Auteur : Ewi.

Bêta Correctrice : Archimède.

Disclamer : Rien ne m'appartient, tout est à J.K Rowling. Seule l'histoire est à moi.

Rating : M.

Couple : Harry Potter/Draco Malfoy. Homophobes, s'abstenir !

Réponses aux reviews :

Serdra, fuhatsu, sakura-okasan, philae 89, merci pour votre soutient, j'espère que la suite vous plaira autant ! A bientôt

SONDAGE:Alors, les jumeaux, vous verriez des filles, des garçons ou les deux ? Des prénoms originaux à proposer ? Merci

Chapitre 9

Alors qu'ils se préparaient à sortir, ils entendirent l'infirmière leur chuchoter :

- Vous n'êtes pas seul, mes enfants. Ne l'oubliez pas…

Et l'infirmière les laissa, vaquant à ses occupations. Draco ayant rassemblé ses affaires et celles d'Harry, avait déjà commencé à prendre la direction de la sortie lorsqu'il se rendit compte que Potter n'avait pas esquissé un seul geste.

- Potter, viens, on sera mieux à l'appartement, lui fit Draco en s'arrêtant.

Mais Harry ne bougea toujours pas, en état de choc. Dans un soupir, Draco retourna s'asseoir près du brun, attendant qu'il sorte de sa léthargie. Finalement, au bout de quelques minutes qui parurent interminables pour le Serpentard, Harry posa ses émeraudes sur le blond.

- Je n'y arriverai pas, je ne peux pas, dit-il dans un murmure inaudible.

- Bien sur que tu y arriveras, tu n'es pas seul Potter, je serai là et Blaise aussi. Nous avons les moyens de demander de l'aide, nous ne sommes pas démunis. On y arrivera. Je ne te laisserais pas, lui assura-t-il d'une voix douce mais ferme pour lui montrer qu'il ne plaisantait pas.

Harry détourna la tête, honteux de sentir les larmes lui monter aux yeux, mais cela faisait trop longtemps qu'il les refoulait. Il ne put que les laisser couler dans un torrent de plus en plus fort. Il s'agissait de toutes les larmes qu'il avait ravalées depuis des années. C'était tous ses morts qu'il pleurait enfin, de toute sa culpabilité qui ressortait. Seulement plus il se laissait aller, plus il se disait qu'il n'en avait pas le droit alors qu'il était vivant, alors qu'il était un meurtrier, et par ce fait, ses sanglots ne faisait qu'augmenter. Il était dans un cercle vicieux d'où il ne ressortirait épuisé qu'après avoir extériorisé toutes ses souffrances.

A ses côtés, Draco, ne savait pas bien quoi faire, lui qui était si peu habitué aux démonstrations de sentiments. En fait, il n'avait qu'une seule envie : fuir le plus loin possible. Mais il se le refusa. C'était le moment de prouver qu'il n'était plus un lâche, qu'il avait grandi et qu'il prenait enfin ses responsabilités. Aussi il réconforta le brun, du mieux qu'il put .C'est-à-dire qu'il se contenta de tenir sa main et d'attendre, lui montrant qu'il ne l'abandonnait pas.

Mais cela fut suffisant à Harry, pas plus habitué aux marques de réconfort que le blond. Il se recroquevilla sur le lit, la main du Serpentard serrée contre lui et laissa toutes ses peurs, toutes ses douleurs, tous ses deuils s'écouler de son cœur et de ses yeux. Et c'est finalement une bonne heure plus tard qu'il tomba endormi, vidé de toute énergie.

Draco ne voulut pas le laisser seul à l'infirmerie, ne sachant que trop combien Harry détestait cet endroit qu'il avait énormément fréquenté. Il se décida donc de l'amener à leur appartement, heureusement pas bien éloigné de leur lieu actuel. Il lui jeta un rapide sort d'allègement avant de le prendre dans ses bras et de se diriger vers la sortie. Quand il arriva dans leurs quartiers, il prit soin de faire attention à ne pas percuter les murs ou autres obstacles et se rendit dans la chambre d'Harry où il déposa ce dernier dans son lit avant de le border. Une fois fait, il retourna au salon avec l'intention de faire ses devoirs afin de s'occuper l'esprit.

Cependant, il n'arrivait pas à se concentrer, trop de choses tournant dans sa tête. Et c'est quand il se rendit compte que cela faisait cinq fois qu'il lisait la même phrase qu'il décida d'abandonner. Ce fut avec un grand soupir qu'il repoussa loin de lui ses bouquins et parchemins avant de s'étirer comme un chat.

