Bonjour à tous! Désolé du retard, sachez que je ne poste même pas ce chapitre chez moi mais à mon école, donc s'il y a quelques fautes ou problème de mise en page, je m'en excuse, mais je ne suis pas du tout habitué à cet ordinateur -qui fait des choses étranges :o ). Pour ne plus oublier de poster mes chapitres, j'ai décidé de les poster plutôt le dimanche soir, au pire le lundi... donc ça change pas grand chose, à part que je vais y penser toutes les semaines :)
Merci à tous pour vos commentaires, vous êtes géniaux :D
Enjoy!
chapitre 08 :
Descendant de la chambre jusqu'au rez-de-chaussée, Oikawa suivit Kuroo jusqu'au salon et vit celui qu'il devinait être le père de Kuroo, assis tranquillement sur un fauteuil à feuilleter les pages d'un journal. Kuroo lui fit discrètement signe d'approcher et Oikawa obéit, se plaçant timidement à côté de lui alors que le père, un homme mûr aux cheveux grisonnants, posait sa lecture et regardait le nouveau venu.
« -Papa, je te présente Oikawa, mon… ami, finit par dire Kuroo après une légère hésitation.
-Oh, alors c'est toi ! Tu sais, mon fils est assez populaire, mais c'est rare qu'il se prenne d'affection pour quelqu'un au point de l'inviter chez nous. A ma connaissance, il n'y a que Kenma.
-Et ce grand jeune homme, bruyant et toujours de bonne humeur, qui est venu une fois… Bokuto, c'est ça ? se rappela la mère en s'approchant d'eux.
-C'est vrai, j'avais oublié. Quoi qu'il en soit, bienvenu, fais comme chez toi.
-Merci de votre hospitalité. » répondit Oikawa avec un sourire charmeur.
Très vite, les parents de Kuroo parurent charmés par Oikawa et semblaient le considérer comme un membre de la famille, ce qui avait tendance à faire sourire le brun. Oikawa était toujours aussi beau parleur, capable de se faire apprécier de n'importe qui pour peu qu'il s'en donne la peine. Il était vraiment un bon orateur. Tellement bon orateur d'ailleurs que ses parents n'arrêtaient pas de lui parler, ne leur laissant pas la possibilité de s'éclipser, ce qui commençait à agacer Kuroo. Si Oikawa était là, ce n'était pas pour parler avec ses parents, mais pour rester avec lui ! Ses parents finirent enfin par le laisser tranquille et Kuroo constata alors avec amusement qu'Oikawa semblait impatient, tapant du pied sur le sol et faisant voler son regard un peu partout autour de lui. Et Kuroo devinait ce qu'il désirait.
« -Tu veux qu'on se fasse quelques passes au volley ? demanda-t-il en connaissant déjà la réponse.
-Oui ! » s'exclama-t-il en lui sautant presque dessus.
Kuroo se moqua affectueusement de lui avant d'attraper ses affaires, une balle, et de se rendre avec Oikawa dans un parc non loin. Impatient comme jamais, Oikawa s'empressa de s'échauffer, de faire quelques passes à Kuroo –qui le complimenta sur sa maîtrise du ballon malgré son absence d'entraînement- avant de faire son premier service.
Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas joué, il avait l'impression d'être un peu rouillé, mais le service était sa spécialité. Il était particulièrement fier de son service, à vrai dire, et comptait bien épater Kuroo en lui montrant à quel point il était doué.
Concentré, il lança la balle en l'air, un peu en avant, fit quelques pas en courant, puis sauta le plus haut possible et, lorsqu'il sentit la balle retomber, il frappa de toutes ses forces en visant la gauche de Kuroo.
Le ballon fusa et, avant que Kuroo ne puisse réagir, s'écrasa dans l'herbe pour rebondir et rouler quelques mètres plus loin.
Kuroo était immobile, figé, toujours en position pour réceptionner la balle, à fixer Oikawa avec de grands yeux surpris. Il tourna la tête vers le ballon en se redressant, puis la retourna vers Oikawa et poussa un cri admiratif.
