Hello ! Comment ça va ? Moi je suis heureuse d'être enfin en vacances. Par contre je crois que je suis définitivement partie pour retourner en cours l'année prochaine. Mon oral ne s'est vraiment pas bien passé. Je suis tombée sur un jury de merde, ils étaient deux donc un universitaire en économie (le truc qui n'a mais RIEN a voir avec mon mémoire et mes études mais breffons). Ce charmant Monsieur n'a absolument pas aimé mon mémoire (et il a dit la même chose à la fille avant moi), du coup il n'a pas arrêté de dire qu'il n'aurait pas fait comme si comme ça, à remettre tout en cause... en soi ça peut arriver sauf que dans ce cas on te pose des questions pour que tu puisses t'expliquer etc, sauf que ce c** faisait les questions et les réponses à lui tout seul, il monologuait, c'était infernal et je ne pouvais pas en placer une. Breffons, une cata. On m'a conseillé d'écrire une lettre de réclamations, mais je ne vais pas le faire parce que le jury est souverain. Donc bon. Je suis assez en colère contre lui et je suis sure d'avoir une note très mauvaise mais bizarrement, je le vis assez bien...

Voilà, après la minute plainte, je peux quand même savourer les VACANCES :D J'espère que le bac s'est bien passé pour celles qui le passaient et maintenant je dis bonne chance pour celles qui passent le brevet !

Now, place a Dragounet et Hermionette xD

Enjoy !

Disclaimer : Seule l'histoire est à moi, le reste est à JKR

Réponses aux reviews anonymes :

Guest : Merci beaucoup. Je trouve ça plus pratique pour tout le monde d'avoir un rythme de postage précis, et je suis contente que ça te plaise. Je NIE l'épilogue de JKR, c'est tout ce que je peux te dire xD

Mina Lovegood : Ohhhh Merchiiiiii :D Je ne sais vraiment pas si c'est mignon un Drago jaloux xDD

Lisa : J'ai eu tellement de mal à écrire ce Drago si violent que je préfère le laisser plus calme :p Courage pour les bulletins ! Pour mon oral, ça ne s'est pas bien passé mais je le vis bien. Le séjour aux US approche, lucky girl ! Bisous Bisous

Juls : Merci beaucoup, je suis contente que ça te plaise :D

Madie : Drago est blond que veux-tu, on ne peux pas trop lui en demander xDD Ahh naaaaaan j'aime pas du tout le baiser Harry/Ginny dans la salle sur demande, c'est mieux devant tout le monde, dans la salle commune hihi

Olivia : Hermione est juste amoureuse… Drago vient te voir pour tout ce que tu veux xD

Maureen Maoa : Merci beaucoup ! Comme si j'allais te dire quel sera le prochain sentiment xD No way !

Krystel : Ohhhhhh merci ma poulette pour tout ces petits commentaires ! mais ça me fait tout drôle ;)

Virginie : C'est un défi de taille, que de transformer leur relation en relation amoureuse, mais j'aime les défis :p Ca a été dur d'écrire les scènes ou Drago est très violent donc il va rester calme. Merci beaucoup pour tes trois review !


Chapitre VIII : Coquille Vide

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La jeune gryffondor était toujours totalement abattue le lundi matin, à l'heure de reprendre les cours, mais elle trouva de la ressource pour se préparer à aller en classe et surtout, pour se forger un visage impassible. Elle n'allait pas faire le plaisir de montrer à Ron et à l'autre à quel point elle était affectée.

C'était même plus que ça... Son avenir n'avait plus aucun sens si elle ne pouvait pas être avec Ron.

Elle descendit les escaliers, son sac sur les épaules et vit Harry, qui semblait l'attendre.

« Hermione ! Je ne t'ai pas vue du week-end. »

« J'étais occupée. » Répondit-elle d'une voix sûre.

Mais elle ne dupa pas son meilleur ami, qui la regarda d'un air signifiant clairement « pas à moi ». Il prit une inspiration décidée et lui lança.

« Tu peux me parler tu sais ?! »

« Je ne vois pas de quoi tu parles. »

« Je t'en prie Hermione. Je sais que tu as de la peine et que tu es blessée. Je sais que tu en veux à Ron et je comprends. Tu penses peut-être le contraire mais je comprends vraiment. Je sais ce que ça fait… » Dit-il en pensant à ce qu'il ressentait à chaque fois qu'il voyait Ginny et Dean s'embrasser. Quoi qu'Hermione devait probablement le ressentir dix fois plus fort. « Je ne veux pas que tu t'enfermes toute seule dans ton chagrin. Je suis là. Si tu veux pleurer contre mon épaule, tu peux le faire. C'est à ça que servent les meilleurs amis non ? »

« Je me fiche de ce que fait Ron. » Répliqua-t-elle.

