Tit blabla de moua: Désolé pour la mise en page, j'ai eu un soucis pour uploader le document, je ne sais pas pourquoi. Donc voilà, toutes mes excuses.
Sinon, nous arrivons bientôt à la fin de ce que j'avais écrit, je vais tenter de continuer, mais je ne peux rien garantir.
Bonne lecture.
Le jeune roi bondit sur ses pieds et dit :
« Vous restez tous ici ! »
Les jumeaux, Charlie, Ben, et Drago refusèrent instantanément, mais la voix du brun claqua :
« Charlie, Ben et les jumeaux, vous venez, mais si je vois l'un des autres là-bas, je vous promets que vous le regretterez ! Vous êtes tous mineurs et sous ma protection, hors de question de vous mettre en danger ! »
Drago et Colin grognèrent, mais le regard glaçant du roi leur fit comprendre qu'il ne plaisantait pas le moins du monde ! Le blond déglutît péniblement, il savait très bien ce qu'il risquait si jamais il désobéissait, et intérieurement il était plutôt rassuré à l'idée de ne pas affronter les détraqueurs, d'autant plus en voyant l'air paniqué de Théo qui était au bord de la crise de nerfs à l'idée de voir Harry se mettre en danger. Tapotant sur l'épaule du jeune gryffondor, le prince de serpentard lui désigna leur camarade, et les deux garçons l'entourèrent immédiatement, le rassurant de leur mieux quant au sort qui attendait leur roi.
Les 5 jeunes hommes revêtirent prestement des tenues de combat, qu'Harry avait fait faire spécialement pour eux, de même, chacun d'eux avait désormais un pendentif en diamant qui servait de point focale pour la fameuse sphère de rappel cachée dans la pièce secrète de la piscine.
Une fois prêt, le petit groupe pris la cheminée pour le chaudron baveur, ils auraient bien put apparaître sur le chemin de traverse, mais c'était le meilleur moyen de se prendre un sort perdu, ou de croiser un détraqueurs. Tom, le patron les accueillit avec force courbettes, mais Harry le coupa :
« Tom que pouvez-vous nous dire ? »
Le barman déglutit :
« Votre majesté, des centaines de détraqueurs, les patrouilles d'aurors ont appelé à l'aide tout de suite, mais ils sont vraiment trop nombreux.
- Des mangemorts ? »
L'homme secoua vivement la tête, et le roi conclu :
« Si vous ne savez pas faire le patronus, prenez la cheminée pour les trois balais, rameuter les clients qui s'y trouvent, et aller prévenir Poudlard que c'est peut-être une diversion ! Les jumeaux, vous allez au ministère, assurez-vous qu'il y a encore assez monde pour assurer la défense. »
Ce n'était plus l'amant qui parlait, ni même le survivant, mais bien le roi, le chef de guerre, et personne n'eut l'idée de protester.
Harry, suivit par Ben et Charlie qui couvraient ses arrières, pénétra sur le chemin de traverse, et découvrit un véritable paysage de cauchemar. L'atmosphère était glacée, et les souvenirs les plus douloureux remontaient de sa mémoire, sans même parler des centaines de silhouettes habillées de leurs longues robes noires en lambeaux qui volaient dans le ciel, et des cris de terreurs que poussaient les humains.
Le jeune roi sentit une rage froide l'envahir en entendant la souffrance de son peuple, avisant un duo d'aurors encerclé par une dizaine de ces abominations il hurla :
« EXPECTO PATRONUM. »
Il manqua de perdre sa concentration en ne voyant pas la silhouette familière du cerf, à la place se tenait un dragon asiatique, un ryu tellement lumineux que le regarder directement blessait les yeux. Le ryu chargea les détraqueurs, qui détalèrent sans demander leurs restes.
Harry cria au deux aurors :
« Venez ! »
Les deux hommes le rejoignirent, et l'un d'eux expliqua :
« Votre majesté, il semblerait que tous les détraqueurs soient présents, et je crains que nous ne puissions pas les repousser éternellement. »
Le roi hocha distraitement la tête et se tourna vers l'avalonien :
« Quelque chose d'utile ? »
Ben haussa les épaules :
« Rien de certain, mais on dit que le feu d'un dragon vaut un feudeymon, et que celui-ci peut à peu près tout détruire. Je n'ai rien de mieux à proposer, votre majesté. »
Harry jura, il avait oublié d'amener Kev', le dragon rouge devait encore être benoitement vautré devant une cheminée à ronfler comme un sonneur.
