l'école.

Vos capacités comme Attrapeur sont remarquables, et le fait que vous puissiez remplacer un Poursuiveur vous donne encore plus de valeur.

Cordialement,

Roland.


De : Joyce Jackson

A : Harry Potter

Objet : Les Faucons de Falmouth

Monsieur Potter,

Après avoir vu votre remarquable démonstration d'aujourd'hui, je voudrais vous proposer un poste chez les Faucons. Votre habileté sur un balai est incomparable.

Merci de répondre quand vous le souhaiterez pour que nous discutions de cela plus en détails.

Joyce.


Ginny regardait joyeusement autour d'elle dans la Grande Salle . Le match s'était transformé en grande fête et elle adorait ces moments passés en famille.
Charlie et Harry étaient dans un coin avec Viktor et parlaient tactiques d'Attrapeur. Bill, Ron et Olivier étaient aussi assis ensemble. Rogue, Sirius, Remus, Fred et George formaient un autre groupe, tandis que Percy s'était éclipsé plus tôt pour passer la soirée avec Pénélope. Ses parents discutaient joyeusement avec les professeurs.

Elle passait de groupe en groupe, appréciant simplement la dernière soirée calme en vue, avant jeudi et tout ce qui allait se passer. Harry avait ses projets pour le reste de la semaine, et elle n'était pas impatiente de voir ça. Il allait les obliger à se découvrir de nouvelles limites, mais seulement parce qu'il voulait qu'ils soient tous en vie à la fin de la journée.

- Coucou, fit-elle en s'asseyant avec Dean et sa famille.

- Le Quidditch, c'est stupéfiant, affirma Dudley. Du basket sur des balais ! J'ai vraiment cru que Harry allait se tuer.

- Je crois qu'on a tous eu peur, ce genre de chose n'est pas normal.

- On s'en est plus ou moins douté, dit Graeme, en vous voyant tous vous arrêter pour le regarder.

Ginny pouffa.

- Ce n'était pas très professionnel, je sais, mais d'habitude on ne voit pas quelqu'un exécuter ces figures avec autant d'aisance.

- C'était étonnant de voir Harry s'amuser comme ça.

- Il se sent toujours libre quand il vole, expliqua Dean. Ça fait longtemps qu'on l'a remarqué. Là-haut, il n'a plus la pression de tous nous garder en vie, c'est juste un gosse qui s'amuse.

- Et avec un peu de chance, souffla Ginny, nous pourrons vivre un peu plus de tout ça quand tout sera fini.

- T'étais plutôt sacrément bonne aussi, ajouta Dudley. La façon dont tu as coupé la route à ton frère, c'est génial.

Ginny rougit.

- Coup de bol, en fait, avoua-t-elle. C'est juste que j'ai vu le Vif d'Or et où ils allaient.

- C'est ça, le travail d'équipe, souligna Graeme.


Harry grogna et ouvrit péniblement un œil.

- Blaise... demanda-t-il. Qu'est ce que tu fais au plafond?

- J'ai mal aux cheveux, répondit Blaise d'une voix à peine audible.

Harry trouva que grogner était une réponse satisfaisante, et recommença. Il essaya de redescendre sur le sol, pour découvrir qu'il y était déjà, et que Ginny s'était solidement accrochée à lui.

Elle leva les yeux vers lui, ou les baissa, c'est selon.

- Salut... réussit-elle à dire. Qu'est ce qui s'est passé ?

Harry jeta un œil sur le reste de la pièce. Il y avait des filles éparpillées à différents endroits, et Ron et Hermione étaient enlacés dans un coin.

- Je pense qu'on a fait la fête, murmura Harry.

- Ah oui... confirma Ginny. On avait deux ou trois bouteilles de Whisky Pur Feu, non ?

- Mais est-ce que vous allez vous TAIRE, tous les deux ! leur jeta Blaise.

- Accio remède pour la gueule de bois, marmonna Harry, avant de replonger dans le sommeil, épuisé par cet acte de magie.

Une minute plus tard, une bouteille arriva par la fenêtre. Il l'ouvrit et la regarda en soupirant.

- S'il vous plait, dit-il pour attirer l'attention des autres.

- Potter, ta gueule, pour l'amour de Dieu! lui répondit Susan.

- J'ai un remède contre la gueule de bois.

Susan changea son fusil d'épaule.

