Merci a toutes pour vos coms
Voici la suite j'espère qu'elle vous plaira aussi
Bonne lecture à toutes et tous
______________________D'un ange à l'autre______________________
Une brûlure instance me brûla la gorge, Bella baignait dans son sang, le monstre se réveilla, il rugit. Je bloquai instantanément ma respiration, Bella était en danger de mort, rien d'autre ne devait venir interférer dans mes pensées.
Je vidai mon esprit de tout ce qui n'était pas la blessée, le monstre s'apaisa. Il fallait faire vite, mais comment faire ? Si j'allais chercher Carlisle elle risquait de mourir dans l'intervalle. Chaque seconde comptait, ma décision était prise, j'allais la transporter dans mes bras jusque chez lui, je n'avais pas d'autre choix.
Je jetai plusieurs couvertures sur le lit, et m'approchai doucement de Bella. Je passai un bras sous ses épaules et l'autre sous ses cuisses, mon cœur mort aurait dû battre la chamade, mais ma raison ne voulut pas si attarder. Je la déposai délicatement sur les couvertures, et la couvris rapidement. Avec le froid qu'il faisait dehors, il ne fallait pas qu'elle prenne froid. Une fois bien couverte, je la pris dans mes bras avec précaution. Elle reprit à demi conscience, et me regarda intensément.
- Oh Edward mon amour, tu es là, ce n'était qu'un long cauchemar, ne me quitte pas, Je t'aime ! Souffla t'elle.
- Oui mon amour, je suis là, n'es pas peur, je t'aime ! Murmurai-je à son oreille.
Je courais, je volais, jamais parcours ne fut fait aussi rapidement, mais qu'il fut long pour moi, Bella risquait de mourir. En quelques minutes, j'atteignais la maison de Carlisle. Bella était à nouveau inconsciente. J'ouvrais la porte avec mon coude et jetais d'une voix forte :
- Carlisle vite !
La peur nouait mes entrailles. Le temps que je finisse ma phrase, il était déjà devant moi.
- Vite Edward, pose là sur la table d'examen dans mon cabinet !
Il avait pris les choses en main, je franchis les marches en un temps record, Esmée accouru. Carlisle jeta les ordres.
- Edward dépose là doucement, Esmée, fais bouillir de l'eau !
Une fois Bella posé sur la table, il entreprit de lui enlever les couvertures.
- Edward ! Fais vite du feu dans la cheminée, il ne faut pas qu'elle prenne froid ! Esmée, va vite chercher le maximum de serviette !
Il me jeta un coup d'œil.
- Comment est ta soif, avec tout ce sang ? Peux-tu gérer ou dois-tu sortir ?
- Non Carlisle, je gère ! Affirmai-je
- Bien, temps mieux car je vais avoir besoin de toi ! Découpes les vêtements de Bella, vite !
Je me dépêchai. Au fur et à mesure que je découpai sa chemise de nuit pleine de sang, je découvrais l'étendu de l'entaille faite au bas du ventre. L'enfant monstre avait commencé à entamer la peau pour pouvoir sortir. Une nausée épouvantable me prit, mes entrailles se tordirent, l'horreur dans toute sa splendeur était devant moi.
Je haïssais cette chose qui entaillait son corps. Par ma faute, elle portait en elle un monstre. Je continuai quand même ma tâche avec précaution et application, bloquant ma respiration autant que mes réflexions, elle était à présent nu jusqu'en haut de la poitrine.
Carlisle revenait avec une table roulante remplit de fils, d'aiguilles, de compresses, de seringues, de poches de sang.
- Ohhh ! Dit-il en apercevant l'étendue des blessures.
- Carlisle, regarde !
Mon regard dut exprimer l'horreur, et la peur.
- Du calme Edward ! Le temps presse, alors reprends-toi ! Jetait-il rapidement.
- Que dois-je faire ?
- Je vais finir de lui ouvrir l'abdomen pour la délivrer de l'enfant, et je vais te le donner. Tu lui feras les premiers soins avec Esmée, pendant que je finirais de m'occuper de Bella !