« Charlie retourne au manoir, et ramène Kev' ! Ben, fais de ton mieux pour que les gens se rassemble, les détraqueurs sont trop nombreux pour que de petites unités soient efficaces. Vous deux, aidez-le ! »
Les 4 hommes hochèrent la tête et Harry se transforma en dragon, il ne pouvait pas souffler les détraqueurs qui étaient au sol, c'était bien trop dangereux pour les gens et les bâtiments, mais ceux qui volaient pour entretenir l'ambiance cauchemardesque étaient parfaitement à sa portée. Inspirant à plein poumons, il se remémora son apprentissage, le feu d'un dragon était magique. C'était la magie inhérente à la créature, la même magie qui lui permettait de voler malgré sa masse, qui enflammait à volonté le souffle expulsé par le saurien.
Il chargea donc l'air contenu dans sa poitrine d'autant de magie qu'il le pouvait et souffla de toutes ses forces sur les anciens gardiens d'Azkaban qui volaient au-dessus du chemin de traverse. S'il en avait douté, les hurlements incroyablement stridents que poussèrent les détraqueurs quand ils étaient touché par ses flammes, lui prouva qu'à défaut de forcément les détruire, son souffle les faisaient souffrir.
Intrinsèquement, Harry était quelqu'un de bienveillant, face à n'importe quelle créature intelligente inconnue il agissait comme peu d'humain, à savoir qu'il n'attaquait pas directement, il tentait de comprendre, de savoir pourquoi la créature agissait comme elle le faisait. Mais s'il y avait bien une race de créatures magique qu'il haïssait, c'était les détraqueurs, ces choses étaient des abominations qui n'auraient jamais dût voir le jour. Elles se nourrissaient de tous ce qui était positif, et le remplaçait par la souffrance et la peine, même si ces choses n'avaient pas le choix, et devaient se nourrir de cette façon, le jeune roi était aussi conscient qu'elles avaient sciemment décidées de rejoindre Tom Jedusor pour répandre le malheur.
Ce fut donc avec une indéniable satisfaction qu'il entendit leurs cris de douleur, savoir qu'enfin ses monstres souffraient comme ils faisaient souffrir le remplissait d'un sentiment de justice.
Les détraqueurs volaient rapidement, et donc, il ne pouvait pas être sûr que son souffle les détruisait, mais tant qu'ils souffraient, ils n'attaquaient pas, et même l'ambiance glacée semblait moins forte, aussi il n'hésita pas à continuer, soufflant encore et encore dans le ciel de Londres des flammes gigantesques qui éclairaient tout le chemin de traverse.
Les détraqueurs semblèrent reculer, mais uniquement pour mieux se rassembler, et soudain une vague de ténèbres fondit sur le dragon noir, Harry poussa un cri de colère, et fit ce qu'il n'avait jamais encore fait. Tout en étant encore sous forme d'animagus, et usant des pouvoirs de cette formes, il lança en même temps un sortilège.
Au feu écarlate du dragon, se mêla le blanc lumineux du patronus et l'ensemble s'écrasa sur la vague de détraqueurs qui fonçait sur lui, la stoppant… pendant une seconde, mais tous les détraqueurs vivants étaient désormais face à lui, et même lui ne pouvait faire face seul.
Tout en continuant de souffler et d'alimenter son patronus, il hurla mentalement :
« Le patronus, ensemble ! »
Tous les sorciers présents entendirent la voix résonner dans leurs têtes, et la grande majorité obéirent, d'un même mouvement, ils levèrent leurs baguettes vers les ténèbres et hurlèrent à l'unisson la formule. Une centaine de créatures d'argents s'envolèrent, et, alors que le premier d'entre eux, un serpent d'argent qui brillait plus que tous les autres, allait percuter la vague de noirceur, un second jet de flamme rejoignit celui du dragon noir.
Kev', tout en continuant à souffler le feu, vint se poster aux côtés de son nouveau maître. Harry était puissant, et même le plus puissant sorcier qui soit, mais en tant que dragon, il était un nouveau-né, alors que Kev' avait près de 2000 ans, les dragons grandissaient en force avec l'âge, et celui-ci avait été bénis par rien de moins que Merlin, Morgane et Arthur, le souffle d'Harry sembla soudainement être un briquet en face d'un lance-flamme.
