Hello ! Hello tout le monde ! :p
Me revoilà pour un nouveau chapitre ! Il est bien plus long que les précédents ! J'espère pouvoir en faire un comme ça toutes les semaines, mais ce n'est pas garanti !
Je me suis vraiment éclatée à faire ce chapitre ! J'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi ! :)
Réponse aux reviews :
Chloebeeeh : J'adore tes petits mots ! :D Bien entendu que notre Drago est international ! Mais il y a une chose que je peux t'assurer, c'est que ma petite tête, eh bah, elle n'est pas si petite que ça ! Il en faut là dedans pour pouvoir sortir une histoire aussi parfaite que celle-ci ! :D (Okjesors...)
Disclaimer : Bon... Je ne suis pas si géniale que ça puisque tous les personnes ne sont pas à moi, sauf Enora ou ceux que j'invente pour le bien de ma fiction ! Je ne suis pas JKR ! :'(
Brefouille !
Enjoy it !
EDIT DU 28/04/2016 : Hello ! De retour pour relire ma fiction ! J'espère qu'elle vous plait mieux avec ces retouches... Je vais vous dire, cela m'a en partie rendu l'inspiration ! Alors je suis bien contente d'avoir commencé ces édits :) Voilà, tout est dit, j'espère que vous allez aimer celui-là ! Bonne lecture !
Chapitre 9 : Quand on lit un testament…
Si on avait dit à Enora que cela allait se passer comme ça, la jeune fille n'en aurait pas douté une seule seconde. Malgré la surprise engendrée par la découverte d'une page sans un infime soupçon d'écriture, quelle qu'elle soit, cette précaution ressemblait tout particulièrement à son père. Severus Rogue avait toujours été quelqu'un de très prudent pour ce qui était de délivrer des informations, personnelles ou non, à des Mangemorts, à l'Ordre du Phénix ou bien à sa famille. On pouvait d'ailleurs voir à la tête que faisait le notaire que, lui non plus, n'avait pas été prévenu de ce petit contretemps à la lecture du testament du Professeur de Potions.
Avec fébrilité, il regarda une nouvelle fois dans l'enveloppe qui contenait la feuille vide et y trouva une photo. De loin, Enora trouvait qu'elle ressemblait à ce que les Moldus appelaient des Polaridés ? Non ! Des Polaroïds. Ces photographies qui s'imprimaient directement après que l'on ait appuyé sur le bouton de l'appareil. Elle avait lu cela dans un des nombreux livres que lui avait prêtés Arthur, lorsque la rousse lui avait posé des questions sur son travail au Ministère.
Devant elle, Sanders s'évertuait à lancer de multiples sorts sur la feuille qui était sur son bureau, sous ses yeux. Drago, de son côté, semblait réfléchir furieusement à la manière dont ils pourraient révéler les dernières volontés de son parrain. Il lui vint même à l'idée que Severus n'avait pas voulu faire de testament. Mais cela lui paraissait absurde. Pourquoi cette mise en scène dans ce cas ?
Soudain, le notaire poussa un cri surpris alors qu'il venait de poser sa baguette sur la feuille et avait énoncé son rôle au Ministère, alors qu'il était à court d'idées. Sur le papier apparut, ligne par ligne, des lettres puis des mots.
« Professeur à l'école de Magie anglaise, j'ai nommée Poudlard, Severus Rogue, Maître en Potions, salue Maître Alfred Sanders, notaire sorcier au Bureau des Administrations sorcières. Mais il tient à le prévenir que les Sortilèges, quels qu'ils soient, ne sont pas la solution pour révéler le testament du Professeur Severus Rogue.
