Auteur : JCM-EFD (Jes Cullen-Malfoy et Emmoirel-For-Drarry)

Titre : Harry Potter 7, Le Déchirement

Cette fanfiction est la suite directe de l'histoire « Harry Potter 6, De la Haine à l'Amour »

Rated : M (scènes de sexe explicites entre hommes)

Couple : Severus / Harry

Genre : Romance / Drame

Situation : Se passe pendant la supposée septième année d'Harry.

Autres : Les tomes 1, 2, 3, 4, 5 de JKR sont respectés. Rogue sera appelé ici Severus Snape.

Publication : Fixe… un chapitre chaque mardi soir.

Béta correctrice : Vivi64

Particularité : Cette fanfiction est écrite à 4 mains, les deux d'Emmoirel écrivent tout ce qui concerne Harry, les deux mains de Jes Cullen-Malfoy, elles, écrivent en revanche tout ce qui concerne Severus.


Note commune des auteures : Si vous ne le savez pas encore, aujourd'hui, nous avons aussi publié le premier chapitre de « Harry Potter 7 et 8 : L'histoire parallèle ».

Résumé : Parce que dans notre version alternative, Harry et Severus ne sont pas les seuls à exister, voici ce qu'il se passe pour des personnes proches d'eux. Entre dette de vie et ancienne animosité, comment va évoluer la non relation entre Draco et Hermione ?


Note de Jes Cullen-Malfoy : En ce jour, j'ai l'honneur et le plaisir de dire que je vous aime tous ! Et que malgré le contenu de ce chapitre, cet amour ne changera pas (pensez-y en lisant, siouplait). Bref, comme dit, je suis heureuse de vous retrouver pour ce dernier chapitre de "Harry Potter 7 : Le Déchirement". C'est une belle aventure qui s'arrête et... sans attendre, je vous retrouve en bas, bonne lecture !

Note d'Emmoirel-For-Drarry : C'est le dernier chapitre du ce tome... Alors je vous laisse lire et vous retrouve en bas ^^


Réponse aux reviews (anonymes ou pas) : ayant encore un bug, nous n'arrivons pas à répondre à vos reviews. Nous vous remercions donc tous pour vos reviews qui nous ont fait très plaisir. Et nous vous souhaitons une bonne lecture. Bisou à tous ^^ & (^-^)


Chapitre 9


POV Harry

Quand je fus certain qu'il était parti, je sortis de la salle de bains, mes habits toujours dans les mains. Je les serrais comme on se raccroche à une bouée de sauvetage. Mais ça ne changeait rien à la situation, Severus et moi n'allions pas former un nous. Et nous n'allions pas former une famille tous les trois, Teddy, lui et moi.

Arrivé près de son lit, je m'y laissai tomber, lâchant mes vêtements et m'agrippant à son oreiller. Plus je respirais son odeur, imprégnée dans le tissu, plus mes larmes coulaient.

Je restai dans cet état catatonique un bon moment. Ce furent des coups frappés à la porte d'entrée qui me sortirent de cette léthargie. Était-ce Severus qui revenait ? Mais pourquoi alors frappait-il à la porte de ses appartements ?

Je me levai et m'habillai en quatrième vitesse, puis je courus pour lui ouvrir. Mais quand j'ouvris la porte, je ne vis personne.

Je m'avançai un peu plus dans le couloir et pus voir Malfoy tourner à l'angle, un peu plus loin. Peut-être cherchait-il Severus ? Peut-être n'était-il pas encore au courant ? Je décidai d'aller lui dire moi-même que j'avais fait un choix qui faisait souffrir son parrain. Je n'étais pas encore en bons rapports avec lui, mais je lui avais promis de ne pas faire souffrir celui qu'il considérait comme un père et je me devais d'être honnête avec lui aussi. Je me lançai à sa poursuite et le rattrapai en le hélant :

- Malfoy !

Il se retourna et s'arrêta pour me laisser le rejoindre.

- Malfoy, je peux te parler ?

- N'est-ce pas ce que tu es en train de faire, là, Potter ?

Je lui fis signe de me suivre dans une salle de classe qui se trouvait un peu plus loin, il acquiesça et me suivit. Je ne devais pas être beau à voir. Je devais avoir les yeux rouges et le visage ravagé par les larmes. Mais je m'en foutais, il fallait qu'il le sache, pour pouvoir réconforter Severus et recoller les morceaux que j'avais brisés.

Quand nous fûmes dans la salle, je lançai un sort de silence et verrouillai la porte. Je pris une grande inspiration et me tournai vers lui. Il attendait, il avait l'air assez énervé et mécontent.

