Auteur : Abby and Jes

Titre : Cœur de Loup

Couple : Draco/Ron

Genre : Romance/Drame

Rated : M

Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR. Certains personnages sont de nous, ils seront ajoutés au fur et à mesure.

Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Draco, et Jes dans celle de Ron.

Statut : Finie à l'écriture. 15 chapitres

Bêta correctrice : Red Blood Apple

Résumé : Dans un monde sorcier qui se remet difficilement de la guerre et des personnes disparues, Draco vous aurait ri au nez si vous lui aviez dit qu'un jour, Ron deviendrait le centre de son monde. Mais voilà, on ne peut rien faire contre le destin et la réalité peut parfois même dépasser vos rêves les plus fous.

Périodicité de publication : Un chapitre par semaine voir plus, si nous sommes gentilles.


Note Abby : Hello people ! J'espère que vous avez passé une bonne semaine ! Merci à ceux et celles qui nous ont laissés des reviews, c'est toujours un plaisir de vous lire ! Bonne lecture et n'hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ce chapitre. Enjoy !

Note Jes : Bonjour, bonjour ! Comment allez-vous ? Pour ma part, ça va. Sinon, je tiens à rappeler ici qu'une histoire attend votre avis pour une possible publication : « A doua șansă ». N'hésitez pas à aller y faire un tour si ce n'est pas déjà fait. Je n'ai rien d'autre à vous dire, donc je vous laisse sur un « bonne lecture » (^-^)

Merci à Ecnerrolf, red blood apple, Larva Heart, stefanyboh, Ether Aan' Kira, Zifan, holybleu, chlo007, celia brandon massen, Magystra pour leur review, mise en alerte et/ou favoris.


Cœur de Loup

Chapitre 9

POV Ron

Je rangeai le bureau, ne travaillant pas le lendemain. Je soupirai ensuite et fus heureux de savoir que j'allais rentrer. Cela faisait trois semaines que nous avions enfin pu commencer à construire la maison, même si nous devions nous contenter de nos bras pour ce faire, nos économies étant passées dans la taxe demandée par le Ministère. Taxe dont nous avions seulement appris l'existence au moment de la signature des papiers pour le début des travaux.

Je me rendis à l'air de transplanage puis atterris devant le Terrier. Je rentrai rapidement, me débarrassant de mes affaires et mangeant un bout vite fait bien fait, même si maman tenta de me faire à manger. Je n'avais pas le temps.

Si je ne m'y mettais pas rapidement, je n'aurais ensuite plus le courage de travailler une heure ou deux et nous devions avoir fini de creuser les fondations avant la venue des ouvriers que nous avions quand même pu payer pour qu'ils débutent au moins la base. Le reste, nous pouvions très bien le faire nous même, même si cela allait prendre plus de temps.

Une fois mon sandwich englouti, j'allai enfiler quelque chose de plus correct et filai ensuite dehors, saluant papa qui venait de rentrer.

Je rejoignis rapidement Draco et Bill, qui venait aider dès qu'il le pouvait.

- Salut, fis-je en allant embrasser Draco puis en serrant Bill dans mes bras. Comment ça avance ?

- On va dire que ça avance, soupira Draco. Au pire, on ne pourrait pas juste faire une chambre à coucher et oublier le reste ?

Je ris et secouai la tête.

- Non, j'aimerais quand même avoir une cuisine et un salon, ainsi qu'une salle de bains mon amour.

Je savais qu'il ne le pensait pas de toute manière.

- Mouais... tu vois Bill, je te l'avais dit que ça ne lui irait pas !

- En plus, répliqua mon frère en ignorant la remarque de Draco, vous devez rajouter au moins trois chambres à ça.

- Ah bon, dis-je. Il me semblait pourtant que j'avais juste oublié la cave.

Tout en parlant, j'allai prendre une pelle pour commencer à creuser.

Nous n'allions pas toujours avoir Poudlard pour les pleines lunes et autant prévoir quelque chose en cas d'urgence. Une cave bien sécurisée était suffisante maintenant que je passai toutes les pleines lunes avec lui.

- Oui, reprit Bill, Jude m'a déjà demandé si elle allait avoir une chambre rien qu'à elle ici et je n'ai pas vraiment réussi à lui dire non. Et puis, Fleur refuse qu'on en parle tant que ce n'est pas concret mais tant pis, on essaie d'en avoir un deuxième alors ce serait bien qu'il ait aussi sa chambre. Et la troisième et bien... vous pourrez toujours en faire un bureau, ou une salle de jeu pour les jouets de Jude parce que je dois vous avouer qu'on commence à être à court de place à la maison.

- Oh et bien, j'espère que Fleur et toi allez réussir et c'est noté. Jude aura sa propre chambre, ainsi que le suivant. Mais si tu commences à imiter maman, tu nous achètes la maison qui va avec, ris-je tout en ressentant un pincement au cœur.

- Promis p'tit frère.

Draco passa son bras autour de mes épaules et déposa un baiser dans mon cou avant de se remettre au travail.

POV Draco

Je finis de mettre les verres sur la table alors que Ron s'occupait de la cuisine.

