Je m'excuse par avance des fautes que ce chapitre pourrait contenir. :/


Blaine était présent sans l'être alors, qu'importe si ses camarades se sentaient misérables après leurs écrasante défaite. Les New Directions n'étaient pas invicibles et pourtant, c'était comme si aucun d'entre eux n'avaient pas une seule seconde envisagés qu'ils pourraient perdre. Peu importe, lui s'en fichait, n'écoutait même plus et ne participait pas. Actuellement il ne pensait qu'à Sebastian, ses grands yeux bleus braqués sur lui et toutes les émotions qu'il avait réussit à lui transmettre le soir des régionales. Cette chanson, c'était une déclaration. Et cette déclaration, il avait osé la faire devant tout le monde cette fois.

Ce qu'il avait dû préparer des semaines à l'avançe, sans en toucher un mot à Blaine.

Et l'effet escompté pouvait d'ailleurs aller au de là de ses espérances puisque l'ex Warbler se confronta alors à une réalité qu'il avait jusque là sous estimé.

Il aimait profondément Sebastian.

Il avait repassé la scène en boucle dans son esprit, durant un long week-end de solitude. Avec le recul, l'attention l'avait profondément touché même si, face à la situation, la fuite avait été son seul échappatoire. Pour dire vrai, il s'était montré plus surpris et prit de court qu'en colère et honteux.

Et Sebastian l'aimait en retour.

Au jour d'aujourd'hui il se sentait prêt à tout débaler à Kurt afin de pouvoir se soulager d'un gros poids. Le jeune homme ne méritait décemment pas d'avoir à subir un petit ami qui n'était que l'ombre de lui même et avec lequel, il ne parlait quasiment plus. Surtout qu'il s'envolerait prochainement pour NY et qu'au lieu de profiter de ses amis, il s'ombrageait l'esprit à se poser des tas de questions sur sa relation.

Non, vraiment, Kurt ne méritait pas d'avoir à subir les conséquences de cette histoire. Il ne pouvait plus se permettre de jouer avec les sentiments des autres, sous prétexte qu'il n'était pas sûr des siens. Ce qui valait aussi pour ceux de Sebastian car Blaine, avec cette chanson qui lui était dédié, avait enfin réaliser que le rôle que ce premier tenait au milieu de tout ça n'était pas moins délicat ou plus agréable.

Pourtant, le jeune Warbler d'un naturel revêche se montrait adoucit voir même franchement patient à attendre qu'il se décide, alors qu'il pouvait avoir n'importe quel autre garçon dans tout l'Ohio, mis à part Kurt, cela va de soit...

Ce fut un réel soulagement lorsque la sonnerie retentie et qu'il vit ce dernier s'approcher de lui, peu à l'aise.

Il lui sourit simplement, attendant qu'il engage la conversation pendant que la salle se vidait peu à peu.

Une fois seuls, Kurt soupira bruyamment, plantant son regard azure dans celui de son petit ami.

- Je peux te parler ? murmura le jeune homme.

- Bien sûr.

Il vint alors s'asseoir aux côtés de Blaine qui l'observait silencieux et à son sens, lui aussi très tendu.

Cette conversation, il la voyait se jouer dans sa tête depuis ce fameux soir des régionales, là où il s'était prit une claque monumentale et avait finalement accepté de voir la réalité en face.

Il avait déjà tout prévu.

- Ecoutes Blaine. Je vais être honnête avec toi, comme je l'ai toujours été.

A ces mots, ce dernier serra les dents, se demandant s'il avait réellement entendu Kurt insisté sur les mots "JE", "honnête" et "toujours" ou si tout ça ne se jouait que dans sa tête.

Il déglutit difficilement, baissant les yeux.

L'autre adolescent reprit, non sans beaucoup de mal et une bonne dose de courage.

- Je ne suis pas stupide, je crois qu'on a tout les deux remarqué que notre relation ou plutôt - absence de relation - a évolué depuis quelques semaines... Je me demande si le fait qu'on ce soit donnés une seconde chance ait été la meilleure idée qu'on ait eu...

Sa voix semblait trembler un peu, mais encore une fois, Blaine se dit que tout ça n'était que dans sa tête.

Il se figea de nouveau, sentant son coeur se serrer.

Comment pouvait il lui faire autant de mal ? Et si cette rupture était ce qu'il voulait, il l'aimait toujours et l'aimerait probablement toute sa vie. Kurt n'était pas n'importe qui, il était son premier amour mais aussi, celui qu'il avait longtemps considéré comme étant son meilleur ami. Il savait que cette rupture risquait d'être douloureuse mais n'aurait jamais pensé qu'elle lui fairait autant de peine.

