Bonjour tout le monde,

Alors déjà désolé du retard mais je n'ai plus internet chez moi, alors je profite de l'ordinateur de mon petit ami pour vous envoyez la suite :)

Comme je n'ai pas vraiment le temps je vous dirais juste merci pour vos toutes reviews !

Et donc à mercredi prochain si internet fonctionne ( ce que j'espère fortement -_-' )


A moitié endormi je restais pelotonnée sous ma couette essayant d'oublier quel jour on était. Hier Rémus m'avait lâchement abandonné pour sortir avec Sirius, bon il n'avait pas vraiment eu le choix étant donné l'acharnement dont mon frère avait fait preuve mais je m'étais tellement habituée à m'endormir dans ses bras que hier j'avais eu du mal à trouver le sommeil. Un coup d'œil sur mon réveil m'informa qu'il était à peine neuf heures, j'avais encore tout le temps de paresser au lit. Essayant de me reposer j'eus à peine le temps de fermer les yeux quelques secondes que déjà j'entendais ma porte grinçait, signe que quelqu'un était en train d'entrer. Si c'était Sirius avec un gâteau, je n'hésiterais pas à lui envoyer en pleine figure. Je me redressais, me demandant quel tête je pouvais bien avoir avant d'être projetée en arrière sous le coup de deux corps se jetant contre moi.

Il me fallut quelques secondes pour réaliser ce qui était en train de m'arriver et quand ce fut fait je me retrouvais exactement dans le même état que mes amis. A la limite de l'hystérie je les écoutais rire en me demandant si je n'étais pas en train de rêver. C'est vrai en principe Victoria et Alexandre n'étaient pas censés être là, je n'avais même aucun espoir de les revoir avant la rentrée mais ça me faisait réellement très plaisir. Ils se redressèrent me laissant reprendre mes esprits et une fois la surprise passait je me rendis compte que je n'avais toujours pas donné de nouvelles. Ils auraient du m'en vouloir mais à voir leur sourire j'en doutais. Qu'Est-ce qu'ils faisaient là ? Qui leur avait dit où je me trouvais ?

- Joyeux anniversaire ma belle

- Tu ne croyais quand même pas qu'on allait rater ce jour spécial

- Mais comment vous …

- Le professeur Lupin est venu nous chercher. Au début on a été surpris, imagine voir ton professeur de défense contre les forces du mal sexy comme un dieu devant ton pas de porte. Déjà on était en train de fantasmer, tu nous connais

- Et là il nous a dit que tu te trouvais ici.

Il faudra que je pense à remercier Rémus, il n'aurait pas pu trouver meilleur cadeau même si j'angoissais à l'idée de devoir tout leur raconter. Ils étaient fidèle à eux même, Victoria dans sa robe de grand couturier avec ses longs cheveux cendrés, Alexandre dans sa chemise et son jean qui je le devinais sans mal avait du lui couter une vraie petite fortune. Pour moi ils représentaient le summum de l'élégance et de la beauté, je comprenais sans mal comment ils faisaient pour compter autant de conquêtes à leur actif. J'étais tellement heureuse de les revoir que je ne cessais de les prendre dans mes bras, plus que je ne l'avais jamais fait.

- Tout va bien Cassiopée ? J'ai entendu des cris par ici me demanda mon frère en entrant dans la pièce

- Je vois qu'on a du rater pas mal de choses lança Alexandre en tournant son attention vers moi

- Je suppose que vous êtes de la fête pour ce soir

- Et comment !

- Que quoi ? Quel fête ? Non Sirius j'avais dit pas de fête !

- Tu avais dit, mais moi jamais je n'ai accepté

Prenant le premier coussin qui me tombait sous la main j'entrepris de viser mon frère qui le voyant arriver s'empressa de refermer la porte derrière lui. Finalement, encore fâchée qu'il organise cette fête sans mon consentement, je me levais. Après tout je n'allais pas rester en pyjama toute la journée alors que mes amis étaient présents. Ils me regardèrent avec attention l'air critique, à mon tour je m'examinais, je ne voyais pas ce qui clochait. Je portais une tenue basique, un débardeur noir accompagné d'un pantalon de pyjama gris délavé qui tombait sur mes hanches car un peu trop grand.

- Dis moi tu n'aurais pas perdu un peu de poids ces temps ci ?