Toute la famille Weasley allait arriver pour la crémaillère et ça commençait à faire du monde. Il nous avait fallu deux ans et demi pour finir totalement la maison et pendant ce temps-là, Bill et Fleur avaient donné naissance à un petit garçon de maintenant presque un an nommé Harry, Charlie et sa fiancée Mihaela avaient eu une petite Diana huit mois plus tôt. Et Fred qui avait succombé au charme de Laura, la cousine de Fleur, avait eu avec elle deux petites têtes rousses nommés Jean et Charles nés il y avait exactement cinq mois. Laura avait longtemps bataillé contre ces prénoms, mais elle avait perdu contre l'insistance de son mari et son jumeau.

Molly et Arthur étaient littéralement comblés de bonheur alors que de mon côté, j'entendais Ron pleurer à chaque nouvelle annonce de naissance.

Bien sûr, devant sa famille, il ne montrait rien mais à peine fermait-on la porte de notre chambre qu'il se laissait aller et pleurait parfois pendant des heures. Il adorait tous ses neveux et nièces, mais ça le faisait quand même souffrir.

Alors j'avais essayé de trouver une solution pour contrer sa souffrance et je m'étais retrouvé à commencer un potager ainsi qu'un jardinet en même temps que les travaux de la maison afin de revendre certaines plantes à Poudlard.

Non seulement ça avait occupé mes journées, mais en plus, on avait pu mettre un peu plus d'argent de côté pour la maison et j'en avais aussi économisé pour faire un cadeau à Ron. Je n'en avais parlé à personne, pas même à l'un des membres de sa famille, pour éviter qu'ils ne vendent la mèche. J'espérais vraiment que cela lui ferait plaisir. Je vérifiai que la table était bien mise et que les lampions accrochés au Saule l'éclairaient correctement puis retournai à la cuisine pour le rejoindre.

- Est-ce que tout va bien de ton côté ? Demandai-je en avisant la couleur étrange de l'un des plats.

- Aucune idée, avoua-t-il. J'ai suivi au mieux les recettes et j'ai les mêmes résultats qu'avec mes potions, ce n'est jamais comme ça devrait être.

Je ris puis le pris dans mes bras et le serrai contre moi.

- Je suis sûr que ça ira. Et puis, ta mère va probablement ramener assez de desserts pour qu'on n'ait pas besoin d'autre chose de toute façon, le taquinai-je. Enfin, qui aurait cru qu'on arriverait à terminer cette foutue baraque un jour ?

- Je l'ai toujours cru moi, fit-il amusé.

- Oui, mais tu es un Gryffondor. Tu es d'un optimisme à toute épreuve.

- Il le faut pour vivre avec toi, rit-il avant de prendre la fuite à l'étage en me criant : je file me préparer, surveille les plats.

Je grognai, amusé, en jetant un œil aux plats en question, clairement dubitatif. Je sursautai ensuite en entendant une voix derrière moi :

- Je constate que Monsieur Weasley est toujours aussi doué pour ce qui est de l'harmonie entre les ingrédients.

Je me retournai et lançai un regard noir à Severus avant de répliquer :

- Ne critique pas mon compagnon, merci bien.

Il grimaça au mot compagnon, mais vint se placer à côté de moi pour jeter un œil aux plats. Il sortit sa baguette et ajouta deux trois aliments puis se recula et ajouta :

- De cette façon, ça devrait être mangeable.

- Severus, s'il te plait, soit gentil. Ron a déjà peur de toi, pas la peine d'en rajouter.

Mon parrain se contenta de m'adresser un sourire qui en disait long avant de soupirer :

- Au fait, je me suis occupé de récupérer ce que tu m'avais demandé et de le déposer à la cave, comme on avait prévu. J'ai aussi déposé un Silencio, au cas où.

- Comment as-tu eu le temps de faire tout ça ? Et bon sang, pourquoi ne t'ai-je pas entendu ?!

- Je n'ai pas été espion toutes ces années pour rien Draco, fit-il en souriant de manière... Serpentard.

J'acquiesçai vaguement, tout de même embêté de ne même pas l'avoir senti alors que j'étais un loup-garou, mais n'ajoutai rien en entendant Ron descendre les escaliers :

- Ah au fait George m'a prévenu qu'il venait accompagné. Et bonjour Sna... Severus, se reprit-il face à mon regard noir.

J'en avais assez qu'il continue d'appeler mon parrain de manière aussi formelle.

- Accompagné par qui ? Demandai-je ensuite.

- Je ne sais pas vraiment, aux dernières nouvelles, il est célibataire depuis... depuis tout le temps en fait. Je crois que c'est une blague pour ma part. Il va sûrement arriver avec une poupée pour les filles ou un truc du genre.

- Hm, ça ne m'étonnerait pas.

Des coups furent frappés à la porte et Ron alla ouvrir à ses parents qui nous rejoignirent dans la cuisine. Ils parlèrent un peu avec Severus et je finis par les orienter vers le jardin alors que Ron accueillait les nouveaux arrivants qui s'avérèrent être Bill et toute sa petite famille. Jude se jeta dans mes bras et pendant un moment, je regrettai moi aussi de ne pas pouvoir avoir d'enfants. Jude était tellement mignonne, j'aurais aimé avoir un ou une mini-Ron à croquer.

