N/A: tout d'abord je vais m'adresser Mrs Elizabeth Darcy31 lui souhaité la bienvenue sur cette histoire :) Merci pour tous tes commentaires! Et en espérant que tu ne seras pas déçue avec la suite. En attendant, j'avais le sourire quand j'ai lu tous tes commentaires un par un! hihihi ^^ Bref, pour tout le monde, voici la suite. En espérant que cela continue de plaire ;) Bref, la p'tite musique qui s'y accroche est: bleeding love interprétée par Tom Dice. Enjoy!


« Tu veux bien me dire ce qu'il s'est passé, alors ? »
Esposito caressait l'épaule de sa partenaire. Ils venaient de se montrer leur amour commun, et à pré-sent le jeune officier harcelait sa partenaire pour tout savoir sur la réconciliation entre sa collègue et sa petite-amie. Mais celle-ci ne voulait rien lâcher.
« T'es incroyable, Lanie ! Vous vous disputez, tu refuses de partager ce qu'elle te confie. Et c'est pareil quand vous n'être pas en pleine dispute. Je fais comment, moi ? »
« De quoi tu parles... Tu fais comment à propos de quel sujet ? »
« Comment je peux deviner l'avancé de la relation Beckett/Castle. Ce n'est pas fair-play si tu caches des faits. On doit partager nos informations pour le bon déroulement du pari. »
« Javier Esposito ! Comment oses-tu parler de paris alors que c'est le bonheur de ma meilleure amie qui est en jeu ? »
« Comment je peux ? Je tiens les comptes de ce pari : je sais combien tu as misé. Voilà comment je peux. »
« Je pense que tu as surtout peur de perdre. »

Lanie releva sa tête du torse de son homme et plongea son regard dans le sien, un grand sourire victorieux aux lèvres. Il lui sourit en retour et pencha son visage pour l'embrasser. La légiste se laissa faire, prolongeant même le baiser. Elle repensa au moment où ils avaient quittés la soirée. Beckett était tellement perdue dans ses pensées, ou plutôt conclusions hâtives, qu'elle n'avait même pas vu, comprit, que Lanie et Esposito désiraient rentrer pour batifoler en toute aisance. Elle eut un léger rire, ce qui fit se reculer le latino. Il lui importait peu ce qui prenait à sa belle, à vrai dire, il se posait des questions à propos de la relation sur laquelle le pari était porté. Tout comme Lanie, il voulait voir son amie et collègue heureuse, et il ne s'imaginait pas la voir ainsi sans être auprès de l'écrivain. Il avait connu Beckett avant de connaître Castle, et tout comme le capitaine avait pu le remarquer, il avait bien vu que le visage de Beckett n'était rayonnant qu'après une journée passée avec lui; qu'elle ne souriait pas autant pendant l'été où il fut absent et même après sa sortie de l'hôpital, plus récemment. Quand Castle n'était pas là, il était facile de le deviner : rien qu'à l'humeur de Beckett. Et il en était las, pas des sauts d'humeur de sa collègue, mais bien fatigué de la voir souffrir. Tantôt par la faute de l'écrivain, tantôt par sa faute à elle. Et quand parfois il se rappelait l'avoir vu se dé-voiler pour assister à un remake de Castle et l'ex-femme numéro 2, il se disait qu'elle souffrait aussi à cause des autres. De ses amis, collègues, peu importait, tous ceux qui se mêlaient de leur relation. Parfois, on essaie d'agir en bien, mais les conséquences sont loin de ce qu'on s'imaginait.
Le silence s'était fait entre les deux amants, brisé très vite par le policier.