- Tu sais que je t'aime, toi ?

Harry agita sa main, et ils entendirent l'eau couler des robinets de la salle de bain. Harry leur montra la bouteille.

- Ce truc vous remet d'aplomb en clin d'œil. Buvez-en un bon coup, et vous saurez quoi faire après.

Il passa le remède à Ginny, qui suivit les consignes de Harry ; puis elle prit une jolie couleur verte, et fonça droit dans la salle de bain.

Il en prit une gorgée et passa la bouteille à Susan. L'instant d'après, de la vapeur lui sortait des oreilles, et il rampa vers la salle de bain pour sauter à pied joints dans la baignoire pleine d'eau. Il poussa un soupir de soulagement. Il se déplaça au fur et à mesure que Blaise, Padma, Lavande, Parvati et Luna le rejoignaient.

-H-H-Harry... supplia Ginny en claquant des dents. Réchauffe l'eau.

Harry s'exécuta, et se détendit quand la chaleur envahit son corps. .

- La prochaine fois, dit-il à voix basse, faudra prévoir à l'avance.

- La prochaine fois ? demanda Susan. Tu veux recommencer ?

- Vous n'êtes pas au courant ? Les Gryffondor sont incroyablement courageux. Et puis, c'était une belle fête, non ? répliqua Harry.

- Du peu dont je me souviens, dit Lavande, c'était génial. Personne à impressionner, juste quelques amis qui sont là pour rire, boire et passer une bonne soirée.

- Pas de profs, pas de couvre-feu, continua Parvati en souriant. Et puis, une soirée qui se termine avec huit personnes plus ou moins habillées dans un jacuzzi est forcément une bonne soirée.

Ginny éclata de rire.

- C'est probablement pour ça que Harry n'a pas ouvert les yeux depuis qu'il rentré dans l'eau !

- Je pense que j'ai un tout petit peu plus bu que vous, les filles. La lumière est trop forte ici, elle me fait encore mal aux yeux. Sinon, croyez-bien que j'aurai les yeux grand ouverts. Cela dit, maintenant, à chaque fois que j'imaginerai Ginny toute nue, vous y serez plus ou moins associées !

Un ange passa, avant que Blaise n'éclate de rire, rire qui gagna rapidement toutes les autres.

- Bon, alors, quand allons-nous réveiller les belles aux bois dormant, et quels sont les plans pour aujourd'hui, Harry ?

- Je vais à Beauxbâtons avec Fleur pour parler avec les professeurs. Aujourd'hui, c'est le dernier jour consacré aux recherches. Demain, on mettra les sorts en pratique.

- Bien... répondit joyeusement Blaise. Il ne me reste plus qu'une seule question: comment on sort d'ici ?

- J'y vais ; prenez votre temps, les filles, répondit Harry en riant.

- Ginny, dit Susan d'un ton mélodramatique. Nous allons tout voir de ton petit ami!

- Tant que vous ne faites que regarder, tout va bien, répondit Ginny dans un murmure. Après tout, moi aussi je veux profiter du spectacle.

Harry sourit et fit mine d'éclabousser les filles. Toutes se protégèrent les yeux, et le temps qu'elles réalisent qu'il ne les avait pas éclaboussées, il s'était transformé en loup et était sorti de la salle de bain.

- Sale faux-jeton, Harry Potter, grommela Ginny entre ses dents. T'es vraiment pas drôle !


De : Harry Potter

A : Andromeda Tonks

Objet : Narcissa

Madame Tonks,

J'ai eu votre adresse Mmail par Tonks, et je me demandais si vous pourriez un peu éclairer ma lanterne à propos de votre sœur. J'ai passé un peu de temps avec elle récemment et je dois dire qu'elle n'est pas tout à fait comme je m'y attendais.

Elle a, bien sûr, l'arrogance et l'attitude méprisante des sang-purs, mais elle semble aussi - parfois - capable de réfléchir par elle-même et elle a l'air d'aimer la compétition.

Mais si j'ai raison, pourquoi a-t-elle l'air de soutenir un impuissant de sang-mêlé tel que Voldemort?

Harry


De : Appelle-moi Andy

A : Harry

Objet : Re : Narcissa

Harry,

Je m'attendais à ton Mmail ; Nymphadora m'avait dit que tu voulais m'écrire.

