Coucou,
mon estimation était bonne, fin juillet et me revoilà :)
Que du Klaine dans ce chapitre, vous allez aimer ça ;)
le prochain chapitre fait 2000 mots de plus mais si j'arrive à tenir un rythme d'au moins deux pages par jour, le chapitre 10 pourrait vous parvenir dans deux petites semaines, bien ? :)
Chapitre 9
Dalton
Le paradis.
La chaleur se répandit jusque dans les os de Blaine et le vampire essayant de trouver un point d'ancrage pour ses sens en ébullition. Chacun d'eux semblait en éveil, heureux de quelque chose que Blaine n'avait pas encore compris.
Il bougea un peu et se rendit compte qu'il tenait quelque chose contre sa poitrine comme une bouée de sauvetage et fronça les sourcils, essayant de réfléchir. Il avança la tête, sentant une odeur irrésistible et le premier instinct de Blaine fut immédiat.
Il lécha.
C'était comme une bouffée de sa drogue préférée. Qui le rendait accro. Profondément satisfaisante. Il sentit deux points relevés sous sa langue et un gout d'ambroisie et Blaine sentit une vague de plaisir courir dans ses veines. À moi.
Quelques morceaux de ce qu'il s'était passé avant son premier sommeil réparateur depuis des années lui revinrent en mémoire. Des caresses apaisantes, des petits baisers, des mots doux.
Kurt.
Ça lui donnait presque envie de pleurer. Enveloppé dans les bras de son âge, rassasié, son âme complète et heureuse pour la première fois en un siècle, Blaine ne voulait plus jamais bouger.
Finalement, son cerveau se réveilla et il commença à remarquer les signes. Il n'était pas complètement allongé mais appuyé contre un corps chaud et il sentait les battements de cœur résonner dans sa poitrine. L'odeur caractéristique de son Élu l'entourait, faisant de chaque inspiration un cadeau du ciel et rien n'existait en dehors du corps de Blaine contre celui de Kurt et de ce sentiment à l'intérieur du vampire qui attirait Kurt plus près pour remplir tous les vides qu'il avait laissé. Ils s'assemblaient parfaitement.
Blaine se risqua à ouvrir les yeux, ses cils battant lentement et une peau parfaite couleur porcelaine emplit immédiatement son champ de vision. Une peau qui avait été marquée.
Sur cette peau sans défaut apparaissaient deux petits trous de la taille exacte des canines de Blaine.
Le vampire sentit une chaleur envahir son estomac en sentant le vague gout qu'il lui restait dans la bouche. Kurt avait autorisé Blaine à se nourrir. Kurt l'avait lui-même encouragé. Kurt était en train de se réveiller.
Blaine sentit du mouvement derrière lui, un changement dans sa respiration et les jambes qui l'entouraient remuèrent. Blaine pensa furtivement qu'il devrait se détacher de Kurt pour lui donner de l'espace mais il ne pouvait pas. Il ne voulait pas aller dans un côté froid et isolé du lit et quitter le paradis qu'étaient les bras de Kurt. Donc il resta parfaitement immobile, même effrayé de respirer au cas où Kurt voudrait le repousser et s'enfuir.
"Mmm." Marmonna Kurt pour lui-même en resserrant son bras autour de Blaine qui le tenait toujours contre sa poitrine d'une manière possessive. Le geste était lent et détendu jusqu'à… ce qu'il ne le soit plus. Le corps de Kurt se tendit comme un arc et Blaine ferma les yeux, se préparant au pire quand l'extraordinaire se produit.
"Blaine ?" dit doucement Kurt et le vampire sentit ses doigts repousser des boucles de son front gentiment, les muscles de Kurt s'activant alors qu'il s'avançait pour le regarder. Il avait l'air inquiet, pas apeuré.
Blaine sentit une vague d'espoir et fut incapable de tenir une seconde de plus sans poser le regard sur ce magnifique visage. Il ouvrit les yeux et tourna la tête, la posant dans le creux entre la clavicule et l'épaule de Kurt.
Les cheveux de Kurt étaient plats, quelques mèches couleur caramel se dressaient dans des directions étranges et certaines tombaient sur son front d'une façon adorable et Blaine dut se retenir de tendre la main pour les repousser. Mais ce qui frappa Blaine, c'était les émotions pures dans ses yeux. Ils étaient apeurés, inquiets, pleins de détresse, mais plus que tout, ils étaient tendres. Affectueux sans que Kurt le sache.
Blaine retint son souffle, peut-être pour retenir un sanglot ou alors car son cœur s'était logé dans sa gorge. Mais ce regard partit bien trop vite et une vague d'embarras s'empara de Kurt, ses joues rougirent, il baissa les yeux et ses membres se mirent à trembler d'anxiété.
Non, non, non, regarde-moi comme ça encore. Juste une fois de plus.
Blaine ne savait pas quoi dire pour briser la tension. Il ne pensait à rien dire qu'au fait qu'il voulait déclarer ses sentiments au garçon qui le tenait toujours dans ses bras alors il se décida pour quelque chose de simple.
"Salut."
Il le murmura, mais ça semblait très bruyant dans le silence de la pièce.