Les flammes du dragon rouge étaient d'un blanc pur, et là où celles d'Harry avait blessé les détraqueurs, celles de Kev' les réduisirent en cendres.
Les détraqueurs, malgré leur attitudes étaient des créatures intelligentes, ils avaient compris le danger que représentait Harry et c'était pour cela qu'ils s'étaient unis pour lui faire face, ils voulaient le mettre à bas avant qu'il ne devienne encore plus dangereux. Mais face à ce nouvel adversaire, ils préfèrent fuir ! La vague de ténèbres se fragmenta en des centaines de petites silhouettes noires et se dispersèrent dans toutes les directions.
Harry et Kev' en prirent quelques-uns en chasse, mais contrairement aux détraqueurs, eux restaient visibles aux moldus, et donc, ils ne purent aller bien loin, la majorité des anciens gardiens réussit donc à s'enfuir.
Les deux dragons hurlèrent de rage avant de se poser à côté du groupe compact d'humains qui avait combattus. Harry reprit son apparence, et Kev' reprit sa taille de dragon de poche, pour se percher sur l'épaule de son maître.
Ben et Charlie encadrèrent instantanément le jeune roi, qui, après avoir longuement repris son souffle, se tourna vers un des aurors :
« Où se trouve le responsable ? »
Encore secoué l'auror ouvrit la bouche plusieurs fois en silence, mais n'eut pas le temps de répondre, un vieil homme avec un œil artificiel et une jambe de bois sortis des rangs :
« Au moins une trentaine de personnes ont été embrassées, votre majesté, et sans doute y'en aurait-il eu plus sans votre intervention. »
Harry hocha la tête, il ne s'était pas encore occupé de Maugrey, le vieil auror était clairement contre les mages noirs, mais il avait aussi été un proche de Dumbledore, en cela, et même s'il lui reconnaissait d'indéniables capacités, le roi ne lui faisait pas totalement confiance.
« Merci, Maugrey. Puisque vous semblez être en charge, je veux un rapport précis des pertes dès demain ! »
Le vieux guerrier compris que c'était une ouverture, s'il prouvait sa loyauté et son efficacité, il aurait de nouveau un rôle à jouer dans la chute de Voldemort, mais s'il ne donnait pas satisfaction au jeune roi, il pourrait tout aussi bien aller se pendre, car il n'aurait plus rien.
« Ben, Charlie, nous allons au ministère, je veux être sûr que ce n'était pas juste une diversion, et ensuite à Poudlard. Nous rentrerons après. »
Les deux hommes approuvèrent, et ils apparurent rapidement dans l'atrium, qui était sous bonne garde, un nombre conséquent d'aurors et d'autres sorciers étaient présents et surveillaient toutes les entrées possibles.
Reconnaissant le roi, ils baissèrent tous leurs baguettes, et inclinèrent la tête avec respect, jusqu'à ce que le ministre de la guerre nouvellement nommé apparaisse :
« Votre majesté, nous sommes tous ravis de vous voir sain et sauf, visiblement tout ceci n'était pas une diversion, nous avons des rapports réguliers venant de Pré-au-Lard, Poudlard, Azkaban, et Sainte-Mangouste. Il semblerait que Tom n'ait pas voulu mettre en péril le peu d'homme qu'il lui reste.»
Harry hocha la tête, c'était assez logique, le seigneur des tarés voyait ses mangemorts le déserter peu à peu, il avait donc décider de frapper un grand coup, sans pour autant risquer ses hommes.
« Bien, envoyer une équipe ou deux sur le chemin de traverse pour faire le décompte, et aider les autres. Les jumeaux sont là ? »
Kingsley approuva, et les deux rouquins rejoignirent leur roi, qui sourit de les voir égaux à eux-mêmes, à faire les pitres.
« Nous allons à Pré-au-Lard, puis à Poudlard, ensuite nous rentrerons, je veux être sûr qu'il n'y a rien de plus. Monsieur le ministre, j'ai demandé à Maugrey un rapport des pertes sur le chemin de traverse, j'attends que vous et lui me le présentiez demain matin. »
Le grand auror noir hocha la tête, et le groupe de jeunes gens disparut pour les trois balais. Mais comme l'avait dit Kingsley, l'attaque n'était pas une diversion, Tom avait réellement voulut frapper le chemin de traverse, un des grands centres de la vie sorcière.