Comme tu dois t'en douter, il y a bien longtemps que j'ai perdu contact avec Narcissa. Je ne l'ai pas revue depuis que j'ai été déshéritée suite à mon mariage avec Ted. Mais même avant, nous n'avions jamais été vraiment proches.

Bellatrix était la plus extrémiste de nous trois et j'étais la plus tolérante. Enfin, de leur point de vue, c'est moi qui devais être extrémiste. Bellatrix croyait en la doctrine de la famille, tandis que Narcissa croyait en la famille tout court.

Narcissa considère la famille comme plus important que tout, ou plutôt devrais-je dire qu'elle considère que la famille Black est plus importante que tout le reste. Oui, je sais qu'elle est désormais une Malefoy, mais je parierais qu'elle se pense en termes de "Black-Malefoy". Narcissa était et est toujours très amoureuse de Lucius, mais n'adhère pas totalement à ses idées anti-Moldus, anti-Sang-de-Bourbe. Bien sûr, elle pense qu'elle vaut mieux qu'eux, mais elle ne voit pas l'intérêt de leur consacrer autant d'énergie.

Narcissa a toujours été la préférée de Père, et il me semble que c'était très important pour elle. D'après ce que m'a dit Nymphadora, la rumeur prétend qu'elle n'est plus aussi proche de Lucius, ce dernier lui ayant clairement fait comprendre que Voldemort passait avant elle - je veux bien sûr parler de l'attention qu'il lui porte. S'il y a une chose que Narcissa ne supporte pas, c'est d'être ignorée. Et si elle se sent laissée pour compte, elle le fera payer au triple ou au quadruple à Lucius.

Narcissa et Bellatrix étaient très proches étant enfants et elles le sont restées; elles se considèrent comme des sœurs, et je peux te garantir qu'elles ne se trahiront pas l'une l'autre. Je ne pourrais pas en dire autant de tout le monde.

Depuis quinze ans, Narcissa a travaillé sans relâche pour être sûre que les noms de Black et Malefoy aient la plus grande renommée en société, et je la suspecte de n'avoir gardé le nom de Black que dans le cas où le nom de Malefoy serait entaché d'une quelconque façon. Narcissa est une femme fière, mais ne la sous-estime pas. Si prendre des leçons avec des elfes de maison pouvait aider à la gloire des Black, elle le ferait.

Désolée de ne pas pouvoir t'aider plus, mais comme je ne lui ai pas parlé depuis des années, je ne peux que me fier à mon jugement et mes souvenirs.

Andy Tonks


De : Harry

A : Andy

Objet : Re(2) : Narcissa

Andy, merci beaucoup. Cela m'aide à comprendre ses mobiles. Il y a un proverbe qui dit : les ennemis de mon ennemi sont mes amis.

Harry


- Prête ? demanda Harry à l'élégante sorcière blonde à ses côtés.

- On ne peut plus prête, répondit Fleur.

Harry fit une petite courbette et prit sa baguette.

- Allons-y, donc!

Il les fit transplaner directement sur le perron de Beauxbâtons, dans le sud de la France. L'école était à couper le souffle, un régal pour les yeux. Poudlard était impressionnant par sa taille, accueillant par son allure, mais Beauxbâtons en était l'exact contraire, comme l'incarnation parfaite du sophistiqué à la française.

Il y avait un lac immense à la droite de l'école majestueuse, au milieu duquel on voyait le puissant jet d'eau d'une fontaine. Le lac constituait une partie des douves, qu'on pouvait traverser grâce à un escalier circulaire entièrement blanc. A chaque angle se trouvait une large tour, avec une tourelle tout en haut. Le château lui-même semblait baigner dans la lumière du soleil levant, les murs blancs reflétant les lueurs de l'aube, tandis que l'imposant toit en tuiles grises ajoutait à la solennité et conférait un air surnaturel à l'ensemble.

- Superbe, dit Harry dans un souffle.

- C'est un château Renaissance, dit Fleur doucement. Nous avons du personnel à plein temps pour l'entretenir.

- Je crois que je suis amoureux, admit Harry.

- C'est souvent ce qui arrive quand on voit Beauxbâtons pour la première fois. Mais Poudlard est fantastique aussi.

- Oui, c'est vrai, admit Harry. J'aime surtout l'élégante simplicité de l'ensemble. Poudlard est, et sera toujours, ma maison.

- Allez, Madame Maxime nous attend, dit Fleur.