La photographie qui se trouvait avec cette feuille de papier est l'unique indice à utiliser pour arriver à vos fins. »
Le notaire eut tout juste le temps de montrer ces écritures aux deux jeunes gens assis en face de lui avant qu'elles ne s'effacent. Le jeune Malefoy demanda alors à voir le Polaroïd dont parlait la lettre dont ils venaient de prendre connaissance. Enora en profita pour y jeter un coup d'œil. Ce qu'elle vit dessus la fit sourire tristement, la tête pleine de souvenirs. L'image la représentait avec son père quelques semaines avant qu'elle ne soit emmenée de force dans le Manoir de son ami blond. C'était quelques temps avant la rentrée des classes, alors Enora et Severus ne se trouvaient pas à Poudlard, mais dans une maison que la jeune fille reconnut comme celle où son père avait grandi. Il lui disait souvent que, dans cette maison, avant qu'elle ne vienne au monde, il n'y avait eu que des mauvais souvenirs et que rien n'avait contribué à lui en créer de bons et joyeux. Mais depuis qu'elle était arrivée dans sa vie, la demeure des Rogue absorbait leur joie pour expulser tout ce qui était synonyme de malheur. Enora sourit en versant une larme, se souvenant encore mot pour mot de ce qu'elle avait répondu à ce petit discours : « Eh bien ! Papa, nous n'avons qu'à faire le ménage tous les deux et dessiner des sourires sur tous les murs ! ». Severus avait tout d'abord eu envie de dire non. Puis son cerveau lui amena une solution toute trouvée, mais il n'avait rien voulu en dire à sa fille, souriant énigmatiquement devant son insistance. Ce qu'elle avait appris bien plus tard, c'était que son père s'était enfermé dans son laboratoire pendant deux semaines pour préparer une surprise à sa fille unique et chérie.
Ce fut de cette manière que la jeune fille se replongea dans ses souvenirs, persuadée que la solution à leur problème s'y trouvait, tandis que les deux hommes qui se trouvaient dans le bureau avec elle discutaient avec véhémence.
Flash-back
Enora se trouvait dans une chambre au premier étage. Elle était tout en jaune, avec différentes nuances, parce que c'était sa couleur préférée et que son père n'avait pas su lui refuser de refaire la décoration, quand elle le lui avait demandé un an auparavant. Il avait voulu que sa fille puisse se sentir chez elle, dans cette maison, contrairement à lui, lorsqu'il était enfant et qu'il avait son âge. La petite de cinq ans, dont les cheveux lui arrivaient dans le bas du dos (Severus ne savait pas couper les cheveux et avait toujours peur de ce que cela pourrait donner s'il demandait à quelqu'un d'autre...), jouait avec la peluche en forme de chat que son père lui avait offert à son anniversaire en juin dernier. Elle riait tellement qu'elle eut envie d'aller aux toilettes. Elle se leva donc de son lit, sur lequel elle était assise, et traversa le couloir, passa devant la chambre de son père et ouvrit la porte des WC.
Soudain, alors qu'elle se lavait les mains, comme le lui avait enseigné son père, elle entendit une voix d'homme crier son nom dans toute la maison. Elle sourit. Son père. Sans même prendre le temps de se sécher les mains, ni d'éteindre la lumière dans les toilettes, elle se précipita dans les escaliers pour descendre au salon d'où semblait provenir la voix. Ce fut en effet dans son fauteuil habituel qu'elle trouva Severus. Ce dernier tenait dans sa main un pulvérisateur qu'il utilisait habituellement pour arroser ses plantes à potions les plus fragiles. Avec un sourire, il tapota ses genoux proposant ainsi à sa fille de venir s'asseoir là. Enora sourit et courut rejoindre son père, qui la prit dans ses bras. Elle s'y blottit et ne bougea plus tandis que le professeur déposait un doux baiser sur le haut de sa tête, au beau milieu de ses longs cheveux bouclés et roux. Ils restèrent quelques instants dans cette position, profitant de cette manière le plus possible de la présence de l'autre. Severus sentait respirer son petit ange au creux de ses bras et se promit de tout faire pour qu'il ne lui arrive rien et qu'elle puisse vivre une vie heureuse. Cette bonne résolution allait prendre forme dès maintenant !
Enora grogna quand son père commença à bouger. Elle ne voulait pas quitter le bien-être bienfaisant dans lequel elle se trouvait à ce moment-là. Mais Severus avait une autre idée derrière la tête et ne la laissa pas se plaindre plus longtemps.
- Alors ma chérie, dit-il doucement en tournant son visage vers celui de sa fille. Tu ne veux pas savoir pourquoi je t'ai fait descendre dans le salon ?
