A Djjojeju (d'où tiens tu ce nom ? :)), qui me suit, qui est devenue pour moi un modèle. La femme que j'aimerais être.
Edward
Mardi 25 Aout.
J'étais pusillanime, insatiable. J'avais peur, peur, peur. Où allais-je ? Bella était pour moi un soleil trop haut, tapant trop fort sur ma peau. Elle était de vieux souvenirs que j'avais fini par mettre au placard. J avais tout abandonné, tout laissé en désordre et refermé la porte rapidement alors que je n'aurais pas dû. Bella, elle, attendait. Elle me hantait, se hantait elle-même et ne demandait qu'à sortir de ce trou noir afin d'étaler la lumière et la chaleur qu'elle laissait derrière elle, pour prendre vie.
J'étais perdu. A présent, comment conserver Bella intacte ? Comment me conserver intact ? Nous nous étions pris dans un cercle sans fin. J'allais partir dimanche. Dimanche et je laissais pour la seconde fois Bella ici.
On avait beau dire. Les mails, les lettres, les sms et les appels ne changeaient rien. Chaque personne prend une place dans notre vie, de la plus insignifiante la plus grande. Chaque personne à son trou personnel. Et ce n'est pas avec le papier lettre qu'on le bouche. Ou alors juste superficiellement. Quelques maladresses et une faille apparaît. L'air ne cesse alors de rentrer, comme il se doit de le faire. A notre plus grande surprise, car nous nous croyions protéger de tout.
Pourtant il n'y a d'autres solutions. Être vulnérable pour une fois. Laisser les choses faire. Voir quel sentiment la souffrance procure sur nous. Tout comme la colère, la tristesse, la tendresse, le manque, l'excitation, l'envie. L'envie, surtout. Lâcher ou continuer ? Être prêt faire subir son cœur des loopings intarissables.
En avoir marre en vomir sans pour autant arrêter. Parce qu'on (l') aime.
Je pensais la meilleure façon de ne pas perdre Bella quand je vis Emmet passer dans le jardin. Je l'appelle et il change de direction pour venir mes côtés. Je lui dis vouloir aller voir Bella à la librairie et lui propose de m'accompagner. Impatient de la revoir, il accepte.
J'avais profité de ces trois semaines pour retrouver nos manies lorsque nous étions ensemble. Notre complicité était très forte, très précieuse. Derrière les bourrades que nous nous envoyions, nous étions extrêmement attentifs à l'autre, nous savions à qui nous nous adressions.
Aller voir Bella avec Emmet étaient loin de me frustrer. Je ne me disais pas « Bordel, je ne serais pas seul avec elle ! ». J'étais heureux. Je restais avec Emmet pour ces derniers jours de vacances passer ensemble tout en retournant voir Bella. Bella, cette petite Bella qui m'étais devenue indispensable.
Toujours pour moi, le mot indispensable s'accrochait celui de Bella. Et toujours il me rappelait que le temps nous était comptés.
Nous marchons dans la 11ème Avenue et je pousse un soupir.
-Mais tu vas l'revoir ton soleil !
-Ah ? Ce n est plus une princesse ? Dis-je en souriant.
-Bouah. Bella avec toi, c est un peu tout non ?
Et toc. Prend ça Edward. Ose dire qu'il a tord Je détourne la tête et nous arrivons devant la vitrine de la librairie. Je regarde rapidement dedans. Bella était là, dos à nous, appuyée contre le comptoir. J'entraîne Emmet avec moi pour rentrer. Un petit garçon dans le fond du magasin se met courir et se jette dans les bras de Bella. Elle tourne sur elle-même en riant aux éclats. Je m'arrête, le reconnais. Bella avait les yeux un peu fermés, plissés par le bonheur. Emmet arrive derrière moi et me tapote l'épaule.
-Eh, mais il a la même casquette que moi!
-Normal, c est la tienne, dis-je moqueur et en faisant demi-tour.
Emmet me rattrape.
-Eh mais qu'est-ce que tu nous fais ?! Tu voulais aller la voir je te rappelle ! Elle est là gogole ! Et puis pourquoi il a ma casquette celui-là ?
-Parce que je le lui ai donné .
-Ah bah vas-y je t'en pris. C'est juste mes affaires, grogne-t-il.
-Emmet. C'est le petit garçon aux abricots.
-Oh ! Répond-t-il d un air entendu. Et alors ?
Faux air entendu.
-Je pense que c'est son frère. Ce moment leur appartient, c'est tout.
Emmet se retourne une dernière fois et regarde sa casquette avec avidité.
***
Bella
Je tournais, tournais. Athanaël dans mes bras. Un instant de bonheur éternel quand l'éphémère tente toujours de nous rattraper. Je le pose et me dirige vers Jasper qui discutait avec Angela tout en cherchant un livre. Il s'était pris un moment lui afin de venir me voir, il était vraiment adorable. Je tourne la tête et vois Athanaël qui passe la porte de la librairie en courant et en riant. Zut. Où allait-il encore ? Il fallait que je le rattrape. J'avais confiance en lui et était d'accord pour qu'il aille dans la rue quelques minutes pour faire des courses. Mais à présent, je ne savais pas où il allait, pourquoi il partait. Je fis un pas quand je sentis une main se poser maladroitement sur mon épaule.
-Bella…
Petit chapitre. En réalité, il va avec le suivant, mais je me suis dit que ce serait délicieux de vous faire mariner :)
A qui pensez-vous?
Djojjeju: Je m'en excuse. Je ne sais pas d'où vient cette confusion. C'est pourtant elle-même que j'avais voulu faire ressortir par rapport à (justement) la confusion de leur sentiment. J'espère m'être un tant soit peu rattrapé :)
H: ...