Je rejoignis ce dernier à la cuisine et m'abstins de lui dire que mon parrain avait trifouillé à ses plats pour les rendre... plus mangeables. Quelques secondes plus tard, de nouveaux coups furent frappés à la porte et cette fois-ci, ce fut moi qui allais ouvrir pour accueillir Charlie, sa fiancée et leur fille ainsi que Fred et sa famille.

Nous nous retrouvâmes tous dans le jardin à discuter majoritairement de la maison et des enfants de chacun. Je servis à boire à nos invités et cédai à Harry quand il s'agrippa à ma jambe pour que je le prenne dans mes bras. Le gamin semblait m'adorer et ça avait d'ailleurs beaucoup fait rire Ron et les Weasley.

Même si George n'était toujours pas arrivé, nous décidâmes de passer à table car les enfants commençaient à avoir très faim et soyons honnêtes, les adultes aussi. Je reposai le jeune Harry et allai donc à la cuisine chercher les plats, mais passai par l'entrée en entendant des coups discrets à la porte.

La discrétion n'était pourtant pas dans les habitudes des jumeaux. J'ouvris la porte et me figeai en voyant Hermione Granger aux côtés de George. Et bien ça, pour une surprise.

Ils semblaient à peu près tout aussi gênés l'un que l'autre et je me décidai finalement à les laisser entrer. J'étais tout de même un peu hésitant, pas certain de comment Ron réagirait. Je les saluai poliment, encore sous le choc avant de donner l'un des plats au frère Weasley et d'en prendre deux autres. Je les invitai ensuite à me suivre dans le jardin. Les autres étaient tous en train de rire et même Severus affichait un léger sourire, mais quand ils aperçurent Granger, ils semblèrent tous au moins aussi choqués que moi, à part Fred, évidemment. Je me concentrai néanmoins sur le visage de Ron qui avait perdu des couleurs.

- Oh Merlin Hermione, que je suis heureuse de te voir, s'écria Molly, se levant de sa chaise et venant prendre Granger dans ses bras.

Ron, par contre, n'avait pas bougé et dévisageait à présent son frère. Je ne pouvais pas dire qu'il le faisait avec colère... mais je n'arrivais pas à identifier ce qu'il ressentait.

Je n'étais pas non plus sûr de comment je devrais interpréter sa colère si c'était bien ça.

Était-il jaloux ?

Je vis que Bill ne lâchait pas non plus Ron des yeux, mais il ne semblait pas savoir quoi faire plus que moi. Il salua Hermione, comme les autres Weasley et elle et George finirent par s'installer à table.

- Salut, fit Ron réagissant enfin.

- Bonjour Ron, répondit Hermione.

- Je... je ne m'attendais à te voir ici, avoua-t-il.

Je ne voyais pas bien ce que Granger pouvait répondre à ça mais heureusement elle n'eut pas à le faire car Harry se jeta une fois de plus sur mes jambes avant de lever les bras en l'air pour que je le porte. Je soupirai et me baissai pour le prendre dans mes bras et Severus jugea judicieux de remarquer :

- Et bien, cet Harry-là semble beaucoup t'aimer Draco.

Tous les regards se tournèrent vers moi alors que l'enfant défaisait l'un des boutons de ma chemise, puis l'autre, visiblement très concentré.

- Ronny, p'tit frère, rit Fred, tu devrais te faire du souci vu la vitesse à laquelle Harry déshabille Draco.

Ron sembla revenir à lui et rit.

- En effet, dit-il en se levant et en venant prendre Harry dans ses bras.

Il le souleva et le fit voler quelques secondes avant d'aller se rasseoir, gardant Harry contre lui, un grand sourire aux lèvres.

- Sérieusement Ron, lui demanda Charlie pendant que je reboutonnais ma chemise, tu te sens menacé par un gamin de dix mois ?

- On n'est jamais trop prudent, fit-il tout sérieux avant d'éclater de rire.

Il regarda ensuite le petit, l'embrassa et demanda :

- Qui veut boire quoi ? On a du vin rouge, du cidre, de la bièraubeurre et du jus de citrouille, ainsi que du chocolat.

Chacun dit ce qu'il voulait boire et je resservis nos invités en boissons puis m'assis. Nous commençâmes ensuite à dîner dans la bonne humeur même si Ron et Hermione ne s'étaient plus adressé la parole après leurs salutations. George nous expliqua comment ils s'étaient rencontrés il y avait huit mois de cela et chacun des parents ici présent raconta les derniers exploits de leurs rejetons. Même si Ron souriait, je voyais bien qu'il aurait lui aussi aimé avoir quelque chose à raconter et j'espérais qu'il ne prendrait pas mon cadeau de travers.

Après plus de deux heures, nous passâmes au dessert et la plupart des enfants dormaient quand les adultes commencèrent à nous offrir leurs cadeaux.