Se laissant tombé en arrière sur la chaise sur laquelle il était installé, il ferma les yeux et essaya de mettre un peu d'ordre dans ses pensées, mais il fut interrompu peu de temps après par des coups à la porte. Se redressant légèrement, il invita la personne à entrer avant de regarder sa montre.

- Tu as déjà fini les cours ? Demanda-t-il à un Blaise qui venait de s'effondrer peu élégamment sur le canapé situé pas très loin de lui.

- Oui, je suis venu tout de suite après. Je voulais savoir comment s'étaient passés les examens. Et à voir ta tête, je dirais mal. Raconte !

- Ma tête est comme d'habitude, Blaise, rétorqua sèchement Draco avec un claquement de langue agacé.

- Bien sur, pour qui ne sait pas te déchiffrer. Allez, dis-moi ce qu'il y a. C'est le bébé ? Potter ? Insista le métis.

Draco, soudainement épuisé, se massa les tempes. Blaise vit peu à peu le masque de son meilleur ami se fissurer. Peu de gens étaient capable de percer sa carapace mais il semblerait que désormais, Potter soit à ajouter à cette liste.

- C'est si mauvais que ça ? S'inquiéta-t-il.

- Non, ils vont bien, ne t'inquiètes pas, commença le blond. Comme l'a dit l'infirmière, techniquement c'est une bonne nouvelle. Mais ça n'aurait pas pu plus mal tomber !

- Bon, tu vas cracher le morceau, oui ? S'agaça Blaise en voyant que son ami ne semblait pas décider à lui dire la vérité.

Draco esquissa un sourire plein de malice, taquin en voyant le métis perdre patience. Il était si facile d'embêter le métis.

- Et bien, mon cher Blaise, il semblerait que tu vas être le tonton de non pas un mais de deux bébés !

- Quoi ? Mais c'est génial !

- Blaise, du calme, Potter dors ! Le gronda Draco d'une voix basse.

- Désolé. Comment Harry a réagi ? Demanda Blaise un ton plus bas mais toujours aussi excité.

- Pas très bien, et c'est un euphémisme. C'est une sorte de nouveau coup qui l'a fait littéralement s'effondrer. Il est terrifié. Il a bien du pleurer une heure avant de parvenir à se calmer et moi je suis resté comme un con posté à côté de lui.

- C'est normal tu sais, tu n'as pas l'habitude. Tout ce qui compte, c'est que tu sois là pour lui, et je suis sûr qu'il est d'accord.

- Peut-être. Enfin bref, j'ai dû le porter jusqu'ici et je crois bien que je me suis fais un tour de rein ! Il n'en a peut-être pas l'air mais il est lourd ! S'exclama Draco avec un air dramatique un peu exagéré.

Blaise éclata de rire, incrédule mais conquis par le caractère décidément hors du commun de son meilleur ami.

- Bon sang mais qui fait autant de bruit ? Blaise, comme c'est étonnant ! Ironisa Harry qui venait de rentrer dans le salon en se frottant les yeux, encore à moitié endormis.

-Hé ! C'est pas de ma faute si tu es toujours endormi quand je viens ici ! Lui répliqua le métis d'un ton moqueur.

Pour toute réponse, Harry lui tira la langue et alla s'installer sur un des fauteuil.

- Alors, comment ça va ? Demanda Blaise.

- Bien et toi ?

- Plutôt pas mal ! J'ai repéré une jolie préfète de Serdaigle et vous allez avoir deux petits monstres. Que demande le peuple ? D'ailleurs, j'espère bien être le parrain des deux !

- Blaise ou le mec qui met toujours les pieds dans le plat ! Grinça Draco, en fusillant son meilleur ami du regard.

Il n'était vraiment pas sûr qu'Harry soit prêt à ce qu'ils en parlent avec désinvolture. Mais comme d'habitude, le brun le surprit.

- Evidemment Blaise. Et maintenant, on aura deux fois plus de raisons de te les confier souvent ! Rétorqua Harry.

Au grand plaisir de Draco et à la satisfaction d'Harry, le métis blêmit à une vitesse folle.

- Hum... Oui. Enfin bon, c'est cool, parce que c'est une bonne nouvelle. Et pas que théoriquement, affirma Blaise. Bien, sur ces bonnes paroles, je vais vous laisser, finit-il en se levant.

- Dis plutôt que tu vas draguer ta charmante préfète qui comme par hasard, habite à deux pas d'ici, réfuta le blond pas dupe pour un sous.

- Cafteur !

Et il s'en alla en boudant sous le rire d'Harry.