Ce fut intriguée qu'Enora releva la tête et se mit face à son père brusquement, chose qui le fit sourire. La petite rousse fronçait les sourcils, essayant de comprendre par elle-même. Amusé, le professeur la laissa faire jusqu'à ce qu'elle donne sa baguette à l'hippogriffe. Mais têtue comme elle était, elle ne rendit pas les armes aussi facilement. Ce fut seulement au bout de cinq longues minutes (heureusement pour lui qu'il était patient avec tous les idiots cornichons qu'il avait en classe chaque année) qu'elle arrêta de réfléchir.
- Dis-moi pourquoi tu m'as fait descendre, papa s'il te plaît.
Comme à chaque fois qu'elle prononçait ce nom, « papa », Severus sentit une chaleur bienveillante lui étreindre le cœur et un sourire se plaqua sur son visage. Il n'en revenait toujours pas que ce petit ange roux soit sa fille. Sa famille. Laissant de côté cette pensée, il lui montra le pulvérisateur qu'il avait posé à côté de lui pendant leur câlin et l'agita quelques secondes devant son visage. Elle fronça à nouveau les sourcils, encore plus perdue.
- Qu'est-ce que c'est ?, interrogea-t-elle. C'est une potion ?
- Oui, c'en est une, répondit Severus, fier de voir l'intelligence de sa fille se refléter dans le fond de son regard. Ou plutôt, c'est un mélange entre deux potions.
- Mais tu dis toujours qu'il ne faut pas en mélanger deux !, s'étonna la fillette.
- Oui, c'est vrai..., admit-il. Mais je ne suis pas un Maître en Potions pour rien. Si je l'ai fait, c'est qu'il n'y a aucun danger pour nous.
Enora souffla, rassurée par les paroles de son père. Il fallait dire qu'elle était particulièrement fière de pouvoir dire à tous ceux qu'elle croisait que son père était le meilleur dans son métier de faiseur de potions en tous genres. Ce qu'elle aimait préciser par-dessus tout, c'était qu'il était capable de faire des potions super difficiles. Elle exagérait parfois en disant qu'il pouvait en faire certaines les yeux fermés ! Bon... C'était vrai, mais seulement sur des potions de Première année... Mais quand même !
- Et à quoi elle sert cette potion, papa ?, continua-t-elle à demander, intéressée.
- Elle sert à te faire une surprise..., sourit-il, énigmatique.
Il savait combien sa fille adorait les cadeaux stupéfiants et dont elle ne connaissait pas l'existence.
- Une surprise ?, s'exclama la petite rousse avec un sourire faisant trois fois le tour de son visage.
Severus la fit descendre de ses genoux et lui tendit le pulvérisateur avec précaution. Elle l'attrapa comme si c'était la chose la plus fragile du monde. Elle prit surtout garde à ne pas appuyer sur le déclencheur, pour ne pas envoyer de la solution sur son père. Parce que même s'il avait dit qu'il n'y avait aucun danger, la fillette préférait rester prudente.
- Oui, c'est ça. Une surprise... Tu te souviens de ce dont nous avons parlé il y deux semaines à propos de mettre des sourires dans la maison ?
La petite hocha la tête, très sérieuse et attentive à tout ce que lui disait son père.
- Eh bien, là, dans ta main, tu as la solution pour le faire.
Enora écarquilla les yeux.
- J'ai mélangé une Potion Révélatrice* avec une Potion pour Photographies. Tu n'as qu'à l'asperger sur les murs du salon et tu verras.
Elle fit exactement ce que son père lui avait demandé de faire. Elle s'avança vers le mur en face du fauteuil de Severus. Lorsque le mur fut juste humidifié avec le liquide du pulvérisateur, il sembla se métamorphoser. Sous les yeux ébahis d'Enora, le papier peint jauni laissa place à des formes qui apparurent bien vite à ses yeux comme étant des photos mouvantes. Ces dernières représentaient le père et la fille ensemble jouant, souriant, riant... Heureux...
Fin du Flash-back
- Enora... Enora..., appela Drago en posant une main sur le bras de la jeune rousse. Enora !
Cette dernière secoua la tête et cligna des yeux, comme si elle se réveillait. Elle se tourna vers son meilleur ami, qui la regardait, un peu inquiet.
- Ça va ?, demanda le blond.