Les jumeaux furent les premiers et ils nous tendirent un morceau de papier qui nous laissa d'abord dubitatifs jusqu'à ce qu'ils nous expliquent qu'ils nous avaient offert un lit King Size qui se trouvait pour l'instant toujours en magasin. Ils agrémentèrent évidemment leur cadeau d'une ou deux remarques qui firent rougir Ron jusqu'aux oreilles.

Charlie et Mihaela nous offrirent des meubles de jardin et Molly, avec Arthur, des bons de réductions valables dans des magasins de meubles et décoration.

Il était vrai que pour l'instant, nous n'avions que d'anciens meubles donnés par les parents de Ron et l'ensemble était clairement disparate.

Vint le tour de Fleur et Bill et vu le sourire de ce dernier, le cadeau allait probablement nous surprendre, ou au moins surprendre Ron. Mon compagnon dut se dire la même chose car il ouvrit son présent sous la table, à l'abri des regards avant de rougir violemment. Je jetai un œil à la boite qu'il tenait entre ses mains et sourit en voyant que c'était un ensemble de menottes et autres ustensiles coquins. Bien sûr, Fred récupéra le cadeau et se fit un plaisir de le déballer sur la table. Jude, encore éveillée, posa quelques questions sur le contenu et la seule réponse que lui donna son père fut :

- Juste au cas où Ron ait des difficultés à retenir Draco les nuits de pleine lune.

Ou dans mon cas, au cas où Ron se débattrait un peu trop.

Je posai la main sur la cuisse de ce dernier et lui souris sensuellement. Il rougit encore plus et lança un regard noir à son ainé.

Hermione nous offrit deux billets pour un match de Quidditch et à la surprise des Weasley, Severus se leva et nous tendit une enveloppe que je m'empressai d'ouvrir, un peu curieux de ce qu'il avait bien pu nous offrir.

A l'intérieur de l'enveloppe se trouvait deux billets d'avion pour la Nouvelle-Zélande ainsi qu'une chambre d'hôtel pour cinq jours sur l'une des plus belles plages de l'île, dans l'un des meilleurs hôtels. Je montrai le contenu à Ron avant de remercier vivement mon parrain et de me tourner vers Ron qui déglutit difficilement. Je voyais ses méninges s'agiter et essayer de compter combien tout ça avait pu couter.

- Je... C'est beaucoup trop Sna... Severus, se reprit-il sans même que j'ai besoin de le regarder. Merci, merci beaucoup.

Il se leva et serra mon parrain dans ses bras, ce dernier restant choqué face au geste de Ron. Puis, mon compagnon se rendant lui-même compte de son geste, se racla la gorge et retourna s'asseoir.

Je jetai un coup d'œil à mon parrain puis me tournai vers Ron.

- J'ai un cadeau pour toi, je reviens.

Je quittai la table et partis à la cave rapidement. Je supprimai le Silencio et attrapai la boite dans laquelle se trouvait l'animal. Merci Merlin, Severus avait pensé à créer une ouverture pour qu'il puisse respirer. Je repartis dans le jardin et m'arrêtai à quelques mètres de la table avant de regarder Ron et de lui dire tout en sortant le chien de la boite :

- Je suis allé à l'animalerie et alors que tous les autres sont partis se planquer, celui-ci s'est jeté sur moi pour que je lui fasse un câlin alors je suppose qu'il n'a strictement aucun instinct de survie mais sinon, il est gentil.

J'apportai l'animal à Ron qui hésita quelques secondes mais le prit finalement dans ses bras. J'attendis sa réaction avec impatience mais son visage restait impassible.

POV Ron

Le chiot gigota entre mes mains et rapidement, il commença à me lécher, me faisant sourire. Je l'aimais déjà alors que je ne le voyais que depuis à peine une minute.

Il était magnifique, avec un poil court gris argenté. Ses petits yeux verts tirant un peu vers le bleu me firent sourire et je dis :

- Merci mon amour, c'est un magnifique cadeau.

Je me levai et tout en gardant le chiot contre moi, sentant sa chaleur transpercer mon haut, j'embrassai Draco et demandai ensuite, réussissant à ne pas lui sauter dessus devant tout le monde :

- Lui as-tu déjà trouvé un nom ?

- Non. Je te laisse cet honneur, il est à toi après tout.

Je l'embrassai une fois de plus, de manière plus langoureuse et pus entendre les jumeaux siffler, faisant rire Jude assise sur les genoux de Charlie. Je me séparai ensuite de Draco, vraiment à contrecœur et regardai le petit animal tout mignon qui se laissait câliner sans protester.

Soudain, ce fut comme une évidence et espérant que Draco ne le prenne pas mal, je dis assez fort pour que tout le monde entende :

- Dites bienvenue à Salazar !

- Bienvenue Salazar ! S'exclama Jude.

Draco me serra un peu plus contre lui avant de souffler à mon oreille :

- Je suis vraiment ravi que mon cadeau te plaise.

Je lui souris une fois de plus, vraiment heureux de son attention et retournai m'asseoir, gardant Salazar avec moi. Je me mis à le câliner tout en discutant de tout et de rien.