C'était un beau mensonge. Le trou béant dans son cœur s'élargissait de plus en plus et la douleur ne s'apaisait pas.

Harry et elle firent quelques pas dans le couloir, en silence. Elle sentait le regard de son ami posé sur elle mais peu lui importait.

« Je n'aime pas que tu sois triste… »

« … »

« Et tu es une battante Hermione. Je te connais comme ça. Nous sommes jeunes. Laisse cet idiot de Ron faire une erreur. Tu le récupéreras plus tard, après lui avoir fait payer cet épisode. Vous êtes fait l'un pour l'autre. »

Cette fois, elle ne put retenir ses larmes. Oui, elle aussi pensait qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. Mais visiblement, il ne partageait pas cet avis. Et à l'heure actuelle elle était certaine qu'elle ne pourrait jamais le récupérer. Il ne l'aimait pas et ne l'aimerai jamais.

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Elle reprit contenance avant d'arriver dans la Grande Salle et se força à manger pour ne pas qu'Harry s'amuse à jouer les protecteurs. Elle appréciait le geste, mais elle avait envie d'être seule et de ne parler à personne.

Son maigre petit déjeuner avalé, elle se leva et se rendit directement dans la salle d'arithmancie. Elle était encore vide et c'est avec soulagement qu'elle s'installa à sa table, plongeant sa tête entre ses mains. Elle devait essayer de se concentrer sur ses cours. De cette manière, peut-être penserait-elle moins à sa détresse.

La porte s'ouvrit en même temps que la cloche sonnait et elle sut que le professeur Vector était entré dans la pièce. Elle ne redressa pas la tête pour autant et attendit que ses camarades arrivent.

Puis Malefoy arriva. Elle ne pouvait pas le louper, vu le boucan qu'il faisait. Racler les pieds de la chaise au sol, poser violemment ses affaires sur la table, soupirer, faire vibrer la table, donner un coup de pied sur sa chaise.

« Bien, aujourd'hui nous allons commencer le chapitre sur… »

Drago était sidéré. Sa voisine avait brusquement relevé la tête en entendant le professeur commencer la leçon et d'une main beaucoup plus lente que d'ordinaire, recopiait sur le parchemin les mots prononcés.

Une nouvelle fois, elle n'avait pas fait attention à lui, comme s'il n'était pas là. Même pas pour lui dire d'arrêter de faire de bruit. Cela n'allait pas ! Il avait plus que besoin de se disputer avec elle. Il devenait dingue sans ça !

Il décida de refaire comme la dernière fois. Donner les petits coups de pieds dans sa chaise. Elle n'avait pas tenu plus de trois minutes la dernière fois.

Mais aujourd'hui, elle n'y prêtait pas attention. C'était comme si tout glissait sur elle sans l'atteindre. Mais qu'elle l'envoie paître par Merlin ! Weasley ne pouvait tout de même pas monopoliser autant ses pensées !

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« Granger ! »

« … »

« Granger ! »

« … »

« Granger, Granger, Granger, Granger, Granger, Granger, Granger, Granger, Granger, Granger, Granger, Granger… »

« Quoi ? » Finit-elle par demander d'une voix lasse, sans même tourner la tête vers lui.

« Je ne comprend pas ce que Vector dit. »

« Demande lui de t'expliquer. » Fit-elle de la même voix morne.

« Non. Je veux que tu m'expliques. »

Il la vit soupirer et remarqua qu'elle semblait vraiment fragile. Un rien semblait pouvoir la briser et elle était comme au bord des larmes. Elle suspendit sa plume quelques instants et se tourna ensuite vers lui, avant de lui expliquer d'une voix faible, la leçon.

Il comprit rapidement que se disputer avec lui en refusant était au dessus de ses forces et que c'était pour cette seule et unique raison qu'elle avait accepté sa requête.