Harry entra avec Fleur dans l'école, regardant partout, essayant d'en mémoriser chaque détail en mémoire.

- Peut-être que je devrais parler à Albus d'un échange scolaire pour l'année prochaine.

- Tu devras apprendre le français.

- J'en avais déjà l'intention, de toute façon.

Il s'arrêta en remarquant les regards insistants des autres étudiants.

- J'ai tellement l'air d'un étranger ? murmura-t-il.

- Mais, enfin, tu es l'extraordinaire Harry Potter, lui rappela-t-elle gentiment, avec un petit sourire en coin. Tu es aussi connu des deux côtés de la Manche, tu sais. Tiens, même notre journal parlait de toi hier, de ton match de Quidditch. Ils ont consacré une page entière au petit mouvement que tu as réussi.

Harry se renfrogna.

Fleur se remit à rire, et frappa à la porte.

- Entrez, leur ordonna une voix grave.

Fleur ouvrit la porte, et poussa Harry à l'intérieur, puis referma la porte derrière lui.

La pièce était tapissée de bleu pâle et, contrairement au bureau d'Albus, il n'y avait pas les portraits des précédents directeurs et directrices. Le bureau était immense, convenant parfaitement à la demi-géante.

- Madame Maxime, dit-il en la saluant. Vous êtes plus ravissante que jamais.

- Tu es bien aimable, Harry. Tu as bien grandi aussi, de ton côté.

- J'ai fait ce que j'ai pu.

- Assieds-toi. Bien, que puis-je faire pour vous, Mr Potter?

- Nous offrir l'asile, répondit Harry, du tac au tac.

- Pardon ?

Harry la regarda un long moment ; après avoir parlé à Albus, il avait pris la décision de lui faire entièrement confiance.

- Voldemort attaquera Poudlard jeudi.

Madame Maxime eut un mouvement de recul.

- Ce sera un peu juste, dit-elle, mais tout le monde sera mis à contribution, et nous renforcerons les sorts de protection.

Harry lui sourit.

- Merci infiniment, mais cela ne concerne pas Poudlard dans son ensemble.

- Comment cela?

- La majorité des élèves est prête à se battre. Voldemort arrive droit dans un piège. Mais il reste des élèves qui ne sont pas prêts pour la bataille, ou qui ne veulent simplement pas combattre. C'est pour eux que je vous demande l'asile, Madame Maxime.

- S'il vous plaît, appelez-moi Olympe, dit-elle distraitement. Vous comptez attirer le Seigneur des Ténèbres dans un piège?

Harry acquiesça.

- Albus a déjà dû vous le dire, je suis le seul à pouvoir le tuer, et je compte bien faire ça le plus rapidement possible. J'ai des choses plus importantes à faire que de me préoccuper d'un impuissant prétentieux qui fantasme sur la gloire.

Olympe rejeta sa tête en arrière et éclata de rire.

- Mon école est à vous, lui promit-elle. Accepteriez-vous une contrepartie?

- C'est-à-dire?

- Beauxbatons n'est pas sans défense. Nous avons de nombreux sorciers et sorcières de talent ici, et certains d'entre eux ont eu maille à partir avec les Mangemorts ; ils seraient ravis de leur rendre la monnaie de leur pièce. Nous avons été touchés par le Seigneur des Ténèbres...

- Impuissant, la coupa Harry. Si vous ne pouvez pas l'appeler Voldemort, appelez-le l'Impuissant des Ténèbres.

Olympe sourit.

- ...touchés par l'Impuissant des Ténèbres tout autant que vous.

Harry reprit lentement la parole.

- S'ils sont prêts à obéir aux ordres... J'accepte de bon cœur toute l'aide qu'on nous propose. Plus nous serons, mieux ce sera.

- Albus m'a déjà beaucoup parlé de tout ça, et je suis très honorée que vous veniez me le demander en personne, lui confia-t-elle.

- C'est une faveur énorme que je vous demande. Si j'échoue, Beauxbâtons sera sa prochaine cible.

- Si vous échouez, Harry, ce sera le moindre de nos soucis.

Elle s'arrêta un instant.

- Avez-vous mangé?

- Déjeuné ? Non.

- Et bien, vous resterez dîner avec nous. Je suis sûre que les enfants seront ravis de voir un héros en chair et en os.

Harry grimaça.

Olympe se leva d'un bond et rit.