Il soupira douloureusement, sa voix n'étant qu'un souffle.

- Kurt...

- Blaine, si ça ne marche pas cette fois, ça ne marchera pas une troisième fois, surtout maintenant que nous savons que je ne serais plus là l'année prochaine.

Blaine reporta son regard dans celui de Kurt. Lorsqu'il constata que sa vue se brouillait, il sut alors qu'il n'était qu'une question de temps avant que les larmes ne dévalent sur ses joues. Peut-être qu'il se sentait pitoyable ou que tout bonnement, il n'aurait jamais pensé qu'un jour il ce serait autant éloigné de son meilleur ami...

Peut-être que le fait d'entendre Kurt prononcer ces mots était plus dur qu'il ne l'aurait imaginé car tout devenait réel. Il en prenait tout juste conscience en l'écoutant parler.

Après une brève pause, l'autre adolescent reprit, guettant avec insistance la réaction de son vis à vis.

- D'autant que tu sais mieux que quiconque que nous n'étions pas deux mais trois dans toute cette histoire...

L'ex Warbler eut un mouvement de surprise à cette déclaration, fronçant les sourcils et basculant la tête en arrière. Il l'observa pendant un moment de ses grands yeux de chiots qui ressemblaient plus à deux grosses billes à cet instant.

Il fini par racler bruyamment sa gorge, déplaçant son regard d'un point à un autre.

- Sebastian... murmura t'il, le coeur au bord des lèvres.

Kurt sourit sans envie, fixant lui aussi un point vague dans le vide.

- Je t'avoues que New York était une étape qui me faisait peur, mais je n'aurais jamais cru qu'on se serait quittés bien avant que ça n'arrive...

Il sentit plus qu'il ne vit Blaine relever la tête brusquemment à côté de lui.

- Je suis certain qu'on aurait pu passer cette épreuve, affirma t'il non sans aplomb.

Un petit rictus franchit les lèvres de Kurt suite à cet aveu. Le pire c'était qu'il semblait sincère et sûr de lui. Il l'imita ensuite, plongeant une nouvelle fois son regard dans celui de son vis à vis.

- Quoi, si Sebastian ne s'était pas immiscé entre nous ? Probablement, soupira t'il douloureusement.

L'amertume présente dans sa voix ébranla quelque peu Blaine qui se sentit alors, tout petit face à lui. Maintenant qu'il avait causé tant de ravages, il devait prendre ses responsabilités et faire preuve d'un minimum de respect et d'honnêté envers Kurt. Il lui avait fait du mal. Sebastian aussi souffrait. Alors, il s'arma du peu de courage qui lui restait pour pouvoir lui faire part de tout ce qu'il ressentait.

-J-je, pardonnes moi, pour tout. Du fond du coeur, je veux que tu le saches. Quand je te disais que Sebastian ne signifiait rien pour moi, je le pensais. Lorsque je te disais que je t'aimais, je le ressentais et lorsque je te souriais c'était parce que je le voulais. Toi et moi, Kurt.. je l'ai vécu avec tout mon être. Je suis terrorisé à l'idée de me retrouver sans toi l'année prochaine mais je suis fier de toi et de tout ce que tu vas accomplir là bas. Présentement, j'envisage la vie un peu plus sereinement car je sais qu'ici, je vais grandir. Je suis reconnaissant car j'ai trouvé comme qui dirait mon New-York, et je me réjouis de pouvoir compter sur quelqu'un comme lui.

Le jeune homme sourit encore une fois, ne pouvant s'empêcher de trouver son ami touchant. Blaine n'était pas et ne serait jamais quelqu'un de méchant. Il semblait simplement perdu, manquait de confiance et... était amoureux, sans aucuns doutes. Même s'il lui en voulait, il devait s'avouer qu'il n'aurait jamais plus la force de ne plus lui adresser la parole, ou de l'ignorer comme il l'avait fait auparavant. Car plus que jamais, New-York était peut-être l'aventure de sa vie mais s'avérait avant tout être une source d'appréhension pour Kurt. C'était l'inconnu total. Et dans ces moments là, il avait besoin de ses amis, de se sentir soutenu et rassuré. Ce que Blaine faisait à merveille, même s'ils n'étaient que de de simples amis au jour d'aujourd'hui...