- Oui... Oui, ne t'inquiète de rien. Je vais bien, sourit Enora.
- Tu es sûre ?, insista-t-il. Tu pleures...
La jeune fille lui jeta un coup d'œil interrogateur et surpris. Puis, elle leva les doigts pour les porter à son visage et lorsqu'elle les sentit s'humidifier de larmes, elle les retira et les regarda étonnée. Enora sourit alors tristement en essuyant ses pleurs avec le mouchoir que venait de lui proposer le notaire.
- Bon... Je sais comment faire pour faire apparaître le testament de mon père, annonça-t-elle lorsqu'elle eut fini de faire sécher ses larmes.
Les deux hommes la regardèrent, tout stupéfaits qu'ils étaient. Comment pouvait-elle savoir alors que ce type de sortilèges était fait par des sorciers expérimentés tel que son père ? Ce fut le notaire qui s'en remit le premier.
- Auriez-vous alors l'extrême obligeance dans votre infinie bonté de bien accéder à nous expliquer par quel moyen nous pourrons dévoiler le secret de ce parchemin ?, demanda Sanders.
Enora jeta un coup d'œil amusé à son meilleur ami en pensant au roux qui les attendait dans le couloir. George n'aurait vraiment pas pu se retenir de rire. Au sourire dans l'iris gris de Drago, la jeune fille comprit qu'il pensait exactement pareil qu'elle. Ne voulant pas faire attendre plus longtemps l'homme en face d'elle, elle se remémora ce que lui avait dit son père après l'épisode de la révélation de toutes les photos sur les murs de la maison.
- Il faut prendre un pulvérisateur. Dedans, il faut un tiers de Potion pour Photographies avec le reste de Potion Révélatrice, énonça doctement la jeune fille. Il faut ensuite humidifier le papier, mais pas trop, sinon tout pourrait disparaître.
- Quel intrigant procédé !, s'extasia le notaire.
Drago leva les yeux au ciel. C'était Sainte-Mangouste qui se foutait de la charité ! La chose la plus intrigante était sa façon de parler datant d'il y a 100 ans ! Mais cela n'avait pas d'importance, Enora allait enfin pouvoir connaître le contenu de ce testament. Le jeune homme était sûr qu'on l'avait convoqué uniquement parce qu'il avait un lien particulier avec Rogue. Tout ce qu'il possédait reviendrait donc à Enora, sa fille unique, puisqu'il n'avait pas entendu parler d'une quelconque femme, où que ce soit.
Pendant qu'il réfléchissait, le notaire était parti en courant presque en direction des laboratoires du Ministère de la Magie pour aller se fournir selon les instructions que lui avait écrites Enora. Cette dernière se tourna vers son meilleur ami et sourit en le voyant en plein dans ses pensées comme elle l'avait été quelques instants auparavant. Drago avait les yeux dans le vague, ce qui permit à la rousse de l'observer vraiment. Le jeune aristocrate était vraiment beau et avait une véritable prestance qui en imposait où qu'il soit. Il semblait à l'aise en toutes situations, rien n'avait l'air de pouvoir le déstabiliser. C'était seulement lorsqu'ils étaient seuls tous les deux que Drago laissait tomber le masque presque royal qu'il portait en toutes circonstances. C'était vraiment à cet instant que l'homme redevenait le garçon qu'Enora avait toujours connu et qu'elle était la seule à avoir approché et découvert. Elle avait vraiment de la chance d'être son amie. À cette pensée, elle se mit à sourire, heureuse.
- Ce que tu vois te plait No ?, rit Drago.
La rousse sursauta et rougit autant de gêne que de colère : elle détestait ce surnom qu'il lui avait trouvé un jour où il était venue la voir dans son cachot. Cela lui rappelait de mauvais souvenirs. Malgré toutes ses protestations, son ami n'avait pu voulu cesser de l'appeler de cette manière. Mais elle n'allait pas se laisser faire... Pourtant elle ne put rien dire parce que Maitre Sanders était de retour dans son bureau.
- Tu ne paies rien pour attendre Dray, murmura-t-elle.
- Bien !, s'exclama le notaire. Je vais donc m'atteler à découvrir le testament de feu votre père Monsieur le Professeur Severus Rogue à l'école de Magie d'Angleterre, j'ai nommé Poudlard.