« Tu es d'un pathétisme à faire peur Granger. Tu le sais ? Personne ne se met dans un tel état pour un garçon. Pour Weasley encore plus. »

Elle déglutit difficilement. Elle allait pleurer, il le sentait venir, mais il ne voulait pas qu'elle pleure à cause de Weasley ! Il voulait qu'elle pleure à cause de lui. Mais sur quoi pouvait-il l'attaquer dans ce cas ? Vu l'état dans lequel elle était, elle allait rapporter n'importe laquelle de ses paroles à cet insupportable rouquin de malheur.

« Bon et par rapport aux équations ? » Demanda-t-il dans l'espoir de lui faire penser à autre chose.

Elle débuta son explication mais sa voix était toujours lointaine et robotique. Il ne savait pas comment faire pour retrouver la Granger d'avant. Sa Granger. Mais les choses avaient plutôt intérêt à se rétablir. Et vite.

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Lorsque la cloche sonna, il se dirigeait vers sa classe suivante. Il était trop préoccupé par Granger pour aller dans la salle sur demande, même s'il savait qu'il devait. Et puis c'était le cours de Défense de Rogue et il allait lui poser des tas de questions s'il n'était pas là.

Il avait rapidement perdu Granger de vue et accéléra le pas pour la rattraper, lorsqu'un hibou fit irruption devant lui.

Reconnaissant l'animal, il attrapa la missive et la rangea dans sa poche, avant de continuer sa route, atteignant rapidement la salle de classe.

Il repéra tout de suite Weaslaid et sa sangsue et son regard dévia sur Granger, qui s'était installée au premier rang. Elle semblait faire comme si de rien n'était, mais il remarqua ses poings crispés et son visage qui avait perdu toute ses couleurs. Elle se contenait comme elle pouvait, mais visiblement, c'était difficile.

Le silence tomba dans la pièce lorsque Rogue arriva. Comme à son habitude, il balaya sa classe du regard et un rictus s'installa sur ses lèvres.

« Miss Brown. Il est hors de question que je subisse vos gloussements et débordements d'affection pendant toute la durée de mon cours. Il est déjà assez insupportable d'avoir à subir ce spectacle affligeant pendant mes repas. Nous sommes dans une école au cas où vous l'auriez oublié. Changez de place avec Miss Bulstrode. Immédiatement. »

« Mais… »Protesta Ron.

« Il ne me semble pas vous avoir demandé votre avis Monsieur Weasley. Est-ce le fait d'avoir une autre fille que Miss Granger collé à votre bras qui vous rend insolent ? Ou peut-être Potter a-t-il fini par déteindre sur vous ? »

« Je… »

« Dix points en moins pour Gryffondor. »

« M… »

« Laisse-le, ça ne sert à rien. » Souffla Harry, assis derrière lui.

« Potter ! On ne discute pas en classe. Dix points en moins pour Gryffondor. »

« C'est injuste ! »

« Combien de neurones avez-vous dans le cerveau Monsieur Weasley ? Peu apparemment puisque vous avez l'air de ne pas comprendre lorsque l'on vous parle. Cessez donc de me répondre et d'être insolent. Encore dix point en moins. Et vous viendrez en retenue vendredi soir, à vingt heures. Je ne sais pas ce que vous et Miss Brown aviez prévu, mais vous pouvez d'ores et déjà annuler. »

Les serpentards ricanèrent. Voir les gryffondors rabaissés par Rogue était un spectacle dont ils ne se lasseraient jamais.

Mais cette fois-ci, Drago remarqua que les verts et argent n'étaient pas les seuls à se réjouir. Il gardait un œil sur Granger, et bien qu'il ne puisse la voir que de profil, il aperçut l'ombre d'un sourire vide sur ses lèvres.

Le professeur commença ensuite la leçon du jour et Drago jeta quelques coups d'oeils autour de lui, avant de sortir sa lettre. Blaise était assis à côté de lui et il savait qu'il n'était pas du genre à lire par-dessus son épaule.

Le cœur battant, il posa ses yeux sur la missive, redoutant ce qu'il allait y lire.

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Fils,

Je suis sans nouvelles depuis la rentrée et je commence à trouver le temps un peu long. Où en es-tu dans ta mission ? Comment avance-t-elle ? J'aimerai que tu me tiennes au courant. De même, si tu as besoin de conseils, n'oublie pas que je suis là. Il faut que tu saches fils, que plus les choses iront vite, plus le Maître sera satisfait. Il t'a donné une belle occasion de faire tes preuves et de montrer que tu es digne de lui. Ne me déçoit pas Drago. Tu dois y arriver et de la plus belle des manières. Je sais que tu es capable de le faire, alors prouve, à moi et aux autres que j'ai raison et que mon fils n'est pas un trouillard incapable d'agir en homme.

