AN: Et voilà, la suite. En espérant ne pas vous décevoir.
Cela faisait une heure qu'ils pédalaient comme des forcenés. Des dénivelés ardus, des sentiers pas toujours praticables, mais rien ne les arrêtaient ni l'un, ni l'autre. Au contraire, une petite compétition s'était installée entre eux. Jack s'arrêta en bout de course, à moitié essoufflé. Il descendit de sa selle et se retourna pour voir Sam qui s'arrêta juste derrière lui.
J: On fais une pause? On est arrivé de toute façon.
Il attrapa sa bouteille d'eau et en vida la moitié.
S: Bonne idée. Quelle côte!
J: Je savais que ça te plairait.
Un large sourire s'afficha sur le visage de Sam.
S: Ne parlons pas de la vue.
Elle lui fit un clin d'œil.
J: Je savais que tu reluquais mon postérieur! Je l'ai toujours su.
S: Et?
Elle engloutit à son tour la moitié de sa bouteille d'eau.
J: Rien.
Elle fronça les sourcils. Il n'abandonnait jamais une joute verbale.
S: Comment ça rien?
Elle le vit se retenir de rire.
S: Jack?
J: Bon ok, je fais pareil!
Elle rapprocha son vélo de lui et se pencha pour l'embrasser.
S: Je le sais.
J: Allez, viens voir cette vue!
Ils descendirent de leur VTT et Jack prit la main de Sam pour l'emmener un tout petit peu plus haut. Quand ils arrivèrent, Sam fut soufflée par la vue.
S: Woaw.
Jack sourit à pleines dents tout fier. Elle s'en aperçut.
S: Tu l'aimes ton Minnesota hein?
J: Avoue qu'il y a de quoi non?
Il la serra dans ses bras en se plaçant derrière elle. Profitant tous les deux de la vue et du silence. Mais Sam sentit que Jack était tendu. Elle savait que le fait qu'il se soit levé plus tôt qu'elle, était dû au fait que quelque chose le tracassait. Elle ferma les yeux cherchant à se donner du courage. Elle s'imprégna de sa chaleur.
S: Jack, qu'est-ce qu'il y a?
Elle avait parlé doucement, cherchant à ne pas le braquer. Elle sentit ses muscles se tendres. Elle avait donc raison, quelque chose le perturbait. Il soupira. Il l'avait emmener ici pour une bonne raison. Outre le fait de pouvoir partager une activité ensemble et surtout de lui faire découvrir ses coins favoris, il voulait lui parler. Et il savait qu'elle se mettrait probablement en colère et le retour en vélo au chalet était le meilleur moyen d'évacuer et du coup, ils pourraient parler calmement après. Il culpabilisa un peu d'avoir tout planifié pour la contrôler. Il se décolla d'elle et se frotta la nuque.
S: Ce n'est pas la peine d'essayer de me le cacher, je vois bien qu'il y a quelque chose.
Ne sachant pas comment aborder le sujet, il préféra lâcher sa bombe sans tourner autour du pot.
J: Hammond prends sa retraite et le président veut que je reprenne son poste.
Voilà, c'était dit. Il observa la réaction de Sam. Il vit sa mâchoire se crisper, mais elle ne dit rien. Elle était probablement en train de tout analyser.
S: Au pentagone?
Il lui fit signe de la tête. Elle posa ses mains sur ses hanches. Ok, c'était maintenant, elle allait explosé. Il s'y prépara.
S: Et tu as accepté?
Il était dos au mur.
J: Pour l'instant non mais je n'ai pas vraiment le choix.
Elle se passa les mains sur le visage.
S: C'est pas possible!
Le ton commençait à monter. Il n'attendait qu'une seule chose, c'est qu'elle explose. Après il pourrait parler.
S: Ils le font exprès. Je ne comprends pas... Ils cherchent forcement à nous séparer, ce n'est pas possible autrement.
Elle n'était pas loin. Il fallait qu'il attende quelque seconde de plus et...
S: Non mais franchement, ils ne peuvent pas trouver quelqu'un d'autre? Pourquoi il faut toujours que ce soit toi? Alors on a besoin de quelqu'un pour se faire aspirer le cerveau et mourir, à qui ont demande? A toi! On a besoin de quelqu'un pour se sacrifier sur un avion, à qui on demande? Encore à toi!
Voilà, cette fois elle explosait et pas qu'un peu. Il l'avait rarement vu s'agiter ainsi. Il savait qu'elle le faisait mais jamais devant lui. A l'époque en tout cas.
S: Il faut quelqu'un pour diriger le SGC? Et bien, bingo, encore toi! Et là, encore...Ils te prennent pour qui?