L'homme se saisit du flacon contenant la potion et s'apprêta à en pulvériser un peu sur la feuille de papier redevenue vierge.
- Non !, s'écria Enora, faisant sursauter l'homme qui posant le flacon mit une main sur son cœur avec une expression de personne à l'agonie. Je... Je voudrais le faire, si vous me le permettez Maître.
Ce dernier hocha la tête avec un regard empli d'avertissements, demandant à Enora de ne pas recommencer à lui faire peur de cette manière si peu civilisée. Mais y avait-il vraiment une façon polie de faire peur à quelqu'un ?
Enora prit délicatement la feuille de papier si mystérieuse et, soufflant un bon coup, elle appuya sur le pulvérisateur.
Une fois.
Deux fois.
Elle sentit alors le papier mollir et jugea qu'elle n'avait pas besoin de réitérer le procédé. Elle avait eu raison, car déjà des lettres apparaissaient. Mais ce qui surprit tout le monde (elle avait remis la page au milieu, sur le bureau, pour que tous puissent suivre la transformation qu'elle attendait), ce fut que chaque mot était incompréhensible. Le notaire allait une nouvelle fois ouvrir la bouche pour dire quelque chose, quand soudain, les lettres changèrent de place selon l'action plus tardive de la Potion pour Photographies, qui avait en effet une présence minime dans le liquide. Ainsi, le testament devint lisible pour les trois personnes qui se trouvaient dans le bureau du notaire Sanders. Ce dernier resta bouche bée devant le tour de force que venait d'accomplir Severus Rogue alors qu'il était mort.
- Sublime !, salua-t-il l'ingéniosité de l'ancien Mangemort. Nous allons enfin pouvoir connaître le contenu des dernières volontés de feu votre père, dont l'exécuteur testamentaire était Remus Lupin. Mais ce dernier étant décédé durant la Grande Bataille qui nous opposa au plus grand Mage Noir que l'Angleterre ait jamais connue... Je me dois de me charger de cette fonction ô combien lourde et ô combien difficile.
Drago tiqua sur le nom de l'ancien exécuteur testamentaire. Il ne savait pas que son parrain avait gardé contact avec son ancien Professeur de Défense contre les Forces du Mal et surtout qu'il lui faisait assez confiance pour lui confier sa succession. Mais, il était vrai que Severus était un homme plein de surprises et de secrets. Le jeune homme sortit rapidement de ses pensées en sentant Enora lui pincer le coude pour l'obliger à être attentif. Cela le fit sourire en imaginant Hermione Granger faire la même chose en cours avec ses deux meilleurs amis. Secouant la tête pour faire s'effacer les images du Trio d'Or en classe, Drago s'appliqua à écouter la lecture du testament. En face de lui, le notaire venait de se racler la gorge et il prit une pose solennelle, qui fit sourire les deux jeunes gens.
« Ceci est mon testament qui révoque toutes dispositions antérieures.
Je soussigné Monsieur Severus Rogue, exerçant la profession de Professeur de Potions à l'École de Magie anglaise, j'ai nommée Poudlard, demeurant au sein de l'École de Magie anglaise, j'ai nommée Poudlard, né le 9 janvier 1960 au domicile de ses parents dans l'Impasse du Tisseur à Birkin* (Yorkshire, Royaume-Uni), célibataire, prends les dispositions testamentaires suivantes :
J'institue pour mes légataires universels :
- Mademoiselle Enora Rogue, demeurant au Manoir Malefoy, étant ma fille unique
- Monsieur Drago Lucius Malefoy, demeurant au Manoir Malefoy, étant mon unique filleul.
Mes biens se répartiront entre eux conjointement selon cette ligne de conduite :
- A Mademoiselle Enora Rogue, je lègue la maison familiale se situant à Birkin, dans l'Impasse du Tisseur et tout ce qui s'y trouve actuellement. Pour y rentrer, le code est toujours le même que lorsque nous y allions en vacances. Je lègue par ailleurs le contenu intégral de mon coffre-fort (numéro 3696*) se situant à la banque sorcière, j'ai nommée Gringotts, dont la clé doit apparaître à la lecture à haute voix de ce testament. J'ajoute à cela tout ce qui se trouve actuellement dans mes appartements de l'École de Magie anglaise, j'ai nommée Poudlard.