- Soyez sans crainte, ils ne mordent pas.

- Qu'est-ce que je ne ferais pas, grommela Harry.

Il proposa son bras à la Directrice.

- Allons-y, voulez-vous?

- Mais bien sûr, répondit Olympe alors qu'ils quittaient son bureau. Vous aimez mon école?

- Je crois que je suis tombé amoureux, admit Harry. Est-ce que vous seriez prête à considérer un échange d'étudiants l'année prochaine?

- S'il y a au moins un assistant professeur, je serais conquise.

Harry se mit à rire.

- Il y en aura un. Je pense à l'instant à sept jeunes filles qui adoreraient passer une année ici.

- Et je pense justement à nombre de mes élèves qui donneraient tout pour consulter la bibliothèque de Poudlard.

Ils pénétrèrent dans le réfectoire par une porte dérobée, cachée de la vue des étudiants. Harry jeta un regard à la ronde et sourit en reconnaissant un visage familier.

- Serait-ce Gabrielle Delacour? demanda-t-il.

- Tout à fait, confirma Olympe, elle est en première année.

- Il me semblait qu'elle était plus jeune que ça. Comment s'habitue-t-elle à la vie de l'école?

- Ça a été un peu difficile pour elle. Elle a parfois du mal à contrôler ses pouvoirs de Vélane. Les filles ne l'aiment pas, et les garçons deviennent idiots en sa présence.

- Est-ce-que ça vous dérangerait si...? commença-t-il, pas tout à fait certain de ce qu'il allait faire.

- Je vous en prie, elle parle très bien anglais.

Harry traversa le réfectoire en direction de la jeune fille blonde, sans porter attention aux gloussements qui l'accompagnèrent. Elle était en train de lire un livre, des lunettes en argent perchées sur le bout de son nez.

- Salut, tu te souviens de moi ? demanda-t-il.

Gabrielle releva les yeux et réagit de façon classique. Elle s'écria "Harry !" en lui sautant dans les bras ; ses lunettes disparurent en un clin d'œil, et elle le serra fort contre elle.

Harry sourit et lui rendit son accolade.

- Apparemment, oui.

Gabrielle se dégagea et lui fit un large sourire.

- Je ne t'oublierai jamais, dit-elle avec ferveur. Tu m'as sauvé la vie.

- Je reste pour le dîner, répondit Harry, ignorant le compliment. Tu me tiens compagnie ?

- Bien sûr ! répondit-elle avec enthousiasme.

- Qu'est-ce-que tu lis ? lui demanda-t-il en s'asseyant à ses côtés.

Elle lui montra la couverture du livre: Histoire de la folie à l'âge classique - Folie et Déraison (NdT : en Français dans le texte), qu'elle lui traduisit. Elle fit une grimace :

- J'essaye de comprendre pourquoi je suis comme je suis, et pourquoi tant de gens sont affectés de cette façon. Ça ne m'a pas beaucoup aidée pour l'instant, admit-elle. Mais j'y arriverai !

Harry émit un long sifflement.

- Je suis impressionné. Je ne m'attendais pas vraiment à ça.

- Je suis rarement telle que les gens s'y attendent, répondit-elle sans animosité.

- Touché, grimaça Harry. Je ne connais que trop bien ce sentiment. Je n'avais juste jamais eu l'idée de faire des recherches pour savoir pourquoi les gens réagissaient de cette façon à mon égard.

- Oh, pourtant, c'est simple. En tant qu'individu, tu n'es pas le plus beau, mais il y a une sorte de pureté en toi qui est enivrante. Tu as un pouvoir sans commune mesure et tu dégages une telle bonté que nous savons que tu ne vise pas du tout ton intérêt mais seulement ce qui est juste, criant au monde que tout ce que tu entreprends ne vise pas un seul instant tes intérêts, mais seulement ce qui est juste.

Harry la regarda, les yeux écarquillés.

Elle éclata de rire.

- Et le fait que tu sois modeste, c'est la cerise sur le gâteau.

- Comment ça se passe, l'école ? demanda-t-il, désireux de changer de sujet.

- Les cours sont supers, et les gens...

Elle laissa sa phrase en suspens et lui lança un regard triste.

- Les gens ne cherchent pas à aller plus loin que l'apparence, et ceux qui ne sont pas comme tout le monde sont laissés de côté, n'est-ce-pas?