Kurt redirigea rapidement son regard vers Blaine et répondit doucement, ses joues toujours teintées de rose. "Salut."
Blaine sentit une explosion de papillons dans son ventre. Mon dieu, qu'il aimait ce garçon. Ça devait être écrit sur son visage car les battements du cœur de Kurt doublèrent de vitesse, une expression d'émerveillement absolu sur le visage alors mordillait sa lèvre d'un air absent.
Blaine tendit la main qui ne tenait pas celle de Kurt et l'amena vers le visage de Kurt, son geste hésitant mais il tirait son courage du fait que Kurt ne reculait pas. Il mit sa main tendrement sur la joue de Kurt, libérant la lèvre maltraitée de ses dents et il l'apaisa gentiment avec son pouce.
Les cils de Kurt battaient vite, son souffle était irrégulier et ses jambes serraient Blaine plus fort inconsciemment. Blaine retint un gémissement de désir aux images que cette action amenait dans son esprit et ce n'était pas si difficile finalement puisqu'il était distrait par la main de Kurt qui couvrait la sienne.
Le doux toucher sur sa peau nue envoya des picotements dans ses veines, réparant ses nombreuses blessures et les vides profonds dans son corps. Son esprit s'embruma, il se rapprocha.
"C'est…" la voix faible de Kurt ne put pas finir mais Blaine savait. Il connaissait Kurt.
"C'est nous, Kurt." Insista Blaine désespérément alors que sa main bougea pour prendre le menton de Kurt. Il ne voulait pas lui faire peur, il voulait juste qu'il comprenne. Qu'il se souvienne. De leur connexion, de leur amour.
Les yeux de Kurt étaient confus. "Nous."
Blaine sentit une poussée d'énergie dans son corps fatigué, les effets de la famine toujours présents mais pas autant qu'ils auraient dû l'être. Il repoussa cette pensée pour l'instant et retira sa main pour se retourner doucement. Il prit soin de ne pas presser son corps contre Kurt plus que nécessaire parce que même s'il ne demandait que ça, Kurt était très loin de penser à ça.
Il se retrouva à genoux entre les jambes de Kurt et Kurt se redressa, un peu plus en arrière vers la tête de lit. Leurs yeux ne se quittèrent jamais et l'air se remplit de l'électricité de leurs émotions.
"Tu le ressens quand on est ensemble, je le sais." Ressens-le, je t'en prie.
Kurt retint son souffle, ses yeux parcourant le visage de Blaine. "T'étais jamais censé être réel." Le cœur de Blaine se serra. Il ne savait pas combien de fois il pourrait faire ça avant qu'il ne se brise irréparablement, mais au fond de lui il savait qu'il reviendrait toujours, peu importe le nombre de coups que prenait son cœur.
Mais Kurt n'avait pas fini. Il secoua légèrement la tête et leva une main pour la passer dans ses cheveux. "Mais même si je me dis que c'est fou… je peux pas m'empêcher de…" il cherchait frénétiquement les bons mots pour exprimer ce qu'il ressentait et Blaine se rapprocha de lui. Kurt le regarda à nouveau. "…d'être heureux que tu le sois."
Blaine se mordit la lèvre, essayant de cacher l'énorme sourire qui menaçait d'exploser sur son visage parce que Kurt était au moins heureux qu'il soit réel. C'était plus que ce qu'il avait espéré durant ces deux semaines d'espionnage.
Kurt baissa la tête, peut-être un peu embarrassé par sa confession. Ou surpris par la réaction de Blaine.
Blaine entendit du mouvement derrière la porte, suivit par un bruit de verre qui ne pouvait être que David.
J'ai pas besoin de baby-sitter. Va-t'en. Envoya-t-il mentalement à son ami.
Oh mais de rien, Blaine, on est juste resté debout avec toi pendant presque deux jours, fut la réponse sarcastique qu'il reçut.
Blaine leva les yeux au ciel mentalement. C'est pas qu'il n'était pas reconnaissant, mais il voulait juste un peu d'intimité avec Kurt, un moment sans que personne n'écoute ou ne les interrompe. Merci, David. Et remercie tout le monde, mais ça va maintenant. Va imposer ta présence délicieuse à quelqu'un d'autre.
Il entendit David pouffer. Ok, tu vas voir ! la réponse indignée parvint à l'esprit de Blaine et puis David devint plus sérieux, et –si c'était possible- sincère ? Amuse-toi avec ta fée, Blainers.
Blaine se raidit et se reconcentra sur son Élu devant lui qui le regardait avec un air inquiet. Ça devait être une erreur.
Qu'est-ce que tu dis ?
Tu as entendu. C'est compliqué et tu dois t'occuper de ton Élu. Wes a déjà une réunion chiante de prévue plus tard pour en parler mais sache que Kurt est tout ce qu'il était avant et même plus. Tu vas avoir de quoi faire !
Et puis il quitta la pièce et la tête de Blaine qui marchait à plein régime. Était-ce possible, au milieu de toutes les autres choses impossibles, que Kurt soit profondément le même ? l'apparence extérieure était identique, révélant son héritage mais Blaine n'avait pas osé penser que Kurt aurait toujours la capacité de passer l'éternité avec lui. Que cette magnifique créature le voudrait.