- A Monsieur Drago Lucius Malefoy, je lègue le contenu complet et actuel de mon bureau et de mon laboratoire, se situant tous deux dans l'enceinte de l'École de Magie anglaise, j'ai nommée Poudlard.
À mes deux légataires, je souhaite de faire bon usage de chacun de mes dons. Je leur souhaite également une aussi belle vie que possible. »
Le notaire, venant de finir sa lecture, replia le parchemin qu'il tenait devant ses yeux. Enora souffla un bon coup. Même si ce testament n'était que langage administratif, elle avait reconnu la plume de son père derrière ces mots compliqués et ses formules alambiquées. D'autant plus qu'elle avait appris qu'elle allait enfin revoir la maison dans laquelle elle avait passé tant de bons, mais trop courts, moments avec son père. Son cœur s'était rempli de joie à l'entente de cette annonce. Elle était très contente de pouvoir récupérer tous les effets personnels de celui qui l'avait élevée. Mais ce qui lui avait plu encore plus, si cela était possible, c'était de savoir que Severus avait pensé à Drago. Lui ne recevrait rien de personnel de la part de son père, rien qu'on lui aurait offert juste pour le plaisir d'offrir. Bien qu'elle sache que son père ne laissait rien au hasard et qu'il n'avait pas légué le contenu de son laboratoire et de son bureau de Poudlard juste comme ça à son filleul, elle souriait. Elle se disait que cela lui faisait un lien de plus avec son meilleur ami et qu'il ferait encore plus partie de la famille Rogue à partir de ce moment-là.
La rousse posa par ailleurs son regard sur la toute petite clé du coffre-fort de son père. Elle se demanda ce qu'il contenait. De l'argent, sûrement... Mais y aurait-il autre chose ? Des livres ? Des bibelots auxquels son père tenait par-dessus tout ? Des informations sur ses origines, et par la même sur sa mère ? Toutes ces questions tourbillonnaient tellement vite dans la tête de la jeune fille, qu'elle ne remarqua même pas que son meilleur ami était en train de serrer la main du notaire et qu'il s'apprêtait à s'en aller. Ce fut seulement lorsqu'il posa une main douce sur son épaule qu'elle se réveilla, adressa aux deux hommes un sourire confus et serra à son tour la main de Maître Sanders, le remerciant chaleureusement. Ce dernier lui tendit la clé du coffre et ouvrit la porte de son bureau. Les deux jeunes gens sortirent en se jetant un sourire complice.
À l'extérieur les attendaient toujours Arthur et son fils, George. Ils se jetèrent tous les deux sur Drago et Enora, sans même jeter un regard au notaire qui était derrière eux. Ils se mirent alors à leur poser toutes sortes de questions sans laisser le temps à la rousse et au blond de répondre. Enora les arrêta en levant la main et en leur jetant un regard presque digne des femmes Weasley. Cela eut le don de les interrompre immédiatement. Drago jeta un regard amusé à sa meilleure amie.
- Tu sais que tu peux vraiment faire peur !, s'exclama-t-il, un sourire dans la voix.
- Je sais !, répondit-elle du tac au tac. Mais je préférerais répondre à toutes vos questions plus tard au Terrier, dit Enora en faisant face aux deux Weasley qui les avaient accompagnés.
Tous deux hochèrent la tête approuvant la sage décision de la rousse. Cette dernière se retourna vers le notaire qui était en train de refermer la porte de son bureau.
- Maître ?, l'interpella-t-elle. Pourriez-vous me faire faire un double du testament de mon père et me donner la photo qui se trouvait dans l'enveloppe, je vous prie ?, demanda-t-elle poliment en souriant.
Le notaire, charmé, lui sourit à son tour.
- Bien entendu Mademoiselle Rogue.
Le petit groupe patienta quelques instants le temps de voir Sanders disparaître dans son bureau et de le voir réapparaître en brandissant fièrement une feuille et le cliché. Il les tendit à Enora qui lui sourit encore.
- Je vous remercie une nouvelle fois, Maître.