« -Waaah ! C'était quoi, ce service de la mort ?! T'es trop fort ! Y'avait une telle puissance, et elle est tombée pile là où tu visais, et c'était tellement rapide, j'ai rien pu faire Comment t'as fait ça ? » s'exclama Kuroo.
Oikawa eut un sourire fier et flatté, et rougit légèrement. Il n'avait jamais été aussi heureux de recevoir des compliments de la part de quelqu'un, et que son petit ami soit fier de lui -et même admiratif- le rendait incroyablement heureux.
« -Héhé, c'était pas grand-chose… »
Il disait cela, mais en réalité, la paume de sa main lui brûlait et piquait, elle était toute rouge, et il doutait pouvoir servir de la sorte tout le long d'un match. Mais même s'il avait un peu mal, la sensation de la balle au creux de sa main, sentir le plastique taper sa peau, faisant remonter un frisson tout le long de son bras et se diffusant dans tout son corps, cette sensation était unique et extraordinaire. Il était bel et bien un sportif. Jouer après tant de temps était un véritable bonheur, il se sentait enfin complet.
« -Apprend-moi ce service !
-Hé, on est adversaires, tu penses vraiment que je vais te l'apprendre ? demanda Oikawa d'un air désabusé.
-…Dans ce cas. Encore une fois ! Envoie-moi encore une fois ce service de la mort, s'te plait ! »
Et c'est ainsi qu'ils passèrent le reste de la journée à faire des services et essayer de les renvoyer. Ils durent s'arrêter lorsque la nuit tomba. Ils étaient en nage et n'avaient qu'une hâte : rentrer pour prendre une bonne douche et se changer. Malgré tout, Kuroo insista pour passer chez le fleuriste et acheter un bouquet de roses rouges, refusant de lui expliquer de quoi il retournait. Bah, ce n'était pas comme si Oikawa s'y intéressait, de toute façon.
Ils rentrèrent et, à peine eurent-ils passés l'entrée, que Kuroo fit s'arrêter Oikawa en se pointant devant lui et lui tendant le bouquet de fleurs.
« -…Qu'est-ce que tu fais ? demanda Oikawa en haussant un sourcil interrogateur.
-Tu m'as dit l'autre jour que j'étais pas romantique. Alors voilà, je t'offre des roses et je nous ai prévus une soirée romantique rien que tous les deux. »
Oikawa le regarda avec de grands yeux ronds. Il avait vraiment pris ce qu'il avait dit tout à l'heure au sérieux ? Remarque, ce n'était pas si surprenant. Kuroo pouvait se montrer très attentionné parfois, certes, mais Oikawa ne s'y était toujours pas totalement habitué. Il lui souri et accepta les roses en le remerciant.
« -Et tes parents ?
-Je te l'ai dit, on est rien que nous deux . Je me suis arrangé pour que des amis habitant loin les invitent pour la soirée et la nuit. Ce soir, c'est rien que toi et moi, dit-il en posant ses mains sur ses flancs et en l'attirant soudainement à lui.
-T'as tout prévu pour qu'on soit tranquille, dis-moi… marmonna-t-il en passant ses bras autour de son cou et en l'embrassant.
-Viens, on va prendre un bain. » dit-il en attrapant sa main et en le traînant à sa suite.
Oikawa tiqua sur le « on » mais ne dit rien. Il comptait vraiment prendre son bain avec lu ? Il ne savait pas si c'était romantique, mais il était sûr d'une chose : c'était bel et bien embarrassant. Mais si Kuroo lui disait que c'était ok, alors il le ferait. Il lui faisait confiance. Il insista pourtant pour se changer dans une pièce différente. Un peu anxieux, il retira ses vêtements, puis ouvrit timidement la porte de la salle de bain, y jetant un discret coup d'œil.
Là se trouvait Kuroo, dos à lui, une simple serviette enroulée autour de ses hanches, penché en avant vers la baignoire à régler la température de l'eau. Il en profita pour admirer sa magnifique silhouette, son dos musclé, sa chute de rein non moins sublime et ses cuisses puissantes et fermes; il était parfait. Et il était rien qu'à lui.