Une fois rassuré concernant le village et sa précieuse école, Harry et son escorte, retournèrent donc au manoir Potter, où les attendait Colin, Théo et Drago.
Le petit serpentard brun grilla la priorité à son ami blond, et sauta au cou du roi en pleurant de soulagement.
Harry, tout épuisé qu'il soit, le souleva de terre et le serra tendrement contre lui en murmurant :
« Chut mon petit Théo, je n'ai rien tu vois, aucun d'entre nous n'a quoique ce soit. Mon petit serpent, calme toi, je t'en prie. »
Mais Théo était au-delà de la raison, même quand Drago avait été enlevé par Dumbledore, il n'avait pas eu aussi peur, l'idée de perdre Harry, le terrorisait. Le jeune roi avait été la première personne réellement forte à l'aider et l'aimer, certes Drago et les autres garçons de son année, l'avaient toujours soutenus, mais ils étaient dans la même situation que lui, soumis à leurs parents et à leurs choix. Mais Harry, quand il était entré dans sa vie, était libre, il était un adulte, quelqu'un qui avait un vrai pouvoir, qui pouvait réellement le protégé, et il l'avait fait. Harry avait veillé sur lui, l'avait aimé, lui avait permis de se reconstruire tout doucement, Harry était quasiment le monde de Théo, seul Drago avait une petit place dans ce monde, mais simplement comme frère. Alors qu'Harry était un père, un amant, un protecteur, un homme puissant, qui avait le pouvoir de le protéger de tout.
Théo était réellement terroriser à l'idée de voir disparaître cet homme, parce qu'il ignorait ce que pourrait devenir sa vie sans lui.
Harry, tout en le tenant toujours dans ses bras, dit :
« Bien, allons-nous coucher. »
Les autres approuvèrent, et chacun gagna ses appartements, Colin qui était tout de même assez secoué par la soirée et la détresse de Théo, se retrouva soudainement percher dans les bras de Charlie qui lui demanda s'il souhaitait dormir avec l'un d'eux. Le châtain approuva et murmura en rougissant :
« Toi et Ben, si vous voulez-bien. »
L'avalonien et le dresseur de dragon échangèrent un sourire attendris, et approuvèrent :
« Pas de soucis, petit lion, nous serons ravis de te servir de peluches. »
Colin rougit de plus belle, mais passa ses bras autour du cou du roux, et se laissa porter dans une chambre en compagnie des deux plus âgés de leur groupe.
Les jumeaux, après avoir reçu l'autorisation de Théo, se joignirent au roi, et ce fut à 5 qu'ils s'entassèrent dans le lit, Théo blottis entre Harry et Drago et les jumeaux derrière eux.
Le petit serpentard eut une nuit agitée, mais aucun de ceux qui l'entourait ne le lui reprocha, à chaque cauchemars, ils le consolèrent tous de leur mieux. La nuit fut donc assez courte pour les 5 garçons, mais quand les premiers rayons du soleil se firent connaître, Théo semblas enfin s'endormir profondément, et calmement.
Harry lui jeta un petit sort assourdissant et dévisagea son petit ami :
« Je ne pensais pas qu'il serait perturbé à ce point. »
Drago caressa doucement les cheveux de son camarade et répondit :
« Il tient énormément à toi, pas de façon romantique, mais tu es son tuteur, son protecteur, son premier amant, tu es toujours prêt à le câliner, à lui montrer à quel point tu l'aimes. Il est mort de peur à l'idée qu'il t'arrive quelque chose. Je crois qu'il pense que tu es le seul « adulte » à l'aimer, il a peur de devenir orphelin une nouvelle fois, et comme il est extrêmement fragile avec tout ce que son connard de géniteur lui a fait subir, il imagine toujours le pire. »
Harry embrassa le front du serpentard brun en murmurant :
« Mon pauvre petit Théo. »
Drago hocha la tête :
« Oui… Je pense qu'il faut le pousser à voir d'autres « adultes », Ben et Charlie seront bien pour lui, il faudrait les pousser à s'en occuper régulièrement, pour qu'il intègre le fait qu'il a d'autres référents que toi. »
Le roi approuva, Drago avait raison, les deux plus âgés de leur groupe seraient parfaits pour veiller sur Théo. Il embrassa chacun des garçons et dit :
« Je dois aller travailler, je vais passer voir Ben et Charlie pour que l'un d'eux vous rejoigne, vous avez besoin de dormir un peu plus.