Ce dernier se sentait mieux. Il aimait beaucoup Blaise, il lui faisait beaucoup de bien, arrivant toujours à lui remonter le moral. Il retrouva son sérieux lorsqu'il vit Draco, la tête rejetée en arrière, les yeux fermés. Il avait remis son masque impassible mais Harry voyait bien qu'il était fatigué, autant physiquement que moralement. Il hésita quelques secondes puis alla s'asseoir près de lui.

- Je suis désolé d'avoir craqué tout à l'heure. Je ne devrais pas autant m'appuyer sur toi. Pardon.

A ces mots, Draco ouvrit les yeux et les tourna vers lui.

- Il faut vraiment que tu arrêtes de t'excuser tout le temps sans raison, lui dit-il d'un ton neutre.

- Mais j'ai pleuré, rétorqua Harry. Et je me suis endormi.

- Et là, je suis censé être scandalisé ? Lui demanda Draco en levant un sourcil interrogateur.

- …

- Franchement Potter, tu vas m'obliger à le dire ? Bien ! Tu avais toutes les raisons et tous les droits de pleurer et si je ne l'avais pas voulu, je ne serais pas rester. Maintenant, je suis content que tu te sois rendu compte que c'était une bonne nouvelle, même si ça fait peur. Et oui, avant que tu ne demandes, moi aussi j'ai peur. Mais je te préviens ! Si tu le répètes à qui que ce soit, même à Blaise, je te tue Potter, bébé ou pas ! Déclara le blond sans reprendre une seule fois son souffle.

- Heu... Ok. Mais dis-moi, reprit-il après un petit silence, qu'est-ce qu'on fait ici ?

- Quoi ? Fit Draco, surpris par le hors sujet du brun alors qu'il était à fond dans ce qu'il disait. Il faut dire qu'il était un orateur hors paire quand il le voulait. Et c'est avec un « je m'aime » pensé qu'il retourna à leur conversation.

- Je veux dire, dans l'appartement, ajouta le brun en voyant la confusion de son homologue. Il me semblait bien que je m'étais endormi à l'infirmerie et je me réveille dans mon lit.

- Oh et bien, je t'ai porté jusqu'ici. Se réveiller à l'infirmerie n'est jamais agréable, se contenta de dire Draco en haussant les épaules comme si ce n'était pas grand-chose.

- Tu m'as porté ? Toi ? Répéta Harry, les yeux ronds comme des soucoupes et les joues devenant de plus en plus rouge, ce qui fit rire le blond.

- Et oui, moi, je t'ai porté à travers tout le château. Allez, ne sois pas si gêné, personne ne nous a vu. Heureusement d'ailleurs, imagine ce qu'ils auraient pensé ! Et ma réputation aurait été foutue ! Ajouta Draco d'un ton mélodramatique.

- Oh arrête, gémit-il en se cachant la tête dans les bras, c'est pas drôle.

- Bien sur que si, c'est drôle, répliqua Draco avec un sourire narquois.

- Et si au lieu de te foutre de moi, tu me racontais cette histoire de vitre brisé et de maison qui vibre, demanda soudainement Harry pour changer de sujet.

Cela eut le mérite de couper net le rire de Draco qui esquissa une grimace. Et ça ne le rassura vraiment pas !

- Moi qui espérais que tu avais oublié. Crois-moi, tu ne préfères vraiment pas savoir.

Harry haussa les sourcils, surpris, puis fit marcher son cerveau pour assembler les pièces du puzzle. Finalement, cela fit « tilt » dans sa tête. Comme au ralenti, sa bouche s'ouvrit pour former un « oh » muet.

- Pitié Malfoy, rassure-moi ! Personne ne s'est réveillé n'est-ce pas ? Gémit-il d'un ton suppliant.

- Je ne pensais vraiment pas que tu aurais compris, ricana Draco. Mais ce n'est pas tout-à-fait ça, Potter, personne ne s'est réveillé, ajouta-t-il. Et ce, pour la bonne raison que personne ne dormait.

- Que... Quoi ? S'écria le brun, horrifié.

- Personne ne dormait parce que tout le monde était derrière la porte de ta chambre à essayer de savoir ce qu'il se passait, continua Draco, jouissant de la tête impayable que faisait Harry.

- S'il te plait, dis-moi que tu avais lancé un sort de silence ! Geignit-il.