Le vampire posa le regard sur les cheveux en bataille de Kurt, ses vêtements froissés, ses joues rougies. Kurt n'avait jamais eu l'air plus mignon.
"Oh, comme ta beauté me frappe encore."
Ces mots lui échappèrent, sortant de sa bouche comme par habitude.
Kurt devint encore plus rouge, détournant la tête et il passa une main dans ses cheveux pour les ordonner. "Je suis affreux."
"Tu es éblouissant. Tu ne pourrais pas être affreux même si tu essayais." Insista Blaine, relevant la tête de Kurt doucement avant de reprendre sa main comme il ne voulait pas trop le pousser. Ce qu'il voulait, c'était imprimer les mots sur la peau de Kurt par ses baisers jusqu'à ce qu'il y croie.
Kurt secoua la tête et une pensée le frappa. "Comment tu te sens ?"
Blaine essaya de répertorier toutes ses douleurs mais tout ce qu'il ressentait était un océan de sérénité. Il se rapprocha à nouveau, ses yeux parcourant les traits de Kurt et revenant toujours sur ses lèvres. "Parfait."
Kurt rougit aux implications du ton de Blaine et à son regard. Il se racla la gorge et parla d'une voix douce. "Tu m'as fait vraiment peur."
Blaine passa un doigt sur le haut de la main de Kurt, voulant tellement la retourner et remonter sa manche pour voir les marques sur son poignet. "Je suis désolé."
Kurt fixa le point où ils se connectaient. Une peau bronzée contre blanche.
"T'étais vraiment stupide." Blaine fronça les sourcils, pris un peu par surprise et il voulut répondre mais son Élu énervé l'interrompit. "Tu aurais pu mourir, Blaine ! Tu ne t'es pas vu sur ce lit, en train de disparaitre ! Tu aurais dû me demander mon aide ! Tu pensais que je dirais non ou quoi ?"
Il avait l'air blessé rien que d'y penser, des larmes brillant dans ses yeux et Blaine grinça intérieurement puisqu'il en était la cause. Le vampire voulait juste prendre le garçon dans ses bras et le consoler comme il le faisait autrefois. C'était étrange d'avoir autant de barrières entre eux maintenant.
"Je ne voulais pas te forcer." Ça avait soudainement l'allure d'une excuse faible et pathétique. Ou c'était peut-être à cause du regard que lui lançait Kurt. "Kurt, je -"
"Wes a dit que ça devait être moi, mon sang. Si c'est vrai, alors peu importe mes crises de panique, j'aurais été là pour toi… et je pense, je sens-" il ferma les yeux pour organiser ses pensées. "Non, je sais que tu es important pour moi…" il ouvrit les yeux à nouveau avec appréhension mais continua. "Je ne veux pas que tu joues au martyr et que tu souffres pour moi."
'Je sais que tu es important pour moi.'
Blaine avait envie de crier de joie, il arrivait à peine à contenir son euphorie. Mais elle était atténuée. Atténuée par le fait que Wes avait révélé plus de choses à propos de la relation entre Kurt et Blaine que Blaine n'aurait voulu. C'était à Blaine de partager ça avec Kurt. De parler de leur couple et de ce qu'ils sont l'un pour l'autre. De partager leurs souvenirs et de parler de leur amour.
"Qu'est-ce que Wes t'a dit d'autre ?"
Kurt soupira, presque un grognement. "Presque rien. Aucun de vous ne dit rien, je tourne en rond et je tâtonne avec seulement quelques souvenirs fragmentés auxquels me raccrocher. Et ça fait mal, Blaine. J'ai l'impression que ma tête est fendue mais je ne veux pas que ça s'arrête non plus." Une larme roula sur sa joue.
Blaine entoura le visage de Kurt de ses mains, incapable de se retenir plus longtemps et posa son front contre celui de Kurt jusqu'à ce qu'ils respirent le même air.
"J'ai dit que je te dirais tout. Tu n'as qu'à demander, Kurt." Promit-il, passant ses doigts dans les cheveux de Kurt calmement.
"Je suis quoi pour toi ? On était quoi ?" questionna Kurt d'une voix à peine audible comme s'il avait peur de la réponse mais en avait besoin quand même.
Blaine inspira avant de révéler la vérité. Les mots venaient des profondeurs de son cœur. Il essuya la larme de Kurt avec son pouce et parla directement à son âme. "Tu étais et tu es mon unique amour." Murmura-t-il. "Tu es mon Élu et personne au monde ne pourrait te remplacer, signifier ce que tu signifies pour moi. Tu es mon monde, Kurt et nous étions tous ensemble. Amants, amis, partenaires, maris, âmes sœurs…" il remonta son regard des lèvres de Kurt à ses yeux célestes. "Nous, on était juste nous."
"Nous." Répéta-t-il encore une fois, mais cette fois d'une voix plus forte, avec plus d'assurance. Et ça sonnait juste. Comme une voix qui lui disait, tu n'as plus besoin de chercher. Celui-là. C'est lui. Pendant tout ce temps il cherchait une pâle copie de Blaine Anderson, le romantique élégant de ses rêves et maintenant il l'avait réellement devant lui… et Kurt savait apprécier ce Blaine réel.
