Chapitre neuvième
Marie courait partout, allais sur chaque jeu, elle ne s'arrêtait jamais.
Odd, assit sur une balançoire, la regardait, souriant.
Puis soudain, elle vint en face de lui.
-Ta maman elle est où ?
Il montra le ciel et elle regarda l'étendu grisâtre un moment avant de dire :
-Je la trouve pas.
-On la voit la nuit. Elle est devenu une étoile.
" Je ment souvent à cette gamine "
-Une étoile ? Pourquoi ?
-Parce que c'est comme ça. Sa vie ici était terminée, alors elle est montée au ciel.
-Et c'est arriver y'a longtemps ?
-J'avais à peut près ton age.
-Waaa mais tu dois plus t'en souvenir alors de ta maman.
-Si, un peu. Je me souviens de ses yeux. C'est les même que les miens. Et de sa voix. Elle aimait beaucoup chanter.
-C'est pour ça que t'es triste ?
-J'ai été triste, quand Maman est morte, puis avec le temps, c'est passé…
Il n'était pas sur qu'elle est compris mais elle se contenta de ça et demanda :
-Elle te chantait quoi, ta maman ?
-Ho je me souvient plus vraiment.
-Pas vrai ! Chante, s'il te plait !
-Hum… Y'a une chanson qu'elle chantait souvent…. La mer, Qu'on voit danser, Le long des golfs claires, A des reflets d'argent, La mer, Au reflets changeant, Sous la pluie, Puis la suite je sais plus.
-Tu chantes bien.
-Merci.
Il lui sourit, cette gosse avait le don de le faire sourire franchement.
" Gamine adorable… "
Puis il leva les yeux au ciel en repensant à son ancien collège.
" Il veux pas m'y réinscrire "
" Comprend donc, il veux te protéger "
" Ca fait huit ans que je me démerde sans lui "
" Justement, il se sens coupable ! "
" Mais j'en ai rien à battre de sa culpabilité ! Je veux retourner à Kadic ! "
" Pourquoi ? "
" Parce que … heu… "
" Pas pour revoir ce cher bureau ou tu à passé tant de temps, nan ? "
La petite voix dans la tête d'Odd s'était transformée, elle était devenu la voix de son oncle.
Ces oreilles bourdonnaient. Il s'était replié sur la balançoire, le visage dans ses mains.
" Tu veux vraiment y retourner pour ça ? Tu n'a pas besoin d'être sur place pour te souvenir"
Odd ferma les yeux pour essayer de le chasser mais des images l'envahir.
-Nan… Nan… disait-il tout bas, au bord des larmes. C'est du passé.
" Du passé ? Je serais toujours là Odd. Mauvais garçon. Tu n'es qu'un mauvais garçon. "
-C'est faux… C'est…
" Tout est vrai. Depuis toujours. Tu es à moi Odd, pour expier tes fautes. A moi. "
-Arrête… Arrête.
Il sursaute.
Regarde autour de lui. Et fini par plonger ces yeux dans une étendu bleue.
Les yeux de Marie.
-Odd ? Sa va ?
La gamine à ses mains posées sur les genoux du garçon.
-Tu pleur.
Elle touche sa joue mouillée comme pour vérifiée.
Il essuie ses yeux d'un geste rapide.
-Qu'est-ce qu'y a ?
Il renifle.
-C'est rien. Des mauvais souvenir.
-C'est pour ça que t'es triste ? Les mauvais souvenirs ils viennent ?
-Oui. Va jouer.
" Il faut que j'y retourne. A Kadic, je n'avait ni cauchemar ni… Comment ça s'appel ? "
Comment appeler ça ? Lorsqu'une personne se noie totalement dans ses souvenirs ? Pire, lorsque les souvenirs viennent à la personne, et deviennent vivant, réel ? Comment nommer ça ?
Odd était en pleine réflexion là-dessus lorsque Marie revint, en larme.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Un monstre ! Un monstre avec plein de gros œil rouge !
-Un monstre ? ou sa ?
Odd prit la gamine dans ses bras, et marcha en direction du bosquet qu'elle lui avait indiqué.
-Tu vois y'a rien.
-J'te jure j'lai vu ! De gros œil rouge !
-On va rentre, hum ? Je crois qu'il y a eu assez d'émotion pour aujourd'hui.
Si Odd avait levé les yeux, il aurait vu, posé sur les branches d'arbres, un essaim de frolion.
ooOoo
En rentrant, Johanna leur sauta dessus.
-Voleur !
-Pardon ?
-Tu m'as volé mes économies ! Elles ont disparu !
La gamine ne lui avait toujours pas pardonné, je cite ' ni de ne pas… avec moi, ni de m'avoir balancé ! Il le regrettera ! Viendra un jour ou il me suppliera à genoux !' fin de la citation.
Depuis se jour, elle cherchait comment ce venger.
Et elle avait trouvé ! Un plan machiavélique !
-PAPA ! MAMAN ! ODD M'A VOLEE !
Les parents de la charmante enfant la rejoignirent dans l'entré.
-Pardon ?
-Il m'a volée. Je n'a plus mon argent.
-A-tu des preuves ? demanda Paul.
-Si se n'est pas lui, qui ? Marie ? Et puis, comment aurait-il payé ces lentilles de contactes.
-Tu t'ai payer des lentilles de contacte, demanda son père en se tournant vers son fils. Tu à des problème de vu ?
-Nan c'est pour le style.
-Odd, le vol est un pêché, dit Paul.
-Paul, avant d'accusé Odd, demande lui sa version des faits s'insurgea Lydiane.
-Alors ?
-Je me les suis payé cette après-midi, avec mon argent, que j'ai gagné cet été en bossant dans la boite de nuit de mon oncle heu de mon bref vous avez compris !
-Si se n'est pas lui, c'est qui ? demanda alors Paul.
-Johanna, voyant que son SPPFTOASP (Super Plan Pour Faire Tomber Odd A Ses Pieds) prenait la mauvaise route glissa :
-Et si nous allions voir dans sa chambre pour voir s'il dit la vérité ? S'il dit vrai, il ne devrait pas y avoir d'argent…
-Hum… C'est une idée. Odd tu es d'accord ?
-Allez-y, j'ai rien à cacher !
Mais alors que Paul grimpait à l'étage, il vit le sourire sournois et satisfait de Johanna, et il lui sembla qu'il heurtait un mur.
Rester dans l'entré, il attendit un moment avant d'entendre la voix colérique de son père :
-Odd ! Au salon ! Tout de suite !
-I hate you, murmura-t-il en passant devant Johanna.
A suivre…