- Malfoy, j'ai... Je n'ai pas su tenir ma promesse. Mais avant que tu ne dises ou fasses quoi que se soit, laisse-moi finir et tout t'expliquer.

- Je vais te laisser t'expliquer Potter. Mais juste après, je t'envoie à l'infirmerie, compris ! Me dit-il en colère.

- Tu es déjà au courant alors. Tu as vu Severus... Que t'a-t-il dit ?

- Je suis là pour entendre tes explications Potter, pas pour t'en donner, répliqua-t-il en croisant les bras sur son torse.

- Bien, alors voilà...

Je lui expliquai tout. Ma décision de quitter Severus pour ne pas abandonner Teddy. Le pourquoi j'allais l'élever, pourquoi j'en étais arrivé à cette décision, le refus de son parrain de me partager et pourquoi j'en étais arrivé à cette rupture. Pendant mon récit, il ne laissa passer aucune émotion sur son visage. Je ne savais pas s'il comprenait ma décision ou pas. Je ne voyais pas quelle serait sa réaction.

- Voilà Malfoy, tu sais tout. Tu peux me laisser là, me crier dessus ou même me frapper, je ne répliquerai pas. Je ne te demande qu'une chose, prends soin de lui s'il te plait. Il a besoin de ton soutien.

POV Draco

Tout le long de son récit, j'avais oscillé entre le frapper et ne rien faire d'autre que sortir de cette classe. Je comprenais mon parrain, son geste, sa fuite, sa rupture. Mais je comprenais aussi Harry. Sa volonté d'être un bon parrain. Ce rôle était très important chez les sorciers, plus que chez ces misérables moldus. Mais je ne pouvais occulter le fait qu'il avait détruit mon parrain. J'avais bien remarqué quand je l'avais croisé, ou plutôt l'inverse, ce matin, qu'il avait failli pleurer. Et Salazar savait que jamais de ma vie je n'avais vu mon parrain dans cet état... à part peut-être le jour d'Halloween quand j'étais tout petit et que je lui avais parlé de la mort en demandant des bonbons. Je pouvais le revoir me sourire et me prendre dans ses bras. Je ne savais pas si j'avais réellement senti ce jour-là, quand j'avais cinq ans, des larmes, mais ce moment blottis l'un contre l'autre m'avait marqué. J'avais été étreint pour la première fois de ma vie.

Et Potter venait de me prendre cette personne !

Je repris mes esprits et sans attendre, je fonçai sur lui et lui envoyai mon poing en plein visage. Je me fis mal à la main et je ne pus m'empêcher de dire, de rage et de tristesse mêlée :

- Bravo, tu l'as détruit ! Aussi simplement que le reste des gens, en choisissant quelqu'un d'autre que lui. En pensant au bonheur d'un autre plutôt qu'au sien.

Je ne pus que le frapper de nouveau et sans attendre, je sortis de la classe le cœur lourd. Je savais à présent pourquoi j'avais perdu Severus pour un temps indéterminé et je ne pouvais que lui en vouloir aussi. Cet idiot avait préférer souffrir au lieu de tenter l'aventure. Mais je le comprenais, dans la mesure du possible... il avait eu peur d'être abandonné une fois de plus, une fois de trop.

POV Harry

Lorsque Malfoy fut parti, je me relevai difficilement, chancelant, il n'y avait pas été de main morte en me frappant. Je sortis de la salle pour aller trouver Hermione, j'avais besoin d'elle, de son soutien. Je n'étais pas sûr de l'y trouver, mais je pris la direction des serres, espérant qu'elle y soit. Quand j'ouvris la serre n°6, je pus la voir travailler aux côtés de Neville. Remarquant une présence, elle releva la tête dans ma direction et s'écria :

- Mon Dieu Harry, que t'est-il arrivé ? Qui t'a fait ça ? Continua-t-elle en venant vers moi.

- Pas ici Mione, lui répondis-je en constatant seulement à ce moment-là, que mon nez devait être cassé et qu'il saignait.

- Viens, allons à notre tour.

Elle me tira par le bras et je la suivis sans rechigner. Elle ne dit rien durant le trajet, mais quand nous fûmes arrivés dans la salle commune, elle me soigna et me demanda à brûle-pourpoint :

- C'est Snape qui t'a fait ça ?

- Non. Mais ça n'a pas d'importance.

- Comment ça pas d'importance ? Me demanda-t-elle en me désignant le canapé pour qu'on s'y installe, ayant fini de me soigner.

- Je l'ai mérité, Malfoy n'a fait que me rendre la monnaie de ma pièce.

- Grrrrr, celui-là je vais en faire mon affaire ! Qu'as-tu fais pour qu'il te frappe ?

