Merci à tous pour vos reviews ! Je tiens à dire que je n'ai jamais vu un seul des épisodes du "Prisonnier", mais je persiste à vous considérer comme des lecteurs libres (manquerait plus que vous le soyez pas !).

Je suis surprise que personne n'ai spécialement réagit en apprenant que la "voix" était Mitchell. Mais bon pourquoi pas...

Enfin des réponses (bravo pour votre patience) dans ce chapitre. Enjoy !


Rodney : Ca alors !

:!:!:!:o:!:!:!:

Cameron rejoint McKay accoudé à la balustrade, et devant l'attitude du Canadien reporta à plus tard ce qu'il avait l'intention de lui dire.

- Il y a eu du changement hein ?

- Mais qu'est-ce que c'est ? demanda McKay.

- Quoi ? Ca ?

Le Canadien désignait du doigt de grandes plaques de métal brun qui semblaient recouvertes d'écriture, placardées sur un des murs de la salle. Des plaques grises suivaient ensuite, toujours apposées au même mur, puis des centaines de feuilles de papier scotchées. La succession des mots sur les plaques faisait tristement penser à…

- Un monument aux morts. Des plaques commémoratives.

Rodney enregistra ce que Mitchell venait de dire. Mais il y avait des centaines de noms !

- Les premières plaques portent les noms des morts. Ensuite ce sont les noms des disparus.

- Tant que cela…

- Oui, malheureusement…

- Votre nom est en haut de la colonne des disparus, Rodney, en dessous de celui du lieutenant Ford, qui a été rayé il y a quelques années. Radek est le suivant.

- Nous pourrons d'ailleurs corriger les choses…

- Quand Elisabeth en a décidé l'inauguration, il était dans une autre salle, pour éviter que ce soit la première chose que voient les gens qui arrivaient par la Porte, mais maintenant…

L'Ecossais laissa sa phrase en suspension. Les deux hommes scrutaient le visage du scientifique. Mais il ne semblait pas avoir d'autres questions à poser.

- Il n'y a rien qui vous choque plus, Docteur McKay ?

Rodney réfléchit brièvement.

- Et les feuilles blanches ? Ce sont les plus nombreuses…

Les deux hommes à côté de lui soupirèrent.

- Non mais plus que ça Rodney !

- Quoi ?

Carson prit Rodney par les épaules pour le déplacer un peu.

- Là c'est mieux ?

- Quoi, mais… Mais !… La Porte ?

- Ah quand même ! Vous êtes toujours aussi observateur !

- J'étais derrière le pilier, Carson ! … Mais la Porte !? Où est-elle ?

En dehors des plaques, la salle était vide. L'Anneau avait disparu.

- Nous l'avons mise sur le continent. Ca nous permet d'être un peu tranquilles contre toute intrusion étrangère, expliqua Mitchell.

- Alors vous ne sortez jamais de la Cité ?

- Amy et Sam sont parvenues à créer un couloir vers l'extérieur dans le bouclier, cela permet de faire sortir des Jumper.

- Sam ? Samantha Carter ? Elle est ici ?

- … Non, elle n'y est plus. Plus vraiment, déclara Mitchell, pensif. Mais elle y a longtemps résidé.

Rodney eut un petit mouvement de tête et Carson put l'entendre murmurer un « dommage… ».

- Vous comprenez maintenant pourquoi il est vraiment nécessaire que ce bouclier tienne.

- Et pourquoi si peu de gens continuent d'habiter dans la Cité.

Rodney les regarda tous les deux. Il s'adossa à la balustrade, croisa les bras, prit une profonde inspiration, ainsi qu'un air profondément agacé, et à la grande stupéfaction de ses interlocuteurs, il lâcha :

- Vous allez m'expliquer maintenant ?

- Quoi ?

- Carson ne faites pas l'imbécile, je vous ai entendu tout à l'heure ! Je veux savoir ce qu'il s'est passé pendant mon absence ! s'énerva le Canadien.

Malheureusement pour Carson, Mitchell eut un appel radio à ce moment-là et du se mettre en retrait.

- Vous avez peur de quoi ? Qu'est-ce que vous me cachez ?

- Rodney, c'est un peu dur à expliquer…

- Si vous ne vous en sentez pas capable, laissez-le m'expliquer, lui, au moins ! explosa-t-il en désignant le général.

- J'aimerais que cela se passe dans les meilleures conditions possibles, voyez-vous !

- A supposer qu'il y en ait !

- Vous voulez savoir ce que sont ces feuilles blanches que les jeunes ont affichées aux murs, Docteur McKay ? demanda Mitchell en revenant. Les noms de tous ceux dont ils se rappellent et qui étaient sans doute sur Terre lors de sa destruction.

!o!O!o!

McKay blêmit. Il avait sa réponse.

- Comment ?

- La Terre a été détruite.