Elle hocha tristement la tête.

- Ce ne sont que des enfants, lui expliqua Harry. Tout comme toi. Sauf que toi, tu es différente; ça n'est bien sûr pas de ta faute, mais c'est tout ce qui compte pour eux.

Il lui releva la tête en prenant son menton dans sa main.

- Il y a des gens qui vont t'accepter pour ce que tu es, Gabrielle Delacour, et il y en a d'autres qui ne se donneront pas cette peine. Les premiers seront tes vrais amis, à la vie à la mort. Mais toi, tu dois faire le plus dur.

- Qu'est ce que c'est ? demanda-t-elle en le regardant droit dans les yeux.

- Etre toi-même sans faire de compromis. L'un de mes meilleurs amis est un loup-garou. Il était à l'école avec mon père et mon parrain. C'est une personne des plus courageuses que je connaisse. Il a résisté aux injustices, aux préjugés, et aux persécutions. Et c'est quelqu'un de très respectable. C'est tout à fait le genre de personne que j'aimerais devenir. Mais j'ai bien l'intention, Gabrielle, de faire tout ce que je pourrai pour arrêter ces injustices. Je combattrai les préjugés et les persécutions qui s'attaquent aux gens différents. Ça me rend malade, de voir des gens aussi fantastiques être rejetés alors qu'ils n'ont rien fait. Les gens qui en méprisent d'autres à cause d'une histoire de sang, de race, d'espèces, c'est de la bêtise pure et simple. Toutes les espèces intelligentes sont égales et je n'aurais de cesse que cette idée soit gravée à jamais au coeur des croyances humaines.

Gabrielle prit une grande inspiration.

- Je promets que j'essaierai.

Harry lui sourit et la lâcha.

- Désolé. Je me suis laissé emporter car c'est un de mes chevaux de bataille.

- C'est bon, Harry. J'avais besoin d'entendre ça, tu peux pas savoir. Le fait d'être unique te rend seul, et la solitude n'aide pas à avoir confiance en soi. Je sais que tu me comprends, et maintenant je sais que je ne suis pas seule et qu'il y a des gens qui m'apprécient à ma juste valeur.

Harry hocha la tête et invoqua un livre de la bibliothèque de Poudlard.

- Occlumancie et légilimancie - L'art de contrôler son esprit, lut-elle.

- Lis-le et envoie-moi ce que tu en penses par Mmail. N'essaie rien toute seule, par contre.

- Promis, dit-elle, tout en notant l'adresse Mmail qu'il lui murmurait à l'oreille.

Il lui demanda :

- Qu'est ce que tu fais pour te détendre ?

- Je vole, répondit-elle avec enthousiasme. Les Vélanes sont des oiseaux, après tout.

- Et bien nous irons voler ensemble.

- C'est vrai ? gloussa-t-elle. Tu pourrais me montrer comment on fait pour voler comme toi hier?

- Bien sûr. Bon, maintenant, où est la nourriture ? J'ai assez faim pour manger un bœuf, moi.


De : Fleur

A : Ginny

Objet : Harry

Il me semble que ton petit ami vient de changer la vie de ma sœur. Il lui arrivait les mêmes problèmes qu'à moi quand j'étais à l'école, à la différence près que je n'avais pas un grand frère comme Harry qui vienne de Poudlard pour me remonter le moral.

Olympe a jeté un sort pour que l'école entière entende ce que Harry a promis à Gabrielle : il lui a dit qu'il voulait en finir avec les préjugés qu'elle avait eu à subir en tant que Vélane.

Beaucoup de gens se sont sentis honteux, et puis il l'a emmenée voler pour le reste de la journée. Je n'avais pas vu Gabrielle aussi heureuse depuis des années. Je pense qu'elle le considère comme son grand frère, et lui comme sa petite sœur.

Quand il parle, il parle avec tant de passion et de sincérité qu'il devient impossible de détacher ses yeux de lui.

Aime-le, Ginny, parce que tout homme a besoin d'une personne sur laquelle il peut compter quoi qu'il arrive.

Fleur


De : Ginny

A : Fleur

Objet : Ne t'inquiète pas

Je lui donnerai tout l'amour dont je suis capable jusqu'à la fin de nos jours, et même plus. Je te le jure, Fleur.