« Sérieusement, tu penses qu'elle va rester sur sa position ? »
« Nous en avons évidemment parlé, et elle a enfin avoué qu'elle avait tort. »
« Tu sais, j'y ai bien pensé. Et je la comprends tout à fait. »
« Ne lui dis surtout pas, elle pourrait prendre cette excuse pour laisser tomber encore une fois. »
Lanie plaisantait, elle ne pensait pas du tout que son petit-ami était sérieux dans ses propos. Ils en avaient déjà parlé, quand Lanie avaient enfin voulu lui lâcher quelques informations sur la dispute d'avec sa meilleure amie. Elle avait juste laissé entendre que Beckett se sentait trop coupable et qu'elle ne pouvait pas faire correctement son boulot quand Castle était présent. Et cela, Esposito ne pouvait que le comprendre. Il afficha un air trop sérieux pour que Lanie continue de croire à une plaisanterie. Elle se redressa alors, et du regard, le questionna. Il n'attendit pas longtemps avant de s'expliquer.
« Tu te rappelles à l'enterrement du Capitaine, quand Kate s'est fait tirer dessus. Tu n'as pas réfléchis un instant, et tu as bondis sur tes jambes pour aller auprès d'elle. Je t'ai retenue, parce que je t'aime et que j'ai eu peur qu'il t'arrive quelque chose... Pourtant mon boulot n'était pas de te protéger, toi. Il était de protéger toutes les personnes présentes, et pour cela j'aurais dû sortir mon arme et chercher d'où venait le tir. Beckett n'a pas fait ni moins, ni plus lorsque Castle a été légèrement blessé. Ok, ce n'était qu'une blessure bénigne : une gentille égratignure. Mais ça aurait pu être pire. Et tu la connais assez pour savoir que jamais elle n'aurait pu se le pardonner. Et crois-moi, si c'était Ryan ou moi qui avais été touchés, elle n'aurait même pas accepté que Castle continue à participer aux enquêtes. »
« Mon cher, tu me surprends beaucoup ce soir. Après ce que tu m'as dit au dîner, et là... J'ai l'impression que tu connais mieux ma meilleure amie que moi. »
« Ce n'était pas mon intention, mais j'ai beaucoup réfléchis à votre dispute. »
« Pourquoi cela ? »
« Parce que je partage ta vie, et que je veux que tu sois heureuse. Et bien que prétendais le contraire, je savais que ça te faisait plus de mal que de bien cette dispute. Et j'ai pu en discuter avec Beckett, aussi, et j'ai vu la même chose chez elle. Vous vous manquiez mutuellement, c'était stupide. Mais je vous savez aussi butée l'une que l'autre, et je savais que je m'exposais à une balle entre les deux yeux si jamais j'engageais le sujet Castle avec Beckett. Alors, il me fallait trouver des arguments pour te faire voir que Beckett ne voulait rien d'autre que se protéger et garder sa conscience clean en ce qui concerne le boulot. Car, quand t'es flic, la vie de tes partenaires doit passer avant tout quand tu es sur le terrain. »
« Je veux bien admettre que sur le point de vue de son job, elle a raison. D'accord, c'est peut-être mieux ainsi. Mais pourquoi l'imposer à Castle ? Si elle lui donnait le choix, je suis sûre qu'il n'aurait pas hésité une seule seconde. Il aurait laissé tomber ses recherches, choisissant de pouvoir vivre enfin ce qu'il désire avec elle. Tu l'as dit toi-même, ça fait bien longtemps qu'il ne la suit plus pour ses recherches. »
« Et à cette question je répondrais juste : c'est Richard Castle ! Tu sais que sous couverture, une femme a avoué à Beckett que Castle était surnommé la baleine blanche. Je te rap-pelle aussi, qu'il a accepté de couché avec une actrice alors qu'il se doutait au fond de lui qu'elle ne le faisait qu'afin d'obtenir un entretien de casting. Il a pour habitude de se retrouver en page six avec trop peu souvent la même femme. Il s'est même vanté - et ce devant Beckett - qu'il appréciait cou-cher avec la mère d'Alexis juste pour le plaisir, mais qu'il n'avait pas envie qu'elle débarque dans sa vie pour de bon. Comment veux-tu qu'elle arrive à se jeter tête baissé dans cette relation ? Peu importe ce que pourrait dire Castle, ou même les arguments que tu pourrais avancer... C'est Beckett, et la chose qu'elle fait le mieux c'est se protéger. »

Lanie fronça les sourcils. Son homme avait raison, et elle n'aimait pas trop ça. Pas qu'elle prétendait détenir toujours la vérité, mais c'est juste qu'elle pensait avoir fait le tour de Katherine Beckett. Et en écoutant Esposito, elle devait s'avouer qu'il avait raison sur toute la ligne. Elle était légèrement vexée. Surtout par son propre comportement. Elle s'en voulait d'avoir poussé, dès le début, son amie dans le lit de l'écrivain sans se soucier de ce qu'elle voulait, elle. Sans même voir qu'elle pouvait avoir des sentiments, et attendre plus que l'histoire d'une nuit. Elle finit par sourire à son amoureux et se replaça auprès de lui. Passant un bras autour de sa taille, et posant sa tête sur son torse, elle ferma les yeux et s'endormie heureuse comme jamais. Elle se promit de ne plus intervenir dans la relation qui unissait Richard Castle et Katherine Beckett. Bien entendu, elle viendrait aux nouvelles, elle écouterait son amie tant qu'elle montrait l'envie d'en parler. Mais elle ne mettrait plus son grain de sel. Après tout, elle s'était "cachée" au début de sa relation avec l'homme qui l'enlaçait, pour éviter cela justement : que tout le monde s'en mêle. Et Kate ne lui en avait jamais voulu, alors c'était la moindre des choses que Lanie laisse désormais sa meilleure amie mener cette histoire comme elle le souhaitait.