Puis Bill et sa petite famille partirent, les enfants étant fatigués, rapidement suivis de maman et papa. La soirée continua une petite heure de plus avant que Charlie, Mihaela et Diana ne rentrent à leur tour.

Fred et sa petite famille nous quittèrent également quelques minutes plus tard, tout comme Snape.

Ne restait plus que George et Hermione et je commençai à me dire que mon frère l'avait fait exprès, afin de m'expliquer ce que par Merlin il faisait avec Hermione, ne sachant juste qu'ils s'étaient retrouvés il y avait environ huit mois. Seulement, ce ne fut pas George qui parla, mais Hermione.

- Je... je sais que tu ne voulais plus de moi... dans ta vie. Et, si tu le souhaites, je peux continuer de rester effacée. C'est George qui a insisté pour que je vienne, je ne voulais pas m'imposer.

- Je... Vous voulez bien nous laisser ? Demandai-je à Draco et George.

Je tendis Salazar à Draco qui le prit, non sans me dire à l'oreille :

- Sois gentil d'accord ?! George m'a accepté, pour toi.

Je hochai la tête et ils nous laissèrent seuls. Je changeai de place, allant m'installer à ses côtés.

- Je... j'ai été content de te voir. Bon, pas immédiatement, mais t'entendre rire et parler m'a fait comprendre que tu m'avais manqué.

Je n'attendis pas et la pris dans mes bras. Son odeur m'envahit et cela me fit du bien.

- Je suis désolé pour ce que je t'ai fait endurer. Ce soir j'ai pris conscience que j'avais perdu Harry, mais toi, tu nous avais perdu tout les deux, sans oublier Ginny. Je... j'ai agi comme un con. Et pas qu'avec toi, pensai-je en me souvenant de ma fuite quelques années plus tôt. Je serais ravi de renouer avec toi, sincèrement.

- Je suis ravie que ce soit ce que tu penses parce que tu m'as beaucoup manqué, Ron.

Je souris et embrassai son front, puis dis :

- On va éviter les trop grandes effusions, sinon, Draco sera jaloux.

Et je ne plaisantais pas.

- Alors...Draco et toi hein ? Demanda-t-elle en souriant.

- Et toi, George ?! Qui l'eut cru !

- Oui je sais. Mais il est... je ne sais pas, on s'entend vraiment bien, lui et moi. Il est drôle et j'ai besoin de quelqu'un qui me fasse rire. Mais hé, ne change pas de sujet, sérieusement toi et Malfoy ? Comment c'est arrivé ? Je veux dire, George m'a donné les grandes lignes et m'a dit que ce n'était apparemment pas toujours facile mais... Es-tu heureux ?

- Oui, très. Et hum, que t'a dit George, exactement ?

- Et bien... que Draco était venu vivre chez toi il y a presque dix ans maintenant et que vous étiez devenu amis et même plus, mais que tu étais parti. Puis que tu étais revenu. Il ne voulait pas te trahir ou dire quelque chose qu'il n'aurait pas dû alors...

Je fus rassuré et devrais penser à remercier mon frère pour avoir gardé la condition de Draco pour lui.

- C'est à peu près ça, dis-je ensuite. Disons que Draco et moi sommes faits pour être ensemble, bien que j'ai tenté d'éviter cette chance.

Je pus voir les rouages de son cerveau commencer à analyser ce que je venais de dire, tentant de lire entre les lignes.

- Je suppose que cette chance dont tu parles a quelque chose à voir avec les menottes pour les pleines lunes de Draco...

Je fus surpris qu'elle ait fait le rapprochement et souris, hochant la tête.

- Si tu pouvais garder ça pour toi, avec sa condition de Mangemort pendant la guerre, il ne reçoit déjà pas un bon accueil.

- Ne t'en fais pas Ron, je n'en parlerai à personne. Mais tu as dit que tu avais tenté d'éviter ça ? Tu es parti ?!

Je fus perdu dans mes souvenirs quelques secondes avant de regarder vers la maison, m'en voulant encore aujourd'hui pour ce que j'avais fait subir à Draco. Puis, je me décidai à lui répondre :

- Oui, j'avais peur et j'ai été lâche. Je suis parti pendant presque trois ans alors que nous étions ensemble depuis un mois. Je m'en veux encore aujourd'hui de la peine que je lui ai infligée. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, on s'est remis ensemble le jour on est s'est vu au cimetière. Tu t'en souviens ?

- Je m'en souviens oui. Tu n'avais pas l'air bien ce jour-là pourtant. Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis, par rapport à lui ?

- Ce que j'avais ressenti au Canada, chez mon oncle. Une sorte de manque que je n'arrivais pas à comprendre, étant sûr de ne pas aimer Draco. Et, avouai-je soudain mal à l'aise, le fait que j'ai réussi à te tourner le dos à toi, ma meilleure amie que j'avais côtoyée pendant sept ans alors que j'en aie été incapable avec lui.

- Je vois. Donc dans un sens, je suppose que je t'aie aidé, sourit-elle, taquine. Je suis heureuse pour toi et je suppose que Draco devait être heureux de te revoir.