- Je … non il ne me semble pas

- Oh par merlin Cassie mais qu'Est-ce que tu as au bras ?

Je n'avais même pas pensé à l'éventualité que quelqu'un puisse voir les bleus que j'avais un peu partout. Personne ne venait jamais dans ma chambre le matin et en général je m'arrangeais pour porter un tee-shirt à manche longue quand Rémus me rejoignait. Devant le violacé que celui-ci avait pris je devinais sans mal l'inquiétude qui devait les ronger.

- C'est encore tes parents c'est ça ? C'est pour ça que t'es parti ? Je sais que tu ne veux pas en parler mais on est pas bête, on y a réfléchi, et mise à part eux on ne voit pas qui pourrait te faire ça.

- On ne veut plus jamais que tu y retournes Cassie, on ne peut pas te laisser retourner te faire maltraiter. Alors c'est décidé, une fois Poudlard terminé, Victoria et moi on prendra un appartement et on aimerait beaucoup que tu viennes vivre avec nous

- Ca me touche vous savez, ça me touche beaucoup mais …

- Mais rien, ce sera de grès ou de force Cassie, et crois moi la prochaine personne qui lèvera sa main sur toi, Victoria et moi on se chargera de lui, et tu sais comme on peut se montrer dangereux

Je ne savais pas comment le leur dire. Bien sûr mes parents avaient leur rôle à jouer dans ce qui était arrivé mais ce n'était pas vraiment à cause d'eux que je m'étais retrouvé ici. Certes la plupart des blessures étaient anciennes et mes amis avaient deviné sans mal qui me les avait infligé mais la blessure qu'ils étaient en train d'examiner avec effroi n'avait rien à voir avec ces derniers. Je jouais nerveusement avec mes doigts cherchant comment débuter cette conversation. Qu'Est-ce que j'étais censée leur dire ? Mon futur mari a décidé d'avancer la date de notre nuit de noce et j'ai refusé ?

- Ca n'a rien à voir avec mes parents, ce n'est pas eux qui ont fait ça, enfin pas cette fois je veux dire

Je marquais une pause, comment leur avouer la suite ? Je n'osais imaginer le regard qu'il porterait sur moi ensuite sans compter le fait que je ne trouvais pas mes mots pour leur décrire ce qui était arrivé.

- Ils ont décidé que c'était le moment pour moi de me marier et mon fiancé, enfin l'homme qui devait devenir mon fiancé a voulu … il est monté dans ma chambre et …

Les mots restaient coincés au fond de ma gorge et mes deux amis me forcèrent à venir m'assoir à côté d'eux. Je savais qu'ils étaient en train d'entrapercevoir la vérité et au fur et à mesure de mon récit, au lieu de me sentir soulagée je me sentais de plus en plus lourde. Tant que je le gardais pour moi, j'avais comme l'impression que ce n'était pas vraiment arrivé, que tout ça n'avait été qu'un cauchemar, parfois je parvenais à m'en convaincre mais là, avec eux au courant, je ne pouvais plus me voiler la face. Ils écoutaient sans rien dire, me laissant prendre mon temps, je décidais de ne rien cacher, pas même ma petite intervention avec le poignard ni ce que j'avais ressenti au contact de son corps sur le mien.

C'était difficile, mais je savais que c'était la meilleure chose à faire. J'avais besoin de me libérer de ce fardeau et ils étaient les seules personnes au monde à qui je pouvais réussir à me confier. Une fois que j'eus fini, je baissais la tête incapable de les regarder pour le moment, ils n'avaient toujours rien dit et je craignais leur jugement. Peut être qu'au fond j'aurais du me laisser faire, ça n'aurait peut être pas été si terrible, et puis de toute façon je doutais que ce que je ressentais à l'instant précis puisse être surpassé en terme de douleur.

- Tu as gardé ça pour toi tout ce temps ? Finit par demander Alexandre en se tournant vers moi

- Mais Cassie c'est horrible, tu … enfin ce qui t'es arrivé c'est atroce, comment tu as fait pour faire semblant d'aller bien aussi longtemps ?