Il sourit alors, d'un vrai sourire cette fois. Il posa sa main sur la cuisse de son vis à vis, se voulant le plus amène possible.

- Maintenant vas y, il t'attend.

Blaine arqua un sourcil, souriant lui aussi.

- De quoi est ce que tu parles ? s'enquit il.

- Il ne voulait pas mais j'ai réussi à le traîner jusqu'ici. Tu sais comment il est, toujours son mot pour emmerder le monde.

- K-kurt ? bafouilla Blaine comme s'il était à deux doigts de faire une syncope. Son coeur battait à tout rompre et il n'eut même pas le temps de réaliser ce qui se passait que Kurt avait déjà saisi sa main et l'entraînait à l'extérieur du bâtiment, sur le parking du lycée.

Ses yeux s'agrandirent un peu plus lorsqu'il l'aperçu.

Il était là, plus beau que jamais.

Toujours dans son éternel blazer, un petit sourire narquois sur le visage.

Adossé à la portière de sa voiture, les bras croisés sur le buste, Sebastian l'observait de ses yeux perçants, l'attitude nonchalante.

Il jouait au type qui n'en avait rien à faire d'être là comme toujours lorsqu'il était en représentation avec les autres, mais Blaine savait que lorsqu'ils se retrouvaient tout les deux, ce n'était plus du tout le même discours.

Alors, il se tourna vers l'adolescent posté à ses côtés, excité comme un gosse demandant l'approbation de sa mère.

- Tu es sûr ?

Kurt leva les yeux aux ciel, se saisissant des petites épaules de son camarade avant de le pousser en avant.

- Vas y avant que je change d'avis.

Blaine s'arrêta, faisant volte face. Il se penchant vers Kurt de manière à ce qu'ils soient les seuls à entendre ce qu'il avait à lui dire.

- Tu es incroyable.

Le jeune homme lui sourit, lui aussi les yeux brillants mais pas pour les mêmes raisons. Il l'observa alors s'éloigner, un hiver froid asseyant subitement son coeur, son sourire se fanant comme une fleur qui dépérit.

Il se dit alors qu'il y avait encore un espoir. Tout était bon pour pouvoir retenir ce garçon qu'il avait tant aimé.

S'il se retourne c'est qu'il reste quelque chose sinon, c'est que c'est la fin.

Bien sûr, Blaine ne le regardait déjà plus, ses yeux beaucoup trop occupés à dévorer le jeune Warbler.

Le seul qui lui jeta un regard par dessus son épaule, ce fut Sebastian. Il put y lire un semblant de gratitude, prenant cela comme un "merci" qu'on aurait tut.

Et ça faisait mal, atrocement mal.

Alors, Kurt leurs tourna le dos, à son tour.

Il accepta en fin de laisser Blaine s'en aller, de lui rendre sa liberté pour que lui aussi puisse réaliser ses rêves et vivre "son New-York."

Dieu merci, les toilettes n'étaient guère loin de là. Qu'importe s'il lui restait encore des cours, il prendrait le temps qu'il faudrait pour sécher ses larmes et panser les plaies infligées à son coeur.


Tout était irréel depuis la fin du Glee Club.

Avec toute la tension qu'il avait accumulée et avec la croix écrasante qu'il avait à porter, Blaine sentait enfin renaître en lui l'insouciance et l'assurance qu'il avait vu s'évanouirent à petit feu.

Après des semaines à envisager le pire, la colère de Kurt qui découlerait sur la perte de celui ci, une rupture douloureuse, des doutes sur sa relation et un éventuel petit-ami qui finalement ce serait lassé de son comportement variable, l'ex Warbler ne pouvait décemment pas un jour penser que toute cette histoire se terminerait sur une fin heureuse.

Blaine était redevenu Blaine Anderson et non, le petit-ami de Kurt Hummel. Il s'était réapproprié son identité et aussi surprenant que cela pouvait être, son nouveau statut lui prodiguait une sensation de liberté et d'apaisement intérieur.

Maintenant qu'il pouvait aller de l'avant sans se demander s'il fairait encore plus de mal à Kurt, l'adolescent se sentait pousser des ailes.

Et comble du bonheur, Sebastian se trouvait devant lui, en chair et en os.

Le jeune homme secoua négligemment la tête, se frappant mentalement pour s'assurer que son esprit ne lui jouait pas des tours.

Il était sûrement en plein rêve, il ne pouvait pas être là, devant lui, à le regarder s'approcher. Non, ça ne pouvait tout simplement pas être réel, ce n'était probablement rien d'autre qu'une illusion.