Un frisson de répulsion me prit, j'allai avoir le monstre dans mes bras, cette chose qui blessait Bella. Carlisle avait planté une aiguille relié à un tuyau d'où s 'écoulait un liquide transparent, dans le bras de sa patiente, puis enfila une blouse, des gants, et enfin, passa son scalpel à la flamme.
- Edward ! Tien toi prêts ! Esmée, l'eau est-elle chaude ?
- Oui Carlisle ! Nous sommes prêts pour les premiers soins du bébé ! Lança t-elle en me jetant un regard quand j'approuvais de la tête.
Carlisle se pencha sur le corps de Bella, le scalpel à la main. Je détournai le regard, savoir ce qu'il s'apprêtait à faire, me révulsait. Le bruit de découpe me fit frémir,
- Bon sang ! Je n'y arrive pas, la peau est trop dure ! Lançait Carlisle.
- Comment ? criai-je
- La peau du placenta est très dure, je n'arrive pas à l'entailler ! Poursuivait-il.
- Mais que faire ? Ma voix partait dans les aigus, tant la peur me tenaillait.
- L'enveloppe de l'enfant doit ressembler à la peau des vampires, il n'y a qu'un seul moyen de l'inciser, je vais être obligé de l'ouvrir avec mes dents ! Proféra t'il
- Quoi !!!!! J'étais choqué, horrifié.
- Edward ! Esmée posait une main sur mon épaule en signe de réconfort. Sors un instant dans le couloir, le temps que Carlisle accomplisse l'opération, je comprends que ça soit très dur pour toi ! Va ! Juste une minute ! Continua Esmée gentiment.
J'eus à peine le temps de sortir, que Carlisle m'appelait déjà.
- Viens Edward ! Prends les ciseaux, passes les à la flamme, et viens couper le cordon !
Quand j'approchai de la table, un minuscule poupon, posé sur le ventre de Bella, se tortillait et braillait à plein poumon. Ma répulsion disparue comme par enchantement, quelque chose m'attira vers lui inexorablement. Je tranchai le cordon ombilical, qui le reliait encore à sa mère, ce geste symbolique me permit de le faire mien. Ce petit être était mon enfant, c'était ma fille...............
- Vite Edward ! Je dois recoudre Bella très rapidement, elle a perdu tellement de sang ! Esmée, branches lui tout de suite une poche de sang !
Les ordres fusèrent encore, Je n'avais jamais vu Carlisle en action, mais là, il me fascina, ses gestes étaient rapides, précis, rien n'était oublié. Il entreprit de recoudre Bella, pendant que je partais dans le bureau ou Esmée avait installé le matériel pour les soins de l'enfant.
Quand Esmée m'eut rejoint, je baignai déjà la fillette, elle c'était tut. Que dire de la sensation que je ressentis à ce moment là, cette petite chose douce et chaude était mienne, était de ma chair. Puis, ses yeux s'ouvrirent, une chaude couleur chocolat chaud me contempla, j'avais devant moi le regard de Bella.
- Bonjour bébé ! Soufflai-je la voix cassée par l'émotion.
- Elle est magnifique Edward ! Esmée la contemplait par-dessus mon épaule. Elle te ressemble énormément tu sais ! Sauf les yeux, elle a les yeux de sa mère !
- Oui ! Fut la seul chose qui voulut sortir de ma gorge tant elle était nouée.
Ce premier contact fut magique, un lien indestructible se créa entre ma fille et moi. Les yeux d'Esmée étaient émerveillé, je voyais l'envie dans son regard.
- Tu devrais l'habiller pour ne pas qu'elle prenne froid Edward ! Je senti dans sa voix l'envie de prendre le bébé, mais elle ne voulait pas briser les liens qui se tissaient entre ma fille et moi.
- Non Esmée ! Je te la donne ! Je déposai délicatement le poupon dans ses bras, et déposait un baiser sur la joue d'Esmée. Ce plaisir te revient Esmée, merci pour ton soutien. Je vais aller voir Bella.