- Oh vous savez ce n'était pas si terrible, ce n'est pas comme si … comme s'il avait été jusqu'au bout

- C'est exactement pareil, tu n'as pas à te sentir coupable de quoique ce soit, tu ne dois pas te sentir coupable d'avoir peur ou d'être terrifié après ce qui s'est passé

Je les écoutais me rassurer, essayant de me faire sourire. Ils me répétaient ce dont j'essayais de me persuader mais leurs paroles semblaient avoir plus de poids sur moi que tout ce dont j'aurais tenté de me convaincre seule. La suite de la journée se passa dans une ambiance plus gaie, ils voulaient me faire penser à autre chose, ne racontant ce qu'ils avaient fait pendant les vacances. Et surprise, pour la première fois depuis longtemps Victoria consentit à nous fournir quelques indices sur l'homme qu'elle fréquentait depuis un petit moment.

Visiblement elle se sentait bien avec lui, un sourire tatoué sur le visage ne l'avait pas quitté depuis le début de son récit et je ne pouvais m'empêcher d'être heureuse pour elle. Malheureusement Victoria restait Victoria et elle refusa de nous communiquer son identité, nous promettant de le faire plus tard. De mon côté je ne savais pas si c'était le bon moment pour leur parler de Rémus. Ni même s'il était d'accord pour que j'expose notre relation. Je décidais de ne rien en faire pour le moment, de toute façon j'avais tout le temps devant moi pour remédier à cette situation.

En descendant pour déjeuner j'eus le malheur de provoquer Alexandre et ce qui suivit ne fut pas fort agréable. Je me retrouvais perchée sur son épaule droite dans une position fort peu avantageuse, dite du sac à patate. J'avais beau bouger les jambes dans tous les sens, au risque de l'éborgner au passage, il me gardait solidement contre lui.

- Alexandre lâche moi !

- Hors de question, tu vas payer le prix de ton affront jeune demoiselle

- Tu vas voir quand je serais à terre

- Si je me décide à te reposer un jour, après tout tu es si légère, je ne te sens presque pas ma chérie

C'est ainsi que tranquillement il descendit les escaliers, traversa le couloir avant de s'arrêter une fois le salon atteint. De là où j'étais je ne voyais pas grand-chose mais je devinais sans mal que nous n'étions pas seuls. Il me laissa enfin redescendre, me faisant glisser le long de son torse avec un petit sourire narquois.

- Sois plus sage la prochaine fois ma petite Cassie

- Tu vas me le payer crois moi dis je en essayant de remettre mes cheveux en ordre

- Si tu veux je peux t'aider me proposa mon frère

- Ca ira merci Sirius, je sais me débrouiller seule quand il s'agit de personnes aussi détestables qui me confonde avec une poupée

- Des menaces Cassie, toujours des menaces se contenta de répondre Alexandre en souriant lorsque je le frappais sur le torse


En compagnie de ses amis elle paraissait tellement plus insouciante. Ca me faisait plaisir de la voir ainsi en train de rire comme une adolescente de 17 ans. Elle paraissait moins se contenir en leur présence, elle n'hésitait pas à les taquiner, à se montrer plus enthousiaste, elle n'avait pas peur de leur opinion et à certains moments on aurait même dit qu'ils arrivaient à se comprendre sans même avoir besoin de paroles. J'aurais pu les jalouser, de cette relation privilégiée qu'ils entretenaient avec elle mais au contraire je me sentais redevable envers eux. Sans ses amis, elle ne serait certainement pas devenu la personne merveilleuse qu'elle était, la personne dont j'étais amoureux. Je la regardais s'amuser avec Alexandre, il la prenait dans ses bras, la faisait souvent voler dans les airs, d'ailleurs je ne comptais même plus le nombre de fois où ses pieds avaient quitté le sol. Elle passait son temps à le menacer mais à chaque fois ça finissait en câlin. J'aurais pu être vraiment jaloux, après tout il était lui aussi un homme mais ils semblaient tous deux tellement amis qu'il semblait inenvisageable que quelque chose se passe entre ces deux là.

Sirius finissait de décorer le salon avec James, alors que Lily était en train de sortir les verres des placards pour la soirée. J'avais juste du me contenter d'aller chercher le gâteau et quand j'étais revenu Alexandre bavardait avec James sur leur équipe de quiddich préféré alors que Lily mettait une dernière touche féminine à la décoration. Cassiopée et Victoria n'étaient toujours pas descendu et j'espérais qu'elle n'en voudrait pas trop à Sirius pour la petite fête. Après tout j'avais aussi ma part de responsabilité, même si pour l'instant elle n'en jugeait pas l'intérêt je savais que plus tard elle serait contente d'avoir fêté son anniversaire. Sirius s'approcha de l'escalier visiblement impatient que les deux jeunes filles descendent.