J: Sam...
S: Non Jack! J'en ai assez de tout ça! Maintenant que les choses entre nous se libèrent enfin, il faut qu'on fasse encore des concessions! Et nous qu'est-ce qu'on y gagne? Dis-moi?
Il souleva les épaules. Incapable de lui donner tord. Elle avait raison sur toute la ligne. Mais il savait aussi qu'il n'avait pas le choix.
S: Je commence à croire que mon frère et ma mère avaient raison. L'air force nous enlève tout.
J: Elle nous a permis de nous rencontrer. Tu ne peux pas dire ça, on a gagné beaucoup de choses.
Elle le fusilla du regard.
S: Nous rencontrer? Je dirais plutot de nous frustrer, nous faire souffrir, nous donner puis nous reprendre ceux qu'on aime... et gagner quoi? Des médailles? Ils peuvent les reprendre.
C'était la première fois qu'elle parlait comme ça de celle qui avait toujours été toute sa vie: l'armée. Et ça lui déchirait le cœur. Parce qu'il savait à quel point elle aimait son travail, tout ce qu'elle avait accompli, les gens qu'ils avaient rencontrer. Elle se radoucit. Elle secoua sa tête commençant à se résigner.
S: On dirait que tu t'en fiches...
Il s'approcha d'elle mais elle recula.
J: Sam...
S: Je redescends. Ne t'en fais pas pour moi, je me retrouverais.
Elle descendit et enfourcha son vélo et commença la descente.
Voilà. Ca s'était presque passé comme il l'avait pensé. A quelques choses près, qu'il n'avait pas envisagé qu'elle puisse dire des choses qui le toucheraient autant et que la voir comme ça lui ferait mal. Elle avait tellement raison. L'air force se mettait sans cesse entre eux. Il descendit lui aussi.
Sam était arrivée au chalet. Elle avait forcé un maximum pour soulager et évacuer sa colère et sa rage. Elle avait beau y penser, elle avait du mal à se calmer. Elle rentra à l'intérieur et alla se mettre en maillot pour aller se baigner, il fallait qu'elle s'occupe, et elle ne voulait pas rester à attendre Jack.
Quand il arriva, il ne fut pas étonner de ne pas la trouver à l'intérieur. Il attrapa une bouteille d'eau et sortit. Il la trouva dans le lac. Il s'approcha, la regardant nager sans rien dire. Son visage était fermé, comme le sien. Soudain il s'en voulut d'avoir gâcher ces moments.
J: Sam, on peut en parler s'il te plait?
Elle se dirigea vers le bord et sortit de l'eau. Elle attrapa sa serviette et commença à se sécher.
S: Je crois qu'il n'y a pas grand chose à dire. Ca me semble clair que tu n'as pas le choix de toute façon.
J: J'ai l'air calme là, mais c'est parce que je ne l'était pas quand ils me l'ont annoncé, tu sais.
S: Et c'est censé me réconforter?
Il lui attrapa le bras, sentant la colère monter en lui.
J: Hey, ne crois pas une seule minute que j'en n'ai rien à faire! On est tous les deux dans la même situation. Et moi aussi, j'ai envie de tout envoyer balader. Seulement j'ai réalisé une chose.
Elle finit, finalement, par se redresser et le regarder.
S: Quoi? Qu'on était coincés? Ca merci, j'ai bien compris.
J: Non, que je préfère t'avoir quelques jours par semaines, par mois, plutôt que pas du tout. Sam, ils m'auraient proposé le poste qu'on soit ensemble ou pas. Et si il ne s'était rien passé entre nous, crois moi, on ne se verrait peut-être même plus.
S: Ca veux dire quoi ça? Un ultimatum? Du chantage?
J: Non, pas du tout.
S: Ecoute Jack, si toi ça te suffit, moi pas. A quel moment de nos vies, on aura droit à un peu de normalité dis moi? Hein? Quand on aura 80 ans ou quand un de nous deux finira par se faire tuer? Bon visiblement, il y a plus de chance que ce soit moi maintenant.
Un frisson désagréable passa dans le dos de Jack à l'idée de la perdre.
J: Et tu préfères quoi? Qu'on ne continue pas? C'est ce que tu essayes de me dire?
Elle ne dit rien, ce qui noua l'estomac de Jack. Jamais une seule seconde il n'aurait cru qu'elle laisse tout tombé, qu'elle les laisse tombé, surtout maintenant. Cette fois-ci il perdit son sang froid.
J: Alors tu laisses tout tombé aussi facilement? La Carter que je connais, n'abandonnerai pas comme ça.
