Titre : Une semaine de paix

Auteur : Yebbeka

Genre : Romance/Humour

Couple : Draco x Harry

Rating : M

Disclaimer : rien ne m'appartient

Résumé : "Nous avons décidé d'instaurer cette année une semaine de fête pour la paix" déclara Dumbledore. Ces quelques mots engendrèrent des changements plus que conséquents au sein de l'école.

Résumé du chapitre précédent : Après quelques pâtisseries et verres de Bièraubeurre, Draco se fait attirer par un certain brun à lunettes sur la piste de danse. Un baiser endiablé plus tard et les deux princes partent vers la chambre de Harry pour vaquer à une occupation très éreintante mais diablement jouissive jusqu'à ce qu'ils soient interrompus par deux curieux.

Nda : kikou me revoilà !!! Désolé pour ce retard mais bon je ne pouvais pas dire à la tempête : "attaque tout le monde dans la région sauf moi !!" ... Bon en fait j'aurais pu mais elle ne m'aurait pas écouté XD Pour les personnes qui se rappellent qu'il n'y a peu je n'avais pas internet chez moi, et pour les autres aussi mdr, je pense que vous pouvez aisément comprendre que j'ai été privée d'électricité et de téléphone (donc d'internet) toute une semaine ... Je peux vous assurer que chercher ses fringues à six heures du matin à la lueur d'une bougie c'est folklorique !! Périmètre de sécurité oblige XD Sinon pour les réticents qui clament tout au haut que la tempête a eu lieu dans la nuit du vendredi au samedi et bien je n'y peux rien j'ai patienté jusqu'à deux heures du matin (Fleur de lisse en est témoin XD) en espérant que mon petit Lama-Reptilien m'envoie mon chap corrigé mais bon la prépa ça tue !! Résultat avec la tempête qui a sévi dès 3H30 je n'ai eu que très peu d'heure de sommeil ... ça a du bon de ne rien voir (sans électricité) on se couche plus tôt ... comme les poules XD

Donc voilà pour mes excuses ou mes justifications comme vous préférez ... de toute manière c'est fait alors je peux pas revenir en arrière ... une tempête tous les dix ans me suffit ....

Sinon qu'est-ce que j'ai à dire ?? Ah Merci Vince pour ta review ^^ même si elle est en anonyme XD j'ai pas eu le temps de te répondre en MP '-_- et je te rassure comme à tous les autres lecteurs d'ailleurs j'ai promis une happy end et elle est bien présente .... dans l'épilogue ... XD .... ne me tuez pas à la fin de ce chapitre .... j'ai survécu à la tempête alors je veux continuer à vivre pour poster la suite mdr ! ... Ensuite ... euh ... deux semaines d'attente qui ne sont pas de ma faute (je sais je me répète XD) c'est pas trop dérangeant ?? La suite sera pour la semaine prochaine de toute manière ... pas de tempête en perspective ... du moins je crois ...

Aki no Sabaku j'ai pas arrêté de te le dire (deux RAR ^^) mais je me répète encore merciiiii et j'espère que je répondrai à tes attentes même si le côté Serpentard est pour l'épilogue XD

Kyyaaaa j'ai encore fait dans la longueur alors zouh je vous dis merci à tous de me suivre et pour votre patience et BONNE LECTURE !!

Une semaine de paix

Chapitre 7. Le Septième jour : la fin des groupes

Harry ouvrit les yeux, d'excellente humeur comme la plupart des matins de cette semaine. Draco dormait à côté de lui et il pouvait entendre sa respiration régulière qui le lui prouvait.

Il sourit en pensant qu'il se réveillait toujours avant lui, bien qu'il le laissait croire le contraire.

Il passa sous les couvertures et se positionna entre les jambes pâles, prêt à lécher les parties génitales de son amant, lorsque deux mains les masquèrent.

« J'y ai pas eu le droit la dernière fois, alors je ne vois pas pourquoi toi, tu l'aurais. »
« Je te croyais endormi. »
« Tout comme moi la dernière fois. »

Harry remonta à la surface en déposant au passage de nombreux baisers sur le corps de Draco, qui passa ses mains autour de son cou quand ils s'embrassèrent tendrement.

« On va à la douche ensemble ? » Demanda soudainement Harry.
« Pourquoi ? Tu as l'intention de puer la transpiration et le sexe ? »
« Ne sois pas de mauvaise humeur, Dracochou.
« Blaise sort de ce corps ! »


Dumbledore se leva de sa chaise et regarda ses élèves avec un grand sourire.

« En ce bel après-midi, je vous invite tous à aller vous occuper dans le parc pour que le château puisse reprendre son apparence normale. Ce soir, vous dormirez dans les dortoirs de vos maisons et j'espère que vous vous entendrez toujours aussi bien que durant cette semaine. Je rappelle à ceux qui ont eu une sanction due à leur mésentente première, qu'elle commence dès aujourd'hui, et que si j'ai pu me tenir au courant de leurs altercations, je connaîtrai également chacun de leurs écarts à cette punition. Bien. Bonne journée à tous. »


« Le château a besoin d'au minimum un entretien par semaine. À cause des fréquents passages des élèves, certains lieux auront besoin d'un nettoyage quotidien. » Déclara Rusard aux nombreux élèves devant lui.