- Et Malheureusement non, réfuta-t-il d'un ton faussement contrit, mais de toute façon il aurait été annulé par la vague de magie que tu as dégagé durant l'acte. Sérieux, c'était impressionnant. Je me suis pas rendu compte tout de suite pour les vitres et la maison mais j'ai senti la puissance que tu as dégagé. Tu étais comme en transe et je crois que je n'étais pas mieux. Quand on a eu fini, tu t'es endormi tout de suite mais moi non. C'est quand je me suis levé et que j'ai vu au pied du lit des morceaux de verre, j'ai compris que ça venait de la fenêtre. Je suis sorti de la chambre, voulant savoir ce qu'il s'était passé, me doutant bien que les autres ne dormaient pas. Et effectivement, la moitié des Weasley et quelques membres de l'Ordre étaient devant la porte et la plupart étaient évanouis ! Ils s'étaient pris la déflagration de plein fouet ! Merlin, tu aurais dû voir leurs têtes quand ils se sont réveillés, c'était à mourir de rire. Après, tu les connais, ils voulaient absolument te parler mais j'ai réussi à les convaincre que ce n'était pas une bonne idée. Depuis, tout le monde fait comme s'ils ne savaient pas ce qu'il s'est passé. Voilà, tu connais toute l'histoire ! Termina Draco dans un grand sourire, clairement amusé par tout cela.

- C'est encore pire que tout ce que j'aurais pu imaginer ! Je n'oserai plus jamais sortir de cet appartement !

Ses propos déclenchèrent un grand fou rire chez Draco, ce qui tira un petit sourire à Harry même si intérieurement, il était mortifié.

Puis la vie continua son court normalement cette semaine-là.

Assis devant la cheminé de son appartement, Harry laissait ses pensées dérivées sur les événements récents. Il avait dû digérer la nouvelle de sa double paternité et celle, très embarrassante, concernant ses exploits sexuels. Pendant ces quelques jours, il avait évité de croiser les regards d'Hermione et Ron. Pas qu'il ait eu beaucoup l'occasion de les voir, les deux ne lui parlant plus vraiment sans qu'il n'en comprenne exactement la raison. Bien sur, il savait qu'il n'avait pas été très agréable avec eux, toujours très secret, renfermé et déprimé mais il ne comprenait pas vraiment pourquoi ils s'étaient détournés d'un coup de lui.

Mais ayant d'autres sujets de réflexion, il mit cela de côté.

Nous étions début Décembre et il entrait dans son cinquième mois de grossesse. Ils savaient qu'ils ne pourraient pas tenir le secret de la grossesse d'Harry encore longtemps. Son ventre avait énormément grossi depuis quelques semaines et les bébés donnaient des coups de plus en plus forts à la plus grande joie de Draco et d'Harry bien que ce dernier n'était pas contre un peu de répit de temps à autre.

Il sourit en se souvenant de la première fois qu'ils s'étaient faits sentir. C'était, en fait, peu de temps avant le rendez-vous chez Mme Pomfresh. C'était la fin de l'après-midi et il était à l'appartement, tranquillement installé. Draco avait encore disparu il ne savait où et il commençait à se poser des questions.

Se souvenant de la carte des maraudeurscaché dans ses affaires, il avait repéré Malfoy dans une salle qu'il n'avait jamais visitée. Évidemment, il s'était alors empressé d'aller voir, pensant que le blond lui caché un amant - et non, il n'était pas jaloux, juste curieux.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit le blond dans une ancienne salle de musique, assit devant un somptueux piano à queue. Le reste de la salle était pleine de poussière mais le piano était nickel. Mais il ne remarqua rien de tout ça, la seul chose qu'il vit fut le bond jouant une magnifique musique qui lui fit monter les larmes aux yeux. Il resta de longue minutes à l'écouter enchaîner les morceaux, jusqu'au fameux coup. Ça l'avait tellement surpris qu'il avait poussé un petit cri stoppant net la musique. Quand le blond s'était rendu compte de sa présence, Harry n'avait même pas pensé qu'il n'aurait pas dû être là et que peut-être l'autre aller lui en vouloir. Non, à la place, il lui avait fait un magnifique sourire et lui avait dit « les bébés ! J'ai senti un coup ! »

Alors comme lui, le serpentard oublia tout autour de lui pour se ruer vers l'autre homme et lui toucher le ventre avec révérence.

- Je crois qu'ils ont aimé ta musique, lui chuchota Harry, avec un grand sourire.

- Alors je leur en rejouerai ! Répliqua le blond d'un ton convaincu.

Draco lui avait demandé seulement plus tard comment il l'avait trouvé et ce qu'il lui voulait. Il s'était contenté d'éluder la question et avait dit qu'il l'avait retrouvé totalement par hasard. En tout cas, il en gardait un excellent souvenir, très chargé en émotion.

A Suivre…