Et voilà la fin. Je pense en faire une autre, sûrement Royai. Faudra que je mette les idées à plat c'est tout. Enfin un grand merci à ceux qui ont suivi cette fic, et bonne lecture.
Au gymnase, les habitants évacués attendaient sans trop bien comprendre ce qui se passait. Les militaires leur avaient parlé d'un dangereux alchimiste qu'ils tentaient de capturer. Une chose était sûre : ils savaient qu'ils l'avaient échappé belle. L'équipe de Roy était sur place, surveillant les environs. Pour le moment, le colonel discutait avec son père.

« Est-ce que tu sais ... qui est responsable de ... » commença Roy.

« Oui, l'au-delà apporte beaucoup de réponses. Mon assassin n'est plus et paie pour ce qu'il a fait. Mais laissons le passé où il est. Parle-moi un peu de toi mon enfant. Je sais que tu es colonel. Si jeune ... c'est étonnant. » sourit-il.

Roy ne put réprimer un sourire de contentement. Son père était fier de lui visiblement, ce qui lui faisait plaisir.

« Et avec cette jeune femme qui est ton lieutenant, tu en es où ? » reprit James.

Une teinte cerise fit son apparition sur les joues du jeune homme.

« Hein q-quoi ? Co-comment ça où j'en suis ? Mmmais nulle part enfin ! » bredouilla le colonel.

Son père pouffa de rire. Il avait bien remarqué qu'un lien existait entre son fils et sa subordonnée. Et sa réaction confirmait sa théorie.

« Ah là là ! Je n'ai pas oublié tu sais. Le règlement. » fit James.

Le visage de Roy s'assombrit. Lui non plus il ne risquait pas d'oublier. Un peu plus loin, les subordonnés de Roy se rassemblèrent.

« C'est vraiment son père ? » fit Falman.

« Oui. Il s'appelle James, d'ailleurs c'est le deuxième prénom du colonel. Mais c'est étrange. » répondit Riza.

« Quoi donc ? » demanda Havoc.

« Eh bien ... pour autant que je sache, son père est mort. » répondit Riza en fronçant les sourcils.

Ses collègues échangèrent un regard. Dans ce cas, que faisait-il ici ?

« Il paraît qu'il était avec Violine. Peut-être qu'elle l'a amené avec elle ? » harsarda Fuery.

« Non, d'après ce qe j'ai entendu, c'est lui qui a fait sortir Violine de sa prison. » fit Breda.

Tous les regards se tournèrent vers le concerné. Si ce n'était pas la créature de la Porte qui avait permis son retour dans le monde des vivants, alors qui ?

« Quand cette histoire sera finie, tu retournera dans la Porte j'imagine ? » continua Roy.

« En effet. Mon retour n'est que provisoire. Du fait que j'avais de l'expérience dans la filature et dans l'art d'enquêter, j'ai pu convaincre la Porte de me relâcher. Et pour ne rien gâcher j'étais un bon alchimiste. » précisa son père.

Roy soupira. La foudre avait été la spécialité de son paternel, parti trop tôt.


Violine observa les alentours. La rue ... y'en avait-il eu une ? Tout ce qu'il en restait, c'était des fissures, des crevasses, de la terre mise à nu. Les clôtures des maisons avaient été déracinées, de même que les boîtes aux lettres, et leurs vitres soufflées. Les voitures garées dans les environs étaient sérieusement endommagées. La brunette soupira légèrement. Elle frappa ensuite dans ses mains et les posa au sol.

La rue retrouva son aspect habituel, tout comme les logements autour. Bientôt ce fut comme si rien ne s'était passé. Quand elle se releva, Violine entendit la voix de la Porte.

« Tu as accompli ta nouvelle mission Violine. James Mustang doit maintenant me revenir. Quant à toi, tu dois encore poursuivre celle que je t'ai assignée au départ. Ne te laisse donc pas enfermer de nouveau. »

« Il n'est pas question que je les laisse m'emprisonner. Je vais aller chercher James. » répondit mentalement Violine.