« Je vais distribuer à chacun d'entre vous un papier, que l'on pourrait appeler convention, sur laquelle est marqué le lieu et le moment de votre corvée. Le directeur et moi-même possédons le planning, alors inutile de prétendre que vous avez oublié. Nous le saurons et vous serez tenu pour seul responsable. »


Sur le chemin menant à l'infirmerie, les deux princes de Poudlard constatèrent avec joie qu'ils étaient ensemble pour la corvée de Rusard même s'il fallait nettoyer, tous les vendredis soirs après le repas, la volière. Celle-ci n'était nettoyée qu'une fois par semaine car leurs occupants se moquaient pas mal de vivre dans un endroit sale et qui plus est ce n'était pas si fréquenté qu'elle ne le paraissait...


L'infirmière leur montra la pièce où tous les pots de chambre, sales comme propres, étaient entreposés.

« Vous viendrez tous les dimanches soirs les nettoyer, et ce soir ne fait pas exception. Vous pourrez utiliser la magie, tant que la propreté n'est pas à remettre en cause ; je ne m'y opposerai pas. Bien, j'ai du travail, alors ne restez pas dans mes pattes. »


« Messieurs, vous est-il impossible de ne pas vous faire remarquer juste une semaine ? » Questionna le professeur de Potion.
« Mais, Severus, comment Dumbledore a-t-il fait pour savoir que nous nous sommes disputés ? » S'exclama Draco.
« Draco, tu me déçois... Il a ensorcelé le château pour que lorsqu'il y ait un haussement de ton, il puisse connaître les responsables. »
« On peut hausser le ton sans pour autant s'engueuler, n'est-ce pas Harry ? »

L'interpellé prit une teinte rouge face au regard de braise.

« Je ne pense pas que cela soit possible. » Répliqua le maître de potions.
« Tu ne le penses pas ou tu ne veux pas y penser ? » Demanda sournoisement le blond.
« Il y avait d'autres sortilèges pour voir si des coups étaient portés, et pour entendre ce qu'il s'était dit exactement. »
« C'est de l'atteinte à la vie privée ! » S'exclamèrent les princes, le feu aux joues.
« Il n'y avait que le professeur Dumbledore qui pouvait les consulter. De toute manière, entre vous deux, ce que vous sous-entendez est impossible. »

Harry, outré, se leva de son siège et embrassa langoureusement son petit ami qui ne s'en plaint pas le moins du monde.

« Votre petit jeu ne m'impressionne pas du tout et je n'ai pas l'intention de faire une attaque cardiaque face à cela. Bien, vous viendrez une heure tous les lundis pour ranger les potions, par ordre alphabétique. Si vous y mettez du vôtre, cela se terminera rapidement et vous pourrez consacrer ce créneau pour vos révisions. Même si je doute que vous réussissiez à vous supporter d'avantage. »
« On verra bien Severus. »

Draco se leva et entraîna Harry jusqu'à la bibliothèque où Madame Pince les attendait de pied ferme en lançant quelques regards scrutateurs aux alentours. Le silence devait régner en maître.

« Vous voilà enfin, messieurs ! À croire que vous aimez vous faire attendre. Allez, classez-moi tous ces livres dans la Réserve pour pouvoir les ranger sur les étagères un peu plus tard. »
« Mais, madame Pince, on doit aller voir les autres professeurs pour connaître nos sanctions. » Réclama Harry.
« Il n'y a pas de mais. Je ne vous donne pas de dates obligatoires pour pouvoir faire votre punition, alors j'estime que vous pouvez remettre à plus tard le reste, pour le début. La prochaine fois vous y réfléchirez un peu plus avant de vous disputer. »

Harry regarda, furibond, la bibliothèque s'en aller vers son bureau. Draco le tira à l'abri du regard de la sévère.
« Allez, dépêche-toi de m'aider. Je trie, tu amènes à la Réserve. »
« Eh, mais c'est lourd. »
« Harry, tu oublies que tu es un sorcier trop souvent pour ton bien. »

Le brun s'assit, bougon, à côté de son petit ami. Il l'admira classer méticuleusement les livres puis il les envoyait négligemment dans la Réserve d'un sort.


« Draco ? On est obligé d'aller voir tous les professeurs aujourd'hui ? C'est bientôt l'heure du repas et on a encore beaucoup de corvées à connaître. »
« Harry c'est dans trois heures... Dis-toi qu'on n'a pas à aller recopier, des heures entières, dans une salle de cours, les archives de Binns. Ensuite, McGonagall nous retient qu'une heure le mercredi soir pour transformer ses petites cuillères. Et Hagrid n'a pas besoin de nous la semaine prochaine. »
« Ça a l'air de te réjouir. »
« Bien sûr. Plus je serai éloigné de ses bestioles, plus je préserverai ma santé. Allez courage, Harry, on est bientôt arrivé à cette maudite tour. »
« Mais pourquoi faut-il que le cours de divination se situe aussi haut ? Je fatigue. »
« Tu veux qu'on fasse une pause ? J'ai pas trop envie d'avoir une nouvelle punition à cause d'une potentielle casse. »
« C'est normal... Draco ? »
« Je croyais que tu étais fatigué ? Tu parles beaucoup. »
« Tu ne trouves pas que le château a très vite repris sa forme initiale ? C'est comme si la semaine qu'on vient de passer n'avait jamais existé. »
« A ce moment-là, on ne sortirait pas ensemble. »
« On nous a peut-être endormi toute une semaine pour nous injecter de faux souvenirs. »

Harry continua à fabuler jusqu'à ce qu'ils arrivent à l'escalier caché dans le plafond. Ils déposèrent précautionneusement les boules de cristal et la vaisselle dans un coin de la salle de cours qui était enfumée d'encens.

Le Gryffondor se redressa, fier d'avoir terminé son dur labeur. C'était désespérément lourd toutes ces futilités.

Soudain, il fut projeté dans un amas de coussins moelleux. Des liens enserrèrent ses poignets et des lèvres fines l'empêchèrent d'appeler au secours. Il se mit à gigoter quand une main froide s'infiltra sous sa chemise.