Blaine continua à le fixer de son regard perçant, figeant Kurt sur place comme s'il pouvait braquer un projecteur sur les parties les plus sombres et les plus profondes à l'intérieur de lui. Il illuminait des peurs cachées, des désirs et des souvenirs.
Kurt eut un moment de clarté et se délecta de la chaleur de cette lumière.
Était-ce si important toutes les questions qu'il avait, les réponses qu'il voulait ? Il n'y avait qu'une chose indéniable. Une vérité.
Blaine.
Peu importe sous quelle forme, ce qu'il était, Blaine était son monde et Kurt sentait que c'était assez. Finalement, il accepta. Tout le reste était négociable. Mais Kurt n'était quand même pas prêt à sauter dedans à pieds joints, même s'il était déjà pas mal embarqué. Il voulait y aller doucement. Il ne voulait pas tout faire foirer quand c'était si important, si nécessaire à son existence.
Depuis qu'il s'était réveillé avec Blaine dans ses bras, partir ne lui avait pas effleuré l'esprit. Blaine avait toujours été une constante dans sa vie, réelle ou fictive et il voulait que ça reste comme ça, peu importe ses peurs et ses réserves.
Le portable de Kurt se mit à sonner et il fouilla dans sa poche pour l'attraper, grimaçant quand il vit qu'il était 17h et qu'il n'avait pas donné de nouvelles de la journée. Blaine se recula, changea de position pour s'asseoir à côté de Kurt. Il prit la main libre de Kurt et la posa sur ses genoux pour pouvoir jouer avec ses doigts. Kurt sentit un frisson quand la main de Blaine remonta le long de son poignet pour effleurer l'endroit d'où il s'était nourri plus tôt.
Kurt rougissait abondamment quand il répondit au téléphone. "Salut, papa."
"Ça doit être de sacrées soldes, tu es parti toute la journée !"
Le reproche était là, clair et net.
"Oui désolé, j'ai eu une journée de fou." Il lança un regard à Blaine. Euphémisme. "je vais manger un morceau avec 'Cedes et après je rentre."
Blaine semblait fasciné par les marques sur son poignet et Kurt tourna la tête pour voir Blaine fixant son poignet d'un regard avide, les pupilles dilatées. Kurt essaya de suivre ce que disait son père.
"Tu as jusqu'à neuf heures, Kurt, après ça je viendrais moi-même te chercher et t'écarter de force des chaussures !"
Kurt leva les yeux au ciel à la description dramatique mais un peu réaliste que son père faisait de lui. Il était aussi un peu déçu du couvre-feu. Il fallait deux heures pour aller à Lima donc ça voulait dire qu'ils n'avaient plus que deux heures ensemble si Wes était son chauffeur. "Je serais là, papa. Je t'aime."
"Moi aussi je t'aime, et arrête de dépenser mon argent !"
Kurt émit un petit rire, se sentant un peu coupable et il raccrocha. C'était une habitude de mentir à son père en ce moment. C'est pas comme si tu pouvais lui dire la vérité !
Il laissa tomber sa main sur ses genoux, passant son pouce sur l'écran de son portable après l'avoir verrouillé. Après s'être perdu dans ses pensées pendant quelques secondes, il se rendit compte que Blaine était immobile à côté de lui.
"Tu dois partir quand ?" demanda-t-il d'un ton monotone et triste, ses grands yeux dorés regardant Kurt comme un petit chiot.
"Dans deux heures si je veux être rentré à 21h."
Blaine hocha la tête et de s'allonger sur le lit. "Viens à côté de moi."
Ce n'était pas la première fois depuis qu'ils étaient réveillés que Kurt admirait la peau nue, bronzée et lisse de Blaine. Mais c'était la première fois qu'il pouvait la regarder sans s'inquiéter pour la santé de Blaine. Blaine avait l'air d'être forgé par les Dieux et Kurt se sentait un peu mal à l'aise à côté de lui avec ses cheveux en bataille et ses habits dépareillés.
Il releva les yeux, faisant de brèves pauses en voyant les quelques points de sang séchés et puis ses yeux rencontrèrent ceux de Blaine. "Allonge-toi."
Kurt se laissa glisser doucement, remarquant seulement maintenant qu'il avait toujours ses chaussures sous les draps. Puisque Blaine tenait toujours sa main, Kurt dut se mettre sur le côté et Blaine l'imita, s'approchant jusqu'à ce que leurs têtes soient sur le même oreiller. Il y eut un moment de silence pendant qu'ils savouraient leur proximité et que Blaine faisait balader ses doigts sur la peau de Kurt.
"Je peux te ramener maintenant si tu veux." Lui dit Blaine, ses yeux fixés sur ses doigts qui traçaient des lignes, des cercles, des cœurs, des mots autour de ces deux points rouge.
"Non, je suis exactement là où je dois être." Murmura Kurt en s'humidifiant les lèvres.