Ce dernier hocha la tête et ferma la porte. Le blond regarda sa montre et jeta un coup d'œil à sa meilleure amie.
- Je crois que nous devrions attendre demain pour aller chercher les affaires de ton père, dans ses appartements, dans son laboratoire et son bureau à Poudlard... Il est 17h30... Nous ne ferions que déranger McGo à cette heure-là...
Arthur approuva en hochant la tête aux propos de Malefoy, bien qu'il réprouve la façon dont il avait appelé l'ancienne directrice de la maison des Gryffondors.
- En plus, demain, c'est samedi et ce sera plus cool, sourit George.
- On pourra y aller tous les trois, proposa Drago en réponse à la réflexion du roux.
Enora sourit largement.
- Oh oui ! Ça me rappellera de bons souvenirs de quand j'étais petite !
- Par Merlin !, s'exclama George. Je vais rentrer dans les appartements de Rogue ! Nous n'avions jamais réussi à le faire durant toute notre scolarité ! Et ce n'est pas faute d'avoir essayé !
Enora sourit en secouant la tête d'un désespoir feint (ou presque)... Elle était heureuse de voir que George commençait à évoquer Fred, même sans prononcer son nom. Le deuil faisait vraiment son bonhomme de chemin dans la vie de son ami. Enora suivit finalement Arthur, qui les mena à la zone de cheminées du Ministère. Ils purent ainsi retourner au Terrier tranquillement. Enora trouva ce procédé de voyage toujours aussi drôle à chaque fois qu'elle le prenait. Cela la faisait toujours éternuer.
Dès qu'ils débarquèrent dans le salon des Weasley, tous les habitants du Terrier leur sautèrent dessus leur posant mille et une questions, toutes plus farfelues les unes que les autres. Ce fut Ginny qui les fit se calmer en leur ordonnant d'aller s'asseoir, chose qui permit aux deux jeunes gens de souffler un bon coup avant de commencer à raconter l'entretien avec le notaire. Tous rirent à la description d'Enora de la façon de parler de ce dernier, d'autant plus avec les petits commentaires cocasses de George. Sans omettre aucun détail, la jeune fille expliqua l'histoire des potions dont ils avaient eu besoin pour faire apparaître le testament. Cette explication rendit toutes les personnes présentes encore pour respectueuses de la personne qu'était Severus Rogue.
Molly décida d'envoyer un hibou à Minerva McGonagal pour prévenir la directrice de Poudlard de l'arrivée le lendemain des trois jeunes gens.
Soudain, Hermione mit le doigt sur un détail qui la turlupinait depuis un moment.
- Mais Enora... Comment vas-tu faire pour demain ? Parce que si cela se passe comme la dernière fois que tu es allée à Poudlard, ça va être compliqué, non ?, demanda l'ancienne élève.
- En fait, ça devrait aller... Comme vous le savez, j'ai travaillé avec Narcissa, et notamment sur ce sujet, qui lui tenait à cœur. Nous nous sommes rendu compte au bout de deux ou trois crises que cela ne se reproduisait jamais deux fois sur le même objet, comme si mon corps et ma magie reconnaissait l'énergie de chaque objet et qu'il la jugeait inoffensive...
- Inoffensif ? Poudlard ? Tu es sûre ?, ricana un peu Ronald, tandis que sa petite amie lui donnait un coup de coude dans les côtes. Ouille !
- Pas inoffensif, mais pacifique, plutôt, si tu préfères, sourit-elle.
Sur ces quelques paroles, tout le monde réfléchit quelques instants avant que Molly ne se retire pour aller écrire la lettre, Ginny et Harry pour aller se promener dans les champs environnants et ainsi se retrouver un peu seuls, Hermione pour montrer à son amoureux la petite annonce à propos d'un appartement qui lui plaisait bien, et Arthur pour aller bricoler dans son atelier sur quelques objets moldus qu'il avait rapportés de son travail. Il ne restait plus dans le salon que George, Drago et Enora. Tous les trois étaient pensifs. Ils pensaient à ce qu'ils allaient trouver le lendemain dans à Poudlard, mais aussi à la possibilité qu'Enora fasse une crise, comme quelques semaines auparavant... À cette pensée, Drago se leva pour aller rejoindre Hermione et lui demander de lui redonner la formule qui avait aidé Enora la fois précédente. Il préférait être prudent.