Et pourtant.

Sebastian entrouvit la bouche, cherchant quelque chose à dire mais se perdit dans ses propres mots...

- Blaine, je...

- Ne dis rien, souffla l'adolescent. Il s'arrêta devant lui, les larmes menaçants de tomber en cascade. - Tu m'as tellement manqué.

- Toi aussi.

Sebastian lui sourit, son esprit voletant furtivement vers Kurt et la décision qu'il avait accepté de prendre pour le bonheur de Blaine. Le jeune Warbler devait admettre qu'il n'était pas aussi stupide et inutile qu'il le pensait, même s'il restait chiant comme la pluie.

Il chassa très vite le garçon de son esprit pour venir perdre son regard dans l'immensité dorée. Il ne lui aurait jamais avoué cela mais à cet instant, son coeur battait à tout rompre et une sensation de chaleur indécente et de bien être envahissait sa poitrine. Il sourit, attendri par le sourire de Blaine.

- Et maintenant ? murmura ce dernier.

- Tu veux dire, maintenant que tu es de nouveau libre ?

Il hocha la tête quand Sebastian, lui, marqua une pause pour la forme.

- Je veux que ce soit officiel.

Blaine haussa les sourcils, surpris.

- De quoi est ce que tu parles ? s'enquit il, ne sachant pas trop s'il avait bien compris.

- De nous deux, répondit le jeune homme, résigné par le manque de perspicacité dont pouvait faire preuve son ami.

- C'est "nous" maintenant ?

L'air victorieux que Blaine abordait sur son visage ne plaisait guère à Sebastian. Il se sentit légèrement rougir, détournant le regard.

- Oh, ça va. Arrêtes un peu.

- Ce que tu peux être romantique Sebastian Smythe, se moqua l'autre, un sourire remontant jusqu'aux oreilles.

Sebastian leva les yeux au ciel, se décollant enfin de la portière pour venir faire le tour de la voiture.

- Lâches moi Simplet.

- "Nous"... Ca me plait bien, murmura Blaine, soudainement songueur.

Il ouvrit la portière et vint s'asseoir aux côtés de Sebastian qui lui, l'observait.

- On irat doucement, je te le promets.

Blaine sourit de plus belle, comme si c'était encore possible.

- Très bien. On remet les compteurs à zéro.

Attachant sa ceinture, il entendit Sebastian allumer le moteur, avant de l'imiter. Cependant, il ne démarra pas tout de suite, lançant un coup d'oeil en direction de Blaine. Son sourire narquois de nouveau apparent, le jeune homme fit courir son regard sur le petit corps frêle.

- Tu sais, quand je te disais qu'on irait doucement... murmura t'il, le détaillant des pieds à la tête. - Rien ne t'empêches de te jeter sur moi, je veux dire, je sais qu'à ta place j'aurais beaucoup de mal à me retenir. Tu n'imagines même pas le nombre de choses que je voudrais te faire...

A ces mots, il passa rapidement sa langue sur ses lèvres, tandis que l'autre adolescent soupira, à la fois incommodé et troublé.

- D'accord, oublies ce que je viens de dire sur ton hypothétique romantisme.

Sebastian lui sourit, se tournant cette fois vers la route et quittant le parking de McKinley.

- Allez viens, je t'invite à boire un café.

Son ami ne dit rien, s'intéressant subitement à ses chaussures.

- Sebastian... murmura t'il.

- Hmm ?

- Je...

Le jeune Warbler l'interrompu, comprenant alors qu'il n'avait pas encore suffisamment d'assurance pour pouvoir prononçer ces mots.

- Je t'aime aussi, Blaine.

Le plus important, après tout, c'était qu'il le pensait.


Sebastian vint rejoindre Blaine qui était attablé et l'observait, ne se détachant toujours pas de son sourire éclatant.

Il posa leurs commandes sur la table, et vint s'asseoir en face de lui.

L'air triomphal, il croisa les bras sur son buste, observant son vis à vis.

- Kurt nous a réuni, qui l'aurait cru ? lança t'il, narquois.

Blaine se saisit de sa commande, songeur.

- Il est incroyable.

- Il est pas mal, ouais, marmonna le jeune homme, en haussant les épaules.

L'ex Warbler sortit subitement de ses songes, posant son regard sur Sebastian.

- A ce propos, c'était quoi ce petit numéro ? s'enquit il, inquisiteur.

- Ah... ça, s'esclaffa l'adolescent, amusé. - Une sorte de sérénade, de... parade amoureuse. Appelles ça comme tu veux.