« Il n'y a eu aucun incident ? »
« Non, tout était parfait. Mes parents étaient ravis, j'étais donc ravie. »
« Je suis content. »

Le lieutenant Kévin Ryan s'approcha de cette jeune femme blonde qui allait, dans quelques heures, devenir la sienne. Cette étape était arrivée trop vite, aux dires de certains, mais pour lui c'était une évidence. Rien ne semblait avoir de raison, de goût, d'intérêt sans Jenny à ses côtés. Alors il se fichait de la durée de leur relation. Il se fichait des avis des autres, il l'aimait et il l'aimerait jusqu'à la fin de sa vie. Il n'en avait aucun doute. Donc, il s'approcha d'elle et la prit par la taille.

« Je t'aime, Jenny. »
« Je t'aime aussi, Kevin. »

Il l'embrassa passionnément, et à leur séparation le jeune homme vit sa future belle-mère qui les regardait.
« J'ai l'impression que c'est l'heure. »

« C'est la tradition, tu le sais bien. Les futurs mariés ne doivent pas passer la dernière nuit ensemble. On se revoit vite. »
« Et je ne serais jamais plus heureux qu'une fois que tu seras devenue ma femme. »

Jenny rougit légèrement. L'officier et elle étaient un couple plutôt romantique, et il lui faisait souvent des déclarations de ce type. Mais à chacune, elle ne pouvait pas rester sans réagir. Soit elle rougissait, soit elle lui disait combien elle l'aimait en retour, soit elle rigolait nerveusement... Bien qu'elle se sente niaise, elle adorait cette façon qu'il avait de la mettre dans cet état. Ce n'était jamais méchant, même si elle ne se sentait pas au top de sa gloire dans ces instants. Elle aimait que son futur mari lui énonce combien il l'aimait à chaque occasion qu'il avait.

« Avant de partir, je voulais te demander. Que s'est-il passé entre Kate et Rick, alors ? »
« Rien, je crois. Après qu'il ait pris congé, Beckett m'a demandé où il se trouvait parce qu'elle avait à lui parler. Et bien que je lui ai glissé qu'il devait se trouver dans le hall, elle est restée sur sa chaise. Je ne pense pas qu'elle lui ait parlé, après tout je ne sais même pas ce qu'elle voulait lui dire. »
« C'est dommage, ça crève les yeux qu'il est fou d'elle; quand à Kate, je n'en parle même pas. Allez, bonsoir. Ne me fais pas de faux plans : tu ne pourrais pas échapper à mon père, de toute manière. Je t'aime. »
« Ne t'en fais pas. Je t'aime aussi. »

Jenny embrassa tendrement Ryan et se libéra de son étreinte. Elle lui donna un dernier sourire, un dernier regard plein de joie et lui tourna le dos rejoignant sa mère. C'est alors que Ryan réalisa ce que Jenny venait de dire. Il la chercha des yeux, l'appela mais elle devait déjà se trouvait dehors. Se mettant à courir pour la rattraper, il arriva de justesse avant que la voiture ne démarre. La mère de Jenny, bien qu'elle appréciait beaucoup Ryan, protesta à avançant l'heure qui se faisait tardive. Il s'excusa prétextant que cela était important.