Avec un dernier regard à l'enfant, je me précipitais dans la pièce voisine. Carlisle en sortait, il avait fini de panser Bella.
- Comment va t'elle Carlisle ? Demandai-je très inquiet.
- J'ai fais aussi vite que possible, mais l'enfant à fait pas mal de dégâts ! Il serait souhaitable qu'elle ne fasse pas d'infection, car elle a perdu beaucoup trop de sang Edward ! Et elle s'est affaiblie énormément ! Une surveillance constante nous permettra de parer aux éventuels problèmes que nous rencontrerons ! Nous n'avons plus qu'à attendre ! Annonça t'il l'air grave
- Combien de temps puis-je rester vers elle avant qu'elle ne ce réveil ? Questionnai-je.
- Toute la nuit je pense Edward, elle est très affaiblit !
- Carlisle, elle m'a vu tout à l'heure, elle m'a parlé quand je la transportais ! Indiquai-je.
- Mmmm, on pourra lui faire croire à un rêve Edward, je ne pense pas que tu doives t'en inquiéter ! Maintenant, il faut surveiller sa température, tu peux t'en charger ?
- Oui Carlisle et merci !
- Et la petite, comment va t'est-elle ?
- Elle est magnifique ! Ma voix laissait transparaître mon émotion. Elle a le regard de Bella Carlisle ! Elle me ressemble aussi beaucoup ! Examine là, je ne sais que penser, elle a déjà des dents, c'est tout ce que j'ai pu constater comme différence par rapport à un humain ! Assurai-je.
- Je vais voir cela maintenant, je te tiens au courant ! Veilles bien sur Bella mon fils !
- Oh oui ! je vais veiller sur elle ! Merci Carlisle à tout à l'heure !
Je rentrais dans la pièce ou se trouvait Bella. Elle était allongée sur un lit d'hôpital maintenant. Son visage était extrêmement pale. Même ses lèvres étaient décolorées. Une lumière tamisée éclairait un des angles du cabinet de soin. Je me dirigeai vers un fauteuil, le poussa aux cotés de Bella, et j'y pris place.
L'odeur de son sang était d'un goût différent pour l'instant, sans doute à cause de la transfusion. Contre toute attente, je mis sa main dans la mienne, et posa ma joue contre son bras. J'étais bouleversé, j'étais là, je touchais Bella, sa peau contre ma joue, j'étais défaillant de bonheur, mais je tremblais de peur aussi elle était si faible, si fragile.
Le restais là sans bouger, j'étais bien et mal en même temps. Carlisle venait voir Bella toutes les heures. Aucun changement pour l'instant, ni dégradation, ni amélioration. Carlisle était venu me rassurer sur l'enfant. Elle avait l'air normal, sauf que sa dentition avait la force d'un vampire. Peut être pourrait-elle vivre normalement quand même. Elle pesait 3 kg 125g, et mesurait 51 cm. Un beau bébé en somme.
Vers 5 heures du matin je trouvais que la main de Bella était plus chaude.
- Carlisle ! Appelai-je
- Oui Edward, il y a du changement !
- Oui ! Je crois que la température monte !
- Ah ! Et il repris sa température. Oui elle est montée, tu as raison, 39,1° ! Je vais lui donner de l'aspirine !
Carlisle ouvrit l'armoire blanche, et en sorti des comprimés. Il prit un gobelet qu'il remplit d'eau, et revint vers nous. Il souleva la tête de Bella, posa le gobelet contre ses lèvres et lui glissa doucement dans la bouche l'eau où le cachet s'était dissout.
- Voilà, nous devons attendre !
- Faut-il que je parte Carlisle ?
- Je ne sais pas, la fièvre va très certainement retarder son réveil ! Constata t'il.
- Dans une heure je monterai, je ne veux pas prendre de risque ! Je garderai la petite tant que Bella ne se réveillera pas !