Je sais que ta mère n'est pas satisfaite de cette mission, mais ne te laisse pas attendrir par ses paroles. Elle a toujours eu peur, plus que de raison, mais nous ne pouvons pas l'en blâmer. C'est une femme, elle est plus faible que nous autres. C'est dans sa nature, elle a toujours été sensible et fragile. Trop malheureusement, mais que peut-on y faire maintenant ?!

Tu dois te demander si je suis toujours à Azkaban. La réponse est positive, mais mon départ ne saurait tarder. Bien sûr, si ta mission se concrétisait dans les semaines à venir, ma sortie en découlerait encore plus vite… Je compte sur toi Drago. Tu portes l'honneur des Malefoy. Fait honneur à ta famille, à tes ancêtres, au Maître et rends-nous fiers de toi. J'attends de tes nouvelles.

Ton Père.

L.M

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La panique déferla en lui telle un raz de marée, après la lecture de cette lettre, et il dut desserrer sa cravate pour pouvoir respirer convenablement. Pendant le week-end, il avait quelque peu délaissé sa mission à cause de Granger. Elle était toujours présente dans un coin de son esprit, mais il l'avait fait passer au second plan.

Cette lettre faisait renaître son angoisse. Il s'en voulait d'avoir fait n'importe quoi de son dimanche. Il avait passé sa journée à chercher Granger partout, au lieu d'aller travailler et…

Il ferma les yeux, s'exhortant au calme. Il ne pouvait pas faire une crise d'angoisse en pleine classe. Il allait se calmer et retourner dans la salle sur demande une fois le cours terminé. Mais il avait beau essayer de respirer et de s'apaiser, c'était trop tard, Son cœur battait trop vite et il sentait la sueur dégouliner sur sa peau. Il n'allait jamais y arriver… il allait décevoir ses parents, les conduire à la mort. Peut-être même allait-il être tué lui aussi. Il ne voulait pas mourir. Et il ne voulait pas que ses parents meurent…

« Drago ? Drago ? Ça va ? » Demanda Blaise.

Le blond hocha la tête par réflexe. Mais aussi parce qu'il ne pouvait pas lui dire que non, ça n'allait pas. Il n'avait personne à qui se confier et il n'avait même plus Granger pour puiser sa force. Car c'était bien cela. Il puisait de la force en affaiblissant Granger, en la maltraitant. Mais depuis deux jours, elle ne faisait plus attention et cela le rendait malade… Comment allait-t-il faire ?!

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Il se précipita hors de la salle dès la fin du cours auquel il n'avait rien suivi. Il paniquait totalement. Il tremblait et était sur le point de pleurer. Il devait absolument avancer dans la réparation de l'armoire.

Pourtant, ses pas ne le menèrent pas dans la salle sur demande. Son état était trop précaire pour cela. Il devait se calmer avant toute chose.

Et dans ce but, il se retrouva dans les toilettes des filles, au deuxième étage.

Mimi Geignarde apparut immédiatement. Elle semblait ravie d'avoir à nouveau de la visite. Elle flotta jusqu'à Drago et resta à ses côtés, sans faire le moindre bruit.

Lentement, les larmes se mirent à couler sur les joues du blond. Il détestait pleurer, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il y avait trop de peur et d'angoisse en lui pour qu'il puisse les contenir. Il avait tellement peur de mourir ou de faire mourir ses parents…

« Je ne sais pas comment faire ? »

«Est-ce que, je pourrais t'aider ? »

« Non. Personne ne peut m'aider. Je suis seul. Il n'y a que moi qui puisse le faire. Mais… »

Sa voix se brisa et il plongea la tête dans ses mains. Il n'avait même plus honte de pleurer devant un fantôme. Même si elle ne pouvait pas lui en venir en aide, sa présence lui apportait comme un simulacre de réconfort dérisoire.

« Je pourrais faire quelque chose, si tu as besoin de moi. » Reprit le fantôme.

« Non. Merci, mais, tu ne pourrais rien faire. »

« Et vraiment personne ne peut t'aider ? Tes amis ? Un professeur ? »

« Non… »

Le Seigneur des Ténèbres était forcément au courant de cela. C'était pour ça qu'il lui avait confié cette mission. Il devait penser qu'il échouerait forcément.