- Quelle romantisme...

Sebastian se pancha un peu sur la table, la moue taquine. Il sourit attendri, se voulant joueur et charmeur.

- Je suis un véritable gentleman, mais ça, tu auras tout le temps de le découvrir.

- J'en suis sûr.

Le jeune homme se tassa de nouveau au fond de son siège, jouant avec son gobelet qu'il faisait tourner entre ses mains.

- Qu'est ce que tu fais ce soir ? lança t'il soudainement.

Blaine sembla un peu mal à l'aise et laissa volontairement quelques secondes s'écouler avant de lui répondre.

- J-je ne sais pas trop... J'étais censé passer la soirée avec Kurt pour dire vrai.

Le jeune Warbler tiqua, fronçant les sourcils à l'entente du prénom.

- Très bien, je comprends.

- Ce que je veux dire par là, c'est que s'est annulé, se pressa très vit de réctifier Blaine.

- Donc tu es libre ?

- Donc que je suis libre, reprit t'il.

Sebastian sourit, espiègle.

- Que dirais tu d'une petite escale aux Scandals, en souvenir du bon vieux temps ?

- Tu dis ça comme si ça datait d'un siècle, se moqua l'adolescent.

- C'est ce que ça m'a parut être pourtant.

- Très bien. Je suis partant.

Le garçon lui gratifia d'un clin d'oeil qui fit sourire Blaine. De toutes façons il ne pouvait s'empêcher de le faire depuis qu'il avait croiser son regard sur le parking du lycée, ce matin là.


Après quelques verres et un bonne descente, Sebastian se demandait comment il allait faire pour pouvoir rentrer. Il était complètement saoul mais assez lucide pour savoir qu'il ne pourrait pas conduire. Saoul, certes, mais visiblement beaucoup moins qu'un certain Blaine Anderson...

Il l'observait depuis la piste de danse. Celui ci était accoudé au bar, se fesant dragué par un gros lourd depuis ce qui paraissait être une éternité.

Le jeune Warbler sentait la colère monter au fur et à mesure qu'il entendait le rire de Blaine s'élever au loin, se perdant dans le ron ron des baffes qui diffusaient la musique.

Au bout d'un moment, après un échange de numéro, l'autre boulet vint placer sa main sur la cuisse de son petit-ami, ce qui fit définitivement sortir Sebastian de ses gonds.

L'alcool l'avait retenu jusque là, beaucoup trop embrouillé pour pouvoir être cohérent et réfléchir à la bonne conduite à adopter. De plus, la musique n'aidant pas, le jeune Warbler ne pouvait s'empêcher de danser machinalement sur le rythme des bases.

Mais cette fois, c'était trop.

Furieux, il fit son chemin jusqu'aux deux jeunes hommes.

Il se planta face à eux, obligeant l'autre à se redresser et à le regarder.

- Oups, chasse gardée, railla t'il amer, fesant en sorte que sa voix couvre suffisamment la musique.

A ces mots, il passa un bras ferme autour de taille de son petit-ami, se montrant soudainement très possessif.

L'autre les observaient, un sourire moqueur à l'intention de Sebastian. Il devait probablement le prendre pour un fou.

Agacé, ce dernier le gratifia d'un sourire mauvais, l'observant de toute sa hauteur.

- Maintenant si tu veux bien nous excuser, je pense que tu ferais mieux de dégager parce que tu es entrain de draguer un mineur.

Son vis à vis blêmit soudainement, ses yeux s'agrandissant. Fier de son petit effet, Sebastian lui sourit froidement, resserrant un peu plus son emprise autour de la taille de Blaine. Il devait être soit aveugle, soit stupide pour ne pas avoir remarqué que Blaine n'était encore qu'un adolescent.

- Q-quoi ? marmona l'autre décontenancé.

L'ex Warbler s'offusqua, subitement mort de honte.

- SEBASTIAN !

Tout deux virent l'homme s'éloigner, visiblement troublé. Sebastian passa une commande, se disant que l'alcool l'empêcherait d'aller à sa poursuite pour lui briser les deux jambes et lui faire manger du gravier.

Il ne détacha pas son emprise, le bras toujours enroulé fermement autour de la taille de Blaine.

- Connard... cracha t'il entre ses dents.

Blaine sourit finalement, amusé par la jalousie dont faisait preuve son petit-ami.

- Arrêtes, il était pas mal...

- Ouais, si on aime les chevaux.