La jeune fille quitta les lieux. Quelques instants plus tard, Havoc l'aperçut venir à l'entrée du gymnase. Leurs regards se croisèrent. La brunette s'arrêta à son niveau.

« Jean. Ca faisait longtemps. » fit Violine.

« Deux ans, à dire vrai. » répondit le blond.

« Sûrement. Là où j'étais je n'ai pas vu le temps passer. »

Jean déglutit. Ils y étaient.

« Est-ce que ... tu m'en veux de ce qui s'est passé ? » qestionna-t-il.

« Ce n'était pas intelligent, ça c'est sûr. Les humains n'ont pas leur mot à dire quant à mes actes. »

Violine le laissa ensuite là. Jean soupira de soulagement. La brunette entra, et chercha James des yeux. Ce dernier se trouvait à l'autre bout, néanmoins il la repéra bien vite. Il en fit part à son enfant.

« Je viens avec toi. » répondit Roy.

Tous deux marchèrent vers Violine. Celle-ci leur tourna le dos et sortit. Pas question que tout le monde voit ce qui allait suivre.

« Je suppose ... qu'il n'y a aucun moyen pour que mon père reste. » dit le colonel.

James sourit doucement.

« Non il n'y en a pas. On ne peut défaire ce qui a été fait. Ce serait trop compliqué. » dit-il.

Roy baissa les yeux. Les morts ne reviennent pas à la vie, il le savait. Mais en voyant son père, il n'avait pu empêcher un espoir de naître en lui. C'était idiot, cependant ... Il sentit soudain une main lui ébourriffer les cheveux. Son père, bien sûr, comme quand Roy était enfant. Le brun sourit, au moment où la main retombait.

« J'ai été content de te revoir mon enfant. Et rassuré de voir que tu te porte bien. J'imagine que ça n'a pas été facile pour toi. » dit James avec une pointe de tristesse.

« Au début non. Mais j'ai été bien entouré ne t'inquiètes pas. » le rassura l'alchimiste de feu.

James hocha la tête affirmativement. Puis il se rapprocha de Violine. L'heure des séparations était venue. Un voile de chagrin passa dans les yeux noirs du colonel.

« Merci de ton aide Roy. Tu passera le remerciement aux enfants, même s'ils n'en ont que faire. » dit Violine.

Le brun acquiesça. Naturellement, si son père devait retourner dans la Porte il n'en était certainement pas de même pour Violine.

« Bien ... au revoir mon fils. » dit James.

« Au revoir papa ! » répondit Roy d'une voix plus émue qu'il n'aurait cru.

Une bande noire commença à les envelopper tous les deux. Cela ne prit pas longtemps avant qu'ils ne disparaissent. James et Violine se retrouvèrent dans un endroit désert. La Porte de la Vérité fit bientôt son apparition. Immense, en métal, entourée de deux grandes colones de pierres, que des statues humaines paraissaient escalader. Un oeil était sculpté entre les deux battants. Ces derniers s'ouvrirent, révélant des dizaines d'yeux améthystes, de différentes tailles le tout plongé dans la noirceur. James inspira.

« Je te le ramène. » lança Violine.

« Bien ... » fit une voix résonnante.

« Voilà ... » soupira James.

« Merci de votre aide, et reposez-vous bien. » lui dit Violine.

« Ca été un plaisir. »

Des bras noirs jaillirent et agrippèrent le père de Roy. Il fut tiré à l'intérieur de la Porte, dont les deux battants se refermèrent avec un grincement et un claquement impressionnant. Violine elle, se retrouva près du gymnase. Roy n'était plus là, mais de l'autre côté à ramener les personnes évacuées. La brunette s'en alla. Les militaires furent étonnés de découvrir l'endroit intact.


« Elle l'a bien eu au moins ? » interrogea Breda.

« Sûrement. Elle ne serait pas revenue sinon. » répondit Riza.