Il approuva de la tête, profiter des derniers moments avec ma Bella et ma fille, c'est tout ce qu'il me restait.
La fièvre, hélas, continua à monter. Bella commençait à délirer :
- Edward ! Criait-elle, en se redressant soudainement, les yeux dans le vague.
- Chut mon amour ! Je suis là ! Je la recouchais doucement sur l'oreiller
.
Elle repartait dans les limbes de l'inconscience. Les heures passaient et la fièvre persistait. Carlisle ne ménagea pas ses efforts, cachets, bains du haut du corps, soins à la cicatrice, tout y passa. Une journée entière passa encore, et enfin la température baissa.
Il me fallait là quitter, elle allait reprendre conscience d'ici peu. J'avais le cœur lourd, c'était la fin, plus jamais je pourrais la toucher ? Ma main s'attardait sur sa joue plus fraîche, j'étais déchiré, mon cœur me disait « encore une minute, juste une minute » mon esprit me disait « file vite avant qu'il ne soit trop tard » Avec un effort surhumain, je lui jetais un dernier regard, et quittais la pièce.
Je montai à l'étage supérieur, ma « chambre » avait été transformé en nurserie. Esmée était assise dans un fauteuil prêt du berceau. Ma petite nymphe dormait profondément, je la trouvai changer, elle avait « grandi » ?
- Esmée ! J'ai l'impression qu'elle s'est allongée depuis hier ! L'as tu mesuré aujourd'hui ? Questionnai-je
- Non Edward, comme je suis en permanence vers elle je n'ai rien remarqué !
- Quand elle se réveillera, nous contrôlerons !
Je pris moi aussi un fauteuil et l'approchais du lit. Je contemplais ma petite merveille, je n'en perdais pas une seconde. Sa peau très claire, ses lèvres roses formant un petit rond, ses joues pleines et roses, son petit nez, bref, tout en elle me fascinait. Je contemplai ma fille avec le même plaisir, que je contemplais Bella dans son sommeil. Le bébé s'éveilla une demi-heure plus tard, l'heure de la tétée était arrivée. Esmée arriva armée d'un biberon remplit de lait.
- Tien Edward ! Dit-elle en me le tendant.
- Non ! Je.. Je ne sais pas Esmée !
- Allez ! Dit-elle en souriant. Cesse de faire le bêta, tu en es capable ! Allez ! Profites ! Affirma-t-elle en me tendant le biberon.
Je pris ma fille dans les bras, et tendis la main. Je n'étais pas très fière, mais je m'acquittais de ma tache avec application. Voir cette petite bouche tétée goulûment, me fit sourire. Elle aspirait le lait avec application. Une fois qu'elle eut finie, elle me fixa de ses grands yeux, et me sourit. A croire qu'elle savait qui j'étais. On lisait dans son regard, une intelligence hors du commun. J'en étais bouleversé. Etais-ce la partie monstre qui montrait son nez ?
- Passes moi le mètre s'il te plaît Esmée, il faut que je vérifie !
Quelque instant plus tard, le résultat était sans appel. Trois centimètres de plus que la veille. Chose impossible pour le commun des mortels.
- Carlisle monte vite ? Appelait Esmée doucement.
- Oui, qui a t'il ?
Il était déjà à nos cotés.
- Elle a pris trois centimètres en 24 heures ! Soufflai-je
- Ohhh ! Tant que cela ? S'inquiéta t'il.
- Oui, qu'allons nous faire ?
- Gérons chacun des problèmes les uns après les autres Edward ! La petite va bien. Pour le moment, Bella est notre priorité ! Quand elle sera sortie d'affaire, nous nous préoccuperons du bout de chou !
Un son nous parvint d'en bas, Bella appelait. Esmée et Carlisle descendirent rapidement, me laissant seul avec mes questions. Je tendais l'oreille, je voulais savoir.
- Carlisle ! Fit la voix faible de Bella
- Oui Bella, je suis là ! Répondit-il d'une voix apaisante.
- Je... J'ai été malade ?
- Oui Bella ! Tu as failli perdre le bébé !