Le jeune homme fit glisser un siège près de celui de son petit-ami. Il s'assit à ses côtés, faisant clairement barrage entre celui ci et les autres hommes présents dans le bar.

C'était adorable et à la fois, très gênant.

- Ca t'apprendra de me faire boire, lança l'ex Warbler en observant le barman faire glisser un verre sur le comptoir.

Sebastian s'en saisit, toujours aussi tendu et contrarié.

Il marmonna entre ses dents, plus pour lui même.

- Ca m'apprendra de te laisser tout seul, ouais... Bande de pervers. Viens par là.

Blaine le laissa l'attirer contre lui, beaucoup trop saoul pour pouvoir protester. Le bonheur auquel il goûtait depuis hier n'avait de cesse de le combler et tout cela, il le devait à cet idiot de Warbler, jaloux et possessif mais cependant, il fallait le dire, terriblement craquant.


Puisque Sebastian ne pouvait pas conduir et que Blaine encore moins, le jeune Warbler choisi de l'emmener chez lui.

S'ils devaient rentrer à pieds, la route serait moins longue jusque là, plutôt que de raccompagner un Blaine complètement saoul au risque de tomber sur Mr ou Mrs Anderson.

Il prit soin de garder son petit-ami près de lui tout au long du trajet, craignant qu'il ne trouve ça subitement drôle d'aller se planter en plein milieu de la route pour danser comme il le faisait plus tôt, aux Scandals.

Blaine chantait à tu tête, heureux comme jamais et franchement euphorique. Sebastian, quant à lui, l'écoutait ou plutôt subissait, souriant néanmoins devant un Blaine qu'il voyait pour la première fois aussi joviale. Pour une fois qu'il se décoinçait un peu, Sebastian n'allait sûrement pas le blâmer.

Ils mirent peu de temps à regagner la résidence des Smythe.

Une fois à l'intérieur, Sebastian délaissa enfin la taille de Blaine pour gagner les escaliers. Il s'arrêta en route lorsqu'il constata que celui ci ne le suivait pas.

C'était devenu une habitude pour le jeune homme qui lui, ne faisait plus attention et ne s'extasiait plus sur l'environnement dans lequel il vivait.

Il avait aussi prit l'habitude que tout le monde s'enchante de la décoration ou s'attarde sur la grandeur du domaine. Ca avait toujours été comme ça depuis qu'il était petit.

Blaine n'en revenait pas.

En fait, il n'aurait su dire si c'était le décor qui lui faisait ainsi tourner la tête ou le fait qu'il soit aussi saoul. Il se doutait que Sebastian vivait comfortablement. Pour pouvoir se permettre d'être élève à Dalton et au vue de son aversion pour les lycées publics, s'était assez évident que sa famille avait des moyens. Mais jamais il n'aurait imaginé qu'ils pouvaient justement avoir, autant de moyens.

Son regard s'attarda sur un portrait accroché dans l'entrée. Il s'en approcha en plissant les yeux, intrigué.

L'homme qui se tenait sur la photo ressemblait étrangement à Sebastian mais était beaucoup plus âgé pour que ça ne puisse être lui.

- C'est ton père ? s'étonna Blaine, toujours penché sur le portait.

Du haut des escaliers, Sebastian l'observait, lasse.

- Exact.

Il ne s'était jamais vraiment attardé sur le sujet avec qui que ce soit, ne parlant que très rarement de ses parents ou uniquement lorsqu'il en était obligé.

Se voulant rassurant, le jeune Warbler descendit quelques marches, s'adossant au mur.

- Ils sont absents, rassures toi on ne sera pas dérangés. Comme toujours.

Blaine relava la tête, sentant une pointe de tristesse dans la voix de son petit-ami. Soudainement sérieux, il planta son regard dans les yeux azures qui s'étaient perdus dans la contemplation des marches.

- Je peux comprendre ça.

Sebastian l'étudia lui aussi. Il se décolla du mur, croissant les bras sur son buste. Le coeur de l'autre adolescent se serra lorsqu'il aperçu le sourire narquois que son petit-ami servait à tout le monde, celui qui dit "à partir de ce moment je remet mon masque"et dont il avait pourtant accepté de se débarrasser lorsqu'ils se trouvaient tout les deux.

- Oh, ceci étant dit ma mère est très fière de son fils chéri. Elle a toujours adoré me présenter à ses collèges.

Il descendit de nouveau quelques marches.

- J'étais toujours propre sur moi, poli, charmeur et avenant, c'était tout ce qui comptait pour elle. J'étais déjà bien rodé pour me faire aimer des autres et mettre en avant mes atouts.