Loin de là au Q.G, les frères Elric eurent la surprise de voir apparaître Violine sous leurs yeux. Edward ne put réprimer un sursaut.

« J'avais quelque chose à vous remettre. Je pense que ça vous servira. Mais ne recommencez plus, ou vous aurez affaire à moi. » annonça-t-elle.

Et elle leur tendit deux pierres rouges. Ed écarquilla les yeux. Ce n'était quand même pas ... il leva la tête vers elle.

« Ce sont bien des pierres philosophales. Prends-les, mais n'en abuse pas, autrement ... » répondit Violine à son interrogation muette.

Ses yeux prirent un éclat métallique à la fin de sa phrase. Edward n'en revenait toujours pas, aussi resta-t-il pétrifié.

« Vous les prenez oui ou non ? » s'impatienta Violine.

Ce fut Alphonse qui tendit la main pour recueillir les précieuses pierres.

« Pourquoi un tel cadeau ? » questionna-t-il.

« Vous m'avez aidés à éviter une catastrophe. Alors c'est un remerciement. » répondit la brune.

Elle s'en alla comme elle était venue. Al regarda l'endroit où s'était trouvé la créature de la Porte, puis baissa les yeux vers les deux rubis. Son aîné se rapprocha, et ils se firent face.

« Je n'arrive pas à croire ... nous avons carrément deux pierres à présent ! » s'exclama Alphonse.

« Oui. Euh ... on ... eh bien ... on devrait essayer, non ? » fit Ed.

Lui non plus n'arrivait pas à croire que leur quête se termine enfin. Il l'avait imaginé plusieurs fois bien sûr, mais à présent qu'il y était, il ne savait plus quoi dire ni que faire. Ses mains prirent la décision pour lui. Elles saisirent les deux pierres, puis il croisa le regard de son petit frère. Ce dernier hocha la tête, déterminé. Edward retrouva sa détermination : il posa une pierre, et s'apprêta à se servir de l'autre. La pièce fut soudain envahie d'une lueur rouge sang. Un moment après, Alphonse se tenait devant Edward. Mais en chair et en os.

« Ca a marché ... Al t'as retrouvé ton corps ! » s'exclama le blond.

Le jeune regarda ses mains. Elles n'étaient plus énormes ni marron.

« J'ai froid. » dit-il.

« Ah oui ! C'est normal tu n'as aucun vêtement. Tiens. »

Ed recouvrit son petit frère avec son manteau. Alphonse sourit, presque surpris de le faire sans effort. Après tout ce temps, il arrivait encore à sourire. Et cela emplit de joie son aîné. Maintenant il était heureux, maintenant le FullMetal pouvait déculpabiliser.

« A ton tour nii-san ! Tu dois récupérer tes membres ! » rappela Al.

Le son de sa voix les fit tressaillir. Elle était claire, sans bruit d'écho. Edward sourit à nouveau, et hocha la tête. La première pierre était consommée à moitié. Par précaution il prit l'autre pierre. La lumière rouge envahit de nouveau le bureau, il eut un bruit de métal qui tombe. L'instant d'après, Edward contemplait sa main de chair. Il souleva ensuite son pantalon, notant avec plaisir le retour de sa jambe. Tout à coup, la porte du bureau s'ouvrit, révélant nos amis les militaires.


Ils marquèrent un temps d'arrêt en découvrant le jeune garçon face à Edward. Ce qui les frappa surtout, c'était leur ressemblance. Al resserra le manteau autour de lui, un peu gêné. Riza fut la première à rompre le silence qui s'était installé.

« Edward ... tu as tes deux mains ? » dit-elle.

« Oui. Vous n'allez pas le croire, mais Violine est venue nous remettre deux pierres philosophales. Alors voilà, j'ai rendu son corps à Alphonse et retrouvé mes membres. » expliqua le blond.

Toutes les regards se fixèrent sur Al, qui se sentit encore plus gêné et qui commença à se cacher derrière son frère.

« Eh ben ça alors ! » fit Roy.