- Tu te souviens que je suis le parrain de Teddy ? Je t'avais dit que j'envisageais de l'élever...

- Oui, mais que vient faire Malfoy dans cette histoire ?

- Je vais t'expliquer depuis le début, tu comprendras mieux.

OoOoOoOoOoO

- Je suis tellement désolée pour toi Harry, me dit-elle en me prenant dans ses bras après mon récit.

- Merci Mione.

Nous restâmes comme ça un bon moment. Je repensai aux paroles de Severus, à celles de Malfoy. Le doute commençait à s'installer en moi.

- Tu crois que j'ai fait le bon choix Mione ?

- Je ne peux pas te dire. Je ne suis pas à ta place, mais je le comprends. Tout comme je comprends le choix de Snape.

- Et si j'avais changé d'avis, pour me concentrer sur Severus et laisser Andromeda s'occuper de Teddy. Tu crois que je l'aurais regretté ?

Elle ne me répondit pas tout de suite, prenant le temps de la réflexion. Qui pouvait prévoir mes réactions mieux qu'elle. Elle me connaissait mieux que quiconque. Même Ron ne me connaissait pas autant qu'elle.

- Pour être honnête, oui. Tu l'aurais regretté et te connaissant tu aurais commencé à en vouloir à Snape. Petit à petit tu aurais sûrement pris la direction de la destruction de votre couple. Le faisant encore plus souffrir que ce qu'il souffre actuellement. Mais la question n'est pas là Harry, me dit-elle en me regardant dans les yeux.

- Je t'écoute, l'encourageai-je.

- La question est de savoir si tu te sens prêt à élever cet enfant ?

- Je... je crois.

- Pourquoi ne pas aller rendre visite à Andromeda et Teddy, et passer quelques jours avec eux ? Tu pourras voir si tu es prêt à assumer ce rôle de père que tu as décidé d'endosser.

Je réfléchis à ses paroles. Ce n'était pas une si mauvaise idée que ça, aller passer du temps avec eux, découvrir ce petit garçon que je ne connaissais pas encore, ne l'ayant vu que deux fois. Mais j'avais peur de découvrir que je ne voulais plus endosser ce rôle et que Severus ne veuille plus de moi. Aurais-je tout gâché pour rien ?

- Tu as raison Mione, je vais aller les voir dès demain, lui dis-je en me levant. Je te laisse, je vais préparer mes affaires.

OoOoOoOoOoO

Le lendemain, je me levai de bonne heure et finis de préparer mes affaires pour aller chez Andromeda. Je l'avais contactée la veille par la cheminée du bureau de Minerva et elle avait accepté que je vienne quelques jours.

Quand je descendis dans la salle commune, Hermione m'attendait avec Ron. Ils avaient l'air aussi gênés l'un que l'autre et se jetaient des regards en coin. Me voyant arriver, Mione se leva et vint vers moi en me demandant :

- Alors c'est sûr ? Tu pars découvrir ce qu'est le rôle de père ?

- Oui. Vous m'accompagnez aux grilles de l'école ? Demandai-je en regardant mes amis à tour de rôle.

Ils acquiescèrent et Ron se leva pour nous rejoindre. Le trajet jusqu'au Hall était pesant, aucun de nous ne parlâmes. Ce fut Neville qui rompit notre silence quand il nous vit arriver. Il se précipita vers Ron en lui demandant de venir avec lui car Minerva voulait lui parler.

- Désolé Harry, je dois y aller, apparemment c'est urgent. Embrasse Teddy pour moi. A plus, me dit-il en s'éloignant.

Je le regardai partir précipitamment, comme s'il était soulagé de nous laisser là. Je sentis qu'il se passait quelque chose et interrogeai Hermione :

- Qu'est-ce qu'il se passe avec Ron ? Depuis tout à l'heure vous êtes bizarres ?

Elle me prit le bras et me tira vers l'extérieur avant de prendre la parole :

- Il m'a avoué ses sentiments ce matin.

- Et ? Demandai-je alors qu'elle restait silencieuse.

- Et je lui ai répondu que c'était trop tard. Harry, j'ai attendu qu'il se déclare trop longtemps. Je n'éprouve plus la même chose pour lui maintenant. Ca fait quelques mois que je ne l'aime plus comme ça. Il est et sera toujours mon ami, mais mes sentiments ne sont plus les mêmes.

Je vis qu'elle était triste pour lui et m'empressai de la rassurer :

- Je le savais Mione, je l'ai compris depuis quelques temps déjà. Mais ne t'inquiète pas, il s'en remettra.

Arrivés devant les grilles, elle me fit face et me demanda :

- Tu comptes revenir quand ?