- Hum... disons que j'ai beaucoup gaffé avant de...

Je rougis et fus sauvé par Draco nous criant depuis la maison :

- Bon, vous rentrez ou quoi ? George commence à s'impatienter.

- Oui oui, dis-je en me levant. Qu'est-ce que je te disais, soufflai-je en marchant vers la maison, jaloux comme pas permis.

- Je t'ai entendu, Ron ! Répliqua Draco.

Je me tus et une fois à la maison, George ainsi qu'Hermione nous dirent au revoir et partirent.

Je regardai ensuite la maison, l'état de la cuisine et décidai de tout ranger... mais demain.

Sans attendre, j'allai prendre Salazar dans mes bras, le petit bout de chou tentant de monter la première marche des escaliers sans succès. Je le câlinai, frottant mon visage contre son poil si doux, puis une paire de bras m'entoura et une voix murmura à mon oreille :

- Pourquoi tu ne me caresses jamais comme ça moi ?!

- Hum, je ne sais pas. Tu aimerais ? Demandai-je

- Ça dépend de où tu frottes ton visage comme ça, je suppose...

Je ris, me soustrayant à sa prise et décidai de monter. Je pris Salazar avec moi, sortant deux trois couvertures et les plaçant dans un coin de la chambre. Il serait très bien ici pour passer ses nuits, en attendant de trouver mieux.

J'allai ensuite dans la salle de bains et commençai à prendre ma douche, avant d'être rejoins par Draco qui ne put s'empêcher de me prendre contre le mur carrelé. Je gémis ouvertement, heureux de pouvoir crier mon plaisir. Cela le rendait plus fougueux et j'aimais ça.

Quand nous eûmes finis, nous allâmes nous mettre au lit et de caresses anodines, je ne pus m'empêcher de me mettre au-dessus de lui pour remettre le couvert dans cette position.

Bien entendu, je n'y restai pas longtemps, son loup reprenant vite le dessus, devenant alors plus brutal sans toutefois me faire mal. Certes, le lendemain j'avais toujours une petite douleur présente, mais le plaisir ressenti en valait le coup.

Quand il se vida en moi pour la deuxième fois, je murmurai tout en lui tournant le dos, sachant qu'il allait enrouler ses bras autour de moi :

- Je t'aime mon amour. Merci pour le cadeau.

- Je t'en prie. Je suis content qu'il te plaise. Et je t'aime plus encore bébé.

Je souris et fermai les yeux puis murmurai :

- Je t'aime encore plus que ça...

- C'est moi qui t'aime le plus, bailla-t-il avant de déposer un baiser sur ma nuque.

OoOoOoOoO

- Papa sera bientôt de retour, dis-je tout en portant à mon visage sa petite bouille d'amour.

- Si vous avez besoin de quoi que ce soit, contactez-nous par le réseau de cheminette, ajouta Draco à mes parents.

- Oh, tu vas me manquer, fis-je triste tout en posant Salazar au sol.

Il aboya et courut ensuite jusque dans son petit panier que nous avions installé dans le salon. Le voir tout fou-fou me fit plaisir et j'allai embrasser papa et maman.

- Bon voyage les enfants. Amusez-vous.

- Mouais, fit Draco.

Il avait été réticent quand je lui avais expliqué que seul l'hôtel était sorcier, la ville où nous allions étant moldue. Mais c'était un endroit assez visité par les sorciers qui pouvaient se permettre une telle dépense.

Encore une fois, je me dis que Severus nous avait fait un magnifique cadeau.

- Bon, on va y aller, soufflai-je en regardant nos bagages. Tu es prêt mon amour ? Demandai-je ensuite en regardant Draco câliner Salazar.

- Oui oui j'arrive. Quant à toi, sois sage, hm ?! Ajouta-t-il à l'intention du chien.

Puis, nous prîmes une poignée et atterrîmes rapidement au Ministère. De là, nous prîmes un portoloin que nous avions réservé et fûmes directement dans le hall... magnifique de notre hôtel. Merlin, je n'en croyais pas mes yeux par tant de beauté et cela dut se voir car Draco murmura à mon oreille :

- On dirait un enfant dans un magasin de jouet Ron, tu es vraiment trop craquant.

Je hochai la tête et il nous guida vers la réception. Bien entendu, vu que tout était déjà réglé, nous pûmes monter dans notre chambre... que dis-je, notre suite.

Je restai devant l'entrée, la bouche ouverte. Puis, je lâchai la valise et courus jusque dans la chambre à coucher, bavant littéralement devant le lit à baldaquin, blanc et surtout immense. J'allai ensuite dans la salle de bains et voir cette gigantesque baignoire recouverte d'or me fit juste avoir envie de m'y plonger pour toute la durée des vacances. J'allai après ça sur la terrasse et admirai la vue de l'océan... qui s'étendait à perte de vue.

Je sentis un corps se coller contre mon dos et une paire de bras passer sous ma chemise, caressant mon ventre.

Je frissonnai, encore sous le choc de ce que nous avions autour de nous, alors qu'il y avait quelques semaines, nous n'avions rien, hormis une maison en construction et le Terrier comme foyer.