Blaine déglutit difficilement mais la boule qui s'était coincé dans sa gorge ne se délogea pas pour autant. Il se sentait abattu suite aux confessions que venait de lui faire le jeune Warbler. Pour avoir connu des moments difficiles avec sa famille, il savait ce que ça faisait. Par contre, il ne voulait même pas imaginer ce que Sebastian pouvait ressentir, en apprenant à vivre avec ça depuis sa toute jeune enfance, jusqu'à maintenant.

A cette pensée, Blaine se crispa. Il soupira longuement, fronçant les sourcils.

- Est ce que tes parents savent que... ?

- Oui, ils savent pertinemment que leurs fils unique ne leurs donnera probablement jamais de petits-enfants, ricana douloureusement Sebastian.

Lui aussi soupira, ne voulant pas gâcher la soirée. Si parler de sa situation familiale était tabou, c'est qu'il y avait une raison. L'alcool aidant, Sebastian avait parlé de choses qu'il n'aurait jamais confié à qui que ce soit d'ordinaire. Dieu merci, ce soir là il était avec Blaine et lui faisait suffisamment confiance pour ne pas avoir à se débrouiller pour lui oublier ce qu'il venait de dire ou l'obliger à ne jamais révéler ces informations.

Il sourit de nouveau avant de faire volte face.

- Allez amènes toi Eric, lança t'il par dessus son épaule.

Derrière lui, Blaine fronça les sourcils, lui lançant un regard plein de mépris.

- Sebastian...

- Oui je sais, plus de surnoms débiles, consentit le jeune homme. - Mais je te ferais dire que je vaux pas mieux, y'a rien de plus débile qu'un crabe qui chante.

L'ex Warbler éclata de rire, se demandant ce qu'il avait fait pour avoir un petit ami aussi stupide.

Il agrippa sa main et s'engouffra dans la chambre de ce dernier.


Blaine s'installa sur le lit deux places qui trônait au beau milieu de la chambre. Il fit glisser son téléphone de sa poche et avant même de pouvoir y lire l'heure, il vit une main se saisir du petit appareil et le tirer hors de sa vue.

- Sebastian ! s'offusqua la tête brune.

Le jeune homme planté en face de lui ne sembla pas du tout ébranlé, souriant fièrement.

- Voyons voir... Ou est ce que cet espèce de trou duc a bien pu enregistré son numéro ? s'enquit t'il, toujours à cran.

Blaine lui lança un regard furieux, se maudissant d'avoir accepté que le type du bar lui laisse son contact.

Il sentit son coeur rater un battement lorsqu'il vit le sourire victorieux de Sebastian se transformer en sourire narquois.

- Tiens, tiens, tu ne devineras jamais ce sur quoi je viens de tomber... lâcha t'il, moqueur.

Blaine écarquilla les yeux.

Non, non et non. Pas ça.

- Des petites notes qui parlent de moi ? Vraiment ? Oh, Blaine Anderson tu es un sale, vilain, petit cachotier. Tout un tas de mot doux, si c'est pas adorable !

L'ex Warbler se sentit furieusement rougir.

Bon dieu, qu'il se détestait d'avoir écrit des choses aussi stupides dans ses moments les plus difficiles. Sebastian lui avait tellement manqué qu'il s'imaginait le retrouver et ne pouvait s'empêcher d'écrire ô combien il le trouvait beau, charmant, intelligent et adorable. Sans parler de son humour et de sa bonne compagnie dont il ne se lasserait probablement jamais.

S'emparant du peu d'amour propre qu'il lui restait, Blaine se leva tant bien que mal, se concentrant pour ne pas perdre l'équilibre. Il devait récupérer son téléphone à tout prix, ou sinon, il se ferait charrier là dessus pour le restant de sa vie.

En le voyant se relever, Sebastian plaça le bras au dessus de sa tête, l'appareil en main. Hors de question de le rendre à Blaine, et puis quoi encore ? Tout sourire, il s'esclaffa en voyant Blaine se plaindre et se débattre sous son nez.

- Du calme grincheux, je veux juste savoir ce que tu écris sur moi.

- Très bien, maronna celui ci, les bras croisés.

Sebastian arqua un sourcil surpris, mais ne dit rien. Il se dirigea alors vers le lit, le téléphone entre les mains.

Une fois assit, le jeune homme n'eut même pas le temps de faire délifer les petites notes puisque son petit-ami s'en était à son tour saisit et se retrouvait maintenant au dessus de lui, abordant un air triomphal.