- D'ici quinze jours je pense. J'ai besoin de passer du temps avec Teddy pour être sûr et ce n'est pas en trois jours que je serai fixé. Et toi, arrête de t'en faire pour Ron ! Il va peut-être t'éviter un peu au début, mais il reviendra. Promis ?

- Promis. Allez, file. Ton avenir t'attend, me dit-elle souriante dans une dernière étreinte.

J'ouvris les grilles et les franchis en la regardant et lui faisant un dernier signe de la main avant de transplaner.

OoOoOoOoOoOoO

Ca faisait dix jours que j'étais là. Teddy faisait sa sieste et j'étais installé sur la terrasse d'Andromeda, admirant le paysage qui s'offrait à moi. J'étais seul, la mère de Tonks étant dans le grenier pour faire du tri. Je repensai aux jours qui venaient de s'écouler, au temps passé avec Teddy.

Le petit m'avait tout de suite adopté, tout comme moi. J'adorais passer du temps avec lui à jouer, le nourrir, le changer, le baigner. Mais j'avais compris une chose. Teddy ne supportait pas d'être séparé trop longtemps de sa grand-mère. La veille elle était partie toute la journée rendre visite à une de ses amies qui avait besoin d'elle et mon filleul n'avait pas arrêté de pleurer jusqu'à son retour.

Sa tristesse m'avait pris aux tripes, me ramenant à la mienne d'avoir perdu l'homme que j'aimais. Depuis, j'étais morose et avais perdu ma gaieté d'être avec mon filleul. Et là, j'étais perdu dans mes souvenirs avec lui.

Ce n'est que quand Andromeda m'appela que je remarquai qu'elle était assise près de moi. Je n'avais pas perçu sa présence avant.

- Harry, mon garçon ?

- Pardon, vous me parliez ? Lui demandai-je.

- Disons que j'essaie d'attirer ton attention depuis dix minutes, mais tu avais l'air ailleurs, me dit-elle souriante.

- Désolé, j'étais perdu dans mes pensées.

- Ca je l'avais remarqué. Mais ce qui me tracasse, c'est que ces pensées ne semblaient pas joyeuses. Je vois bien que ça ne va pas depuis hier. Dis-moi ce qui te tracasse. Est-ce à cause de Teddy ?

Cette femme m'avait accueilli à bras ouverts et me maternait comme elle le faisait sûrement avec Tonks. Pas comme Molly, de manière excessive, parfois étouffante. Je me sentais bien avec elle. Et à cet instant, je réagis comme un petit garçon en me jetant dans ses bras. Je lui déballai tout ce que j'avais sur le cœur entre deux sanglots. Mon amour pour Severus, nos séparations, mon envie d'élever Teddy, tout. Elle me laissa vider mon sac, me gardant contre elle en me caressant le dos.

Quand j'eus fini de tout lui raconter, elle me redressa et me dis :

- Je vais être franche avec toi Harry. Je ne vois pas d'objection à ton projet d'élever Teddy, je comprends les raisons qui te poussent à le faire. Mais je n'accepte pas que tu le fasses au détriment de ta vie.

- Comment ça ? Lui demandai-je.

- Imagine-toi dans le futur. Quand il entrera à Poudlard, puis après quand il partira faire sa vie. Qu'est-ce qu'il te restera à toi ? Qui sera à tes côtés ? Personne ! Tu auras sacrifié ta vie sentimentale pour un enfant qui n'est pas le tien. Et tu te retrouveras seul quand lui partira vivre sa vie de son côté.

- Mais...

- Il n'y a pas de « mais » Harry ! Je sais que ça te tient à cœur d'être là pour Teddy et de tout faire pour qu'il soit heureux et ne souffre pas de la perte de ses parents. Mais il y a d'autres solutions pour ça.

- Lesquelles ? La questionnai-je.

OoOoOoOoOoOoO

Je venais de transplaner devant Poudlard. J'étais d'humeur euphorique, Andromeda avait su trouver les bons mots pour me remonter le moral. Je me dirigeai vers le château d'un pas sûr et une fois à l'intérieur, je pris la direction de la tour Gryffondor pour y déposer mes affaires.

En arrivant dans la salle commune, j'y trouvai Mione, installée dans un des fauteuils, en train de lire. Quand elle me vit, elle se leva précipitamment, faisant tomber son livre et se jeta à mon cou en s'écriant :

- Harry ! Tu vas bien ? Raconte-moi tout ! Comment ça s'est passé ?

- Je vais bien Mione, je vais bien. Mais laisse-moi poser mes affaires. Promis, après je te raconte tout, lui dis-je en riant.