La bouche migra dans son cou et commença à le suçoter.

« Draco, qu'est-ce que tu fais ? »
« Je te marque. »

Il perdit sa chemise et son petit ami s'attaqua à ses tétons.

« Demain, tu pourras voir si cette semaine n'était qu'un rêve grâce à mes marques. »

Harry glissa ses mains dans la chevelure d'or et la décoiffa avec amusement. Il tourna la tête et aperçut un éclat de lumière.

« Draco... »
« Quoi ? »
« J'ai l'impression qu'on est observé. »
« Peut-être que Dumbledore n'a pas encore enlevé ses sorts. Tu veux que je te fasse hausser le ton pour voir ? »
« C'est pas drôle. Je suis sérieux, je crois qu'il y a quelqu'un dans l'ombre là-bas. »

Draco releva la tête vers Harry et vit une once de peur dans ses orbes vertes. Il se leva et aida l'autre à en faire de même. Il lui remit sagement sa chemise en place. Puis il pointa sa baguette magique en direction de l'ombre. Une petite souris grise s'enfuit hors de sa cachette vers un trou dans le mur encore ensoleillé. Le Serpentard soupira.

« Tu vois qu'il n'y avait pas à s'inquiéter. Allez, on va voir Flitwick pour savoir où il faudra lui laisser ses deux kilos de plume. »

Harry ne paraissait toujours pas rassuré

« Chéri, il ne reste plus que neuf tâches sur dix, continuons d'avancer pour en finir rapidement. »

Draco prit la main de Harry pour l'amener à sortir de la salle de cours et aussi le rassurer.

« Il n'y a jamais beaucoup de monde ici alors arrête de t'inquiéter comme ça. »
« D'accord, allons voir la suite des festivités pour ce mois. » Obtempéra Harry.

Quand la porte claqua, la petite souris grise revint dans l'ombre et grimpa sur une robe jusqu'à arriver à des colliers. Elle se nicha alors dans les boucles de cheveux de son maître.

Une main repositionna les lunettes qui manquaient de tomber puis attrapa l'animal et la caressa. La personne s'assit sur un coussin et regarda dans une boule de cristal, un sourire amusé sur son visage.


Les élèves se retournaient, écoeurés sur leur passage. Quelques uns s'échappaient en courant. L'odeur qui émanait des trois personnes était particulièrement repoussante.

« Merci beaucoup Neville d'être venu nous aider. On n'aurait jamais pu finir sans toi. » s'exclama Harry.
« Ce n'est rien. Et puis, vous voir vous entraider tous les deux, ça valait le coup d'oeil. Quelle idée vouloir crier après une pauvre plante... »
« Tais-toi Longdubat, je ne veux plus en entendre parler. » Coupa sèchement Draco.
« Mais, Malfoy, tu as l'intention de venir prendre ta douche dans le dortoir des Gryffondor pour que tu continues de marcher avec nous ? »
« Non, je vais dans la salle de bain des préfets. D'ailleurs c'est ici. »

Draco tira d'un coup Harry à sa suite. Ils se faufilèrent par le passage sans un regard vers le pauvre Neville.

Le blond se précipita sur les robinets et en ouvrit quelques-uns. Une douce odeur de pêche se répandit dans la pièce ainsi que des petites bulles. Le Gryffondor haussa des épaules et partit fermer la porte. Cependant celle-ci s'ouvrit brusquement.

Surpris, Harry glissa et tomba en arrière dans la baignoire qui était déjà bien remplie. Draco, en entendant son petit ami plonger dans l'eau, se retourna et, comme il n'y avait pas d'habits sur le côté, il sauta dans l'eau à sa rescousse.

Il émergea avec le brun dans les bras. Il l'assit sur le rebord et lui enleva les mèches de cheveux qu'il avait devant les yeux.

« Draco, mes lunettes sont dans l'eau, tu peux les récupérer avant de marcher dessus ? Et tu sais on a pied, j'aurais pu me relever tout seul. »
« Pas si ta tête avait tapé contre le sol. »

Draco tâtonna dans l'eau, jusqu'à trouver les précieuses lunettes rondes qu'il remit sur le nez de leur possesseur.

« Je peux savoir ce qu'il t'a pris de tomber dans la baignoire sans te déshabiller ? » S'enquit le Serpentard.
« C'est ma faute, pardon Harry. » Fit une petite voix.

Les deux princes, étonnés, se tournèrent vers la voix, et virent Neville entrer.

« Longdubat, depuis quand as-tu décidé de tuer le Survivant ? »
« Calme-toi Draco, je suis sûr qu'il n'a pas fait exprès. »
« J'ai cru que Malfoy te voulait du mal, Harry, mais je suis assez surpris de la tournure des événements... »
« Maintenant que tu as vu que je n'allai pas l'attaquer, tu peux partir. » Répliqua le blond.
« Hein ? La baignoire est tellement grande qu'on peut y aller tous les trois. Qu'est-ce que tu en dis, Harry ? » Déclara joyeusement le Gryffondor.
« Ouais, je n'y vois pas d'inconvénient. »
« Maudits Gryffondor. » Souffla le Serpentard.

Draco sortit de l'eau et rapprocha trois serviettes, puis il s'éloigna d'eux, en direction des robinets, pour mettre un peu plus de fumée et de bulles dans l'eau et dans la pièce.

Ainsi à l'abri des regards, il se déshabilla et entra dans l'eau chaude. Sensuellement, il commença à se savonner, et il oublia très vite la présence des deux autres.