Mais il devait lui prouver qu'il avait tort. Qu'il pouvait faire quelque chose.

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Il se releva brusquement et alla se passer de l'eau sur le visage, se remettant ainsi les idées au clair. Et sous les encouragements de Mimi Geignarde, il quitta les toilettes des filles et monta jusqu'au septième étage.

Il resta penché sur cette fichue armoire à disparaître pendant des heures, jusqu'à en être étourdi. Il ne cessa que lorsque qu'il commença à voir flou et à être en proie à des vertiges.

Il réalisa qu'il était près de trois heures du matin et qu'il n'avait pas avalé, ni bu la moindre chose depuis le petit déjeuner. Il était épuisé, et il n'avait pas l'impression d'avoir plus avancé que cela. Quelque chose bloquait le processus de disparition et réapparition, mais il ne savait pas quoi.

Il avait presque envie de dormir sur place, mais mobilisa ses dernières forces pour retourner jusque dans son lit.

Epuisé, il se coucha dans ses draps et s'endormit aussitôt.

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OoO

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Plusieurs étages au dessus du dortoir du blond, Hermione, elle, ne dormait pas. Elle s'était couchée à vingt deux heures pourtant, mais après avoir somnolé pendant deux ou trois heures, elle s'était définitivement réveillée. Et ne parvenait plus à se rendormir.

Dormir à quelques mètres de Lavande était vraiment difficile à supporter pour elle. Elle lui jetait parfois des regards moqueurs et dès qu'elle mettait un pied dans le dortoir, elle ne cessait de parler de Ron à Parvati. A voix haute et claire bien sûre. Et chacun de ses mots était comme un coup de poignard de plus, dans le cœur d'Hermione. « Ron est tellement merveilleux » blabla « Ron embrasse siiiiiiiiiiiii bien » nia nia nia « Ron va m'emmener chez Madame Piedoddu à la prochaine sortie à pré-au-lard, ça va être teeeeeellement romantique. »

Elle la haïssait ! Du plus profond de son être ! Elle était tellement blessée, et jalouse et…et blessée encore. Cela faisait deux jours et elle avait toujours aussi mal. L'envie de rentrer chez elle n'avait jamais été aussi forte et elle comptait les jours qui la séparaient des vacances de Noël…

La jalousie, l'aigreur et la rancœur rongeaient tout son être. Et elle n'arrivait pas à se défaire du sentiment de trahison qu'elle ressentait à l'égard de Ron. Il savait. Il avait forcément remarqué les signes discrets qu'elle lui avait lancé. Elle l'avait invité à la soirée de Noël de Slughorn par Merlin ! Cela voulait bien dire quelque chose !

Mais non, lui préférait aller fourrer sa langue dans la gorge de l'autre . Cette pimbêche dont l'unique passion dans la vie était : se pavaner et cancaner avec sa meilleure amie pour la vie, Parvati. Ridicule. Elle n'avait aucune once d'intelligence. Elle était stupide et frivole. Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien lui trouver ? A croire qu'il n'avait regardé que sa poitrine.

Elle failli se mettre à hurler quand elle sentit des larmes chaudes commencer à couler sur ses joues. Elle ne voulait plus pleurer pour Ron. Même si elle avait toujours aussi mal, il fallait qu'elle se ressaisisse ! Les choses ne pouvaient pas continuer comme ça, n'est-ce pas ?

Elle finit par se rallonger, voyant l'heure qui continuait de tourner. Elle allait être dans une forme incroyable pour aller en classe, si elle ne s'endormait pas rapidement…

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Hermione n'avait jamais eu la gueule de bois de toute sa vie, mais l'état dans lequel elle se trouvait au matin s'en rapprochait. Du moins, c'était ce qu'elle pensait.

N'ayant pas envie de se rendre dans la grande salle avec sa tête qui devait plus ou moins ressembler à celle d'un zombie mutant, elle décida d'aller dans les cuisines. Les elfes ne feraient pas attention, ou feraient au moins semblant de ne rien voir.

Elle peina à masquer sa surprise, lorsqu'une fois la poire chatouillée, elle se rendit compte qu'un autre élève se trouvait déjà dans les cuisines. Elle eut envie de rebrousser chemin, mais son ventre émit un gargouillement de protestation, et les elfes avançaient déjà vers elle pour lui demander ce qu'elle souhaitait manger.