- Toi aussi, mon ange.
- Je sais, mon petit dragon, mais je dois gérer les suites de l'attaque. Je me reposerais ce soir, en attendant, prenez soin de notre petit serpent ! »
Les autres promirent sans difficulté, et le jeune roi alla se préparer pour sa journée.
Une fois douché, il se rendit dans l'appartement où se trouvaient les trois autres garçons et sourit en voyant Colin, qui semblait minuscule, prit en sandwich entre les deux armoires à glaces qu'étaient Ben et Charlie.
Délicatement, il réveilla Charlie qui grogna avant de le reconnaitre et de lui adresser un sourire éblouissant :
« Désolé, Charlie, mais je dois aller travailler, est-ce que tu pourrais aller t'occuper de Théo ? Il a besoin d'un « grand » pour le réconforter. »
Le rouquin approuva et quitta doucement le lit, ce à quoi Colin se blottit davantage contre l'avalonien, faisant sourire les deux garçons réveillés. Harry profita de l'occasion, Charlie ne portait qu'un boxer, largement distendue par une remarquable érection matinale, et le jeune roi l'embrassa profondément tout en caressant le membre tendu à travers le sous-vêtement :
« Si j'avais le temps ! »
Charlie grogna :
« Allumeur ! »
Le brun ricana, et déposa un petit baiser sur ses lèvres, avant de répondre :
« Je te promet de me rattraper. »
Le dresseur de dragon marmonna :
« T'as intérêt, sinon je m'occuperais de toi devant tout le monde. »
Harry sourit, l'embrassa de nouveau, et lâcha avant de disparaître :
« Je note. »
Cette fois-ci, il n'oublia pas d'emmener Kev' avec lui, et il se déplaça au ministère. Bien qu'il puisse apparaître directement dans son bureau, il préférait toujours passer par l'atrium, cela permettais aux gens de le voir, et donc de savoir qu'il était présent. Les sorciers qu'il croisa le saluèrent tous avec une admiration nouvelle, déjà les rumeurs enflaient, s'il les écoutait, il aurait à lui seul détruit tous les détraqueurs, les sorciers britanniques étaient de véritables machines à potins.
Dans l'antichambre de son bureau, il trouva Maugrey, Kingsley, Amélia, Lady Londubat, Monsieur Stein, et son secrétaire, l'attendant. Il avait hésité un instant à l'idée de garder Percy comme secrétaire, car malgré tout, il restait un homme très efficace, mais il n'avait pas pu s'y résoudre, le ressentiment qu'il avait envers lui était bien trop grand. Aussi, sur les conseils d'Amélia et Augusta, il avait choisi Kyle Witley, qui était celui qui avait percé à jour le secret de Dumbledore concernant son ascendance royale. Kyle avait été un serdaigle de 6ème année quand Harry était entré à Poudlard, et était profondément dévoué à sa tâche et à son roi.
La réunion débuta dès que la porte du bureau ce fut refermée.
« Maugrey ? »
Le vieil auror lui tendit un dossier :
« Une quarantaine de victimes, majesté, quelques blessés mais rien de bien grave. 4 aurors ont été embrassés, mais le peuple semble globalement « satisfait » votre démonstration de puissance, et le fait qu'il y ait eu aussi peu de victimes vu le nombre de détraqueurs, leur font classer cela comme étant une attaque ratée, votre majesté. »
Harry grogna, quarante personne avaient vus leur âmes être aspirées hors de leur corps, et les gens voyaient ça comme une victoire !
« Kyle, j'aimerais que tu me trouve les noms des victimes et les adresses de leurs familles, je veux leur envoyer mes condoléances ! – Le secrétaire approuva – Bien Monsieur Stein, des nouvelles ?
- Nous étudions les traductions que vous nous avez fournies, votre majesté, nous espérons pouvoir fournir un sortilège efficace d'ici deux à trois semaines.
- Je sais que vous avez beaucoup à faire ! Mais c'est un problème très urgent, essayez de réduire ce délai. – Le ministre de la recherche hocha la tête – Autre chose ?
- J'ai pris la liberté de rédigé une tribune en votre nom, majesté, pour qu'elle soit publié dans la gazette.
