et voila le dernier chapitre de cette fic. Un très grand merci aux personnes qui ont pris le temps de me laisser des reviews et de m'encourager, encore une fois, ceci est notre seule rémunération pour nous, auteurs de fics. Je ne vous remercierais jamais assez !

un grand merci aussi à ma angie, ma beta ! Elle aussi m encourage beaucoup et d ailleurs, c est grace a elle que j ai ecris la fic qui viendra après celle-ci !

bonne lecture !


Un mois plus tard, Scott se retrouvait avec Malia et Stiles dans la maison Stilinski. Stiles, bien qu'il se déplace encore avec des béquilles, avait obtenu le feu vert du médecin de pouvoir à nouveau monter les escaliers. En effet, le temps de sa convalescence, afin de ne pas rester à l'hôpital, le shérif avait eu l'idée d'installer le lit de son fils dans un coin du salon. Ainsi, il pourrait rester à la maison. Scott avait pour mission d'emmener son meilleur ami tous les jours en séance de rééducation et il s'y tenait religieusement, tenant absolument à ce que Stiles recouvre toutes ses facultés. Ce dernier était d'ailleurs tout excité de pouvoir retrouver sa chambre mais avant tout, il fallait remonter le lit ! C'était pour cela que Scott avait appelé Malia en renfort. Grâce à leur force surhumaine, ils montèrent en un rien de temps le lit et le matelas tandis que Stiles montait à son rythme les escaliers. Scott, ne voyant pas son ami arriver, alla à sa rencontre. Il ne lui restait que trois marches à gravir.

- Je vais t'aider, commença l'alpha en descendant à la hauteur de son ami.

- Non, c'est bon, laisse-moi faire, répondit-il, essoufflé.

Scott n'était pas vraiment ravi de voir Stiles se fatiguer de la sorte mais il savait que son ami avait besoin de se prouver qu'il pouvait monter les escaliers seul. Il se remémora alors les séances de kiné. Au début, Scott, se sentant toujours aussi coupable, refusait même d'y assister. Ce n'était qu'au bout de la troisième séance et de l'acharnement de Stiles, qu'il avait accepté. L'alpha se rappela que dès la première semaine, Stiles s'était levé et avait fait quelques pas grâce aux barres de soutien dans la salle de rééducation, ainsi qu'avec la kiné qui le tenait fermement. Scott était tellement admiratif de cette rage de vaincre et de la détermination dont le jeune homme faisait preuve ! En trois semaines, le fauteuil roulant n'était qu'un mauvais souvenir et Stiles ne se déplaçait plus qu'en béquilles. Toutefois, dès qu'il le vit arriver à l'étage, il le soutint, voyant pertinemment que son meilleur ami était épuisé après son ascension. D'ailleurs, ce dernier se laissa faire et il prit appui sur l'alpha qui le guida jusqu'à son lit.

- Tu vas bien ? demanda la coyote.

- Oui, ne t'inquiète pas, merci de ton aide.

- Bon, je dois vous laisser, mon père m'attend.

- Ok, on se voit au lycée, dit Stiles tandis que Malia partait. Ouf, c'était crevant ! Ce n'est plus de mon âge ! ajouta-t-il en plaisantant.

- Tu es sûr de bien te sentir ?

- Oui, Scott ! Viens t'asseoir, continua-t-il en tapotant sur le lit pour lui intimer de se mettre à ses côtés.

- Tu ne dois pas forcer, ce n'est pas parce que tu peux monter les escaliers que tu peux tout faire !

- T'es pire que mon père ! Arrête un peu de me protéger comme ça. Je vais bien !

- Excuse-moi, c'est plus fort que moi.

- Je croyais que tu ne t'en voulais plus pour ce qu'il m'est arrivé.

- Tu veux dire ce que je t'ai fait ? Je ne pourrais jamais l'accepter, je dois simplement vivre avec.

- Mais je vais mieux, tu le vois bien ?

- Oui mais ce n'est pas juste que tu aies dû souffrir autant.

- Je ne pourrais jamais rien faire pour que tu te sentes mieux ?