Elle s'installa à table, à l'endroit le plus éloigné de l'autre élève à qui elle n'adressa pas le moindre regard. Elle devait plutôt se concentrer sur les forces à mobiliser pour pouvoir tenir et être attentive aux cours pendant la journée.

La brunette remercia chaleureusement les elfes, lorsqu'ils posèrent devant elle une grande assiette garnie d'œufs, de bacon et de pancakes, accompagnée d'un verre de jus de citrouille. Son appétit était un peu revenu et si elle était certaine de ne pas finir, elle espérait arriver à manger un peu plus que la veille.

« Granger ! Cesse de m'ignorer. »

« … »

« Granger ! »

« Quoi ? » Fit-elle de sa voix lasse

« Arrête ça. Je t'interdis de m'ignorer. »

« Je ne t'ignore pas. »

« Ah oui ? Qu'est-ce que tu fais alors ? »

« Que veux-tu que je fasse ? Je n'ai rien à te dire. Je n'ai pas envie de te parler et j'ai autre chose à penser que satisfaire ton égo. Laisse-moi tranquille. »

Il n'aima pas du tout le ton de voix. Aucune morgue. Aucune agressivité. Elle avait vraiment l'air de ne pas avoir envie de se disputer avec lui. Sa voix était plate, monotone et elle semblait déjà partie à des kilomètres de lui.

« Tu préfères penser à ta pauvre condition de fille rejetée par Weasley c'est ça ? Apitoie-toi donc sur ton sort. »

Elle lui jeta un regard meurtri, et repoussa son assiette, avant de se lever.

Elle souhaitait clairement quitter la pièce, mais Drago lui barra le chemin.

« Jamais Weasmoche n'aurait voulu de toi de toute façon. Regarde-toi. Et regarde Brown. Il n'y a pas photo. »

« Laisse-moi Malefoy. »

« Tu n'aimes pas entendre la vérité ? Ca te ferait du bien pourtant. Tu n'es pas féminine. Tu passes ton temps à la bibliothèque. Tu es une sang-de-bourbe, tu… »

Elle lui tourna le dos et appuya ses mains sur ses oreilles pour ne plus l'entendre. Cela suffit à faire taire le blond. Il n'aimait pas son comportement. Elle était si faible. Elle le fuyait. Il n'avait plus d'emprise et il lui fallait remédier à cette situation. Et rapidement !

Il se rapprocha d'elle et attrapa ses mains, de manière à les retirer de ses oreilles.

« Ne fait pas ta gamine Granger. »

« Malefoy laisse-moi. S'il te plait. »

De lasse, sa voix était devenue tremblante et suppliante. Elle avait des sautes d'humeur et il n'aimait pas ça non plus. Il n'avait pas envie qu'elle se remette à pleurer sur son sort et sur les grands malheurs que Weasley lui faisait subir. Il était quand même beaucoup plus important et intéressant que ce rouquin stupide.

Il se déplaça légèrement sur le côté et la regarda partir, la tête basse.

Un sentiment de frustration et colère mêlées refit surface. Il ne savait pas quoi faire. Comment réagir, et il était profondément emmerdé.

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Son humeur ne s'arrangea pas quand il arriva en classe de métamorphose. Il avait décidé de ne pas sécher ce cours-ci. Autant éviter de se retrouver un nouveau samedi en retenue. Si la précédente lui avait quand même été utile au niveau alibi, il ne pouvait plus se permettre de sacrifier un samedi. Ce qu'il avait au passage fait le week-end précédent, à cause de Granger.

Il s'installa à sa table et son degré d'énervement s'amplifia lorsqu'il comprit de quoi Blaise et Pansy étaient en train de parler.

« Totalement pitoyable. Mais tellement drôle. Elle fait pitié. »

« Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. C'est quand même triste de se mettre dans un tel état à cause d'un type comme Weasley. » Commenta Blaise.

« Oh, tu ne vas quand même pas la défendre. »

« Je ne la défend pas. Je la trouve pathétique. Mais Weasley… »

« Que se passe-t-il ? » Demanda Drago en grinçant des dents.

Il n'aimait pas qu'on parle de Granger. Qu'on marche sur ses plates bandes.