- Vous savez qu'on a pas toute la nuit n'Est-ce pas ? Non mais vraiment qu'Est-ce qui peut prendre autant de temps marmonna-t-il de mauvaise humeur

Visiblement sa phrase avait eu l'effet escompté puisque Victoria ne tarda pas à descendre. Elle portait une petite robe rouge outrancièrement courte et je surpris le regard de mon ami, apparemment il n'était pas loin de baver devant cette apparition et je surpris même James en train de loucher vers la jeune fille, même si cela ne dura que quelques secondes avant qu'il ne reporte son attention sur sa femme.

- Ma sœur n'est pas avec toi ? Demanda Sirius d'un coup calmé

- Elle arrive ne t'inquiètes pas répondit-elle avec un petit sourire en coin

Alexandre et elle se regardèrent et je sus que quelque chose était en train de se tramer.

- Bon Cassiopée c'est peut être ton anniversaire mais c'est pas une raison pour te faire désirer

Et puis là, elle apparut. J'eus l'impression qu'elle descendait les marches au ralenti tellement elle me paraissait surnaturelle. Belle n'était même plus un adjectif capable de la décrire, elle était au dessus de tout ça et devant l'absence de réactions des autres je devinais aisément qu'ils devaient être tout aussi époustouflés que moi. C'était bien elle, ses yeux verts semblaient ressortir plus que davantage, probablement grâce au maquillage alors que ses cheveux avaient été bouclés pour l'occasion. Une fleur blanche venait retenir quelques mèches sur le côté droit de sa tête alors que le reste étaient laissés libre et détachés le long de son dos.

Ceux-ci contrastaient avec la couleur de sa robe qui se voulait entièrement blanche à l'exception d'un ruban noir qui venait enserrer sa taille pour être attaché sur le côté droit. Deux autres bandes noires se retrouvaient sur le jupon alors que la robe en elle-même ne tenait que grâce à deux minces bretelles. Sirius lui prit la main la faisant tourner sur elle-même et je pus constater qu'un système de lanières avait été mis en place, resserrant le bustier autour d'elle. Je n'entendis pas les compliments que les autres lui faisaient tellement j'étais abasourdi. Elle se dirigea vers moi un petit sourire sur le visage et plus elle était proche plus je sentais que j'aurais du mal à me contenir.

- Rémus tu ne dis rien ?

- Je pense que ça se passe de mots, tu es magnifique soufflais-je les yeux brillants avec l'envie compulsive de l'embrasser

- Tu viendras me rejoindre après la fête ? Me demanda-t-elle doucement, si bas que personne d'autre n'aurait pu entendre

- Si ça ne tenait qu'à moi on serait déjà dans ta chambre

Un léger rosissement s'installa progressivement sur ses joues et je ne pus m'empêcher de trouver adorable cette façon qu'elle avait d'être gênée. Très rapidement les autres lui offrirent ces cadeaux et devant l'étalage de richesse qui s'étalaient devant mes yeux et le prix exorbitant que tout ça avait bien pu couter je me sentis honteux. Jamais je n'aurais les moyens de lui acheter de tels présents et même si elle semblait n'y prêtait pas grand attention ça me dérangeait moi. Elle méritait le meilleur, chose que je ne serais jamais capable de lui procurer. La fête se passa plutôt bien, elle passait son temps à danser, avec Alexandre, avec Sirius, même avec James mais je préférais rester en retrait la regardant en train de s'amuser. Les autres buvaient, peut être plus qu'ils ne l'auraient du mais je préférais garder les idées claires. Elle se contenta de boire un verre de champagne avant de retourner s'amuser sur la piste improvisée. Puis quelque chose que personne n'aurait pu prévoir se produisit.

Là, devant nous tous, Victoria et Sirius étaient en train de s'embrasser de la manière la moins discrète qu'il m'eut été donné de voir au cours de ma vie. De là où j'étais je voyais presque leurs langues se cherchaient en rythme quant à leurs mains je n'en parlais même pas. Je pense qu'ils avaient oublié jusqu'à notre existence étant donné la manière impudique dont-ils se caressaient. Cassiopée semblait surprise mais elle se mit à sourire à l'une des remarques d'Alexandre.