- Merci Kyle, je regarderais cela. Maugrey, j'imagine que vous savez pourquoi vous n'avez aucun poste officiel ?
- J'étais trop proche d'Albus, je comprends parfaitement, majesté. Il semblerait que j'ai oublié mes propres principes de vigilance. Mais si cela peut vous satisfaire, je suis prêt à subir tous les tests que vous souhaitez pour vous assurer que je n'ai jamais eu connaissance des basses manœuvres d'Albus. »
Harry le dévisagea un moment, en silence, puis lâcha :
« Faites un serment magique, ici et maintenant, jurant que ne saviez rien des projets de Dumbledore et que vous ne me trahirez jamais, et je vous promets une place parfaite pour vous ! »
Le vieil homme, tout en étant conscient que certains sacrifices étaient nécessaires en temps de guerre, avait été révulsé quand il avait lu le compte-rendu du procès de Dumbledore. Lui-même avait perdu ses deux enfants et sa femme face aux suivant de Grindelwald, et le plan d'Albus pour mener le garçon à la mort et apparaître comme le grand sauveur lui avait fait amèrement regretter de ne pas l'avoir sous la main pour le torturer longuement. Alastor Maugrey était peut-être un homme bourru, et dur, mais pour lui, comme pour la grande majorité des sorciers, les enfants étaient sacrés !
Aussi le vieil auror ne fit aucune difficulté et prêta serment, la lumière dorée qui l'entoura prouva sa bonne foi, et Harry sourit :
« Parfait, Maugrey, voici ce que souhaite vous voir accomplir, vous allez me créer un corps d'élite, un groupe de combattants aptes à se défendre que ce soit par magie, grâce aux arts martiaux moldus ou sorciers, aux armes blanches et à feu, tous ! Je veux qu'ils soient capables de se battre et de triompher quelles que soit les conditions ! Vous aurez un budget conséquent pour cela, et Arthur Weasley se fera surement un plaisir de vous renseigner concernant les points qui vous sont étrangers. Ce corps d'élite aura le droit d'utiliser l'impérium et l'avada, mais jamais le doloris, aussi devront-ils tous prêter un serment magique de ne jamais abuser des pouvoirs exceptionnels que je compte leurs conférer ! Cherchez les partout, à la sortie de l'école, parmi les fonctionnaires, les commerçants, je me moque de leur ascendance, je me moque qu'ils soient loup-garou ou demi-elfe, tout ce que je veux c'est qu'ils soient les meilleurs guerriers que l'on ait jamais vu ! Vous pouvez faire cela ? »
Dire que le projet enthousiasma le vieux guerrier serait un euphémisme, enfin on lui donnait les moyens de former de vrais combattants, des soldats par simplement des aurors, mais des guerriers forgés dans le feu de la guerre !
« Je ferais tout pour, votre majesté, vous avez ma parole que cela n'échoueras pas par manque d'implication de ma part !
- Parfait, dans ce cas, ne perdez pas de temps, et allez-y. »
Remonté à bloc, Maugrey quitta le bureau du roi pour aller directement trouver Arthur Weasley.
« Bien, je suis sûr que Maugrey va faire de l'excellent travail, Kingsley, ce sera à vous de superviser ce groupe. – Le ministre approuva – Monsieur Stein, je veux qu'une partie de vos chercheurs, se consacrent à un éventuel moyen de rendre leurs âmes ont victimes des détraqueurs, même si je ne me fais pas beaucoup d'illusion, je veux tout de même être certain de savoir si c'est possible ou pas !
- Bien, votre majesté.
- Parfait, quoi d'autre ?
- J'ai transmis à Kyle un premier jet sommaire du nouveau code pénal, majesté.
- Je lirais ça. Bien, s'il n'y a rien d'autre, Kyle, qu'elle est la suite ?
- Vous avez rendez-vous avec la ministre Marchebank et la directrice de Poudlard, dans 45 minutes, majesté.
- D'accord, Kyle, fais-moi porter du café s'il te plaît, et reste ! Je vais lire ta tribune. Mesdames, messieurs, je vous souhaite une bonne journée. »
À part le secrétaire, les autres personnes se retirèrent, et Harry s'assit confortablement sur un canapé pour lire le communiqué pondu par son secrétaire.