Il se frottait énergiquement son cuir chevelu lorsque deux mains caressèrent ses abdos. Puis elles descendirent et s'infiltrèrent dans ses poils pubiens.

« Harry ? Qu'est-ce que tu fais ? » S'exclama-t-il.
« A part me laver, que veux-tu que je fasse? » Questionna une voix plus loin.

Draco fut statufié et commençait un peu à paniquer.

« Longdubat, ne me dis pas que c'est toi qui est derrière moi. »
« Si je ne dois pas le dire alors... » souffla une voix à son oreille.

Ses neurones se reconnectèrent immédiatement. Il se dégagea vigoureusement et s'enfuit auprès de Harry.

« Ne t'approche plus jamais de loi, Longdubat. » Cria-t-il.
« Draco, mon ange, qu'est-ce qu'il y a ? »

Face au silence de son petit ami, Harry attrapa sa baguette magique qu'il avait laissée sur le rebord de la baignoire, il lança un sortilège pour dissiper la fumée puis il remit ses lunettes. Il regarda Draco puis Neville qui semblait se rapprocher du Serpentard.

Neville fit un pas pour rejoindre Harry et par la même occasion le blond. Or ce dernier, constatant cela avec horreur, se précipita derrière son amant.

« Draco, je peux savoir ce qu'il te prend ? » S'inquiéta Harry.
« Eh ben, Malfoy, tu te caches derrière Harry. » S'exclama Neville.
« Harry, il m'a tripoté ! » S'étrangla Draco.
« J'ai à peine posé mes mains sur ton torse, Malfoy. Tu t'emportes vraiment pour un rien, on dirait une fille. »
« Neville, tu ne t'approches plus de lui. »
« Rooh, Harry. Je lui ai rien fait de mal, mes intentions étaient le contraire. Et puis c'est un Serpentard, comment peux-tu lui porter plus de crédit qu'à moi ? »
« Serpentard ou pas, Neville, Draco est mon petit ami. »

Le Gryffondor glissa dans l'eau face à la nouvelle alors que le Serpentard déglutit.

« Comment peux-tu lui dire comme ça, Harry ? On... »

La porte s'ouvrit brutalement. Les professeurs Snape et Dumbledore entrèrent en catastrophe dans la salle de bain.

« On quoi ? Monsieur Malfoy ? » Demanda le directeur.
« On ne peut pas dévoiler notre couple à tout le monde alors que l'on est ensemble que depuis quelques jours. » Répondit rapidement le Serpentard.

Severus regarda son filleul avec des yeux sceptiques. La proximité des deux jeunes, nus en plus, prouvait leurs dires.

« Mais alors pourquoi y a-t-il eu une alerte ? » Demanda-t-il.
« C'est ma faute. J'ai voulu draguer Malfoy, je ne savais pas qu'il sortait avec Harry. »
« Il aurait pu être avec quelqu'un d'autre Neville. » Répliqua Harry.
« Le regard qu'il t'a lancé quand il t'a tiré jusqu'ici montrait qu'il était en manque, alors que ce soit avec toi ou moi, ses pulsions auraient été assouvies. »
« Il t'en a fallu du courage, Neville, pour décider de me sauver de cette manière. »
« Hey, Harry, ne prends pas sa défense ! C'est moi la victime ! »

Le brun se tourna vers son petit ami. Il passa ses bras autour de son cou et l'embrassa tendrement.

« Tu sais que tu es mignon avec tes cheveux pleins de mousse. »
« Bon, messieurs, vu que l'on connaît toute l'histoire, on va vous laisser tranquillement vous laver. Monsieur Longdubat sortez de l'eau, habillez-vous et suivez-moi dans mon bureau. »

Le directeur se retourna et posa sa main sur la poignée de la porte.

« Albus, je ne serai pas là au dîner. »
« Pourquoi Severus ? C'est dans une demi-heure pourtant. »
« J'ai besoin de prendre une potion de sommeil sans rêve. »
« Il ne faut pas être réfractaire à l'homosexualité, Severus. »
« Je n'y suis pas réfractaire. C'est juste qu'il s'agit d'une relation Potter-Malfoy. »
« Tout de suite les grands mots. » S'exclama Harry.
« C'est pas la fin du monde, parrain. On n'est pas encore marié. »
« Ouais, pas encore. » Répéta le Survivant.
« Je tiens à ce que vous soyez présent au dîner, Severus. Monsieur Longdubat passez devant moi. »

Draco n'attendit pas que la porte soit fermée qu'il plongea sous l'eau. Quand il refit surface, il n'avait plus de shampooing dans les cheveux et Harry portait toujours ses lunettes.

Il tendit une main pour les lui enlever mais Harry l'en empêcha.

« Je crois que nous aussi, on doit sortir de la salle de bain. »
« Maintenant que Longdubat n'est plus là je peux enfin profiter de toi, alors on ne va pas sortir maintenant. Rooh, ne fais pas cette tête, Harry, on dirait que tu as vu un revenant. »
« Je n'apprécie guère d'être insulté de revenant Draco, mais comme tu es mon filleul tu ne devras que déguerpir de cette salle de bain avec ton soi-disant petit ami. »

Draco fit une grimace avant de se retourner vers son parrain avec une moue désolée. Il sortit avec grâce de l'eau et se sécha méticuleusement sous le regard noir du professeur de potions. Harry en profita pour se hisser hors de la baignoire et s'essuyer rapidement.

Toujours nu, Draco tendit des habits propres à Harry puis, avec une lenteur extrême, il se vêtit.

La porte pivota de nouveau et trois personnes sortirent de la pièce.