Elle se recula et me laissa aller poser mes affaires dans mon dortoir. Quand je redescendis, je la trouvai m'attendant impatiemment sur un canapé, près de la cheminée. Je m'installai près d'elle et commençai à lui raconter Teddy, ce petit bout qui avait déjà pris une place importante dans ma vie.

- Alors tu as décidé de l'élever ? Me demanda-t-elle.

- Oui et non. Enfin, pas vraiment.

- Comment ça ? Me questionna-t-elle interloquée.

- Andromeda m'a ouvert les yeux. Ce n'est pas que je n'aime pas mon filleul, ni que je ne veuille pas de lui dans ma vie. Mais elle m'a fait comprendre que je ne devais pas passer à côté de ma vie pour lui.

- Je suis d'accord avec elle, mais Teddy dans tout ça ?

- Eh bien elle continuera de l'élever. Il n'est pas si seul que je l'ai été. Il a une grand-mère qui l'aime et qui prend soin de lui. Et de toute façon il ne supporte pas d'être trop longtemps sans elle. Et comme je veux faire ma septième année, il serait donc resté un an de plus avec elle et la séparation aurait été plus dure pour lui. Je ne veux pas lui faire quitter le foyer auquel il s'est attaché maintenant.

- Mais toi ? Tu ne joueras pas de rôle dans sa vie ?

- Si. Andromeda m'a proposé de venir lui rendre visite aussi souvent que je le souhaite tout au long de l'année prochaine. Et quand j'aurai quitté Poudlard, elle m'a dit que je pourrais, si je le voulais, le prendre avec moi certains week-ends et pendant les vacances quand il sera scolarisé.

- C'est une bonne idée. Tu pourras être présent pour lui sans pour autant le retirer à sa grand-mère. Je sais que les relations parrain-filleul sont plus importantes dans le monde sorcier. Mais je dois t'avouer que l'idée que tu prives une femme, qui vient de perdre sa fille, de son petit-fils ne me plaisait pas vraiment.

- Oui, ce sera mieux pour tout le monde. Et maintenant que je connais bien Andromeda, j'aurais eu de la peine à le lui retirer. Je pense que nous sommes parvenus à la meilleure solution, pour tout le monde.

- Et que comptes-tu faire maintenant ? Me demanda-elle soudain inquiète.

- Je compte aller voir Severus et essayer de me faire pardonner. Enfin, s'il veut bien m'écouter. Je l'aime Mione, je ne sais pas pourquoi je l'ai laissé partir si facilement. J'aurais dû aller voir Andromeda et Teddy avant de lui poser cet ultimatum. Franchement...

Je m'arrêtai de parler voyant le visage de mon amie se décomposer. Je lui pris les mains et lui demandai, anxieux :

- Qu'est-ce qu'il se passe Mione ? Il ne va pas bien ? Il lui est arrivé quelque chose ? Dis-moi Mione !

- Je...Je suis désolée Harry.

- Quoi ! Mais dis-moi, qu'est qu'il a ? M'énervai-je après elle.

- Il...Il est parti Harry. Il est parti le jour même de votre séparation. Personne ne l'a revu depuis.

Parti ?

La nouvelle s'abattit sur moi comme une chape de plomb. Je ne voulais pas y croire et me précipitai vers la sortie de la salle commune. Je courus jusqu'à ses appartements pour constater que Mione se trompait. Il ne pouvait pas avoir quitté Poudlard. Pas ce lieu qui était toute sa vie. Pas son filleul qui s'y trouvait.

Une fois devant ses appartements, je donnai le mot de passe que je connaissais et entrai. Je me précipitai vers la chambre, ne le voyant pas dans le salon, et ne pus que constater que rien n'avait changé depuis la dernière fois où j'avais quitté cette pièce. Le lit était toujours défait, l'oreiller sur lequel j'avais versé mes larmes était toujours en plein milieu du lit. Je me laissai tomber au sol face à cette constatation, comprenant que Mione disait la vérité. Il trainait même encore, près de la porte, les affaires que je portais la veille de notre séparation.

Rien ne se passa pendant un bon moment. Je n'arrivais pas à réfléchir, à aligner deux pensées cohérentes. Mais le barrage céda et j'éclatai en sanglots en comprenant que j'avais tout fichu en l'air et que je ne pourrai jamais plus réparer mes erreurs avec lui.

POV Severus

J'étais assis à un bureau, en train de lire un vieux parchemin. J'étais ici depuis mi-juillet pour enfin pouvoir lancer mes rechercher sur les vampires. J'avais dans l'idée qu'après la potion tue-loup, je pouvais annihiler l'envie de sang humain chez les vampires. Je savais que cette idée était des plus folles, mais j'avais pensé la même chose de moi quand cette idée de potion pour les loups-garous m'était venue.