- Ohhh comment va t'il ? Est-il malade ? Mon bébé ? S'écria-t-elle paniquée.
- Tout va bien Bella, ne t'inquiète pas ! Tu as une ravissante petite fille !
- Une....Une petite fille ? S'extasia-t-elle avec ravissement. J'ai une petite fille, moi ?
- Oui Bella, elle est magnifique ! Ajouta Esmée le sourire dans la voix
- Une fille ! Moi qui pensais avoir un garçon, je voulais l'appeler Edward junior ! Ben alors........ J'ai envie de l'appeler Re... nesmée, oui ! Renesmée ! Comme mes deux mamans, Renée et Esmée !
J'entendais de sanglots, ceux d'Esmée certainement, et des bruits de baisers.
- Tu me fais cet honneur ? Oh merci ma chérie ! Renesmée, un nom peu ordinaire pour une petite fille... aussi mignonne ! Merci Bella !
Quand Esmée avait hésité, elle pensait à « petite fille peu ordinaire »
- Où est-elle ? Je peux la voir ?
On sentait l'impatience dans sa voix.
- Bien sur Bella ! Esmée va aller la chercher !
Esmée referma la porte en bas et franchit celle ci un quart de seconde plus tard.
- Renesmée ! Répétai-je en contemplant la petite.
- Oui Edward !
- Elle a très bien choisi, un prénom unique pour un bébé unique ! Approuvai-je. Je tendis ma fille à Esmée. Vas la porter à sa mère, il faut qu'elles fassent connaissance toutes les deux !
Esmée me déposa un baiser sur la joue, c'était sa façon de me consoler.
- A tout à l'heure Edward !
Je regardai attentivement dans l'esprit de Carlisle, je voulais voir l'expression du visage de Bella quand elle verrait sa fille. Jamais jusqu'à présent, la faculté de lire dans les pensées ne m'avait paru aussi utile. Je ne fus pas déçu, un émerveillement sans commune mesure, éclaira ses traits. Ses yeux brillèrent de milles feux, Je la savais merveilleuse, mais là, elle rayonna. Esmée déposa Renesmée dans ses bras.
- Mon dieu.... C'est...c'est le portrait d'Edward.... ! Murmura-t-elle la voix enrouée. Ohhh, elle lui ressemble tant !
- Oui c'est vrai ! Appuya Carlisle.
- J'aurais tellement voulu... qu'il la voie ! Dit-elle en sanglotant.
- Je suis sur que de là où il se trouve, il nous voit tous, et qu'il est très fier de toi ! Souligna Carlisle.
Oh oui, je suis fière d'elle, fière de vous tous, murmurai-je doucement pour qu'il m'entende.
Bella berça la petite, l'embrassa, la caressa, elle ne la quitta pas des yeux, on voyait qu'elle n'avait plus envie de la lâcher. Pourtant, au bout d'un moment, la fatigue l'emporta.
- Esmée, je te la confie ! Là je suis épuisée ! Dit-elle à regret.
- Pas de problème Bella, il faut que tu reprennes des forces ! Et puis, nous sommes si content de prendre soin d'elle ! Dit-elle en pensant à moi.
- Oui, nous allons veiller sur la petite, prends un peu de repos Bella tu en a grand besoin ! Ajouta Carlisle.
- Merci à vous deux, je ne sais pas ce que je serais devenue sans vous !
- Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu nous appelles d'accord ? Suggéra Esmée.
- Repose-toi Bella, à tout à l'heure ! Ajouta Carlisle en quittant la pièce.
Ils vinrent me rejoindre rapidement.
- Alors, elle va vraiment mieux Carlisle ? Demandai-je.
- Oui elle est sauvée enfin ! Affirma-t-il sur de lui.
Je pris Carlisle dans mes bras, et le serrait très fort.
- Merci !
- Arrêtez de me remercier ! Jetait-il en s'emportant. Si toutes ses choses sont arrivées c'est par ma faute ! Toutes les douleurs que vous ressentez, c'est de ma faute ! J'essaie seulement de réparer comme je peux ! Il avait les yeux pleins de chagrin.