« Qu'est-ce que tu as dit, à propos de Castle et Beckett ? »
« Rien. »
« Si, souviens-toi. Tu m'as dit que c'était dommage parce qu'il était clair qu'il était amoureux d'elle et après... Tu as parlé de Beckett, qu'est-ce que tu as dit ? »
« Hé bien, je sais plus... Enfin, cela devait tourner autour du fait qu'on ne peut pas louper ses sentiments quand on la regarde. Son visage s'illumine rien qu'à l'évocation de ton ami. Ses yeux, son sourire.. Elle lui donne tout ce qu'elle a. Si ce n'est pas de l'amour, je ne sais pas ce que c'est. Pourquoi, qu'est-ce qu'il y a ? »

Ryan remercia sa fiancée pour ces détails. Il n'était donc pas fou, et Lanie et Esposito ne se trompaient pas dans leurs hypothèses. Kate devait être amoureuse de Rick depuis autant de temps que lui, si ce n'était plus. Et il était persuadé que Castle n'en savait rien. Qu'il était à des années lumières de cette idée.
Tout comme Esposito, il n'était pas dans la confidence de ce qu'il s'était passé entre eux cette fameuse soirée au Old Haunt et son retour, officiel. Lanie, Alexis et Martha étaient les seules à savoir que Beckett et Castle s'étaient avoué plus qu'ils ne l'avaient jamais fait en trois ans. Il fallait qu'il parle de ce que Jenny avait dit à son collègue, il fallait qu'ils les aident à se trouver. Ils se cherchaient depuis bien trop longtemps.

« Tu ne dors pas ? »

Il se releva en entendant la voix douce de la jeune fille. Il haussa les sourcils, l'air sérieux.

« Je ne t'ai pas réveillée, si? »
« Non. Je n'arrivais pas à dormir : il me tarde tellement de voir Jenny dans sa robe de mariée. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
« J'avais la tête ailleurs, et la bouteille m'a glissée des mains. »
« Tu veux de l'aide pour nettoyer ? »
« Non, ça va aller. Je pensais grignoter, tu m'accompagnes ? »
« Avec plaisir. »

Castle lui expliqua ce qu'il avait pensé grignoter : le menu plaisant à Alexis, elle sortit ce dont ils avaient besoin alors que lui continuait de nettoyer. Il regarda sa fille et se sentit apaisé. Il avait toujours en tête Beckett, les occasions manqués, les non-dits, leurs conversations, mais quand Alexis entrait en scène, il n'y pensait plus. Pour une grande partie du temps. C'était comme du repos. Il savait qu'Alexis appréciait beaucoup la policière, et elle était très intelligente. Il était persuadé, que sans être totalement sûre d'elle, elle supposait une attirance de sa part pour Kate. Mais Alexis ne questionnait jamais, à peine de quoi se montrer polie. Et puis il lui parlait suffisamment de Beckett pour qu'elle en sache pratiquement autant sur elle que lui.
Ils s'installèrent au comptoir pour manger les glaces que l'adolescente avait préparées, le silence les accompagnants.

« À quoi tu penses ? »
« Que si ta grand-mère se réveille, on aura plus de glace pour une prochaine nuit comme celle-ci. »
« Tu exagères ! Et puis, elle n'est probablement pas couchée, du moins pas ici : elle n'est pas rentrée. »
« Et tu ne me le dis que maintenant ? »
« Tu n'es pas venu me dire bonsoir, en rentrant. Comment je pouvais savoir si tu t'étais couché ou non ? Et tu ne m'as rien demandé. »
« Excuses-moi. Je m'inquiètes toujours un peu quand elle sort, c'est une femme dangereuse. »
« C'est une femme assez mature pour savoir s'occuper d'elle. Papa ? Tu es sûr que ça va, tu à l'air ailleurs. »

Richard Castle regarda sa fille. Ce qui la mettait sur cette voie était qu'il n'avait pratiquement pas touché à sa glace, en fait il s'était contenté de jouer avec et de la réduire en crème. Il prit alors une cuillère de leur repas nocturne et reporta son attention sur elle.

« Demain, assures-toi qu'aucune blonde - en dehors de Jenny - ne m'approche. Et aussi, empêches-moi d'être désagréable avec Beckett. Je peux compter sur toi ? »
« Bien sûr, même si je n'ai droit à aucune explication, tu peux compter sur moi. »

Alexis s'empressa de finir sa glace, elle embrassa son père qui était resté bouche bée devant sa dernière réplique. Il ne voulait pas cacher des choses à sa fille, mais... Mais il était trop vexé de se faire mener par le bout du nez par une femme. Il avait une réputation d'homme à femmes, pas celle d'un homme qu'on prend et jette. Il savait qu'Alexis le connaissait bien mieux que ça, il était son père, elle savait qu'il n'était pas vraiment l'homme aux multiples conquêtes que les pages glacées avançaient. Mais, sa fierté, son orgueil prenaient tous deux un coup à chaque fois qu'il pensait avoir ce qu'il voulait avec Beckett et qu'elle reculait.
Il regarda sa glace fondue et décida qu'il valait mieux aller se coucher. Il se saisit des deux bols et alla les déposer dans l'évier.