J'avais pris domicile dans un vieux manoir tenu par une vieille dame de plus de cent cinquante ans. Elle habitait avec son petit-fils qui... était de bonne compagnie. Il m'aidait quelques nuits à oublier, ou tenter d'oublier.

Je soufflai de découragement face à ça. Je n'arrivais pas à oublier, pourtant j'y mettais beaucoup de volonté. Je ne voulais pas vivre le restant de mes jours avec ma peine de cœur. Je ne voulais pas revivre ce que j'avais vécu à cause de Lily.

- Alors, as-tu trouvé ce que tu cherchais ?

Je relevai ma tête et vis Rurik. Il me souriait comme depuis mon arrivée ici. Je ne savais ce que les jeunes garçons me trouvaient d'aussi attirant mais je n'allais pas m'en plaindre.

- Non, je ne trouve pas. Mais je ne me décourage pas, j'ai tout mon temps, dis-je en rangeant les parchemins divers qui ornaient mon bureau.

A mon arrivée, Feodora, cette vieille dame accueillante, m'avait gentiment octroyé cette pièce où je pouvais étudier les divers ouvrages que comptait sa bibliothèque des plus fournies. Il y avait ici des dizaines et des dizaines de livres portant sur les vampires et tout ce qui s'y rapportait. Certains dataient même de plusieurs centaines d'années.

- Tu sais très bien que tu peux rester ici autant de temps que tu le souhaites. Grand-mère en serait très heureuse. Elle a toujours aimé discuter avec les gens.

- Je suis ravi de lui être utile alors, dis-je en passant devant lui pour sortir du bureau et me diriger vers la salle à manger.

Car la vue ici de Rurik ne pouvait signifier qu'une chose, que le repas allait être servi. Mes hôtes avaient pu s'en rendre compte, quand j'étais plongé dans mes recherches, le monde extérieur était oublié.

Un moyen comme un autre que j'avais choisi pour l'oublier lui. Celui qui m'avait rendu si heureux et malheureux en même temps.

OoOoOoOoO

Je refermai le livre ne pouvant plus rien lire. Mes yeux devaient être rougis à force de les faire travailler. Je me passai les mains sur le visage. Il était trois heures passées du matin et j'avais sommeil tout à coup. Je me relevai alors, soufflai sur la bougie qui éclairait le bureau et pris la direction de la porte.

Une fois celle-ci franchie, je me retrouvai dans les sombres couloirs de ce manoir qui me rappelait celui de mon ami Lucius, même si le sien était un peu plus joyeux. Je lançai un faible « Lumos » pour éclairer mes pas et bien vite je fus dans l'aile où j'avais mes appartements. Quand j'eus pénétré ce qui me servait de « chez moi », je défis ma robe et la posai sur le divan qui était devant la cheminée que les elfes de maison avaient allumée pour éviter que j'attrape froid.

Je me dirigeai ensuite vers ma chambre et quand la porte qui était entrouverte fut poussée, je le vis.

Certaines nuits, je souhaitais plus que tout qu'il ne soit pas là, dans mon lit, à m'attendre... mais quand je me réveillais dans un lit vide de sa présence à lui, je préférais me réveiller auprès de Rurik. Ce jeune russe qui, dès le premier regard, avait été attiré par moi.

« Tu as un charme irrésistible » m'avait-il dit la première nuit où je l'avais accueilli dans mon lit.

J'avais trop bu cette soirée-là, au lieu d'étudier les textes. Et sur le chemin de ma chambre je l'avais croisé. Il avait profité de mon état pour me faire du rentre dedans qui l'avait conduit directement dans mes draps, sous mon corps.

Et depuis, j'avais pris le pli d'ordonner à ma tête d'oublier Harry avec cet homme.

Je ne l'aimais pas, et, je l'espérais, lui non plus. Je ne voulais plus avoir affaire à l'amour, de près ou de loin, et seul le plaisir physique m'importait.

- Viens dans le lit, je t'y attends depuis près d'une heure, entendis-je.

- Si tu ne voulais pas attendre, tu aurais dû aller dans un autre lit, alors, répondis-je assez sèchement.

Je ne voulais pas qu'il s'attache ni qu'il pense que nous étions en couple. Nous couchions ensemble chaque nuit depuis un mois, cela était amplement suffisant.

Voulant retrouver mes draps et le repos, je me déshabillai et me glissai dans mon lit. Immédiatement, il vint se blottir contre moi et bien vite, sa bouche parsema mon torse.