Prenant son courage à deux mains, il entra dans la pièce, lui aussi en serviette, et attendit que Kuroo se retourne. Lorsqu'il le vit, Kuroo fit glisser un moment ses yeux sur chaque parcelle de peau d'Oikawa offerte à sa vue, puis le regarda dans les yeux et sourit en lui tendant une main qu'Oikawa attrapa plus par réflexe qu'autre chose.
« -On y va ?
-Hm. » marmonna Oikawa.
Sans plus tarder, Kuroo retira sa serviette et Oikawa plaqua instantanément sa main sur ses yeux.
« -Qu'est-ce que tu fais ? Tu m'as déjà vu nu, demanda Kuroo, surpris.
-Oui, mais si je te mate, mon corps va réagir, et j'ai pas envie. On est là simplement pour prendre un bain. »
Les yeux toujours clos, Oikawa entendit Kuroo pouffer de rire.
« -Grouille-toi d'y rentrer au lieu de te moquer, ordonna-t-il en lâchant sa main.
-D'accord, te fâche pas. Et je ne me moquais pas.
-Ah bon ?
-…Peut-être un peu... » avoua-t-il en entrant dans le bain.
Sans rien dire, Oikawa rentra à son tour dans le bain mousseux et s'assit au fond de la baignoire, face à Kuroo, mal à l'aise. Kuroo le regarda avec insistance, un agaçant sourire aux lèvres, si bien qu'Oikawa lui demanda pourquoi il le fixait de la sorte.
« -T'as pas l'air détendu.
-…Comment tu veux que je me détende… Et puis c'est quoi toute cette mousse ?
-C'est romantique.
-Romantique ? La mousse ? En quoi la mousse est-elle romantique ? demanda-t-il sans comprendre.
-J'en sais rien, mais c'est ce que j'ai lu sur internet.
-Ah bon… »
Oikawa prit un peu de mousse dans ses mains et se demanda en quoi un bain mousseux était plus romantique qu'un bain normal. Enfin, grâce à ce bain et à cette future soirée romantique rien que tous les deux, la ride entre les sourcils de Kuroo avait disparue au profit d'un constant sourire, alors ce n'était peut-être pas si mal. Décidant de profiter de ce petit moment temporaire de bonheur, il souffla et la mousse dans ses mains s'envola pour se coller au visage de Kuroo. Cette simple petite blague fut le déclencheur d'une petite bataille de mousse.
Le visage couvert de mousse, Kuroo capitula et laissa la victoire à Oikawa, mais en profita pour s'approcher de lui et s'asseoir entre ses jambes –ou plutôt à moitié allongé- la tête posée sur le torse d'Oikawa. Il releva le visage vers celui d'Oikawa.
« -Là, c'est plus romantique, pas vrai ? »
Pour toute réponse, le châtain referma ses bras autour des épaules de Kuoo et posa son menton sur le sommet de son crâne. Il soupira, s'avouant vaincu face à tous les efforts de son petit ami.
« -D'accord, tu as gagné, tu sais être romantique.
-Hop hop hop, pas si vite. Tu n'as encore rien vu. T'auras le droit de dire ça seulement après ce que je nous ai prévu. Au fait, les fleurs te plaisent ?
-Evidemment qu'elles me plaisent vu qu'elles viennent de toi. »
Bien qu'il ne puisse voir son visage, Oikawa sentit Kuroo se tasser sur lui-même et gesticuler d'inconfort. Oho, il était toujours aussi faible face à ses mots doux, n'est-ce pas ? C'était adorable.
« -Tu sais, quand on s'est rencontré, j'imaginais pas que tu avais un côté timide.
-Je suis pas timide ! s'indigna Kuroo.
-Je t'aime. »
Il attendit un instant pour bien observer la réaction de Kuroo à cette déclaration.
« -Tu vois, ton corps s'est tout de suite tendu et tes oreilles sont devenues toute rouges.