S: Je n'ai pas dit que j'abandonnais Jack! Je suis fatiguée. Fatiguée de devoir me battre sans arrêt pour pouvoir être avec toi. Tu ne comprends pas que tout ce que je veux c'est passer du temps avec toi? Je n'irai pas jusqu'à rêver qu'on soit un couple normal, mais un minimum c'est trop demander?
J: Moi aussi mais ça ne change rien.
S: Tu y a pensé à quoi allaient ressembler nos journées? Toi là bas, moi au SGC, ou ailleurs? Et quand est-ce qu'on trouvera le temps de se voir? On n'arrive même pas à se trouver quelques jours alors qu'on travaille au même endroit...
Elle commença à sentir les larmes lui monter. Mais elle ne craquerait pas. Parce qu'elle avait la haine. Le problème c'est qu'elle en voulait au président, à l'air force, aux bureaucrates, mais pas à lui, et elle était en train de déverser sa colère sur lui.
J: On trouvera une solution. On a bien réussit à tenir toutes ces années, alors c'est pas ça qui va nous arrêter.
S: Tu ne comprends pas que je ne veux plus attendre? Patienter?
Il s'approcha d'elle.
J: Sam, s'il te plait.
Elle le fixa, se perdant dans ses yeux qui laissaient apparaitre de l'inquiétude. Elle se laissa faire et se colla contre lui.
S: Ca me fait peur...
L'aveu avait finit par sortir. Tout ce qu'elle avait dit jusqu'à maintenant était bien réel et c'était ce qu'elle ressentait. Mais quelque chose de plus profond l'inquiétait.
J: De quoi?
S: Que ça finisse par trop nous éloigner, nous séparer. Je ne veux pas te perdre. Pas maintenant que tu es là avec moi.
Il se recula pour la regarder.
J: Hey, regarde moi.
Il vit des larmes qui menaçaient de tomber et ça lui fendit le cœur. Il maudissait à cet instant l'armée, pour la rendre malheureuse.
J: Tu crois franchement que tout ce qu'on a vécu, toutes ces années où rien ne nous a séparé ne comptent pas? Qu'une épreuve de plus va y arriver?
S: Et si c'était celle de trop justement.
J: Tu es bien la fille de Jacob! Un peu d'optimisme pour l'amour du ciel!
Il réussit à lui arracher un sourire.
J: Voilà c'est mieux!
Il l'embrassa tendrement.
J: Moi aussi j'aimerai avoir une vie...normale. Mais réfléchit 5 minutes. Ce n'est pas nous. Rien de tout ce qu'on fait n'est ordinaire! Tu aimes la gelée bleu, je mange des frootloops, Daniel a plus de paire de lunettes que la moitié de l'état du Colorado et T... est l'antonyme parfait de la normalité!
Elle rit de bon cœur cette fois.
S: Comment fais-tu pour rester aussi calme?
J: Tu crois que mes cheveux blancs sont apparus par hasard? Ca s'appelle la vieillesse et par conséquent la sagesse.
S: Oh, la sagesse alors?
J: Je sens comme un ton moqueur là dedans...
Il l'embrassa.
J: Allez viens, j'ai besoin de prendre une douche.
Elle sourit à pleine dents.
S: Je peux venir?
Il saisit sa main et la dirigea à l'intérieur.
Ils rentrèrent dans la salle de bain. Jack enleva son tee-shirt et se retourna pour embrasser Sam, se collant contre elle. Elle passa ses mains sur son torse et les fit glisser jusqu'à son short voulant le lui enlever. Mais décida d'aller dans son dos et de passer ses mains sur ses fesses. Il descendit embrasser son cou et sourit.
J: C'est moi où tu es fan de mon postérieur?
Elle pencha la tête en arrière pour lui donner plus d'accès et gloussa.
S: J'adore ton p'tit cul!
Il se figea et se recula pour l'observer, choqué de l'entendre dire ça. Il la vit se mordre la lèvre pour se retenir de rire.
J: Docteur Samantha Carter! Je suis choqué!
Elle lui sourit de toutes ses dents, sachant très bien qu'il n'était pas si choqué que ça.
S: C'est de ta faute...
Elle l'embrassa avec force lui faisant oublier complètement de quoi ils étaient en train de parler. Elle en profita pour lui faire tomber son short, le laissant en boxer. Il descendit ses mains sous ses fesses et la souleva cherchant à les faire rentrer dans la douche et la plaquant contre la paroi froide. Elle passa ses mains dans ses cheveux, appréciant la douceur, contrastant avec la rugosité de son visage. Depuis qu'ils étaient là il ne s'était pas rasé. Il se colla plus contre elle pour la bloquer le plus possible contre le mur et pouvoir lâcher une main pour ouvrir l'eau. Ils furent surpris par l'eau glacé qui sortit immédiatement de la poire de douche, les faisant se raidir au contact de l'eau.