Ginny

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Audaces fortuna juvat


De : Severus

A : Harry

Objet : Potions

Mince, Harry, si tu dois me voler des potions pour soulager ta gueule de bois, est-ce que tu pourrais faire en sorte de NE PAS détruire la moitié de la pièce en le faisant?

S.

--
S'oppose à l'Impuissant des Ténèbres depuis quinze ans.


De : Harry

A : Sev

Objet : Oups

Sev, je suis désolé. Je passerai ce soir pour arranger ça.

H.

--

Audaces fortuna juvat


Lundi matin, quand Harry se réveilla, il pleuvait. Ça allait être une journée pourrie, mais rien n'avait l'air d'atteindre la bonne humeur d'Harry. Il n'allait pas laisser deux ou trois gouttes de pluie le déprimer.

Il crut qu'il allait exploser pendant qu'il prenait son petit-déjeuner.

- Harry ? Tu dégages beaucoup de pouvoir, là. Que se passe-t-il ? demanda Hermione.

- Percy va négocier avec Fudge aujourd'hui, expliqua-t-il avec un petit sourire. J'ai hâte.

- Pourquoi ?

Harry lui lança un sourire et se tapota le bout du nez.

- Tu verras.

- Tu es incorrigible, soupira-t-elle en secouant la tête. Est-ce-que tout ça fait partie de ton plan ?

Il acquiesça, sans préciser que son plan se résumait surtout à quelques grandes lignes qu'il suivait plus ou moins à mesure qu'il avançait.

Ginny se faufila entre les tables et vint s'assoir à côté de lui, encore endormie.

- Tu n'es vraiment pas du matin, toi, hein ?

- Non, marmonna-t-elle, avant de se pelotonner contre lui.

- Qu'est ce que tu vas faire aujourd'hui, Harry ? lui demanda Ron.

- D'abord potions, ensuite métamorphose.

- Et cet après-midi?

- Ça dépend de ce qui se passe ce matin.

- Mais...

- Laisse tomber, Hermione, la coupa Ginny, qui se mit à bailler. Je suis trop fatiguée pour arbitrer un duel verbal entre vous deux.

- Rabat-joie ! dit Hermione en faisant la moue.


De : Harry

A : Narcissa

Objet : Envoyez le Mmail suivant à Voldesinge : EOM

(Ndt : EOM signifie "Fin du message", pour signifier que l'intégralité du message envoyé est contenue dans l'objet du mail. Ici, sans instruction supplémentaire, Harry envoie le message à faire suivre à Voldemort, dans un second mail)

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De : Harry

A : La ravissante Narcissa

Objet : Espions et contre-attaques

Ma chère Narcissa, je ne vous ai pas vue en bonne et due forme depuis trop longtemps. C'était horrible de vous voir accrochée à ce minable le jour du match. Je voyais bien à quel point vous étiez malheureuse.

J'ai l'impression qu'il y a un autre espion à Poudlard. J'étais sûr que Voldemort attaquerait samedi, et maintenant, Amelia ne me fait plus confiance. Heureusement, Albus a l'intention de se débarrasser de Fudge aujourd'hui. Il ne m'en a parlé que ce matin, mais ça m'a bien remonté le moral.

J'ai hâte de vous voir cet après-midi pour notre "leçon".

Harry

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Audaces fortuna juvat


De : Celle qui a infiltré Poudlard.

A : Lord Voldemort

Pièce jointe: mml.mml

Objet : Le dernier message de Simplet

Monseigneur, je crois que ceci est important.

Narcissa


De : L'éternel Seigneur des Ténèbres

A : Lucius

Objet : Magenmagot

Le vieux fou, qui ne peut pas s'occuper que de ce qui le regarde, se rendra au Magenmagot aujourd'hui. Parle à Parkinson ; dis-lui de s'assurer que les gens qui sont de notre côté fassent en sorte que le crapaud de Fudge prenne le contrôle de l'assemblée. Elle est facile à manipuler et elle est au-dessus de tout soupçon puisqu'elle ne s'est pas officiellement ralliée à moi. Nous l'achèterons dès qu'elle sera au pouvoir.

L.V.

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La victoire ou la mort


De : Lord Voldemort

A : Narcissa

Objet : Votre leçon de "danse"

Dites à Potter que j'ai effectivement un autre espion à Poudlard, qu'un des élèves me renseigne. Ça devrait le troubler.

L.V.

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La victoire ou la mort