« Tu ne crois pas que tu as exagéré, il risque de nous garder plus longtemps en retenue. »
« Ne t'inquiète pas pour ça, Harry... Bon, on va manger, il est l'heure. »
« Tu as vu aussi à quelle vitesse tu t'es changé ? !»
« Oui mon lion, mais tu en as bien profité. »
« Il n'y a pas que moi. »
« Tu dis n'importe quoi, c'est Severus dont tu parles et il est mon parrain je te rappelle. »
« Ça n'empêche pas qu'il reluquait ton corps. Tu crois qu'il est parti en direction de ses cachots pour jouer à la belotte ? Bien sûr que non, son érection l'aurait, de toute façon, déconcentré. »
« C'est fou comme tu peux être jaloux. »
« Vas-y moque-toi de moi. Pff. »
« A plus tard mon lion. »

Harry entra dans la Grande Salle le sourire aux lèvres. Draco s'avança calmement vers la table des Serpentard et s'assit à sa place réservée ; là où il pouvait voir la table des rouge et or...

Ron se précipita sur son meilleur ami qui le regarda avec un air amusé, un peu comme celui que le directeur arboré la plupart du temps.

« Harry, oh Harry, tu m'as tellement manqué. »

Le concerné, les pommettes légèrement rosies, se dépêtra de l'étreinte et s'assit de sorte à voir son petit ami rien qu'en levant la tête.

« Oh, Harry, tu ne peux savoir à quel point cette semaine sans toi à mes côtés pour me soutenir et me conseiller a été éprouvante. J'ai cru en mourir. »

Ron s'accrocha désespérément au cou du brun ce qui ne passa pas le moins du monde inaperçu. Un regard bleu anthracite lançait des étincelles contre un certain rouquin tandis qu'un regard vert gris terrassait un brun qui n'avait pourtant rien fait de mal, à part avoir un ami encombrant de temps en temps.

« Ron, je croyais que tu étais hétérosexuel... » déclara évasivement Harry.
« Bien sûr que je le suis Harry. Je ne vais pas changer d'orientation en si peu de temps. Mon pauvre, tu n'as pas pu draguer de Serpentard dans le groupe dans lequel tu étais. Si tu es frustré, désolé mais je ne peux pas t'aider. Va plutôt voir Neville. »
« Certainement pas ! »
« Comme tu voudras. En tout cas, c'est difficile de contrôler un Serpentard si tu vois ce que je veux dire. Ça nous emprisonne, au point qu'on risque d'étouffer. Mais on est tellement maintenu qu'on ne peut pas se défendre et puis ça finit par exploser en nous. J'ai vraiment cru que j'allais en mourir. »

Harry écoutait à peine les lamentations de son meilleur ami, acquiesçant seulement de temps en temps pour la forme. Il mangeait un peu de tout mais on voyait bien qu'il n'espérait qu'une chose, partir le plus vite possible de cette pièce.

« Harry ? Tu vas bien ? Tu ne t'es pas trop fait martyriser par les Serpentard ? »
« Comment peux-tu penser cela Ronald ? Tu as, toi aussi, passé ta semaine avec deux d'entre eux ! » S'exclama Hermione.
« Tais-toi, traîtresse tu crois que je ne t'ai pas vu batifoler avec Zabini ! C'était pitoyable comment peux-tu espérer qu'il ne te jettera pas d'ici dimanche prochain ? »
« Il n'est pas comme ça ! »
« Tu le connais à peine alors tu devrais revoir ta position. Un conseil d'ami, Hermione, jette-le avant que lui ne le fasse. »

Un silence pesant s'était installé sur la Grande Salle et tout le monde pouvait entendre clairement ce qui se disait. Une personne se leva et posa sa main sur l'épaule du rouquin impétueux.

« Qui a l'intention de jeter qui, Weasley ? Ne serait-ce pas toi qui vas trop vite en besogne ? Ne serait-ce pas toi qui devrais revoir ta position ? N'as-tu pas peur de ce qu'il risque de t'arriver en haussant le ton ? » Déclara Blaise.
« Bien sûr que non, je ne risque plus rien mon cher, depuis que nous sommes installés aux tables de nos maisons respectives, on ne peut rien nous dire. C'est écrit sur les feuilles qui ont été placardées dimanche. » Répliqua le Gryffondor.
« Tu ne retiens que ce qui t'intéresse pour montrer à tout le monde ô combien tu es courageux. » harangua le Serpentard.
« Ron, est-ce que tu es amoureux ? » Demanda soudainement Harry en reprenant, par la même occasion, part à la conversation.
« Pourquoi tu dis ça ? » S'étonna l'interpellé.
« Parce que la dernière fois que tu avais réagi ainsi, tu t'étais épris d'une Poufsouffle. Peu de personne le savent car Hermione avait alors un prétendant et donc, tout le monde a cru que tu traversais une crise de jalousie. C'est pour cela que j'en conclus que tu es bel et bien amoureux d'une personne. »
« C'est stupide, Harry. Ton raisonnement est stupide. »

Ron regardait un peu partout pour essayer de trouver une solution au problème que son, pourtant, meilleur ami soulevait. Malheureusement, le fait que tout le monde le fixe, ébahis par ce qu'ils apprenaient, ne l'aidait pas beaucoup.