J: Oh bordel!
Il laissa Sam reposer pied à terre, et la déplaça loin du jet d'eau, le temps qu'elle se réchauffe. Il se plaça derrière elle et déposa une myriade de baisers dans son cou et sur ses épaules. Puis il détacha le haut de son maillot. Profitant de la vue, ce qui le réchauffa plus rapidement que n'importe quelle douche brulante. Il passa ses mains sur ses hanches, la faisant gémir, et commença à remonter. Elle leva ses bras pour attraper sa nuque et lui donner plus d'accès. Pour quelques instants l'annonce de Washington était oubliée. Ils profitèrent du temps qu'ils avaient sachant que probablement, ces moments deviendraient épisodiques par la suite.
Ce matin était le dernier jours avant leur retour à la base. Elle le regardait dormir paisiblement, le visage complètement détendu. Il dormait sur le ventre, son visage écrasé sur l'oreiller. Ces cheveux gris en bataille et sa barbe de 3 jours grisonnantes elle aussi, lui donnait un côté viril et à la fois nounours. Elle traçait du regard chaque lignes de son visage, cette cicatrice sur son sourcil, chaque rides qu'elle connaissait par cœur. Toute sa rage, et sa douleur, elle n'avait plus peur, elle pouvait désormais dormir puisqu'elle avait enfin trouvé le bonheur. Toute ces années d'incertitudes, de doutes, de tortures pouvaient s'en aller ailleurs, car rien n'était à la hauteur de l'homme qui dormait près d'elle. Elle se sentait légère, même si elle savait que les jours à venir allaient être plus difficile. Elle voulait caresser ce doux visage, mais ne voulait pas le réveiller. Elle sourit en sentant son cœur battre la chamade en réalisant qu'elle pouvait enfin être à ses côtés. Soudain, elle le vit s'humidifier les lèvres, sans ouvrir les yeux, ni bouger il lui dit:
J: Quoi? ... J'ai un bouton sur le nez?
Elle se mit à rire en enfouissant son visage dans son coussin. Il la faisait toujours rire. C'est ce qui la faisait fondre chez lui.
S: Désolée, je ne voulais pas te réveiller...
Il avait senti son regard sur lui. Il savait qu'elle le détaillait et il aimait ça. Mais cette plénitude qu'il n'avait pas ressenti depuis bien longtemps l'empêcha d'ouvrir les yeux, il avait peur de réaliser qu'il rêvait une fois encore. Elle posa sa main sur sa joue, passant son pouce sur sa barbe. Il se mis à sourire. Mon dieu qu'il aimait ça.
S: Je t'observait dormir... et.. je détaillais tes traits.
J: Ouai, moyen très subtil de me faire comprendre que j'ai des rides, c'est ça?
Cette fois-ci il ouvrit les yeux, il cligna plusieurs fois s'habituant à la petite lumière qui éclairait un peu la chambre. Elle aurait pu choisir d'autres mots ce matin, il était un peu vexé.
S: Non, ce n'est pas ça que je vois. (lui dit-elle tendrement)
Elle passa un doigt sur sa plus haute ride du front qu'il était en train d'accentuer en fronçant les sourcils.
S: Je suis capable de te dire toutes celles qui sont apparues depuis que je te connais. Celle là, c'est à force de chercher à comprendre ce que Daniel et moi te racontons.
Il sourit. Elle passa son doigt sur celle qui venait d'apparaitre à son sourire légèrement cachée par les poils de sa barbe, pratiquement une large fossette.
S: Cela là, quand tu fais tes sarcasmes et que tu en ris. Celle aussi qui apparait quand nous faisions nos soirées chez Daniel et que tu te moquais de lui après qu'il ait trop bu.
Elle caressa le pli de ses yeux.
S: Celles là... quand tu réfléchis, quand tu es blessé, parfois triste...
Il fronça à nouveau les sourcils accentuant la ride du lion. Elle lui sourit tendrement et y passa son doigt dessus.
S: Ah et celle là, ta colère, ton impatience, ton incompréhension.
Il était surpris de voir à quel point elle le connaissait, à quel point elle savait son visage.
S: Tout ce qui fait qui tu es. Et c'est chaque traits, chaque expressions que j'aime chez toi. Et là, en train de dormir, tu avais l'air si détendu.