Les yeux de Blaine remontèrent rapidement, allumés d'un feu intérieur alors qu'ils suivaient la langue de Kurt. Il se rapprocha encore et leurs nez se touchèrent à nouveau. Le souffle chaud qui s'échappait de ses lèvres fit bondir le cœur de Kurt en dehors de sa poitrine.
"J'en ai vraiment envie. Je pense qu'à ça." Confia-t-il avec un gémissement brisé et Kurt eut le sentiment que c'était le vampire qui parlait et non Blaine. Ses iris sombres étaient aussi un indice qui allait dans ce sens et Kurt se demandait depuis combien de temps il repoussait ses désirs.
Kurt émit un son étranglé, essayant de trouver une raison de ne pas laisser Blaine faire ce qu'il voulait de lui. Ce fut le sentiment de panique dans son estomac qui le fit détourner la tête à la dernière seconde. "Parle-moi de toi." Dit-il d'un ton essoufflé, essayant de détourner son attention.
Blaine grogna son mécontentement, sa bouche reposant contre la joue de Kurt et il recula sa tête, les canines légèrement allongées. "Kurt…" dit-il sombrement et il secoua la tête, essayant de se débarrasser de ce qui l'entrainait.
Kurt se mit à transpirer un peu. "D-doucement Blaine. J'ai besoin qu'on aille doucement."
Blaine hocha la tête frénétiquement, enfonçant sa tête dans l'oreille, une expression de concentration intense sur le visage alors qu'il se livrait à une bataille intérieure. "Je suis désolé." S'excusa-t-il d'une voix faible.
Kurt sentit les larmes lui monter aux yeux à nouveau et il posa une main sur la joue de Blaine, sentant le léger picotement de sa barbe. "Hé, non, ce n'est pas ta faute, j'ai juste besoin de temps. On a tous les deux besoin de temps pour s'y habituer."
Blaine acquiesça à nouveau, plus doucement cette fois et il ouvrit les yeux qui étaient redevenus dorés.
"Donc on peut juste rester comme ça et parler ?" demanda Kurt, se sentant un peu enfantin.
Mais Blaine lui sourit. "Ça serait bien."
"Oui ?"
"Oui, j'aimerais beaucoup."
Kurt lui fit un sourire de soulagement et bougea pour trouver une position plus confortable puisqu'ils allaient rester là un moment. "Donc… les vampires ?"
"Les vampires."
"Si je l'avais pas vu de mes propres yeux, je serais déjà parti d'une façon super théâtrale." Dit Kurt avec le reste d'hystérie qu'il ressentait quand il avait découvert la première fois.
Blaine eut un petit sourire. "Tu as toujours été bon pour soigner ta sortie… ou ton entrée."
Kurt ne savait pas s'il devait se sentir flatté ou offensé. Il renifla avec dédain. "C'est quoi l'intérêt de vivre en étant inaperçu ?"
Le sourire du vampire doubla de taille. "Il n'y en a aucun, bien sûr." Dit-il, une étincelle heureuse dans le regard.
Kurt sentit qu'ils étaient un peu ridicules mais il ne put s'empêcher de glousser. "On est bêtes."
Blaine fit la moue. "J'aime être bête."
Kurt essaya de ne pas se laisser distraire par la tentation de ses lèvres. "De tout ce que j'ai lu sur les vampires, qu'est-ce qui est vraiment vrai ?"
Blaine leva les sourcils – des sourcils qui auraient l'air ridicule sur quelqu'un d'autre. "Je sais pas ce que t'as lu mais on est pas si différents des humains." Dit-il en haussant les épaules. "On peut sortir en plein jour, pas de cercueil ni d'ail, on ne brille pas non plus." Kurt leva les yeux au ciel. "Enfait c'est juste des sens hyper développés, de la force et de la vitesse, avec le bonus de l'immortalité. Les différences de culture sont vraiment ce qui nous sépare… et peut-être aussi le régime." Blaine toucha à nouveau les deux points rouge sur le poignet de Kurt avec son pouce.
Kurt rougit, se rappelant combien il avait aimé que Blaine se nourrisse de lui. "Et tu ne manges rien d'autre ?"
"On peut manger de la nourriture humaine. On a les organes pour la digérer et certains le font pour le plaisir. Mais ça nous apporte rien, les nutriments que les autres créatures trouvent dans la nourriture, on ne peut les avoir que dans le sang qu'on boit."
Kurt prit le temps d'enregistrer tout ça et une question le frappa. "Et tu dois te nourrir tous les combien de temps ?"
"Je peux tenir à peu près quelques semaines-"
"C'est pas ce que j'ai demandé, Blaine. Je t'ai demandé quand est-ce que tu as besoin de te nourrir sans être affamé. J'ai vu le résultat quand tu tiens plusieurs semaines et je ne veux pas que ça se reproduise, pas tant que j'ai mon mot à dire et devine quoi ? Mon sang est la seule chose au menu pour toi alors tu vas devoir t'y habituer."
Blaine le fixait avec des grands yeux, sa bouche s'ouvrant et se fermant plusieurs fois avant qu'il murmure "Tu es exactement le même, tu sais."