- Mais… Mais c'est pas possible, c'est… Enfin c'est pas possible !

- Malheureusement si, Rodney.

Il passa une main sur son visage en continuant à garder les yeux grands ouverts. Il s'attendait à beaucoup de choses –quoiqu'il n'avait rien osé imaginer suffisamment fort pour penser que cela soit probable- mais pas à cela.

- Mais quand ? Et comment ? Et les Terriens ? Où sont tout le monde ? Où est…

- Vous avez entendu parler des Oris ?

- Les Oris ? Oui, oui un peu lors de mon dernier séjour sur… sur Terre mais…

- Ce sont eux qui l'ont détruite, il y a de cela un peu plus de deux ans. Vous comprenez à présent pourquoi une Porte sur Atlantis-même ne nous est plus que d'une utilité limitée…

Le regard de Carson allait du sol au visage de son ami. Mais plus que démuni, Rodney était surtout abasourdi. Il avait du mal à concevoir la chose. Une planète de 6 milliards d'habitants-sans doute plus, depuis le temps-rayée de la carte !

Mitchell le sortit de ses pensées, du moins pour le moment :

- Vos amis viennent d'arriver du continent, on va discuter de cela avec eux, ainsi que de ce qu'il s'est passé dans Pégase depuis 30 ans.

Il hocha la tête et le suivit vers la pièce qui leur avait servit de salle de débriefing, il y avait de cela une éternité.

Juste avant d'y entrer, il arrêta Cameron, le regard inquiet.

- Elisabeth était sur Terre, n'est-ce pas ? C'est la seule personne dont on ne m'ait pas parlé au présent depuis qu'on m'a réveillé…

Le général pinça les lèvres et, ne supportant pas l'attente d'une réponse, Rodney formula lui-même la phrase :

- Elle est morte, n'est-ce pas ?

Cameron soupira. Il chercha du regard Carson qui, se sentant hors-jeu parce qu'il avait choisi la carte du silence, était déjà entré dans la salle.

- Oui, elle est morte, Docteur McKay mais…pas sur Terre. C'était bien avant cela.

Bouche tordue, Rodney était toute ouïe, et un sentiment terrible le saisit à la poitrine tandis qu'une boule se formait dans sa gorge.

- Expliquez-moi.

- Elle était dans un vaisseau qui quittait Atlantis pour mettre des enfants en sécurité alors qu'une attaque Wraith approchait. Ils ont été leurs premières victimes… Son… son fils était avec elle. Il avait deux ans.

Rodney battit plusieurs fois des paupières avant de baisser la tête et d'appuyer sur ses yeux. Mitchell fit un pas pour franchir la porte, et il lui demanda de lui accorder un moment avant d'entrer, le temps pour lui de tout assimiler. Le général hocha la tête, et laissant là le scientifique, partit saluer les nouveaux arrivants qui attendaient déjà de l'autre côté du mur.

Resté seul dans le couloir, une main devant les yeux, Rodney McKay fit le point de ce qu'il avait appris, et de ceux qu'il avait perdus. Il savait que passé la porte à sa gauche, il aurait de nouvelles explications, qui ne feraient que renforcer son sentiment d'impuissance et d'ignorance – à la fois des évènements, mais aussi de la souffrance des autres. Teyla, Ronon, John l'attendaient, mais il ne savait pas quoi leur dire. Ils avaient vécu sans lui, et il ne pouvait qu'être compatissant ou content pour ses amis, à défaut d'avoir partagé avec eux les mêmes évènements de la vie. Il était de leur génération, et pourtant avait 30 ans de moins. Ils étaient des soixantenaires éprouvés, sans doute sages et grands-parents, il était un petit trentenaire qui en savait encore moins sur tout, y compris la physique, que ces jeunes gens qui étaient venus le voir tout à l'heure. Il avait tout manqué, et ne pourrait sans doute jamais le rattraper. Et pour une fois, sans doute la première de son existence, il aurait eu envie de rester là sans bouger, seul dans ce couloir, à refuser la réalité et à se laisser porter par la vie, puisqu'il était impuissant.


Bon ben Idrill a bien deviné (du moins une partie) : la Terre est détruite et Liz est morte (mais ça vous vous en doutiez tous un peu). Allez, prochain chapitre ce sera l'explication la vraie.

J'ai publié une ma première fic sur SG1 sur ce site, et figurez-vous que la Terre y était aussi détruite. Je vais pas qualifier ça de "marrant", peut-être juste de manque d'imagination, à défaut de pouvoir dire que je rêverais que cela arrive dans Stargate. (un peu folle oui je sais). C'est bon la pub est finie!

Je dirais bien juste "TBC", mais comme je ne sais pas ce que cela veut dire et que je n'aime pas les sigles bizarres, je ne dirais rien (oui je sais c'est trop tard)...