« Ton comportement de petit enfant pris en faute me rassure dans mon idée. Je pourrais même en dire plus. » Ricana Harry.
« Et comment ? En déclarant le nom de la Poufsouffle en question ? » Attaqua Ron.
« Non, ça je m'en moque. En fait, c'est parce que tu as l'impression de fauter que tu t'en prends à Hermione et, inconsciemment, à moi et, peut-être aussi, à d'autres. »
« Pourquoi croirais-je que j'ai fauté alors que je n'ai pas écopé de sanction, pas comme certains... »
« Tu es amoureux d'une fille de Serpentard et ça change tout. Tu ne comprends pas comment Hermione fait pour rester si calme et, accessoirement, heureuse alors qu'elle sort avec Blaise qui est un Serpentard par excellence. Pour toi, c'est contre l'éthique : un Gryffondor et un Serpentard ne peuvent pas sortir ensemble. C'est si difficile que cela, pour toi, d'admettre que tu as aimé ce qu'elle t'a fait endurer ? »
« Harry, pourquoi tu es contre moi ? Dimanche dernier, tu étais du même avis que moi... »
« Je veux seulement t'aider à comprendre que ton comportement actuel est stupide et inutile voire même risible. Je te le dis parce que tu es mon meilleur ami, Ron, et que je ne peux pas te laisser penser du mal de Hermione. »
« Et bien si elle ne veut pas que je lui fasse du mal, elle sait ce qui lui reste à faire. » Répliqua Ron à bout de nerfs.
« Tu sais que en disant ça et avec ton comportement, tu fais du mal à Hermione mais aussi à moi et inévitablement à toi par la même occasion. » Réprimanda Harry en se levant de table.
« Et pourquoi je t'en ferais à toi, Harry? »
« Parce que j'aime une personne aussi et tout comme Hermione mon amour n'est pas à sens unique. Tu sais je ne pense pas que ce soit le cas pour toi parce que je me fais fusiller du regard depuis le début du repas. Si elle croit que je ne l'avais pas remarqué c'est raté mais bon, elle ne pouvait pas savoir qu'elle était assise pas très loin de mon petit copain. »

Ron, abasourdi, se tourna vers sa dulcinée qui lui sourit timidement avec les pommettes rouges. Il regarda les hommes qui étaient près d'elle et il remarque Draco à sa gauche et une place vide à sa droite qui devait être celle de Blaise. Inconsciemment, il commença à paniquer. Non, il avait dû se tromper ce ne pouvait pas être possible, son ami devait lui faire une mauvaise blague.

Harry tout d'un coup amusé par la couleur du visage de son ami : rouge de gêne et blanc de peur, se pencha à son oreille.

« Ne te pose pas trop de questions si je ne suis pas dans le dortoir ce soir. Et ce serait sympa pour elle que tu ne la fasses pas trop languir, elle a l'air de tenir à toi. »

Le brun lui fit une tape dans le dos avec un grand sourire puis il sortit de la Grande Salle.

« Je crois bien qu'il a tout à fait raison notre Survivant. Il y a deux places vides à côté de Laetitia si tu as peur qu'elle reste toute seule, mais ne compte pas sur moi pour te donner le mot de passe de notre salle commune. » fit une voix traînante.

Draco sortit de la pièce, fier d'avoir fait se décomposer le Gryffondor arrogant sur son banc.

Il rejoint son petit ami à l'escalier menant aux cachots.

« Tu lui as bien cloué le bec à Weasley, je ne l'aurais jamais cru. »
« Je le devais au nom de notre amitié. »
« Que de grandes paroles dans ta bouche ! » Ricana le blond.
« Tu sais, moi, j'avais le droit de remettre Ron à sa place mais, toi, tu exagères. »
« Je ne vois pas de quoi tu parles, Harry. »
« Mais bien sûr, espèce de Serpentard. »
« Je trouve que nos insultes ont pris une nouvelle tournure. »

Harry s'arrêta à un endroit très précis ce qui fit foncer les sourcils de Draco.

« Ne me dis pas que tu sais où se trouve la salle commune des Serpentard. »
« Tu ne devrais pas être étonné, et puis j'aime bien la couleur verte qui règne c'est apaisant en y repensant... »
« Plus rien ne doit m'étonner. »
« Donc j'ai le droit de parler à Sylvia. »
« Non ! Je ne reviendrais pas là-dessus ! »
« Parce que tu crois que je vais t'obéir comme un gentil chien-chien ? »
« Nooonnn Harry ! C'est pas possible pas avec lui ! ! »

Le couple se retourna et vit avec surprise Ron Weasley. Draco se jeta au cou de Harry.

« Oh que si c'est mwa ! Et c'est même l'amour fou entre nous ! Pas vrai que tu m'aimes, bon pas autant que moi mais tu m'aimes ! ! »

Les deux Gryffondor furent effrayés par le comportement du blond.

« D'accord je viens de complètement me ridiculiser à jouer à la pimbêche de Poufsouffle. Mais après tout ce qu'on a dû vivre, si tu me dis finalement que ce n'est pas le cas, que tu ne fais que t'amuser, je t'étripe ! »

Harry fut tellement touché par ce que venait de dire Draco car c'était, ni plus ni moins, une déclaration publique de son amour, poussa le Serpentard contre un mur.

Draco eut, tout à coup, très peur pour sa santé qu'elle soit physique ou mentale. Il se demanda ce qu'il avait fait de mal pour mériter qu'on se moque de lui et qu'on piétine son coeur.

C'est alors qu'il sentit les lèvres du brun sur les siennes. Soulagé et fou de joie, il passa ses bras autour du cou de Harry et partagea avec plus d'ardeur leur baiser. Leurs langues se retrouvèrent et dansèrent joyeusement l'une avec l'autre.