Kurt rougit légèrement, mal à l'aise. "Quoi, autoritaire qui te donne des ordres ?"
Blaine sourit et Kurt sentit que Blaine cachait quelque chose derrière la phrase qu'il prononça ensuite. "Surtout autoritaire qui me donne des ordres. Tu es né pour commander." Et apparemment, Blaine était né pour le laisser faire et être heureux. Mais ses mots troublèrent Kurt. Comment quelqu'un pouvait-il être né pour donner des ordres ? Et puis ça le frappa en pleine tête. Il était prince dans sa vie passée. Mon dieu, ça sonnait bizarre même dans sa tête.
Kurt rit, gêné. "Oui… eh bien pas cette fois ci."
Le vampire était sur le point de dire quelque chose mais il changea d'avis et retourna au premier sujet. "Et pour répondre à ta question, je peux être en parfaite santé en me nourrissant une fois par semaine."
Kurt avait toujours l'impression qu'il y avait plus qu'il ne savait pas et il était frustré d'avoir tous ses souvenirs enfermés quelque part, si Blaine et Jeff avaient raison. "Avant… c'était combien…"
"Tous les jours."
Kurt fut surpris, il leva les sourcils et couina "Tous les jours ?" Il ne dirait pas non à Blaine si il en avait besoin, mais il aimait tellement ça qu'il suspectait le fait de se nourrir d'être connecté à d'autres choses.
"Parfois, ce n'est pas pour me nourrir. C'est pour la connexion and c'est l'acte le plus intime pour un vampire, à part faire l'amour bien sûr." Le fait que les deux étaient souvent une seule et même chose était apparent et les oreilles vierges de Kurt l'avaient compris. Il imaginait Blaine qui suçait son cou pendant que leurs corps se joignaient lentement, sensuellement, les jambes de Kurt enroulées autour de sa taille-
Le grognement de Blaine fit sortir Kurt de son fantasme et il vit deux canines pointues et deux yeux noirs qui le dévoraient presque. En une seconde, il était au-dessus de Kurt avec sa tête enfouie dans son cou.
"Mon dieu, je peux le sentir. A quel point tu le veux. A quel point tu me veux." Dit-il contre sa peau, faisant brûler le sang dans ses veines. Kurt mit ses mains sur les larges épaules de Blaine, émerveillé par la peau nue et chaude qu'il voulait explorer.
"B-Blaine-"
"Tu as rêvé de ça, mon amour ?" le vampire promena ses lèvres le long de l'artère proéminente sur le cou de Kurt jusqu'à son oreille. Kurt ne put s'empêcher de cambrer le dos et de se presser contre Blaine. Il était perdu dans une brume de plaisir et il dut se mordre la lèvre pour ne pas l'exprimer à voix haute. "J'ai entendu les bruits que tu fais, Kurt Hummel. Des bruits tellement beaux, tellement obscènes."
Kurt gémit et se sentit durcir mais c'était beaucoup trop, beaucoup trop de sensations pour lesquelles il n'était pas prêt. "A-arrête." Bredouilla-t-il, le souffle court. Il fixa le plafond de ses yeux écarquillés alors qu'il essayait de faire descendre la température.
Blaine grogna mais s'immobilisa comme Kurt avait demandé, comme s'il était incapable de faire quoi que ce soit d'autre et ils restèrent comme ça un moment. Blaine avait ses avant-bras de chaque côté de Kurt, sa tête dans son cou et les doigts de Kurt agrippaient les épaules de Blaine.
Oh. Mon. Dieu.
Kurt essayait de distraire son attention et il se mit à regarder la chambre. Le grand dressing, le vanity et les armoires magnifiquement découpées.
"Je me rappelle de cette chambre."
Blaine releva la tête, intéressé.
"Mais tu as changé le lit." Continua Kurt d'un ton curieux et maintenant qu'il pensait à autre chose, ses hormones d'ado se calmaient. Pourquoi garderait-il tout sauf le lit ?
Blaine releva complètement la tête, l'air encore un peu instable. "C'est là où tu…" il ferma les yeux, incapable de le dire à voix haute et Kurt avait l'horrible sentiment qu'il connaissait la fin de la phrase. "Mais j'ai gardé les draps. Ceux qui n'étaient pas sales."
C'était sur le bout de sa langue, la question. Savoir s'il était mort là. Il ne savait pas si c'était de la curiosité morbide ou un désir d'être préparé avant que le souvenir ne lui tombe dessus au beau milieu du lycée mais l'expression du visage de Blaine l'arrêta. Il n'allait pas lui faire revivre ça maintenant, surtout qu'ils n'avaient pas beaucoup de temps ensemble.
Kurt décida de poser une autre question. "Pourquoi tu as gardé les draps ?"
"Ils avaient ton odeur." Une phrase toute simple prononcée d'une petite voix. Le cœur de Kurt se brisa en deux pour lui.
"Eh bien, je suis dans ceux-là depuis un bout de temps et j'ai pas pris de douche." Plaisanta Kurt, voulant voir Blaine lui faire son magnifique sourire à nouveau.
Ça marcha pendant un court moment seulement. "Tu dois partir bientôt si tu veux être rentré à l'heure."