George, toujours assis aux côtés de son amie rousse, eut alors une idée qui lui parut lumineuse. Il se tourna vers elle et lui sourit. La jeune fille eut très peur d'un seul coup. Mais, dès que l'homme s'en aperçut, il la rassura d'un regard. Il ne lui ferait jamais de mal !
Le roux se leva d'un bond et, se tournant vers son amie, il lui tendit la main. Elle la prit, confiante et rassurée (enfin… À peu près). Il la mena vers le placard où ils rangeaient les balais de toute la famille. George attrapa le balai d'Enora et le sien. Cette dernière commença à regretter de s'être levée et d'avoir suivi son ami. D'accord, elle lui faisait confiance, mais pas trop quand elle se retrouvait devant un balai après le cafouillage de la dernière fois... Mais le jeune homme tenait fermement sa main, l'empêchant de reculer.
- Charlie m'a souvent dit qu'il fallait toujours remonter sur son balai après en être tombé. Récemment, nous avons tous été très occupés, mais maintenant que nous avons un moment de libre, il est temps de s'y remettre. En plus, voler, ça me manque ! Mais je te promets que nous irons à ton rythme... Juré, craché...
- Aaaah non ! Ne crache pas ! C'est sale !, s'exclama Enora.
George éclata de rire à la réaction de la rousse.
- Mais... C'est une expression... moldue !, s'étouffa-t-il de rire.
Lorsqu'elle réussit à comprendre ce qu'il voulait dire (c'est toujours difficile de déchiffrer les paroles de quelqu'un qui n'articule pas, quelle qu'en soit la raison), elle croisa les bras, un peu vexée de s'être emportée pour ça. Mais George se mit à la chatouiller. Drago avait dû lui dire que c'était son point faible et que c'était la meilleure façon de la dérider pour faire en sorte qu'elle arrête de bouder. Il allait payer, ce blond... Il avait beaucoup de choses à se faire pardonner celui-là en fin de compte...
George la mena enfin au milieu du jardin et lui donna le Nimbus. Cela fait, il enfourcha de son côté son propre balai, son éternel Brossdur 5. Son meilleur ami, avec lequel il avait joué ses plus beaux matchs. Il attendit que son amie fasse de même pour s'élever à quelques mètres au-dessus du sol. Ragaillardie par la compétition et le défi que lui proposait implicitement George, Enora se dépêcha de le rejoindre. Elle mit sa peur de côté et tenta de dépasser le roux. Sentant, comme la dernière fois, le vent sur son visage, elle se concentra un peu plus et accéléra la cadence. George, derrière elle, souriait de plaisir à voir Enora heureuse. Parce que, oui, elle l'était à cet instant précis. Elle se ficha de tout ce qui se passait au sol. Seuls l'euphorie et le plaisir de la vitesse avaient de l'importance. Poussant un peu plus encore sa chance de ne pas encore être tombée, la rousse décida de montée en flèche droit vers le ciel pour pouvoir observer la campagne aux alentours de la maison sorcière. Ce qu'elle vit là-haut lui fit encore un peu plus vite battre son cœur. Le coucher de soleil donnait au paysage une teinte orangée et magique. Si Enora ne connaissait pas le monde des sorciers et avait été une simple Moldue, elle aurait dit que c'était ça la magie, la Nature dans toute sa splendeur et savoir qu'on avait le plus grand des honneurs : en faire partie intégrante.
* Cette potion est totalement inventée, ou du moins je n'en ai pas trouvé l'existence dans le monde d'Harry Potter ! Alors... Voilà :)
** Ce village existe vraiment dans le Yorkshire... Je l'ai choisi au hasard, (parce que je n'ai trouvé nulle part indiquer le nom de la ville où habitaient Severus et Lily !) ne m'en voulez pas s'il ne vous va pas ! :p
*** Ce numéro est aussi totalement inventé, même si pour ma "nièce" et l'histoire en elle-même, il peut avoir une signification particulière.
Voili voilou !
Alors votre avis ? J'attends vos reviews ! :D
A la prochaiiiiiiiiiiine ! :p