- Hum hum Padmol je te signale quand même que vous êtes pas seuls

Le principal intéressé se contenta de se dégager légèrement de l'étreinte de sa compagne mais en aucun cas il ne paraissait gêné. Certes il était quasiment saoul mais Victoria ne me semblait pas si éméchée que ça, elle paraissait même assez lucide et fière d'elle. M'approchant du trio je parvins à saisir la majorité de leur conversation qui ne manqua pas de m'amuser.

- Alors tu n'as pas pu t'en empêcher n'Est-ce pas ?

- Franchement Vicky mon frère, t'aurais pu m'éviter ce spectacle

- Surtout que il y a des chambres ici

- Ah par merlin retirer moi cette vision, pitié je ne veux pas imaginer ce spectacle lança Cassiopée en faisant mine de se cacher les yeux

Ainsi donc, elle ne semblait pas du tout en vouloir à son amie. Par contre Sirius se faisait tirer les bretelles par Lily qui visiblement n'appréciait pas fort la façon dont mon ami avait honteusement profiter de la situation pour séduire une jeune étudiante innocente. A vrai dire je ne connaissais pas réellement Victoria mais innocente n'était pas le premier adjectif qui me venait pour la décrire.

- Allons Cassie ne sois pas jalouse à toi aussi un jour ça t'arrivera

- Me faire embrasser par mon frère ? J'espère bien que non répondit-elle dégoutée

- Mais non bécasse, je parlais de te faire embrasser de cette façon par un bel apollon, voir plus si affinité poursuivit-elle en lui faisant un clin d'œil auquel Cassiopée ne manqua pas de rougir

- Devinez qui nous regarde, qui sait tu l'as peut être trouvé ton prince charmant tout compte fait

- N'oublie pas de te protéger, un incident est si vite arrivé ricana sa meilleure amie

- Je propose un pari !

Devant la mine résignée que Cassiopée arbora je devinais aisément qu'elle avait l'habitude de ces situations. A présent, les trois autres m'avaient rejoint s'asseyant dans le fauteuil qui était à côté de moi alors que je continuais à m'intéresser à la conversation. Je ne pouvais m'empêcher de la détailler du regard, elle portait de petites chaussures à talons alors que ses jambes étaient laissés à découvert. C'était bien la première fois que je les voyais d'ailleurs et bien entendu ça me faisait plus d'effet que ça n'aurait du.

- Je connais vos paris et je refuse d'en être

- Si dans la minute qui suit tu embrasses le professeur Lupin, Alexandre et moi on arrête de faire des allusions douteuses jusqu'à la fin de l'année

- J'irais même jusqu'à dire qu'on ne se mêlera plus de ta vie privée

- Vraiment ? Pari tenu

- Mais attention pas un petit bisou minable, non un vrai baiser, le genre qui provoquerait une crise cardiaque à ton grand frère chéri

- Bien entendu

Elle s'est levée, les défiant du regard avant de s'approcher de l'endroit où j'étais.

- Elle n'osera pas n'Est-ce pas ? Demanda Victoria inquiète

- Combien de verres elle a bu déjà ?

Et là sans même hésiter elle s'empara à deux mains du col de ma chemise me forçant à me pencher vers elle alors que déjà ses lèvres se refermaient sur les miennes. C'était agréable bien sûr, peut être même trop mais je ne savais comment réagir. J'avais envie de poser mes mains sur elle mais je doutais que les autres voient ça d'un bon œil. Alors je me contentait de rester là, les bras ballants en la laissant continuer le baiser à sa guise. Quand elle relâcha l'emprise qu'elle avait sur moi je la vis sourire avant de se détourner. Ses amis ne disaient plus rien, se contenant de la regarder éberlué alors que Sirius manquait de faire une syncope. Malgré tout l'alcool qu'il avait ingéré je pense qu'il avait parfaitement compris ce qui venait de se passer.

- Euh quelqu'un peut m'expliquer ?

- On dirait bien que ta petite sœur craque pour notre Moony lança James hilare

- Non mais je m'y oppose

- Et tu t'opposes à quoi Sirius ? Je te signale que tu viens d'embrasser de façon beaucoup plus grotesque sa meilleure amie répondit Lily laissant mon ami complètement désarçonné.