Kurt eut soudainement envie de pleurer. Ou de faire une crise. Il ne voulait pas quitter ce cocon de bonheur et de sécurité que lui et Blaine avaient forgé.
"Je ne veux pas partir." Admit-il à voix haute, décidant d'être honnête avec lui-même et Blaine.
"Je ne veux pas que tu parte." Blaine lui fit un sourire triste et il roula sur le matelas à côté de lui. Kurt ressentit le vide immédiatement. Il attrapa son téléphone, tâtonnant dans les draps et couvertures avant de le trouver et de vérifier l'heure.
18:55
Il mit sa main dans ses cheveux non-stylés et ses yeux s'écarquillèrent alors qu'il réalisait. Il se leva du lit précipitamment, ses pieds s'emmêlant dans les draps. "Je peux pas rentrer comme ça !"
Blaine fronça légèrement les sourcils, il n'aimait pas la distance entre eux et il traversa le lit pour le suivre. "Comme quoi ?"
"Comme un SDF !"
Les lèvres du vampire tressaillirent. "T'as pas l'air d'un SDF, Kurt."
"Mes cheveux, c'est un carnage, je porte un legging, mon pull d'hier et des chaussons pour l'amour de McQueen ! J'ai pas pris de douche, Blaine ! J'ai pas fait ma routine de soin de la peau ! Et j'ai dit à mon père que je faisais les soldes au centre commercial, j'ai pas d'habits ou de sacs pour le prouver !" tempêta-t-il. Blaine s'était levé entre temps et il n'avait qu'un pantalon de Dalton qui tombait bas sur ses hanches. Non pas que Kurt ait remarqué ça, il était en pleine crise, merci bien.
"Dis-lui que tu n'as rien trouvé."
Kurt lui lança un regard hautain quand il eut réussi à détacher ses yeux de la moitié inférieure de Blaine. "T'es sûr que tu me connais ?"
Blaine soupira et leva les yeux au ciel. "On va aller voir Jeff."
"En quoi ça va aider ?"
Blaine fit un pas vers Kurt et lui prit la main gentiment, entrelaçant leurs doigts. "Vous faites à peu près la même taille et Nick se plaint toujours qu'il achète trop de choses qu'il n'utilise même pas."
Kurt baissa le regard vers leurs mains jointes, sachant que Blaine pouvait entendre à quel point son cœur battait vite à cause d'un simple geste d'affection. Mais se tenir la main allait, surtout quand elles s'emboitaient si bien. "Et ça ne dérangera pas Jeff ?"
Blaine sourit et marcha vers la porte, attrapant un t-shirt et des chaussettes dans l'armoire. "Tu vas voir."
Apparemment "tu vas voir" voulait dire "pas du tout" puisque le blond surexcité se mit à parler à une vitesse hallucinante en courant dans sa chambre et Kurt eut du mal à suivre. Blaine était réticent à les laisser seuls pour se changer mais Jeff le poussa contre Nick. Kurt lui fit un sourire rassurant et il quitta la pièce à contrecœur. Mais il resta derrière la porte au cas où.
En quelques minutes, des centaines d'habits neufs avec les étiquettes non détachées volèrent vers Kurt. Les marques des vêtements lui donnèrent l'eau à la bouche. Il n'eut pas de mal à trouver des choses qui lui plaisaient bien sûr, mais c'était difficile de les accepter. Certains de ces habits valaient plus que sa garde-robe entière ! Finalement, Kurt choisit quelques habits de marque moins prestigieuse pour porter et ramener chez lui dans des sacs de shopping. Les habits qu'il portait avant étaient rangés dans un sac en bandoulière que Jeff avait insisté à lui donner. "Qui sors sans sac quand on a un jean comme ça ? Tu peux pas mettre un portefeuille dans un truc qui moule autant tes fesses, c'est les lois de la physique."
Blaine grogna de l'autre côté de la porte.
Dix minutes plus tard, Kurt se coiffait minutieusement dans la salle de bain décorée avec style de Nick et Jeff, se sentant un peu ridicule puisqu'il allait rentrer chez lui et tout défaire. Ah, la beauté du mensonge. Le jean blanc qu'il portait était serré, le pull violet était doux et léger et les converses qu'il avait au pied étaient une taille trop grande. Jeff avait vraiment aidé Kurt à avoir l'air bien et il lui avait même fait don d'un manteau noir pour mettre au-dessus parce que "on est en hiver après tout."
Après un moment où Blaine ne put détacher ses yeux des jambes et des hanches de Kurt, ils retournèrent au parking souterrain, leurs mains jointes à nouveau.
"Où sont tous les autres ?" demanda Kurt en jetant un coup d'œil dans les pièces désertes.
Blaine tira Kurt plus près de lui. "C'est l'heure où on se nourrit et ça se passe à l'étage du dessus."
Kurt hocha la tête, se sentant très petit dans cet immense endroit. "Combien d'étages il y a ?"
"Trois, sans compter l'école bien sûr." Blaine dit en souriant.
Kurt rit, il ne savait pas quoi faire d'autre. "Bien sûr."