« Arg ! Mais non, ce n'est pas possible vous vous moquez de moi ! Vous ne pouvez pas sortir ensemble ! Vous êtes l'exemple même des ennemis ! »
« Mais, mon petit Ronny, tu sais bien que Draco est mon type de mec. Il n'y en pas beaucoup de blonds aux yeux bleus à Serpentard et surtout des diablement bien foutus. »
« Attends, Potty, tu ne vas pas me dire que tu avais planifié toute cette semaine. »
« Bien sûr que non ! Je ne m'attendais certainement pas à tomber amoureux de toi ! »
« Mais quand tu t'es trimballé à poil devant moi et que tu me faisais des sous-entendus, c'était parce que tu voulais te foutre de moi ! »
« Harry a fait ça ? ! » S'étrangla Ron.
« Bien évidemment qu'il l'a fait ! Tu t'es amusé de ma personne. Alors que je me suis ouvert à toi... »
« Draco, mon ange, c'est vrai que c'était au départ mon but, mais tout ce que je t'ai dit est vrai. Tu te rappelles ? Quand je t'ai dit que j'allais finir par tomber amoureux de toi, je ne plaisantais pas du tout. Et je le suis vraiment, maintenant. Je t'aime, Draco. »
« Comment veux-tu que j'arrive à te croire, quand j'entends tout cela ? Je me suis complètement offert à toi, Harry. » S'exclama le blond la voix tremblante.
« Mais tu fais vraiment Poufsouffle Malfoy. » Ricana Ron.

Draco le regarda scandalisé, puis il s'enfuit dans sa salle commune.

« Franchement, merci, Ron ! »
« Je ne fais que t'aider à lui dire la vérité. » Fit le rouquin en haussant les épaules.
« Dégage, Ron, laisse-moi tranquille ! »
« Mais Harry ! Qu'est-ce qu'il te prend ? »
« Comment ça, qu'est-ce qu'il me prend ? Je suis amoureux de Draco ! Est-ce que tu peux comprendre que je l'aime ? Tu viens de précipiter mon couple dans le vide, Ron. Alors ce n'est pas parce que, toi, tu as peur d'aimer la fille de Serpentard que pour moi ça doit être pareil ! »

Harry tomba contre le mur et se prit la tête dans les mains, anéantis. Des bruits de pas résonnèrent.

« Qu'est-ce que tu fais là, Weasley ? Tu as enfin décidé d'accepter ton amour pour Laetitia et de tenter ta chance. » Dit Blaise.

Ron le bouscula et partit hors des cachots. Le Serpentard leva les yeux au ciel puis s'avança vers sa salle commune.

« Harry ? Qu'est-ce que tu fais là, par terre ? Pourquoi tu n'es pas avec Draco ? »

Harry se leva et se jeta dans les bras de Blaise.

« A cause de Ron, il m'a rejeté... Il croit que je ne l'aime pas, que je me suis moqué de lui toute cette semaine. »
« Tu ressembles à une loque à pleurer dans mes bras. Je ne vais certainement pas te laisser entrer dans notre salle commune dans cet état. »

Le Gryffondor acquiesça et relâcha l'autre. Puis il partit vers le parc pour s'aérer.


Blaise entra dans la chambre personnelle de Draco et le vit en train de lire.

« Draco, j'ai vu Harry devant la salle commune. »
« Oui et alors. »
« Il avait l'air en piteux état. »
« Tant mieux pour lui. »
« Dray, il s'est jeté sur moi en pleurs ! »
« J'en suis désolé pour toi mais il s'est moqué de moi. »
« Il t'aime vraiment. »
« Grand bien lui fasse. »
« Draco, regarde-moi quand je te parle ! Et arrête avec ton masque ! »

Blaise lui arracha son livre et vit enfin le visage de Draco bouffi d'avoir trop pleuré.

« Pourquoi tu mets ton masque devant moi ? Je suis là pour toi, je te rappelle ! »
« Ne crie pas sur moi. »
« Mais bon sang, Draco, pourquoi tu l'as rejeté si c'est pour te mettre dans cet état après ? »
« Je ne suis pas un Poufsouffle ! »
« Le jour où Hermione me quittera, je serais dans le même état que toi, aujourd'hui. »
« Je ne supporte pas l'idée qu'il m'ait dragué rien que pour s'amuser et parce que je suis beau. »
« C'est ce qu'il t'a dit ? »
« Oui. »
« Draco, je ne sais pas trop comment ça c'est passé entre vous deux cette semaine et je suis sûr que tu ne voudras jamais tout me dire. Mais je suis sûr qu'il a dû changer par amour pour toi. »
« On ne change pas du jour au lendemain, ce n'est pas possible ! »
« Ce que je veux dire c'est qu'au départ, alors qu'il ne te connaissait pas, il a voulu te draguer pour passer un bon moment. Mais après il a compris un peu mieux qui tu es réellement, et il a dû tomber amoureux de toi. »
« Il a raison : c'est beau de rêver Blaise. »
« Je ne rêve pas ! Ce n'est pas possible pour un Gryffondor tel que lui de jouer aussi bien la comédie, Dray. Il t'aime et à cause de cela il a voulu te dire ce qu'il pensait de cette semaine avant que tu ne chamboules son coeur. »
« Blaise, je n'irai pas vers lui m'excuser. »

Draco se leva et se nettoya le visage dans une coupe sur une commode.

« Ah ! C'est à ça que ça servait ce truc ! » S'exclama Blaise.
« A quoi voulais-tu que ça serve sinon Blaisou ? »
« Au lieu de te moquer de moi, va plutôt rejoindre Harry. »
« Je t'ai dit que je n'irai pas m'excuser. » Répondit Draco.

Le blond sortit de la salle commune et se dirigea le coeur lourd vers l'infirmerie.

Il y trouva Harry en train de lancer négligemment de l'eau avec un sort sur un pot de chambre.