Il se mit sur le côté, attrapant sa main, et y déposa un baiser.
J: Je le suis. J'ai cru pendant une seconde que tu te moquais de mon grand âge.
Elle rit à nouveau et vint se blottir contre lui en continuant à passer sa main sur sa barbe.
J: Tu veux que j'aille me raser?
S: Non!
Elle lui dit rapidement, ce qui le fit sourire.
S: Je l'adore... c'est doux... c'est drôle, en principe je déteste ça.
Il se passa la main sur le visage. Quand il ne travaillait pas, il aimait laissait reposer son visage et oublier quelques jours son rasoir.
J: En général les femmes n'aiment pas trop ça. Il parait que ça me vieillit et que j'ai l'air d'un vieil ours: dixit Daniel.
S: Il dit ça parce qu'il est jaloux. Il aimerait avoir ta virilité!
Ils se mirent à rire. Elle se redressa, et commença à l'embrasser à la base du coup, à la naissance de sa barbe, et elle remonta jusqu'à son oreille.
S: Ca te donne un côté sauvage...
Il frissonna. Pendant un instant il avait cru qu'elle allait lui dire "En t'observant je me suis rendu compte de notre différence d'âge..." et qu'elle allait partir. Mais non, elle lui faisait une déclaration. Toujours déguisé, c'était dans leur habitude mais il aimait ça. Parce que c'était eux, parce qu'ils savaient comment ils fonctionnaient.
J: Tu sais qu'il faudra quand même que je me rase. On va finir par croire que je vais faire le Djihad.
Elle rit une nouvelle fois.
S: Alors autant que j'en profite.
Elle continuait à déposer des baisers partout sur son visage, évitant sa bouche afin de faire durer le plaisir et de le faire languir. Il mit ses mains dans son dos et commença à la caresser. Remontant sa main sur son visage, elle arriva près de ses lèvres et y colla les siennes contre, ouvrant sa bouche pour forcer la sienne. Jack laissa échapper un grognement, qui la fit sourire. Elle n'aurait jamais cru qu'elle aurait autant le dessus sur lui, qu'elle arriverait à le rendre dingue aussi facilement. Leur baiser se fit passionné. Il inspira profondément tellement son cœur s'emballait. Qu'importe si la crise cardiaque le foudroyait à ce moment, il serait aux anges. Après toutes ces années de retenues, de frustrations, il n'avait qu'une envie: lui rouler dessus. Mais comme à chaque fois, il gardait le contrôle. Elle se détacha de lui et vint continuer ses baisers de l'autre côté de son visage. Il ferma les yeux.
J: Il va falloir me pincer.
Elle descendit sa main sur ses hanches et arriva à sa fesse qu'elle pinça allégrement.
J: Hey!
Elle se mit à rire et à se cacher dans son cou. Il se frotta la fesse.
J: Ce n'est pas parce que je le dis qu'il faut le faire!
S: Je suis toujours à tes ordres ... mon général
Lui dit-elle sur un ton sensuel retournant à son cou.
S: Je ne te croyais pas aussi douillet.
J: Je ne te pensais pas aussi... crieuse.
Il sourit, repensant à la douche qu'ils avaient pris hier. Ils avaient fait du bruit, beaucoup de bruit. Il la sentit se raidir. Elle s'enfouit dans son cou, sentant ses joues devenir brulantes.
S: 1 point partout.
Il l'attrapa fermement et la retourna pour se mettre sur elle.
J: N'ai pas honte. (il vint à son tour s'attaquer à son cou) j'adore ça!
Elle gémit en lui donnant plus d'accès à son cou, lui caressant les bras
J: Et encore plus quand je sais que c'est moi le responsable.
S: Hummmm... Jack...
Elle sentit un frisson parcourir les avants bras de Jack. Etait-ce ces caresses ou le fait qu'elle l'appelle par son prénom. Toujours autant curieuse, même pendant qu'il la câlinait, elle voulut savoir. Elle attendit un peu, se laissant parcourir par ses baisers brulants. Elle passa ses mains dans son dos et sa nuque, et le força à venir l'embrasser. Il ne se fit pas prier et gémit à nouveau. Il allait falloir qu'il arrête ça ou elle allait finir par le dévorer tellement elle aussi aimait l'entendre. Puis le souffle court ils se séparèrent. Il retourna à ses baisers , son cou, sa joue, son cou à nouveau, le début de son épaule... elle avait chaud tout d'un coup. Elle laissa, sans le vouloir, échapper dans un murmure un nouveau "Jack". Et elle eut sa réponse. Il venait à nouveau de frissonner. Son cœur fit une embardée. Elle avait envie de lui tout de suite. Elle attrapa ses fesses et les força à se plaquer contre elle. Il en avait lui aussi envie. Il sourit en sentant qu'elle avait envie de lui, mais il avait d'autres plans. Il commença à descendre lentement, tout en déposant de tendres baisers sur son corps. Elle attrapa ses cheveux et lui caressa la nuque. Elle ne s'était pas senti aussi fiévreuse depuis... trop longtemps. Elle se cambra en sentant son souffle sur son ventre et soudain plus rien. Comment ça plus rien?