Blaine lui serra la main gentiment. "L'étage du haut, c'est principalement les pièces à vivre, le deuxième, c'est les chambres et le troisième c'est l'espace d'entrainement, la salle de gym et les chambres du Conseil quand ils nous honorent de leur présence."
C'était clair que Blaine n'aimait pas ces membres du conseil, qui que ce soit.
"C'est génial."
Ils atteignirent les portes en fer et Blaine les ouvrit, menant Kurt jusqu'à son 4x4 noir aux vitres teintées. Kurt plissa les yeux.
"Alors c'est la voiture du harceleur ?"
Blaine s'arrêta net et se retourna en rougissant. "Tu n'étais pas censé remarquer."
Kurt leva les yeux au ciel. "S'il te plait. J'aide mon père au garage depuis des années, je connais les voitures et je sais quand il y a une nouvelle qui se gare dans ma rue."
"C'est vrai." Marmonna Blaine en faisant la moue et Kurt pensa qu'il était adorable. Il les mena jusqu'à la voiture, à l'aise avec la façon si naturelle dont ils étaient ensemble à nouveau. Kurt se sentait désinhibé grâce aux nuances et aux petits détails.
Blaine déverrouilla la voiture et Kurt marcha vers la porte du siège passager. "Et pour ton information, un 4x4 noir, c'est pas vraiment discret." Et il monta dans la voiture, excité de pouvoir flirter et taquiner. D'avoir quelqu'un avec qui il pouvait le faire. Et de savoir comment le faire.
Blaine s'assit sur son siège, un sourire aux lèvres. "Ça marche dans les films, tu sais." Marmonna-t-il en mettant la clé sur le contact.
Kurt feignit l'étonnement, une main sur sa poitrine. "Personne ne t'avait dit que les films ne sont pas réels ?"
Blaine le dévisagea. "Tu te crois marrant, hein ?"
Kurt sourit. "C'est ce qu'on dit."
"Uh huh."
Et, sans autre avertissement, Blaine se pencha vers Kurt et le chatouilla. Kurt gigota, couina et rit jusqu'à ce qu'il en ait les larmes aux yeux. Il était coincé contre la porte sans moyen de s'échapper. Pendant ce temps Blaine souriait et riait sans jamais arrêter.
"D-d'accord… Bla-BLAINE ! p-p-pardon, ah… stop !" il pouvait à peine parler tellement il rigolait.
"Oh, je sais pas." Blaine fit semblant de réfléchir avant de recommencer, sachant exactement où le chatouiller.
Kurt sauta pratiquement sur son siège. "S'il te… plait."
Blaine gloussa et arrêta mais il n'enleva pas ses mains des hanches de Kurt. "Okay, okay."
Kurt prit une grande inspiration, lança un regard noir au vampire satisfait à côté de lui. "T'es qu'un salaud !" dit-il, essoufflé.
"Tu es mignon." Répondit Blaine et il se pencha pour déposer un baiser sur le bout du nez de Kurt avant de s'immobiliser et de reculer. "Pardon, je… c'est-"
Kurt se redressa entièrement, sentant encore la bouche de Blaine sur lui et il essaya de traduire ses émotions en phrases complètes. "Blaine, c'est bon. Enfin, je suis pas encore prêt pour qu'on s'embrasse." Il rougit. "J'aimerais qu'on apprenne à se connaitre avant d'explorer ça, mais ça veut pas dire que je veux pas qu'on se touche du tout. Se tenir la main, les câlins, les bisous sur la joue, je suis à l'aise avec ça si toi aussi. Je ne veux pas que tu repousse tous tes instincts, et que tu te concentres juste sur bien et mal au lieu de simplement être ensemble."
Blaine hochait la tête frénétiquement quand Kurt eut fini sa tirade. "Alors tu veux vraiment essayer. Nous, je veux dire ?"
Ses yeux étaient si plein d'espoir. Comme si Kurt détenait le secret du bonheur à lui tout seul. "J'ai fini de me cacher et d'éviter ça, Blaine. Je peux même pas l'éviter et je ne veux plus le faire et je suis désolé que ça m'ait pris autant de temps pour le réaliser !"
Blaine posa un doigt tendrement sur les lèvres de Kurt qui picotèrent au contact. "Tu n'as pas à t'excuser. Je suis le vampire le plus chanceux du monde de t'avoir avec moi une seconde fois et je veux que tu sache que je ferais tout pour toi, Kurt. Tout."
Kurt sentit une larme couler le long de sa joue et il l'essuya rapidement. Il pressa ses lèvres contre le doigt de Blaine et ramena sa main vers la bouche du vampire. C'était ce qu'il pouvait lui donner qui ressemblait le plus à un baiser, la promesse de Kurt et il espérait que c'était assez.
Quand Blaine rouvrit les yeux, il vit que c'était plus qu'assez.
Kurt rougit et baissa la tête. "Je dois rentrer."
Blaine se racla la gorge et se rassit proprement sur son siège. Il commença à conduire et un moment plus tard, il avança sa main vers Kurt pour rependre la sienne. Cette fois, ce fut Kurt qui entrelaça leurs doigts.