- Tu es là, et c'est déjà pas mal !

- Et comment va Argent ?

- Il va beaucoup mieux, il est complètement guéri.

- En même temps, avec une infirmière à domicile, ça aide ! dit-il, taquin.

- Arrête de jubiler comme ça !

- Il y a pire comme beau-père !

- Du moment qu'il prend soin de ma mère, c'est tout ce qui compte.

- Et tu as des nouvelles de Gérard ?

- Et bien aux dernières nouvelles, il était encore dans le coma et ils ne savent pas si un jour il en sortira.

- C'est pas plus mal ! C'est comme la mauvaise herbe, c'est increvable ! Remarque, tu t'en sors bien ! Sinon imagine un peu, tu aurais dû l'appeler grand-père ! ajouta-t-il, malicieux.

- T'as fini de te foutre de moi !

Stiles allait répliquer mais il entendit la porte d'entrée s'ouvrir. Lydia l'appela et il indiqua qu'il se trouvait dans sa chambre.

- Alors, ça y est tous les deux ? Vous êtes ensemble ?

- C'est vrai qu'on est très proche depuis mon hospitalisation.

- Elle t'a carrément sauvé la vie !

- Certains s'offrent des fleurs ou des chocolats mais nous, on se sauve mutuellement la vie !

- C'est ce qui fait votre force. Je vais vous laisser.

- Scott ?

- Oui ?

- Merci mon frère.

L'alpha sourit et prit son meilleur ami dans les bras. Cette terrible épreuve était derrière eux et il était heureux de le savoir en bonne santé malgré tout ce qu'il s'était passé. Puis Scott se leva, croisa Lydia et partit. La jeune femme resta appuyée contre le chambranle de la porte.

- Tu peux entrer tu sais.

- J'admire la vue, dit-elle en le dévorant des yeux.

- Approche.

Elle s'avança vers Stiles qui commençait à s'allonger. Elle se posa contre lui en appuyant sa tête contre l'épaule du jeune homme. Elle plaça sa main sur le torse de Stiles, au niveau de la cicatrice qu'il avait sur le torse. Il frissonna à ce contact :

- Désolée, je t'ai fait mal ?

- Du tout, c'est un peu sensible, voilà tout.

- Ça va te faire du bien de retrouver ta chambre.

- Et surtout mon intimité ! Parce qu'en bas, c'était un peu limité quand même !

Elle sourit à la boutade du jeune homme et le regarda. Il posa alors sa main sur la joue de Lydia. C'était comme si le temps s'était suspendu. Chacun se perdait dans le regard de l'autre puis Stiles ne tint plus et l'embrassa. Il était quelque peu nerveux car même s'il avait remarqué qu'elle s'était rapprochée de lui, il ne savait pas si leurs sentiments étaient réciproques mais après avoir vu la mort de près, il s'était juré de ne plus perdre de temps et d'aller directement au but. Visiblement, Lydia ressentait la même attirance à son égard puisqu'elle se laissa faire bien volontiers puis ils finirent par se séparer, à bout de souffle. Elle lui sourit puis le regarda, les yeux presque larmoyants.

- Ne me fais plus jamais ça, dit-elle.

- Quoi donc ? demanda-t-il, perplexe.

- J'ai bien cru te perdre et je ne sais pas si j'aurais pu vivre sans toi.

- Je te rassure, ce n'est pas au programme. J'ai autant de vies qu'un chat !

Elle sourit puis posa sa tête sur le torse du jeune homme et ils s'endormirent chacun sur le rythme de la respiration de l'autre.


Mélissa, comme chaque début de garde, se rendit dans la chambre de Gérard. Cela faisait un mois qu'il était cloué dans ce lit. Bien que l'hématome sous dural s'était résorbé, il restait toujours dans le coma, sous respirateur. Cependant, elle avait pris l'habitude de passer chaque jour et tenait au courant Chris de l'évolution, aussi petite soit-elle au sujet de son père. Elle regarda donc ce qu'indiquaient le respirateur et le moniteur cardiaque puis partit.

Tandis que la porte se refermait, Gérard reprit conscience et ouvrit les yeux.