Elle ouvrit les yeux et fronça les sourcils. Le regardant se lever.
S: Hey! Tu vas où là?
Il se mit à rire. Et se dirigea vers la sortie de la chambre, vers son armoire
J: A la douche évidement.
S: Non mais reviens ici tout de suite!
Il ouvrit un tiroir et attrapa un boxer qu'il mit sur son épaule. Il se retourna et la regarda le sourire du diable sur ses lèvres. Elle se redressa sur le lit. Il n'allait quand même pas la laisser en plan après l'avoir fait monter en température. Avait-il décider de la torturer?
J: Il va falloir que tu deviennes général 4 étoiles si tu veux m'ordonner quelque chose tu sais?
Sam attrapa le coussin et le lui lança. Il eu le temps de l'esquiver et se dirigea vers la douche, qu'il allait devoir prendre froide. Oh il n'était pas masochiste, mais cela faisait partie de leur histoire. Toujours cette tentation, ce flirt.
Sam se laissa retomber sur le lit et mis son oreiller sur son visage en râlant.
S: Il va me rendre chèvre!
Sous la douche Jack se mis à réfléchir. Ils avaient encore du mal à réaliser leur relation. Il se rendit compte qu'à chaque fois qu'elle prononçait son prénom ça lui faisait un petit quelque chose. Il ne savait pas si c'était encore des résidus de la réglementation ou parce que ça rendait plus réel le fait qu'il était à elle maintenant. Il pensait à tout ces couples qui s'appelaient par des petits noms "chéri", "mon amour"... il secoua la tête sous l'eau. Ca, il n'y arriverai jamais. Ce n'était pas son truc. Et pourtant, il se mit à penser qu'il aimerai qu'elle lui donne un petit nom, rien qu'à lui. Il se demanda dans quel état il allait retrouver Sam après l'avoir laisser en plan comme ça. Il sourit, pensant à toutes les possibilités qui s'offraient à lui.
De son côté, elle se leva, enfila son tee-shirt et resta en sous vêtement. Elle se rendit à la cuisine pour boire un grand verre d'eau...froide. Même si elle se sentait frustrée qu'il la laisse comme ça, elle aimait le jeu qu'il y avait entre eux. Elle entreprit de faire le café, fouillant un peu partout cherchant les tasses, le café, le sucre.
Elle le vit arriver simplement vêtu de son boxer, les cheveux encore légèrement mouillés, complètement ébouriffés. Elle le scruta de haut en bas. Il sourit timidement n'ayant pas l'habitude qu'elle l'observe aussi franchement. Il en fit de même en observant sa tenue. Si on lui avait dit qu'un jour il aurait la fantastique Samantha Carter dans sa cuisine, faisant le petit déjeuner, et cerise sur le gâteau, en petite culotte, il aurait surement rit.
S: Il va falloir arrêter d'être aussi sexy si tu ne veux pas que je te saute dessus tout le temps, tu sais?
Elle s'approcha de lui et entreprit de lui remettre les cheveux en place. Il en profita pour l'embrasser.
S: hummmm, tu sens bon.
J: C'est le principe de la douche. (il l'embrassa dans le cou et laissa trainer ses mains sous son tee-shirt) j'adore ta tenue.
S: Le café est prêt. Et je te préviens que si tu continues à me chercher tu as plutôt intérêt à ne plus me laisser en plan comme tout à l'heure!
Ils avaient déjeuné, Sam avait pris sa douche. Il était maintenant 11 heures et dans 6 heures ils seraient de nouveau au SGC. Ils étaient sur le banc devant le lac. Jack était assis, les pieds sur la table basse de jardin devant lui. Sam était contre lui, sa tête contre son épaule, entourée par les bras de Jack.
J: Je ne t'aurai jamais cru aussi câline.
S: (elle se redressa pour le regarder) Ca te gênes?
J: Tu es folle? Juste que je pensais tout savoir sur toi mais je suis content de continuer à découvrir des choses. (il lui sourit)
S: Tu connais parfaitement Carter. Il ne te reste qu'à découvrir Sam.