-…T'as pas intérêt à raconter tout ça à qui que ce soit… marmonna Kuroo d'un air boudeur.
-Ahaha, ne t'inquiète pas, j'ai pas envie que les autres sachent à quel point tu es mignon. »
Kuroo se releva soudainement, et Oikawa s'empressa de se cacher les yeux pour ne pas que son regard ne soit attiré par les jolies fesses bien fermes de son petit ami.
« -C-C'est bon, on va pas passer notre soirée dans ce bain, on sort… »
Il détestait lorsqu'il se montrait aussi faible et vulnérable face à Oikawa, surtout lorsque ce dernier en profitait pour prendre le dessus. C'est vrai, il se sentait gêné lorsqu'on était tendre avec lui, et alors ? Il n'y pouvait rien, il n'en avait pas l'habitude et ressentait ce doux sentiment de joie et de protection, mais ne savait pas comment y réagir. Il n'arrivait pas à se laisser aller et essayait toujours de le combattre vainement, se rendant encore plus ridicule.
« -Allez, habille-toi, on passe à table, dit-il en retournant lui-même dans sa chambre pour récupérer ses vêtements.
-Sois pas fâché pour si peu...
-Je ne suis pas fâché, dit-il en s'arrêtant.
-C'est vrai ?
-Ecoute, je sais très bien que tu aimes énerver les gens, c'est ta nature, alors si je me fâchais pour une telle chose, je ne sortirais pas avec toi. Alors oui, je ne suis pas fâché. » lui expliqua-t-il patiemment avant de lui embrasser le front et de partir s'habiller.
Ce qu'il avait dit était vrai, il n'était pas fâché, il était simplement un peu agacé, rien de bien grave. Rien qui ne pouvait entamer leur relation. Ce n'était pas grand chose.
Lorsqu'il ressortit de sa chambre en jean avec un t-shirt rouge où était marqué « I love volley-ball », il vit Oikawa finir d'enfiler lui aussi son t-shirt blanc à motifs bleu turquoise. Il allèrent directement au salon, gardant les lumières éteintes et n'allumant que des bougies pour créer une ambiance romantique, et Kuroo alla rapidement cuisiner quelque chose alors qu'Oikawa fermait les volets pour les plonger dans une douce et agréable lumière tamisée, puis plongea les roses dans un vase qu'il posa au bord de la table. Il disposa les couverts face-à-face et sourit joyeusement, fier de son œuvre. Lui aussi pouvait être romantique lorsqu'il s'en donnait vraiment les moyens.
Ils mangèrent lentement, prenant leur temps pour savourer ce moment, puis se posèrent tranquillement sur le canapé pour regarder un bon film, Oikawa cette fois-ci dans les bras de Kuroo. Adossé contre son torse, le châtain pouvait sentir la chaleur du corps de son petit ami contre le sien malgré leurs vêtements c'était apaisant. Il se retourna alors, délaissant le film pour l'embrasser et se coller sensuellement à lui. Il voulait le faire. C'était une suite logique à leur soirée après tout, non ? Comme si Kuroo approuvait, il approfondit le baiser et passa ses mains dans son dos sous son t-shirt, caressant sa peau.
Alors qu'il s'apprêtait à lui retirer son t-shirt, quelqu'un sonna, les interrompant.
« -Ignorons-le, éluda simplement Kuroo.
-Et si c'était quelque chose d'important ? Tu devrais y aller. » lui conseilla-t-il en redescendant son t-shirt et en se levant.
Kuroo se leva à son tour en grommelant et se promit de faire comprendre sa manière de penser à cette personne s'il ne s'agissait pas d'une urgence absolue. Il ouvrit brusquement la porte et s'apprêta à râler mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge lorsqu'il aperçu l'intrus. Sa colère s'évanouit pour laisser place à l'étonnement. Son interlocuteur lui sourit de manière enfantine.
« -Salut! s'exclama-t-il simplement, sourire aux lèvres.
-...Bokuto... ?
To be Continued...
A dimanche :)
