Merci à tout ceux qui me lisent, qui me suivent, et merci à toi, guest anonyme, pour avoir laissé une review et pour t'être prêté au jeu ^^ Bonne lecture

Drago se lève seul, ce matin. Il jette un œil aux alentours pour voir que ses amis dorment encore et que Theodore n'est pas présent. Son lit est défait négligemment, sa malle a été fermée avec empressement si bien qu'il en dépasse un morceau de cape en velours noir. Drago sent une nausée plus forte qu'à l'accoutumée qui le prend au ventre et à la gorge. Il coure à moitié, trébuche contre un tapis et ouvre précipitamment la porte de la salle de bain pour s'y engouffrer et vomir le contenue de son estomac dans l'évier. Le liquide brûlant et dégoûtant a remonté le long de sa gorge et envahi sa bouche, agressant ses sens et le laissant hébété à fixer son reflet dans le miroir du lavabo. Et Drago se demande alors qui est ce garçon devant lui, qui semble tellement plus fatigué et mal qu'il ne s'est jamais vu. Sa peau est grise plus que blanche, ses yeux ont perdu l'éclat brillant que leur donnait la drogue, c'est à peine s'il a encore des ongles tant ils sont rongés, et il a tellement de marques que lui a fait Luna. Sa chair est couverte d'hématomes, de griffures et de marques érotiques de toutes formes, il est devenu une œuvre de Luna. Drago se trouve magnifique.

Il prend les médicaments que lui a prescrit le médicomage et se garde bien de toucher au flacon de pilules bleues déposé par ce connard de Nott.

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Le bruit va le rendre dingue. Le bourdonnement incessant des élèves dans la Grande salle lui donne envie de balancer des Avada à tour de bras. Drago se prend la tête entre les mains et ferme les yeux, comme pour s'isoler du monde, mais une main abattu sur son épaule le fait sursauter vivement. Son cœur rate un battement, il se retourne d'un coup : c'est Astoria. Petite Astoria aux courts cheveux d'or jaune et aux yeux verts. Jolie Astoria au regard mélancolique et si méprisant quand il se pose sur lui. Astoria sa fiancée. Astoria qu'il va épouser alors que c'est une enfant, qu'elle n'à que treize ans et qu'il ne sait rien d'elle.

« Pourquoi tu salis mon nom, Malfoy ? Pourquoi tu nous salis, pourquoi tu nous traîne dans la boue de cette façon, pourquoi tu te détruis de cette manière ? »

Drago ne comprend pas. Qu'a-t-il fait ? Rien. Il ne touche plus à la came de Theodore, personne ne sait qu'il continu parfois de vomir très tôt le matin, et il ne voit son ange qu'en cachette. Il lui lance un regard plein d'interrogations.

« Tu es mon fiancé, tu ne devrais ne courtiser et n'aimer que moi, et tu te prosternes devant une illuminée qui te regarde à peine. » Mais c'est un ange. N'est il pas légitime de vénérer les anges, les messagers du ciel ?

« N'oublis pas que tu es l'héritier Malfoy. N'oublis plus ton orgueil. »

Il hoche la tête, peu convaincu, et veut se saisir d'une pomme rouge. Sa main en touche une autre, Theodore lui souris et desserre son emprise sur le fruit, comme lui en faisant cadeau. Mais Drago ne veut rien de ce connard qui a trop longtemps transformé sa vie en enfer, qu'il aille crever plutôt ! Il se rabat sur un morceau de tarte bien trop lourde et sucrée, à la pâte farineuse, qui lui retourne l'estomac et lui donne la nausée. Les paroles d'Astoria résonnent sous son crâne, par dessus les bruits de la foule, et augmentent sa migraine infernale.

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Drago embrasse Luna avec toute l'énergie de sa vénération, elle lui rend l'étreinte avec moins de passion qu'elle n'en a l'habitude, comme lassée de leurs jeux. Lassée de leurs amours.

Il se sent rejeté par la froideur qui se dégage de Luna, comme un chien repoussé par son maître. Déjà, depuis quelques temps, ils ne se voient plus que le samedi. Luna n'a plus le temps, sinon, pour ses études. Elle ne veut pas s'encombrer de Drago. Mais se rendez-vous hebdomadaire, Malfoy le chéri comme jamais un homme n'a rien chéri sur terre. Il est fou. Fou d'elle. Dépendant bien plus qu'il ne l'a jamais été de Theodore et de sa came. Drago sent qu'il crèverait que Luna le laisse tomber.

Alors, lorsqu'elle reprend un peu de sa fougue et qu'elle décide de l'attacher pour pimenter le jeu, Drago accepte sans un instant de réflexion. Tout. Tout ce que Luna veut, tout ce qu'elle désir tant qu'elle reste près de lui.

Elle l'attache fermement par les poignets à des crochets dans le mur -qui auraient dû servir à accrocher des torches- et commence à jouer, à le torturer, à retrouver son corps d'une façon autrement plus douloureuse. Drago subit. Elle passe lentement les mains sur son corps, le fait frissonner, le fait se tendre, bander les muscles et dresser le membre. Elle passe sa bouche, sa langue, ses lèvres, sur la peau pâle de Drago. Elle enfonce ses ongles parfois un peu trop fort dans sa chair et lui arrache un gémissement. Il n'y a pas de sexe, cette semaine. Luna ne veut que se distraire.

Lorsqu'elle ne se sent plus de jouer, elle laisse venir Drago et le liquide blanchâtre s'étale sur lui même, pitoyablement. Il lui murmure « Je t'aime » et elle regarde sa montre. « Merde. J'avais pas vu l'heure. Je dois y aller. »

Les heures s'écoulent pendant lesquelles Drago reste ainsi, seul, nu, frigorifié et du sperme froid collant ses poiles et sa peau. Humilié, amoureux. Amoureux presque autant qu'humilié.

La nuit recouvre le ciel depuis longtemps quand la porte de la salle s'ouvre. Le grincement sinistre sort l'héritier Malfoy de sa torpeur, il sursaute et veut cacher sa nudité, mais les liens se rappellent à lui. Un regard lame de rasoir se fiche sur lui. Frisson. Son sang se glace. Terreur. Nott, son sourire moqueur, un ricanement au bord des lèvres, lui jette un regard de propriétaire.

« Regardés toi. Tu es pitoyable. Incapable de changer, incapable de trouver un peu de dignité. » il émet un petit claquement de langue réprobateur qui fait se dresser l'échine de Drago. « Tu n'est rien, Drago. Tu es bien moins que ça. Et elle le sait. Je le sait. Tes parents le savent. Astoria le sait également. Pourquoi t'acharner à vouloir exister ? » sur ces paroles doucereuses, il avance et défait lentement les liens qui retiennent Drago prisonnier. Avec toute la douceur dont sa victime le sait capable, il entreprend de le libérer, et avec toute cette violence dont il est spécialiste également, il lui jette des vêtements qui ne sont pas les siens. Tandis que Drago s'habille, le regard de Theodore le scrute avec condescendance. Et les mots d'Astoria viennent s'insinuer dans son esprit : n'oublis plus ton orgueil.

note d'auteur : plus qu'un chapitre avant le dénouement ! Vous pouvez encore tenter de trouver la fin. Petit indice (ou pas) le nom du chapitre suivant sera L'envole. Une petite review ?