Il s'avança vers les frères.

« Alors nous y voilà. Vous avez atteint votre objectif. Il te faut des habits, FullMetal tu devrais lui en prêter. » reprit le brun.

« Ah oui, bonne idée. »

Edward fila chercher ce qu'il fallait. Roy sourit à Alphonse :

« Ravi de te voir en chair et en os. »

« Merci colonel. »

Toute l'équipe vint entourer le jeune garçon, et lui exprima son contentement. Ed revint avec des vêtements pour son frère. Pendant que ce dernier s'habillait, Roy discutait de l'avenir avec l'aîné.

« Tu va quitter l'armée n'est-ce pas ? » interrogea le colonel.

« Oui. Je n'ai pas envie qu'on m'utilise en tant qu'arme. » répondit le blond.

« Bien, c'est ton choix et je m'y attendais un peu. Violine ne t'as pas dit où elle allait ? »

« Non. Et je ne veux pas le savoir. Avec ce qu'elle vient de faire pour nous, je ne peux plus lui en vouloir de quoi que ce soit. » fit Ed avec un soupir.

« Oui c'est sûr. Je pense que nous aussi nous allons la laisser tranquille. Tu veux que je te raccompagne chez toi ? » proposa Mustang.

« Pourquoi pas. Une arrivée en grande pompe, ça doit être sympa. » sourit le jeune.

Roy lui rendit son sourire. Puis après que tous deux se soient occupés des formalités pour qu'Edward quitte l'armée, ils se rendirent à l'extérieur.

« Nii-san ! Tes vêtements sont trop grands, il tombent. » fit Al en tenant son pantalon.

« Youpi ! » répondit Ed, ce qui amusa les militaires.

A Resembool, Pinako fut surprise de voir arriver deux voitures remplies de militaires. Mais elle se tranquilisa en apercevant des mèches blondes avec une antenne intégrée. Par contre, sa pipe tomba par terre quand elle reconnut la petite silhouette qui le suivait.

« Alphonse ?!! » s'exclama-t-elle.

« Eh oui mamie, c'est moi ! Nous avons réussi ! » répondit le concerné en agitant la main.

« J'en attendais pas moins de vous, galopins ! » sourit l'aïeule.

Elle appela ensuite Winry, qui quand elle comprit ce qui se passait se jeta dans les bras d'Edward. Ce dernier rougit. Vint ensuite le moment des adieux avec les soldats.

« Colonel. » fit Ed.

« Hm ? »

« Merci de ... enfin ... denousavoirdonnéunechance. » fit Ed d'un seul trait.

Il avait détourné les yeux et croisé les bras. Roy sourit et lui passa une main dans les cheveux.

« De rien crevette, mais tâche de boire un peu de lait, ça te fera du bien ! »

« QUI EST CE QUE VOUS TRAITEZ DE MINI PLANCTON ?!! ET J'AIME PAS LE LAIT !!! » explosa le blondinet en remuant dans tous les sens.

Cette réaction ô combien prévisible fit rire tout le monde.

« Porte-toi bien sale gosse. » reprit Roy en lui ébourriffant les cheveux.

Quand le blond le regarda, il constata qu'il lui avait parlé d'une voix douce, quasi affectueuse, sans aucune trace de cynisme. Ce qui le désarçonna. Les adieux furent assez émouvants, les soldats ayant formé une sorte de famille pour les deux frères. Finalement les militaires remontèrent en voiture.

« Dis Ed. » fit Alphonse.

« Quoi ? »

« Je me rappelle d'un truc. Je crois ... que Violine a emporté notre père. »

Edward détourna les yeux. Il s'en fichait, mais ne voulait pas peiner son frère. Aussi ne dit-il rien et rentra. Près d'un arbre éloigné de la maison, Violine avait observé les retrouvailles. Un sourire étira ses lèvres, puis elle tourna le dos à la scène. Elle avait beaucoup de choses à faire, maintenant qu'elle était de retour.