Elle me faisait un effet dingue, je dirais même trop d'effets pour son propre bien. Etant donné l'heure tardive Victoria et Alexandre ne tardèrent pas à rentrer chez eux, promettant de repasser le lendemain. Sirius regarda partir la meilleure amie de Cassiopée et j'aurais juré pendant un moment qu'ils venaient d'échanger un sourire entendu. En l'absence de ses amis, Cassie décida de monter souhaitant bonne nuit à tout le monde et nous remerciant pour la petite fête. Je ne savais pas vraiment comment réagir à ce moment là, devais-je aller la rejoindre comme convenu ? Peut être n'était-elle pas sérieuse quand elle me l'avait proposé ou peut-être avait-elle changer d'avis. Son baiser m'avait chamboulé, voir même complètement retourné mais je ne voulais pas qu'elle se sente obligée de faire quoique ce soit.

Après avoir amené Sirius non sans mal jusqu'à sa chambre j'hésitais sur ce que je devais faire. Après tout je pouvais tout simplement lui souhaiter bonne nuit. Ca ne signifiait pas pour autant que quelque chose allait se passer, non j'allais juste agir comme d'habitude. Prenant garde que le couloir était désert je me glissais dans la chambre de Cassiopée, comment aurais-je pu prévoir que justement à ce moment là elle était en train de se déshabiller. Je n'avais aucun moyen de le savoir et pourtant je n'arrivais pas à regretter d'être entré à ce moment là. Elle avait complètement détaché ses cheveux et à présent s'évertuait à détacher les lacets qui retenaient sa robe. Sans faire de bruit je me glissais derrière elle posant mes mains sur les siennes. Elle sursauta mais ne paraissait pas effrayée. Il aurait suffit que je détache un peu son bustier pour que la robe tombe à ses pieds, mais je préférais attendre encore un peu. Mes lèvres trouvèrent la peau offerte de son cou, laissant un sillage mouillée à mon passage. Elle respirait plus fort, sa poitrine se soulevant au rythme de ses inspirations et expirations. Mon autre main l'enserra la faisant se retourner alors que je gardais toujours en main les moyens de la déshabiller toute entière.

- Cassiopée il faut que tu me dises si je vais trop vite demandais-je doucement en lui déposant un petit baiser juste en dessous de l'oreille

- Je te fais confiance Rémus

- Ca n'a rien à voir avec la confiance, ou du moins pas entièrement, je veux que tu en es envie tu comprends

Je l'embrassais, lui mordillant légèrement la lèvre inférieure alors qu'elle fermait les yeux. Ma main passa sur sa joue, son cou, ses épaules avant de descendre le long de son buste ne faisant qu'effleurer sa poitrine. A ce contact elle tressaillit et je devinais aisément où se situaient les limites que je ne devais pas franchir.

- Je ne veux pas que tu aies peur le jour où nous le ferons vraiment, c'est important, je ne veux pas que tu te forces pour moi

Elle se contenta d'hocher la tête en déglutissant alors que je faisais descendre les bretelles de ses épaules. Mes doigts la touchaient légèrement, passant de ses bras à son cou en essayant de l'habituer à mon contact. Caressant son dos je l'embrassais sur les lèvres essayant de la faire se détendre un peu. Je ne voulais pas qu'elle pense à ce qu'on était en train de faire, je voulais juste qu'elle puisse ressentir ce que je ressentais à chacun de ses baisers, à ce qu'elle me procurait par un simple geste.

- Je veux que tu me dises si ça ne va pas, Je veux que tu me dises quand ça ne te plait pas ou quand ça te plait au contraire, je ne veux pas que tu aies honte avec moi

A nouveau mes lèvres rencontrèrent les siennes et je pris sur moi de détacher enfin les lanières qui maintenant la robe en place. Quand celle-ci se mit à tomber à ses pieds, Cassiopée se serra contre moi instantanément. Et à mon avis devant la teinte rougeâtre qu'avait pris l'ensemble de son visage elle ne devait pas se sentir parfaitement à l'aise. Mes mains parcouraient son dos, ses épaules. Evitant d'aller trop loin dans mon exploration, je la fis basculer sur le lit qui était juste derrière nous me plaçant à moitié sur elle tout en évitant de trop m'appuyer ou d'avoir un geste qui aurait pu lui rappeler de mauvais souvenirs. Elle était en sous vêtements et en la voyant ainsi je dus faire appel à tout mon self contrôle pour ne pas couvrir son corps de baiser. Certes de petits bleus étaient présents à certains endroits mais ça n'enlevait rien au pouvoir érotique qu'elle dégageait sans s'en rendre compte.