- Carlisle ! Soufflai-je. Oui c'est vrai, tu es un monstre ! Tu es tellement un monstre que tu m'as sauvé, tu es tellement un monstre que tu as sauvé Bella, tu es tellement un monstre que si tu n'avais rien fait, je serais six pieds sous terre, et je n'aurais pas cette petite merveille ! Ajoutai-je en regardant ma fille. Alors oui Carlisle, tu es le pire des monstres !
Esmée nous regarda l'un l'autre, en secouant la tête.
- Vous êtes les plus stupides et les plus merveilleux monstres que je connaisse ! Ajouta t'elle en riant.
Elle nous pris par la taille et nous serra dans ses bras.
La petite poussa un petit cri, tous les regards se tournèrent vers elle. Elle nous regardait un sourire sur les lèvres, comme si elle approuvait les paroles Esmée.
- Wouaaa ! Dit Carlisle. Et ben sa alors, voilà qui nous ouvre bien des horizons !
- J'avais déjà remarqué tout à l'heure qu'elle comprenait nos paroles ! Vivement que Jasper et Alice puissent aller en Afrique ! Nous saurons à quoi nous attendre, après ! Assurai-je.
- Oui, bientôt nous saurons !
- Bella et Renesmée vont pouvoir partir bientôt maintenant !
- Oui certainement Edward !
- Quand crois-tu qu'elles pourront rentrer à la villa blanche !
- D'ici quelques jours, quand Bella pourra se lever !
Il me tardait qu'elle soit en forme, mais je n'avais pas envie qu'elle reparte, je ne pourrais plus la voir comme maintenant, là j'avais presque l'impression de vivre une vie normale. Même si c'était par pensée interposée.
Les jours suivants passèrent très vite, Bella était presque complètement remise.
La nouvelle année était arrivée, la petite avait déjà dix jours, elle avait encore changé, six centimètres et huit cents grammes de plus. Combien de temps encore avant que Bella ne le remarque ? Et que lui dire ? Aucune solution satisfaisante ne nous venait à l'esprit.
Aujourd'hui je quittais la maison, il fallait que je chasse. Le temps n'avait pas beaucoup changé depuis que j'avais ramené Bella dans mes bras. La neige recouvrait tout, je marchai à pas rapide jusqu'à la lisière de la foret. Enfin caché, je pus laisser libre cour à ma nature. Courir me fit du bien, ôtant la tension que j'avais chez Carlisle. Je trouvai rapidement du gibier, et je bus goulûment. La soif que je ressentais en permanence vers Bella, s'apaisa.
Je vivais au jour le jour, ne sachant pas de quoi demain serait fait. Je n'avais pas encore décidé ce que je ferais, après le retour de Bella chez elle, je verrais le moment venu.
J'étais détendu quand je rentrai. Je dus passer par le toit, et le grenier, pour ne pas croiser Bella. Dans la maison, l'odeur de Bella était partout, je faisais donc comme à la villa blanche, respiration, attente.....
La petite devait dormir, j'entendais sa respiration lente et profonde. Nul bruit ne venait déranger la quiétude de la maison. Nul pensée aussi..... ? Bizarre, Carlisle devait être à l'hôpital depuis une heure, donc normal, Esmée avait dû aller faire des achats.
Je n'avais pas encore fait attention que je n'entendais pas les pensées de Bella. J'étais tellement absorbé par tout nos problèmes que ça ne m'était pas encore apparu. Il allait falloir creuser cette étrangeté.
Je ne pouvais plus aller dans ma chambre, comme Bella pouvait venir voir la petite qui y dormait, j'avais élu domicile dans une petite pièce, sorte de débarras que nous avions réaménagé provisoirement.
Je marchais sans bruit, et me glissait à l'intérieur en refermant la porte doucement. J'avais décidé de lire un peu, je me retournais vers le fauteuil, il était déjà occupé............
