Et voilà la suite avec trois nouvelles pages.

Momiji est une bavarde. x)


Le journal intime de Momiji


Vingt-sixième page.

J'en ai des choses à te raconter, journal.

Alors voilà. EPS. Journée d'orientation. J'ai usé de mon charme naturel, de ma manipulation, et d'Iori Muga avec son air très froid, pour obtenir le papier avec le nom d'Heiji. Je ne décrirais pas le visage de Kazuha.

... Bon si. Une boule violette.

En tout cas, la mission du jour, c'est d'embrasser Heiji. Je vais me servir de toutes mes techniques de séduction.

Sinon on passera à la drogue.

Vingt-septième page.

On était lié par les pieds. Le but était de trouver la clé des menottes, dans la forêt, de se délivrer, et de retrouver un paquet qu'on doit ramener. Le tout en trois heures. Je ne suis pas spécialement fan de ça, mais avec Heiji...

D'ailleurs, mon futur mari est sacrément mauvais en orientation. Alors je l'ai guidé. J'ai posé ses mains sur mes hanches, et il n'a pas apprécié. Nous n'avons visiblement pas la même vision du sens de l'orientation...

Dommage... =p

Vingt-huitième page.

Heiji a été très collant. On marchait, ensemble, et je suis tombée. Il a vu mes cuisses de très près. Je pensais que c'était le moment de lui sauter dessus, mais on me traiterait de sauvage.

De barbare, aussi.

Puis la tronche de Kazuha, cette feuille de papier, aurait surgi des entrailles de la Terre. Je la connais. C'est une fourbe. Elle m'espionne, partout, où que je sois. C'est un fantôme cette nana.

En tout cas, j'ai déchiré ma tenue. Au niveau de ma jupe, et de mon haut. Finalement, ça s'annonce assez mal.

Vingt-neuvième page.

Bon, je continue. On s'est perdus.

Haha, réellement. On serait presque arrivé en France, à force de s'égarer. Heiji devenait fou. Il en avait marre, alors il a tenté de scier les menottes avec... une branche d'arbre. Oui.

Devenait-il fou ? Je pense. La pluie est tombée peu après. C'était infernal. Il m'a donné sa veste, pour éviter que je n'attrape froid, au final c'est moi qui me suis tapée le rhume et la bronchite. C'est le karma, Kazuha est une sorcière.

C'était très appréciable. Merci mère nature, en tout cas.

Ah et puis, elle était pleine de boue, à force de me ramasser. Sa veste hein.

Trentième page.

En revenant sur le chemin par miracle, on a trouvé la clé.

Nos menottes en moins, je me sentais un peu mal. Seule, sans être collé à lui ? Finalement, il m'a pris la main, avec son regard si tendre. Une vraie tarte à la fraise, cet homme. Sauf qu'il ne nous menait pas sur les bons chemins.

Encore.

Alors au travers des buissons, les ronces m'ont pas mal griffée. Je le voyais qu'il s'en voulait. Mais je le rassurais, « ça va » pour qu'il évite de trop en faire. S'il savait que j'avais qu'une envie, à ce moment-là...

Trente-et-unième page.

Avec l'orage, on s'est réfugié dans une grotte. Je déteste ça.

Il était collé à moi, c'était un tout petit espace. Ah... sentir son cœur battre, sa chaleur -malgré les -70 degrés je l'assure- et surtout son odeur. Un petit parfum pas piqué des hannetons, que sa mère lui avait offert.

Ma tête sur son épaule. Mon premier beau souvenir de la journée.

Et il avait rougi.

Trentième deuxième page.

KAZUHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA JE TE DÉTESTE.

VA.

EN.

ENFER.

KaaaZuuuhHHhhHHaaaAa.

Trente-troisième page.

Bon, elle nous a trouvés, et nous a ramenés. C'était sympa de sa part. Je pense. Mais j'aurais quand même préféré passer plus de temps avec lui. Mais il est venu me voir. Il m'a remercié. Et je l'ai embrassé.

Attends, ça fait drôle de marquer ça. « Embrasser. »

Kiss.

Bisous.

Nyaaah.

Sur la joue, malheureusement...

Trente-quatrième page.

En rentrant, j'ai directement écrit dans ce journal. Je parle, je parle...

Maintenant, il est temps de répondre à mes parents.

Comment leur expliquer que je n'en ai rien à faire...


Merci beaucoup à Yuurei, Eyto et Namie pour leur review. =)