- Et je veux aussi que tu saches que tu es très belle. Tu n'as pas à te cacher. J'adore chacune des parties de ton corps. Ton visage bien sûr, tes lèvres, ton cou, tes épaules …

Je lui déposais de petits baisers papillons à chaque endroit alors qu'elle me souriait, c'est d'ailleurs à ce moment là que je constatais qu'elle était fortement chatouilleuse dès qu'on commençait à s'attaquer à son cou de manière trop poussée.

- Ton ventre, ton dos, tes cuisses, ta poitrine …

A l'évocation de cette dernière partie je la vis s'inquiéter un peu même si elle essayait de ne rien laisser paraitre.

- Et n'oublie pas ce que je t'ai dit, si ça ne va pas arrête moi

Pour la première fois depuis que j'avais commencé mon exploration poussée de son corps, je passais mes mains sur ses cuisses, m'attardant sur son ventre pour y déposer de très légers baisers. Elle se mordit violement la lèvre inférieure et je me plus à imaginer que c'était parce que je lui faisais de l'effet. Elle n'était pas totalement détendue, je pouvais sentir sans peine qu'elle était toujours sur ses gardes, remontant le long de son ventre, j'évitais soigneusement sa poitrine. Le baiser qu'elle me prodigua alors que je rejoignais ses lèvres n'avait rien à voir avec les précédents. Une douce chaleur s'installa en moi et j'espérais vraiment qu'elle ressente la même chose que moi. Elle était tellement belle, tellement désirable ainsi offerte à mes caresses que je me demandais comment j'avais fait pour réussir à conquérir son cœur.

- Je … je voudrais qu'on arrête

A nouveau elle avait rougi de manière soudaine, et je devinais sans mal ce que ça avait du lui couter de prononcer cette phrase. Alors que j'allais sortir du lit elle m'attrapa par le bras me forçant à m'allonger à ses côtés alors que déjà elle était en train de m'embrasser un peu près partout sur le visage.

- Tu as une drôle manière d'arrêter la taquinais-je

- Je veux que tu restes avec moi ce soir se contenta-t-elle de répondre en m'embrassant doucement sur la lèvre inférieure laissant son souffle se mêlait au mien

- Tu n'as pas besoin de faire ça pour que je reste

- Je sais et c'est pour ça que je le fais

Etrangement je découvris que m'embrasser ne lui posait aucun problème. Elle gardait ses mains sagement sur mon torse mais seul ses baisers suffisaient à me mettre dans tous mes états. Cela l'amusait je crois et comment aurais-je pu refuser une distraction aussi plaisante ?


Cette nuit ainsi que toutes les autres qui ont suivi ont été et sont les meilleurs de ma vie. Ce n'est pas tant ce qu'elle fait, c'est plutôt sa manière d'être, de me faire sentir qu'à ce moment là elle n'a dieu que pour moi. J'aime quand elle est totalement détenue, qu'elle se laisse aller sans penser à rien d'autre qu'au plaisir qu'elle ressent, et accessoirement à moi. Rien n'a vraiment changé depuis cette soirée, ses amis sont toujours les personnes les plus importantes de sa vie, même si je me plais à croire que je peux prétendre à ce titre, alors que son frère semble occuper la seconde place. Bien entendu elle ne le dit pas, mais il n'y a qu'à voir la façon qu'elle a de réagir dans certaines situations, elle peut se montrer féroce quand quelqu'un s'en prend à eux et malheureusement pour Sirius, il en a déjà fais les frais. Pour ma part j'évite de me mêler de leur relation, elle a le droit d'avoir ses amis à elle sans que j'intervienne mais je sais que j'ai plutôt intérêt à ce qu'ils m'apprécient. Pas qu'elle m'aimerait moins si eux ne m'aimaient pas mais elle se poserait sans doute des questions sur notre couple, alors tant qu'à pouvoir choisir je préfère les avoir de mon côté.