« Vous semblez épuisé, majesté. »
Le jeune roi sourit :
« Je le suis, Kyle. La bataille d'hier m'a pris pas mal d'énergie, et Théo à très mal réagit à l'idée de me savoir en danger, il a fait des cauchemars toute la nuit.
- Le pauvre, mais vu les bruits qui courent sur la façon dont il a été maltraité… »
Harry acquiesça :
« Oui, il est très dépendant de moi, peut-être trop, et malheureusement je n'ai pas assez de temps à lui consacrer.
- Je suis persuadé qu'il sait que vous faites votre maximum, majesté.
- Oh je n'ai pas de doute sur ce point, mais ça ne m'empêche pas de le regretter, il mérite toute l'attention du monde pour contrebalancer ce qu'il a subit. »
Le secrétaire sourit, quand on lui avait annoncé que le roi voulait le rencontrer il n'avait pas vraiment su comment réagir. Puis quand ce dernier lui avait proposé de devenir son secrétaire, il l'avait assez mal pris, il était un enquêteur, certes il n'était pas un auror, mais il passait derrière eux, rassemblant les preuves, détectant les cachettes, en somme il n'avait rien d'un secrétaire. Mais le roi lui avait présenté le poste d'une façon différente, il avait besoin d'aide, de quelqu'un sur lequel il pourrait s'appuyer sans crainte, de quelqu'un de brillant et d'organiser, ce dernier point lui faisant cruellement défaut. Cela avait aidé, mais il avait fallu que Lady Bones le pousse pour qu'il accepte de faire un essai, et il n'avait pas fallu trois jours pour qu'il soit irrémédiablement dévoué à son roi.
Ce garçon de, 5 ans son cadet, était un homme admirable, dur avec ses ennemis, mais prévenant avec ses amis, il veillait sur ses proches et avait une vrai vision de ce que devrait être le monde sorcier, et Kyle avait été conquis par cette vision, et par l'homme. Harry James Potter-Black-Pendragon était un homme pour qui il aurait donné sa vie !
Inconscient des pensées de son secrétaire, Harry termina la lecture du communiqué et conclus :
« C'est très bien, Kyle, je vois que tu as parfaitement compris mon point de vue, et que tu sais le rendre audible ! Qu'est-ce que je ferais sans toi ? Assieds-toi cinq minutes, et prends un café avec moi. »
Sans dire que ce soit journalier, il était courant qu'ils partagent un moment simple comme celui-ci, et Kyle se sentait chanceux de cela.
« Comment va Julian ?
- Bien, majesté, nous pensons nous marier dans quelques semaines, ce qui me fait penser… J'aurais une requête.
- Je t'écoute.
- J'aimerais, et Julian aussi, bien qu'il n'ait jamais eu l'honneur de vous rencontrer, que vous soyez présent à la cérémonie et à la réception. »
Harry sourit :
« J'adorerais, mais tu ne m'avais pas parlé d'un mariage tout simple ? Si je viens, je serais accompagné de nombreux gardes, et tes invités vont devoirs faire face à tout un tas de vérifications et de problèmes, il n'y aura aucune spontanéité possible de leur part. J'ai peur que ma présence gâche la fête, et je m'en voudrais. Je suis très touché de ta demande, mais je pense qu'il est plus sage de refuser, cependant – Il se leva et attrapa une enveloppe sur son bureau – j'ai quelque chose pour vous deux. »
Kyle ouvrit l'enveloppe et rougit :
« C'est beaucoup trop, majesté ! »
Le roi chassa la protestation :
« Non, ce n'est rien, tu m'avais laissé entendre que vous n'aviez pas les moyens de partir en voyages de noces, et bien voilà. Le portauloin vous mèneras dans une demeure des Black situées aux Seychelles, et gérer par deux elfes qui s'occupent des différentes propriétés étrangères. Profitez-en. »
Kyle en tomba à genoux :
« Merci, votre majesté, je ne saurais dire à quel point je vous suis reconnaissant, et je sais que Julian le sera tout autant. »
Harry lui prit la main et le fit se relever :
« Je suis ravi que mon cadeau te plaise, soyez heureux toi et Julian, c'est tout ce que je souhaite. »
Le jeune homme approuva, et après avoir repris le contrôle de ses émotions, ils finirent leur café tout en parlant de choses sans importances. Puis le travail reprit, Harry parcourus le projet de code pénal qu'Amélia lui avait remis en attendant la venue de la ministre de l'éducation et de McGonagall.