« Pansy a surpris Granger en train de pleurer dans les toilettes. »

« Et comment est-ce que vous savez qu'elle pleurait à cause de Weasmoche ? »

« Mais, Draki, c'est é-vi-dent. Voyons. » Fit-elle en détachant chaque syllabe « Elle devait être amoureuse de lui. Quelle horreur. Enfin c'était le seul à sa portée. »

Elle disait cela d'un air supérieur, comme si elle se trouvait magnifique et hors de portée de tout. Drago eut envie de lui faire une remarque désobligeante pour la ramener sur terre. Il ne supportait pas quand Pansy insultait Granger. C'était lui qui devait en être à l'initiative. Elle était sur son terrain et il n'aimait pas ça du tout.

« Pourquoi est-ce qu'on parle d'eux de toute façon. Ils ne sont pas intéressants. »

« Mais Dra… »

« Oui, oui. On sait que tu aimes commérer. Mais tout le monde s'en fiche à part toi. Si tu veux faire ta pseudo journaliste potin, tu n'as qu'à monter un club avec Patil. Elle doit se sentir bien seule depuis que sa meilleure amie et Weasley se sont lancés un sort de glu perpétuelle. »

Le ton cinglant du blond fit taire Pansy et Blaise le dévisagea, un peu étonné. Il avait déjà remarqué que Drago n'aimait pas critiquer les trois gus quand ce n'était pas lui qui commençait, mais il avait été particulièrement virulent aujourd'hui.

« Ca va Drago ? »

« Pourquoi cette question. »

« Je ne sais pas. Tu n'étais pas au dortoir la nuit dernière et Greg et Vincent disent que tu t'es éloigné d'eux… »

« Premièrement : depuis quand est-ce que tu me surveilles dans le dortoir ? Je fais ce que je veux. Deuxièmement, je doute que Greg et Vincent aient pu te dire ça. Ils n'ont pas les neurones nécessaires pour formuler des phrases de cet acabit. »

« Monsieur s'est levé du mauvais pied à ce que je vois. Et je ne te surveilles pas. Je ne t'apprends rien en te disant que j'ai des insomnies. Si tu avais fermé ton baldaquin j'aurais pu croire que tu étais dans ton lit, mais puisque tu l'as laissé grand ouvert, je ne pouvais pas ne pas voir. »

Un point pour lui, songea Drago. Il avait fait une erreur. Il fermait toujours ses rideaux d'ordinaire.

« Pourquoi tu n'étais pas dans ton lit ? » Demanda alors Pansy « Qu'est-ce que tu faisais ? Tu étais avec une fille c'est ça ? Pourquoi tu ne l'as pas dit ? »

« Ce que je fais ne te regarde pas. Je n'ai aucun compte à te rendre. Nous n'avons pas de contrat ! »

La jeune femme arbora un air vexé et se détourna des deux garçons en pinçant les lèvres. Elle n'était pas mesure de protester de toute façon. Et elle savait très bien qu'elle n'avait pas la moindre importance aux yeux de Drago. Ce qui ne l'empêchait pas d'être vexée. Malgré ce que certains pouvaient penser, elle avait encore un ego en bon état.

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OoO

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Harry soupira pour la énième fois du cours de sortilèges. Ils étaient en travaux pratiques et comme à chaque fois qu'ils devaient s'entraîner, la classe était bruyante.

Pour autant, Ron et Lavande n'étaient pas obligés de se faire des mamours de manière aussi bruyante.

Le survivant se promit encore une fois d'aller parler à Ron – s'il réussissait à le voir. Ces moments étaient rares puisque Lavande semblait avoir besoin de sa présence pour respirer correctement –. Il fallait qu'il arrête d'être aussi démonstratif, par égard pour Hermione ! Elle supportait la tête haute mais il voyait bien que sa meilleure amie était prête à tomber en mille morceaux.

Leur amitié était mise à mal. Ils ne s'adressaient plus un seul mot et lui-même passait beaucoup moins de temps avec Ron. Pas parce qu'il avait pris le parti de la brunette mais parce qu'il n'était jamais là.

Même en cours, ils étaient inséparables.

Lavande gloussa à cet instant et Harry vit sa meilleure amie se crisper violemment.

Il jeta un coup d'œil vers sa baguette qu'elle tenait fermement dans ses mains et tenta d'attirer son attention. Il soupçonnait Hermione de vouloir faire exprès de mal viser et de lancer un sort informulé à l'un des deux.

« Ne me regarde pas comme ça ! » Lança-t-elle !