- Je ne suis pas certain qu'on va beaucoup visiter la région... Tu en penses quoi ?! Murmura Draco à mon oreille avant de la mordiller.

- Tu rêves si tu crois qu'on va rester ici ! On va aller visiter cette ville, faire les boutiques avec le peu d'argent qu'on a et ramener un cadeau pour chacun. Et puis, murmurai-je, j'avais prévu de te faire enfin porter un jean. Tu ne me refuserais pas ce plaisir, hum, soufflai-je en me retournant pour embrasser la commissure de ses lèvres.

- Je veux bien porter tous les vêtements que tu veux Ron, à condition que tu m'aides à les retirer ensuite.

- Sans soucis, fis-je en quittant ses bras. Allons défaire nos valises et puis, virée en ville ! M'exclamai-je tout enthousiaste.

Il leva les yeux au ciel et marmonna, mais finit par venir m'aider à s'occuper des bagages, nettement moins enthousiaste que moi.

- Comment tu peux sérieusement être content de devoir ranger tes affaires Ron ? Surtout qu'on refait tout dans l'autre sens dans moins d'une semaine. Au pire, on laisse tout dans les valises et on part en ville maintenant ?!

Je relevai la tête et souris, acquiesçant avant de tout lâcher et de sauter dans ses bras, entourant rapidement ses hanches afin de ne pas tomber.

POV Draco

Nous marchions tranquillement main dans la main le long de la digue, Ron s'arrêtant à tous les étales dans l'espoir de trouver quelque chose pour toute sa famille.

Et chose qui m'avait bien amusé, dans l'espoir fou de trouver quelque chose pour mon parrain. J'étais franchement curieux de voir ce qu'il allait pouvoir lui acheter.

Pour ma part, je ne m'embêtais pas à chercher quoi que ce soit pour qui que ce soit. A part peut-être pour Ron, ou pour moi. Cela faisait quatre jours que nous étions sur l'île et nous en avions profité pour explorer la ville et partir en excursion et aussi pour essayer le lit de la chambre d'hôtel, évidemment.

Ron avait prévu qu'on se fasse une matinée plage le lendemain et ensuite, nous devrions rentrer à la maison. C'était donc la dernière journée pour que mon cher et tendre trouve les cadeaux à ramener à sa famille et il était un peu angoissé de ne rien trouver pour Bill ainsi que pour Severus.

Je souris doucement en le suivant vers une étale contenant des pièces de toutes sortes et des objets typiques. Ron commença à batailler avec un énième marchant et je m'éloignai quelque peu dans l'espoir de trouver quelque chose d'intéressant. Quelques mètres plus loin, je me retrouvai devant l'étale d'un marchand de t-shirts tous plus étranges les uns que les autres.

- Ça vous intéresse ?! M'interpella le marchand.

Je lui renvoyai un regard disant clairement pourquoi-voulez-vous-que-ça-m'intéresse, mais il se contenta de me sourire en retour avant d'ajouter :

- Vous pouvez les personnaliser. Écrire le nom de votre fiancée dessus ou bien celui de votre chien, le message que vous voulez ou un dessin parmi ceux que j'ai là.

Je regardai les dessins et différents messages et me figeai devant un t-shirt noir avec l'inscription en rouge : "I love Vampires".

Mouais c'est ça, c'était bien un truc de moldu ça, aimer les vampires.

Je me moquai doucement avant qu'une idée ne germe dans mon esprit. Je jetai un coup d'œil rapide à Ron qui n'avait pas bougé puis commandai un t-shirt gris avec l'inscription : "I love Ron Weasley", le mot love étant remplacé par un cœur. Je levai les yeux au ciel face à tant de romantisme, payant ensuite ce que je devais et remerciant le vendeur.

Je jetai un nouveau coup d'œil à mon Gryffondor et, rassuré de voir qu'il était toujours au même endroit, je m'engageai dans une petite ruelle et retirai mon t-shirt pour le remplacer par celui que je venais d'acheter.

Je rangeai mon ancien vêtement dans mon sac et rejoignis Ron comme si de rien n'était. Il attendait visiblement que le marchand avec lequel il bataillait lui rapporte son article alors je me plantai devant lui, posant mes poignets sur ses épaules.

- As-tu trouvé ce que tu cherchais bébé ?

- Ouais, enfin !

- Ça veut dire que c'est fini ? On peut faire autre chose que les magasins encore et encore ?

Il regarda en l'air avant de répondre :

- Oui, satisfait !? Ah, le revoilà enfin, fit-il en me poussant un peu.

Je me décalai, légèrement agacé et attendis qu'il ait fini. Il prit ensuite ma main et me tira derrière lui, sans un regard pour moi. On sortit de l'allée marchande et je pus enfin respirer un peu.

Ron essaya de me faire avancer encore mais je m'arrêtai, le stoppant net dans son mouvement. Il se retourna vers moi en haussant les sourcils et je lui demandai :

- Dis... je peux savoir ce qui t'intéresse tant que ça tout à coup pour que tu coures comme ça ?