« Tu t'y prends mal Harry. Ce n'est pas de l'eau qui va le nettoyer. »
« J'enlève l'odeur, c'est déjà pas mal. »

Draco l'examina : il était de dos à lui, légèrement voûté, le bras à peine levé, contre lui. Il avait l'air vraiment faible.

Le Serpentard s'assit contre un mur qu'il avait préalablement nettoyé et commença leur sanction.

« Je voulais juste être franc avec toi. »
« Si tu voulais seulement t'amuser, tu n'aurais jamais dû me faire croire que tu m'aimais. »
« Quand je te faisais du charme, je te l'ai dit que je jouais et je t'ai dit aussi que j'allais tomber amoureux de toi. »
« Alors tu peux comprendre que j'ai l'impression que tu n'as fait que jouer. Ça doit être pour ça qu'Hermione avait fait sa crise existentielle. »
« Pourquoi ce serait moi qui jouerais alors que c'est toi qui porte des rôles à longueur de journée ! » S'écria Harry en se levant.

Draco vit alors les yeux émeraude remplis de larmes. C'était donc à cause d'elles qu'il avait parlé si doucement et lentement.

« Une relation ne peut durer dans le mensonge et les non-dits alors je refuse de le faire ! Je t'aime, Draco ! »

Harry tomba à genoux devant lui et se cacha le visage dans ses mains.

« Je ne peux pas te croire aussi facilement Harry. »
« Dis plutôt que tu ne veux pas te forcer à partager mon amour pour toi ! Mais pourquoi tu as accepté de sortir avec moi ? »
« N'échange pas les rôles ! C'est toi qui joue, moi, je ne vais pas m'amuser à dire « je t'aime » au premier venu ! » Cria le blond.
« Tu oublies tous les mecs qui sont passés dans ton lit ! »
« Je ne leur avais jamais dit que je les aimais. 'je t'adore', 'tu me plais', 'tu m'excites', 'j'ai envie de toi' J'ai pu leur dire ça mais jamais 'je t'aime'. Je suis un Malfoy, je n'accorde pas mon coeur à tout le monde ! »
« J'en ai assez ! J'ai cru que tu n'étais pas si prétentieux que tu n'y paraissais, que tu te moquais pas mal de cette hiérarchie avec ton nom. Mais apparemment je me suis trompé... »

Harry se releva et s'essuya vivement ses larmes du dos de sa main. Il allait repartir à sa place quand Draco se jeta sur lui.

Ils tombèrent au sol. Le blond commença alors à frapper l'autre.

« Non. Je ne suis pas comme ça ! Arrête de me juger sur de simples mots ! »
« Alors comment dois-je les interpréter ? Que dois-je comprendre dans autant de dédain ? »

Harry le bouscula pour le maintenir au sol. Or Draco réussit à le repousser avec de grands gestes saccadés.

Cependant son bras tapa contre une pile propre de pots de chambre qui tombèrent sur eux. Le Gryffondor se jeta sur l'autre.

Une fois que tout eut fini de tomber, Harry se releva et aida Draco à se mettre debout. Ce dernier s'épousseta et, constatant qu'il n'avait aucun blessure, se permit de regarder son potentiel sauveur.

Le brun était très amoché. Il avait de nombreuses écorchures et le Serpentard put même voir qu'il avait des débris de terre cuite plantés sans son dos, quand il commença à se secouer.

« Qu'est-ce que c'est que tout ce boucan, ici ? » S'écria l'infirmière en déboulant dans la pièce.

Elle regarda d'abord Malfoy puis se figea devant l'autre.

« Monsieur Potter, mais que vous est-il arrivé ? »
« J'ai voulu mettre un pot de chambre au-dessus de cette pile mais tout s'est écroulé. Malfoy a essayé de me secourir mais c'était déjà trop tard. »

Draco eut un pincement au coeur : Harry l'avait appelé par son nom de famille, et en plus il lui sauvait la mise.

« Monsieur Malfoy, rentrez dans votre dortoir il se fait tard. Quant à vous, monsieur Potter, venez dans l'autre pièce que je vous soigne. » Déclara l'infirmière en sortant de la pièce.

Il partit dans sa salle commune et s'enferma dans sa chambre personnelle, bouleversé ; jusqu'au moment où il ne tint plus en place.


nda : Et voilà la fin du chapitre sept alors attendez de lire l'épilogue pour me tuer mdr !!! Bon sinon j'espère que cela vous a quand même un peu plu .... Ah et avant que je n'oublie, une amie m'a fait remarquer que Sevichou n'est pas le parrain de Draconours et malheureusement pour moi, j'ai vérifié avec une autre amie, et elle a tout à fait raison ... mais bon je l'ai lu dans tellement de fic et puis je l'avais déjà publié comme ça alors j'ai préféré laisser tel quel ^^ et puis il y a tellement de chose que l'on change dans les fics lol Sinon il ne doit pas y avoir de fautes (à part quelques unes qui passent à la trappe...) parce que j'ai eu droit à deux correctrices ^^ je ne savais pas si Lama pouvait me corriger mon chap alors j'ai quémander l'aide de Iliria ... mieux vaut plusieurs avis qu'un seul même si je ne fais pas beaucoup de fautes à part celles d'inattention .... j'adore mélanger plusieurs expressions apparemment XD ...

Allez j'arrête mon blabla et n'oubliez pas de me mettre des reviews pour que je puisse savoir ce que vous en avez pensé et comment ça se passe l'après-tempête pour mes lecteurs du sud-ouest de la France (s'il y en a mais je ne désespère pas mdr)

Bisous à tous et à vendredi prochain pour l'épilogue XD