Je dus fermer les yeux pour me retenir de le repousser, comme j'en avais à chaque fois l'envie. J'avais la sordide impression de me tromper, de noircir le bon en moi, s'il y en avait encore. Sans oublier mon cœur que je décevais. Car il appartenait malgré tout à Harry. Je n'y pouvais rien.

Le reste de la nuit se déroula comme d'habitude.

Je repris le dessus et lui fis connaitre le plaisir. Parfois, j'avais un peu de mal, un souvenir des nuits d'Harry venant me hanter au mauvais moment et Rurik devait à ce moment-là m'aider à oublier encore plus.

Il devenait tendre, doux et prenait les rênes. J'avais de vagues souvenirs de ces nuits-là, où tout ce que je savais, et j'en étais honteux, c'était que le prénom de l'homme qui m'avait abandonné et non celui de mon amant du moment était prononcé avant que je tombe dans les limbes du sommeil.

Pas un seul matin mon amant n'était présent près de moi, me laissant cette illusion de contrôler et ne pas m'engager. Et pas une seule fois ce jeune homme à la peau blanche et au regard azur ne m'avait imposé des sentiments.

OoOoOoOoOoO

J'écrivais le passage qui m'intéressait quand la porte s'ouvrit avec brusquerie. Une tornade pénétra dans mon bureau et m'ordonna :

- Laisse tes recherches, j'ai des plans pour aujourd'hui !

Il avait un merveilleux sourire et ce fut à cause de cela que je reposai ma plume. J'avais envie que sa joie soit contagieuse, que ce sentiment prenne part en moi et remplace ce vide que je ressentais depuis qu'Harry m'avait annoncé la manière dont il voyait son futur. Celui où inévitablement il m'aurait laissé de côté.

Je n'eus pas à dire un seul mot que mon bras fut agrippé et tiré, m'obligeant à me relever.

- Ne dis rien et suis-moi, m'intima Rurik.

J'ouvris la bouche et la refermai. Il s'avança vers moi et fit une chose qu'il n'avait encore jamais faite en dehors de ma chambre, il posa sa bouche contre la mienne. Cet échange fut bref, mais au combien trop long pour moi, qui avait ressenti comme un poignard dans le cœur.

Je n'avais plus été embrassé ainsi depuis... si longtemps. Et en même temps, en fermant les yeux, je pouvais ressentir à nouveau sa bouche contre la mienne, sa main posée sur ma nuque, sa voix murmurer à mon oreille.

Je n'arrivais pas à l'oublier la journée... et seule la nuit, j'y parvenais un peu. En m'oubliant dans le corps d'un autre.

Tout à mes pensées, je ne m'étais pas rendu compte que j'avais été tiré jusqu'à ce que des lèvres se posent une fois de plus sur les miennes.

- Surprise, murmura-t-il.

J'ouvris les yeux et fus paniqué.

Devant moi était installée une table avec deux couverts, et une ambiance romantique. Un phonographe offrait une douce musique. J'avais peur de comprendre...

- Je me suis dit qu'une petite soirée rien qu'à nous deux serait la bienvenue.

- Écoute Rurik... je...

- Je t'aime Severus et je sais pertinemment que tu en aimes un autre... mais... il n'est pas là.

Je serrai les mâchoires car le fait de l'entendre de la bouche d'un autre était encore plus douloureux. Qu'il me dise qu'il m'aimait, ou qu'Harry n'était pas là, était du pareil au même. Je dis alors, en tentant d'être le moins blessant possible :

- Il est là, Rurik. Dans mon cœur, dans ma tête. Il est partout.

- Il n'est pas dans tes bras la nuit, il n'est pas celui qui...

- Il y est. Désolé de te dire ça, mais il y est bien plus souvent que tu le penses, dis-je en le coupant.

- Oui, mais si tu te laisses faire, me dit-il en venant me prendre dans ses bras, tu l'oublieras. Je te le promets. Laisse-toi juste aller.

- Je ne veux pas l'oublier !

Cette simple phrase sonna en moi comme une vérité absolue.

Pendant tout ce temps où je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour l'oublier, je ne le voulais pas.

Sans attendre, je sortis de la pièce, indifférent aux appels de mon amant, pour me diriger vers les appartements privés de Feodora. Je devais l'avertir que je quittais ces lieux. Je n'avais que trop perdu de temps.

Si je souffrais autant loin de lui, il était préférable que je le fasse à ses côtés, s'il consentait à me reprendre dans sa nouvelle vie.

OoOoOoOoOoO

Je devais dire que le temps n'avait pas pris son importance, mais le fait de me rendre compte que nous étions à deux jours de la rentrée scolaire à Poudlard m'avait... remué. J'étais donc parti aussi longtemps ?