Relevé sur ses coudes, Sebastian ne put s'empêcher de faire remarquer à Blaine la situation délicate dans laquelle tout les deux se trouvaient à cet instant.

- Je te ferais dire que tu as récupéré ton téléphone, Blaine. D'autant que tu es assit à califourchon sur moi.

Son petit-ami le fixait intensément, le souffle court. Les yeux de Blaine brillaient si fort que Sebastian lui aussi se mit à expirer bruyamment, tant il l'observait avec insistance.

- Je sais, murmura un Blaine pendu à ses lèvres.

- Ca fait rien, j'aime bien te voir sous cet angle aussi.

Il se rapprocha du visage de son petit-ami, l'obligeant ainsi à s'allonger complètement. La dernière fois que Sebastian avait entendue sa voix résonnée de façon aussi rauque, c'était lorsqu'ils s'étaient tout les deux disputés et que des images obscènes étaient alors venues se nicher aux quatre coins de son esprit.

L'atmosphère était tout de suite, beaucoup plus pesante. De plus, Blaine était maintenant lui aussi allongé sur Sebastian, les mains de part et d'autres de son visage. Il l'observait toujours avec autant de désir dans les yeux, la bouche entre ouverte et le bassin collé au sien.

Dans un souffle chaud, le jeune homme prononça le prénom de son petit-ami qui lui, ne donnait pas cher de sa peau s'il continuait à le fixer ainsi.

- Oui ?

- On parlait de tes parents tout à l'heure...

- Exact, confirma l'ex Warbler.

- Est ce que tu penses qu'ils rentreront tard ?

Visiblement, le sous entendu n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Sebastian ne su trop comment réagir. A vrai dire, il avait toujours voulu avoir Blaine dans son lit, avant même de le vouloir pour ce qu'il était. Mais il ne pouvait pas le pressé, comme il le lui avait promis plutôt.

Il chercha quoi dire dans les prunelles dorées et fut vite confrontée à une réponse.

C'était réellement la seule chose que Blaine voulait à cet instant précis. L'attirance qu'ils avaient l'un pour l'autre était là, restait à savoir si l'alchimie l'était aussi.

Alors, Sebastian fit la seule chose qu'il était capable de faire à cet instant : Sourire comme un idiot.

- Possible.

Etrangement, le jeune homme sentit en lui poindre une once d'appréhension. Il était doué d'un point de vue lubrique, beaucoup plus à l'aise que lorsqu'on lui parlait de sentiments. Etant sûr de lui et de ce qu'il renvoyait, il n'avait alors jamais douté de son physique, ni de ses compétences. Cependant, le fait de s'être montré aussi sincère et impudique vis à vis de Blaine, rendait les choses encore plus sensibles. Il s'était déjà mit à nu une fois pour recommencer cette fois ci, au sens propre du terme.

Et par dessus tout, il allait pour la première fois de sa vie partager un moment intime avec son petit-ami, quelqu'un qu'il aimait.

C'était la première fois qu'il allait franchir le pas en prenant compte de ses sentiments, la première fois qu'il y accordait de l'importance. C'était comme une première fois, tout court.

Alors, il se sentit anxieux et subitement, beaucoup moins sûr de lui.

Pour ne rien arranger, Blaine était saoul et regretterait peut-être ce qu'il s'apprêtait à faire.

Reprends toi un peu et arrêtes de te comporter comme une jeune pucelle.

Il sentit la petite main de son vis à vis se glisser sur sa joue, ses yeux de chiot le fixant avec la même lueur, emplie de désir et de chaleur. Il le vit ensuite se pencher un peu plus sur lui, murmurant pour la première fois contre ses lèvres un "je t'aime" clair et distinct, avant de l'embrasser tendrement, lui déclachant au passage, quelques frissons. "Je veux être en symbiose, plus proche que jamais de toi, Sebastian."


... FIN DU CHAPITRE ...

Quand on a un prompt mais pas d'inspiration ni d'or dans les doigts pour pouvoir écrire un chapitre décent, voilà ce que ça donne !

Maintenant que les deux chats sont ensembles, il fallait que je trouve un petit quelque chose pour ne pas que cette fic perdre en rythme.

Alors voilà, nous y sommes, le dernier chapitre à venir !

Tout ce que j'espère c'est que vous prendez autant de plaisir que moi j'ai en écrivant, en me lisant. Et une énième fois, un grand MERCI à tous !