« Papa, malgré ce qu'elle a pu te faire, ne soit pas trop en colère contre Beckett. Quoiqu'elle ait pu faire, il y a sûrement une raison. »
« Je te promets d'essayer de savoir ce qui l'a poussée à agir ainsi. Bonne nuit ma chérie. »

« Bonne nuit, Papa. »

Beckett désirait mettre un terme à leur conversation, son père l'avait bien compris. Il décida que venir le voir pour lui parler de cela avait du lui demandé beaucoup, il ne voulait pas qu'elle se braque s'il insistait.

« Bien, mais il va falloir que tu m'expliques mieux que ça, bientôt. Bonne nuit, Katie. »

Kate Beckett se sentie redevenir enfant : juste par l'utilisation de ce simple surnom. C'était quelque chose que seul sa mère et son père faisaient, et ce très souvent quand elle était une enfant. La jeune femme se dit qu'elle devait assurément des explications à son père, elle avait juste peur qu'en le disant à voix haute tout perde de son sens. Alors que son père se dirigeait vers sa chambre, lui laissant le salon seulement parce qu'elle l'avait ordonné, elle lança rapidement.

« Je n'arrive pas à savoir ce qui a le plus d'importance. »

Il fit demi-tour et vint se poser face à elle, la regardant de haut seulement parce qu'il était debout et elle assise.

« Le plus important est que tu sois heureuse. Tu as juste à trouver le moyen de l'être. »
« Très bien, mais dans ce cas je ne peux pas l'avoir avec moi sur les en-quêtes. »
« Pourquoi cela ? Parce qu'une balle l'a effleuré et que tout ce que tu as vu c'est un partenaire à terre ? »
« Non, ce que j'ai vu c'était l'homme que j'aime à terre. Je ne veux pas qu'il lui arrive quoique ce soit, et en même temps je ne peux pas le protéger. Quand on est sur le terrain, j'ai la vie de mes collègues à protéger, en premier lieu, mais aussi une enquête à résoudre. »
« Je croyais qu'il avait signé un papier. »
« C'est le cas, et à l'époque, je me fichais qu'il se fasse tirer dessus ou de ce qui pouvait lui arriver. Mais maintenant, je connais sa mère et sa fille, et je partagerais leur peine et douleur s'il devait lui arrivait quelque chose. Je refuse de le perdre. »
« Et pourquoi au lieu de le repousser, tu ne lui as tout simplement pas dis ça ? »
« C'est comme si je devais lui demander de choisir entre ses livres ou nous, entre son travail et moi. J'ai trop peur qu'il me demande la même chose en retour, et je ne suis pas prête à laisser tomber mon travail pour un homme. Même si cet homme est Richard Castle. »
« Je ne sais pas, Katie. Il est clair qu'il tient énormément à toi, et je pense que la meilleure des choses et d'être honnête dans une situation comme celle-ci. Il pourrait te surprendre, tu sais. »

Jim Beckett se pencha pour embrasser sa fille, lui glissant un bonne nuit au passage et partit se coucher. Il ne doutait pas que sa fille n'allait pas se coucher tout de suite, trop prise à réfléchir à ce que son père venait de dire. Elle allait analyser, s'empêchant de dormir même si le sommeil la prenait. Il sourit à cette idée, sa fille était quelqu'un de tellement têtue, il ne comprenait juste pas pourquoi elle était plus souvent bornée à vanter les contre que les pour.
Quant à Kate, elle s'était allongée sur le sofa du salon de son père, pensant à ses derniers mots. Castle, la surprendre ? Il ne cessait de le faire de jour en jour. Parfois en bons termes, et parfois non. Elle se jura de ne pas s'énerver, le lendemain, quand elle verrait l'écrivain mais de lui expliquer toutes les motivations de la valse qu'elle lui jouait. Se promettant de laisser tous ses sentiments sortir, et arriverait ce qui arriverait. Elle ne devait pas laisser son imagination, ses pensées à propos de comment il avait fini sa soirée l'arrêter dans son élan.


N/A: et non, Beckett n'a pas rejoint Rick! Mais je trouvais que c'était un moment bienvenu pour des p'tits moments plein de douceur en famille, comme ça. *pas taper, pas taper*