Je me stoppai devant les grilles du château et réfléchis au fait de franchir le dernier pas. Celui qui allait me condamner à souffrir pour le restant de mes jours, celui qui allait me reléguer au second plan. Celui qui allait me le rendre, tout en le gardant loin de moi.

Mais j'avais réfléchi pendant mon voyage du retour, préférant prendre le train que le transplanage. Me laissant ainsi deux jours entiers pour m'assurer de bien le vouloir.

Quand ma main poussa la grille en métal, la faisant grincer, je sus que j'avais pris la bonne décision malgré tout.

OoOoOoOoOoO

Je passai à présent près de la volière où j'entendis :

- Parrain ? PARRAIN !

Je me retrouvai quelques secondes plus tard avec un poids me fonçant dessus. Je baissai la tête et vis que ce poids n'était autre que Draco. Il avait un grand sourire plaqué sur le visage.

- Je suis si heureux de te voir, avoir des nouvelles de toi !

Puis, il se s'écarta et croisa les bras sur son torse en me disant :

- D'ailleurs, pourquoi n'ais-je pas eu une seule lettre de ta part ? Hein ? Tu m'avais promis !

- Pardon. Mais je... je n'étais pas fixé...

- Pas grave. Viens, on va annoncer aux autres ton retour, car c'est bien cela Severus, tu reviens ?

- Oui, je reviens, dis-je en portant mon regard sur le bâtiment qui nous faisait face.

Mon vrai chez moi.


Voilà, le neuvième chapitre est posté !

Nous attendons avec impatience vos impressions !


Jes Cullen-Malfoy : Voilà ! Que dire à part que j'ai pris la peine de me planquer dans un lieu sûr, avec Rurik ? Mdr ! Non, un peu de sérieux, j'espère que ce chapitre vous a tout de même plu et que vous avez envie de lire la suite ? Comment ça une suite ! Et bien oui, il a une suite... Bref, je ne vais pas m'éterniser, j'ai une foule de lecteurs qui veulent ma mort, je vous remercie d'avoir lu jusqu'ici et espère recevoir une review de votre part.

Emmoirel-For-Drarry : Que pensez-vous de faire une chasse à l'homme ? Enfin, à la femme sur ce coup là. Vous avez vu ce qu'a osée écrire Jes dans la partie Severus ? Et puis d'abord c'est qui ce Rurik ? Bon, je sais pas vous, mais moi je m'équipe et pars à la chasse ! Sinon, comment avez-vous trouvé ce chapitre et cette fin de tome ? J'attends vos avis avec impatience. Bisou à tous et à début juin, date de reprise de nos publications ^^

Vivi64 ou Manganiark : Euh… Bonjour ^^. Une nouvelle fois les auteures m'ont suppliée - à genoux, ai-je besoin de le préciser ? (comment ça je délire, qui a dit ça ? ) – de laisser un commentaire, officiel celui-là (les officieux sont strictement réservés ^^, et il vaut mieux… même si on peut en voir un petit aperçu quand c'est Manganiark qui prend les commandes – et non ses petites pilules, comme le lui ont recommandée les auteures - sur lol). J'étais très curieuse de voir comment nos deux génialissimes auteures allaient faire évoluer leur histoire et je n'ai pas été déçue : je me suis régalée, même si j'ai été peinée, comme tout le monde, que nos deux tourtereaux se séparent T.T Mais comme vous avez pu le lire, y a des retrouvailles dans l'air ^^ (avec peut-être un pitit lemon – mais pourquoi petit d'abord ? *regard larmoyant/suppliant/d'adoration oO à l'attention des auteures*). Encore merci de les lire et de les soutenir avec vos encouragements si plaisants (c'est agréable de se faire caresser dans le sens du poil, hein ? lol). Je vous dis à bientôt dans HP8 (du moins dans le tout dernier chapitre si j'y suis autorisée, sauf si les auteures m'avada kedraverise avant, vu les âneries que je leur mets en guise de commentaires *pas taper*). Bisous.


(^-^) Jes Cullen-Malfoy

ET

Emmoirel-For-Drarry and Emmoirel-For-Snarry


**Doublement « Yeux de chat Potté »**

**Laissez-nous une review please**


Le mardi 07 juin sur vos écrans :

« Harry Potter 8, Le dénouement »

Résumé : Le tome manquant – Après toutes ces épreuves, comment l'avenir se présente-t-il ? Harry arrivera-t-il à retrouver Severus ? Et ce dernier restera-t-il à Poudlard ? Venez le découvrir dans ce dernier Opus de la version alternative d'Harry Potter. SS/HP