J: Je vois ça. J'hésite encore sur ma préférée.
Elle se mit à rire se cachant dans son tee-shirt.
S: Je peux dire la même chose te concernant. Je ne t' aurai pas cru si tendre, si doux. Câlin, ça je m'en doutait. Et adorable.
J: Sam, qu'est-ce que j'ai dit sur cet adjectif là!
Elle rit à nouveau. Elle posa sa main dans la sienne, entrelaçant ses doigts aux siens et caressa du pouce sa main partout où elle pouvait.
S: Je ne révélerai rien si tu fais pareil.
J: Ca peux ce faire. Tu préfères qui alors? Jack ou ce bon vieux général O'neill. Il parait qu'il est sexy m'a-t-on dit.
S: Sans hésiter: Jack. Même si j'aime les deux, mais séparément.
Jack fronça les sourcils.
J: Tu dis ça parce que tu aimes ses câlins.
S: Et sa tendresse, ses baisers, son air détendu, le fait que je puisse me blottir dans ses bras.
J: Mouai ton doudou quoi.
Elle se redressa et avec son autre main attrapa son visage et l'embrassa sensuellement. Quand elle se détacha de lui, il laissa ses yeux fermés profitant de ce moment.
S: Est-ce qu' une femme embrasserait son doudou de cette manière.
J: (rouvrant les yeux) Je n'en sais rien mais je veux bien être ton ours en peluche si tu continues comme ça.
Sam se remit dans sa position initiale et continuait de jouer avec les doigts de Jack.
S: Il faut que je te dise quelque chose.
J: Quoi?
S: J'adore tes mains.
Il se détacha d'elle pour la regarder. Il s'attendait à tout sauf à ça. Il regarda ses mains
J: Quoi? Qu'est-ce qu'elles ont?
Elle lui ouvrit la main et laissa courir ses doigts le long de sa main, traçant chaque doigts, chaque phalanges, la paume...
S: Elles sont grandes, tes doigts sont parfaitement dessinés, ce pouce que j'adore...
J: Je ne vois pas ce qu'il y a de si fascinant franchement.
S: Si tu savais le nombre de femmes au SGC qui en parle, tu serais surpris.
J: Sérieusement?
S: Et oui!
J: Que vous soyez attiré par de jolies petites fesses, ça je comprends, mais des mains... Je crois que je ne comprendrais jamais rien aux femmes.
Ils se mirent à rires.
S: Jack?
J: Oui?
S: Tu me promets qu'on fera tout pour se voir un maximum quand tu sera à Washington?
Il se crispa à l'évocation de son futur départ. Il la serra d'avantage contre lui.
J: Si il faut que je soudoie Thor pour être téléporté, je n'hésiterai pas.
S: Tu dois partir quand?
Son estomac se noua. Elle voulait savoir combien de temps elle allait encore pouvoir profiter de lui.
J: Ca va prendre encore un peu de temps, je dois trouver un remplaçant.
S: J'y ai réfléchit. Et si ça ne fonctionne pas comme ça, qu'on ne se voit pas assez, je demanderais une mutation pour me rapprocher.
Il déposa un baiser sur ses cheveux.
J: Espérons que tu n'ai pas à le faire. Il se peut même qu'on te demande de réintégrer l'air force.
Elle se redressa.
S: Je serais de nouveau sous ton commandement?
Il lui caressa le visage, souriant. Il s'aperçut que toutes ses réactions transpiraient l'amour qu'elle avait pour lui. Il n'avait pas besoin qu'elle le lui dise, il le voyait, par ses inquiétudes, ses réflexions, son regard et ses caresses. Il passa sa main dans ses cheveux. Il ne dit rien pendant quelques secondes, emporté par ses pensées.
S: Jack?
J: Hum?
S: Qu'est-ce qu'il y a?
Il passa sa main sur sa nuque et l'attira vers lui pour l'embrasser. Il avait envie de lui dire à quel point il l'aimait. Mais ça ne sortirait pas. Parce qu'il ne savait pas dire ces mots là.
J: Je ne laisserais personne nous séparer. Je serais toujours là.
Elle lui sourit. Elle savait ce qu'il voulait dire et elle aussi elle l'aimait. Ils s'embrassèrent jusqu'à ne plus avoir d'oxygène.
J: Tu serais sous mon commandement, mais pas direct. Donc pas de quoi s'inquiéter.
Elle ne dit plus rien et se colla contre lui, fixant le lac et profitant des dernières heures dans le Minnesota.