« Comme quoi ? Je ne fais rien. »

«A d'autre Harry Potter. Concentre-toi un peu, tu as raté tout tes essais. »

« Comme si toi, tu étais concentrée. »

« Je réussi mes sorts, contrairement à toi. »

« Herm', je suis inquiet pour toi. »

« Tu n'as pas à l'être, je te l'ai déjà dit. Je vais très bien. Je n'ai strictement rien à faire de Ron. »

Harry haussa un sourcil pour lui montrer qu'il n'était pas dupe et qu'elle mentait très mal. Quoi qu'à ce stade là, c'était plus du déni que du mensonge.

« Hermione… »

« Harry laisse-moi. Flitwick arrive, alors tu ferais bien de te mettre à ton sortilège. Et correctement. »

Elle alla s'asseoir dans le fond de la classe, ruminant les paroles qu'elle avait prononcées. Non, elle n'en avait pas rien à faire de Ron. Elle le détestait, elle lui en voulait comme jamais elle n'en avait voulu à quelqu'un. Et part dessus tout, elle l'aimait.

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L'envie de pleurer refit immédiatement surface et elle s'en voulut d'être si faible. C'était plus fort qu'elle. Ses sentiments prenaient le dessus et elle n'arrivait pas à penser à quoi que soit d'autre. Si elle avait pu s'isoler et ne plus le voir, les choses auraient sûrement été plus facile, mais voilà, ils étaient à Poudlard, et elle était condamnée à subir.

Pour tout dire, elle avait même envisagé la possibilité de demander à McGonnagall ou Dumbledore la permission de rentrer chez elle pendant une semaine, mais elle n'avait pas mené son idée à terme, d'une part parce qu'elle était certaine que seule une raison valable au yeux du corps administratif, aurait été accepté, et d'autre part parce qu'elle ne pouvait pas se permettre de manquer les cours. Elle peinait déjà à les prendre correctement, tant son esprit était rempli d'autres choses.

« Roooon, ce soir je viens à l'entraînement. Même s'il pleut je serais dans les tribunes pour t'encourager. Je suis ta plus grande fan, tu le sais Ron-Ron. »

« Je vais la tuer. L'étriper. L'étrangler. La découper en morceau et… »

« Tu sais que tu parles à voix haute Herm' ? Tu murmures certes, mais on peut t'entendre. »

« Ce n'est pas comme si j'allais réellement le faire. » Grommela-t-elle.

« Sait-on jamais. »

La cloche sonna, coupant court à leur conversation, puisqu'Hermione s'en allait à son cours de runes. Elle fut vraiment distraite durant celui-ci, peinant à déchiffrer les paragraphes qu'elle devait traduire. Ron et Lavande. Jalousie. Ron et Lavande. Jalousie. Elle ne pensait qu'à ça.

Par moment, elle aurait souhaité pouvoir appuyer sur un bouton 'pause', ou même éteindre son cerveau. Elle voulait arrêter de penser à eux. Arrêter de souffrir et que sa vie redevienne normale. Mais c'était chose impossible malheureusement. Elle se trouvait pitoyable, mais pour autant, elle ne parvenait pas à arrêter de ressasser, de se dénigrer, d'en vouloir à la terre entière, de pleurer. Et elle n'arrivait pas non plus à se projeter et à voir la fin du tunnel dans lequel elle était plongée depuis le week-end précédent. C'était comme un puits sans fond. Elle ne savait pas comment faire pour s'en sortir et aller mieux, à part peut-être arrêter d'être amoureuse de Ron, ce qui évidemment, était une chose impossible.

Jamais elle n'avait imaginée qu'elle pourrait être victime d'un chagrin d'amour un jour, mais maintenant que cela lui arrivait, elle se disait qu'elle se serait beaucoup mieux portée si elle n'avait pas eu de cœur. Un peu comme Malefoy tient. Ce type était insensible. Ce genre de choses lui seraient inconnues toute sa vie et il avait bien de la chance.

Mais elle ne se doutait pas que des malheurs beaucoup plus importants pendaient au dessus de la tête du blond…


Voilààààà. Ahahah, le Drago n'aime pas être privé de son jouet. Bon pour le moment il a un peu du mal à savoir quoi faire pour la récupérer mais... mais je pense que le prochain chapitre va vous plaire.

J'attends en tout cas vos avis pour celui ci ! Je ne blablate pas plus longtemps, il faut que j'aille me préparer, je vais faire un tour à la fête de la musique :)

Une review et vous pourrez consoler Drago ou Hermione (au choix)

Bisous Bisous