18 heures, base de cheyenne mountain.
Jack arriva au SGC, son sac dans sa main, sur son épaule. Sam à ses côtés. Le personnel qui les croisaient les regardèrent étrangement.
S: Qu'est-ce qu'ils ont à nous regarder comme ça?
J: Ils sont jaloux!
Il déposa rapidement un baiser sur ses lèvres.
J: Bon, il faut que j'aille vérifier que rien n'a exploser pendant notre absence...
S: Ok. Je vais au labo. On se retrouve pour le diner?
Il regarda sa montre.
J: Ca risque d'être tard, j'ai promis à T et Daniel de les rejoindre à la salle de sport avant.
S: Tu n'as qu'à venir me chercher quand tu as fini.
Il l'embrassa à nouveau.
J: Humm... comment je vais faire pour me passer de toi?
Elle lui sourit.
S: Allez va travailler un peu!
20 heures, salle de sport.
T: Comment ce sont passées ces vacances O'neill?
Daniel et Jack s'arrêtèrent pour fixer Teal'c.
J: Depuis quand ça vous intéresse?
T: Daniel Jackson m'a fait remarquer que je devais être un peu plus...curieux concernant la vie de mes amis. Et vous êtes mon ami. Alors j'essaye de m'intéresser. Je crois surtout que cela permet à Daniel Jackson d'en savoir plus sans avoir à demander.
Ce fut la plus longue phrase que Teal'c ait jamais faite. Ce qui surpris ces deux amis.
D: Merci Teal'c de me faire passer pour une commère. J'essaye simplement de vous montrer certaines choses. Je ne m'y risquerai plus, j'ai compris.
J: Ne faites pas la tête Daniel. Il a raison! Vous êtes curieux comme pas deux. Et ce n'est pas la peine de le nier.
Il retourna à ses haltères.
D: Ca va, ça va... Bon alors, c'était bien?
Jack sourit, amusé par la curiosité de l'archéologue.
J: Evidement que c'était bien! Bon, on a eu un petit passage à vide...
Daniel stoppa ses exercices, lui lançant un regard soucieux.
D: Vous avez eu une panne?
Jack secoua la tête.
J: Daniel, il faut vraiment que vous fassiez quelque chose! Je sais pas moi, inscrivez-vous sur un site de rencontre.
T: Votre générateur est tombé en panne? Je ne vois pas très bien le rapport avec un passage à vide.
J: Daniel parle de panne de...vous savez? Quand parfois... Daniel? Expliquez lui!
D: Une panne sexuelle Teal'c. Vous voyez?
T: Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
J: Laissez tombé!
D: Bon alors c'est quoi ce passage à vide alors? Et puis, au fait, c'était pour quoi ce voyage à Washington?
Daniel remarqua immédiatement la crispation de Jack. Teal'c également et les deux s'arrêtèrent pour regarder Jack qui ne lâchait pas sa barre.
D: Jack?
Le général soupira, et reposa ses poids sur les suspensions. Il s'assit sur le banc et se frotta les mains, il n'osait pas les regarder.
J: Hammond prend sa retraite, et le président veut que je prenne le relai.
T: Vous allez nous quitter?
J: Je n'ai pas accepté encore. Je voulais voir ça avec vous.
D: Je doute que vous ayez le choix Jack.
Soudain Daniel se rendit compte de tout ce que cela impliquait et pensa à Sam.
D: Comment ...Sam l'a-t-elle pris?
J: Pas très bien, vous vous en doutez.
T: Cela signifie que c'est la fin de SG1.
Le silence se fit. Chacun intégrant ce que cela induirait comme changement. Jack redressa la tête pour la première fois et regarda le jaffa.
J: T, ça fait un moment que je ne fais plus parti de SG1.
D: Mais vous étiez toujours plus ou moins là. Les choses vont être différentes maintenant.
J: Ecoutez les gars, il faut que vous en discutiez avec Sam. Je crains qu'elle ne demande une mutation. Alors, je ne sais pas...
Il était mal à l'aise.
J: Réfléchissez peut-être à ce que vous, vous avez envie si jamais...
T: Quand devez vous partir pour Washington?
J: J'en sais rien encore. Les choses sont un peu flous. Et puis, je dois trouver un remplaçant et je ne suis pas prêt à y mettre n'importe qui.
Daniel retourna à ses poids.
D: C'est la fin d'une époque.
T: En effet.
A suivre...
AN: Review? Je pourrais clairement m'arrêter ici mais j'en n'ai pas envie. Parce que j'ai quelques petites idées en tête :). Mais tout dépendra si vous avez aussi envie que je continu...