- J'aimerais que nous allions manger un bout dans un restaurant, avoua-t-il tout en rougissant.

Puis, il écarquilla les yeux et s'exclama :

- C'est... c'est quoi ça ?

- Ça quoi Ron ? Demandai-je innocemment.

- Je... tu, tu as fait ça quand ? Demanda-t-il en venant écarter les pans de ma veste en cuir.

Veste qu'il m'avait obligé à acheter, tout comme le jean, dans une boutique moldue. Soit disant que j'étais sexy habillé comme ça.

Je lui souris sensuellement, ravi qu'il ait fini par remarquer et répondis :

- Quand tu te battais avec ton vendeur il y a cinq minutes. Tu ne m'as pas vu partir ?

- Non, murmura-t-il. Je...

Il resta sans voix et dit ensuite :

- C'est le plus beau t-shirt du monde, sur le plus bel homme.

Il vint ensuite m'embrasser, langoureusement, collant son corps au mien et je pus sentir qu'il était dur.

- Oui tu as raison, rattrape-toi, souris-je en levant les yeux au ciel.

Je le serrai contre moi et passai mes mains dans les poches arrière de son jean, collant ses hanches contre les miennes pour pouvoir le torturer un peu. Il gémit et s'accrocha à mon cou avant de grogner :

- Pas ici, je... Allons au restaurant, j'ai des plans, murmura-t-il tout en jouant des sourcils de manière suggestive.

- Des plans... au restaurant ?!

- Allez viens.

Je le suivis silencieusement après avoir passé un bras autour de sa taille. Nous marchâmes sur les quais un moment puis il s'arrêta devant un petit restaurant tout simple. Nous entrâmes et une hôtesse d'accueil nous mena à la table que Ron avait visiblement réservée.

La table était en retrait, avec un petit muret nous séparant de la salle. Nous prîmes place et commandâmes rapidement, Ron ayant faim et je devais bien l'avouer, moi aussi.

Seulement, après un petit moment, Ron regarda autour et sans que je ne comprenne, glissa sous la table. Je sentis rapidement sa main se poser sur mon entrejambe.

J'étouffai un gémissement puis grognai :

- Ron bon sang qu'est-ce que tu fais ?

Il avait commencé à me masser à travers mon pantalon et je savais exactement ce qu'il était en train de faire, mais je me devais tout de même de poser la question. Au cas où il n'aurait pas été conscient de ce qu'il faisait peut-être, ou juste pour être bien certain que ce n'était pas un rêve.

- Je vais maintenant prendre mon dessert, souffla-t-il en passant la tête entre mes jambes.

Je faillis m'étrangler et déglutis difficilement tandis qu'il baissait ma braguette et sortait mon sexe de mon caleçon. D'accord, il avait donc décidé de me tuer.

Le loup en moi était lui aussi ravi de l'attention et je l'entendais presque japper d'impatiente. Je gémis en sentant une chaleur humide autour de mon gland et m'accrochai à la table qui craqua légèrement sous ma poigne. J'inspirai profondément, essayant de me calmer et de ne pas détruire le mobilier du restaurant mais bon sang, c'était vraiment difficile avec Ron en train de me sucer.

OoOoOoOoO

Je posai les valises avant de me jeter sur le lit King Size tandis que Ron était encore en train de câliner le chien. On venait d'aller le récupérer au Terrier et Ron n'avait cessé de le chouchouter depuis notre retour à la maison, qu'on avait décidé de nommer le Clapier du Veaudelune.

J'enfouis la tête dans le coussin de Ron et fermai les yeux. Quelques minutes plus tard, mon Gryffondor me fit sursauter en se jetant à son tour sur le lit. Je grognai puis marmonnai :

- Toujours aussi délicat bébé, ça fait plaisir.

- Oh, arrête de râler, souffla-t-il tout en posant Salazar entre nous.

Je me redressai sur un coude et haussai un sourcil en indiquant le chien :

- Depuis quand il a le droit de venir sur le lit lui ?!

- Depuis qu'il m'a fait des yeux de chiots malheureux quand je l'ai déposé au sol, avoua-t-il.

- Ron... vire-le de là, s'il te plait. Après, il va croire qu'il peut dormir avec nous.

- Oh, oui, tu as raison.

Il prit la bête et la déposa au sol. Cette dernière commença à pleurer.

- On est là, fit Ron en se penchant au bord du lit, m'offrant ainsi une magnifique vue. On ne t'abandonne pas, regarde.

Il tendit la main et caressa Salazar avant que ce dernier ne se calme et aille jouer avec le torchon qu'on lui avait donné.

Je posais mes mains sur ses fesses et le caressai à mon tour. Il tourna la tête vers moi puis dit :

- Je croyais que tu étais fatigué.

- Ce n'est pas ma faute si tu m'excites.

- Tu ne penses vraiment qu'à ça, dit-il en poussant ses fesses dans mes mains.

- Vraiment Ron, je ne pense qu'à ça ?! C'est marrant, parce que de là où je suis, je ne vois pas vraiment les choses de la même manière.

- Oh tais-toi un peu et agis plus, râla-t-il en me jetant un regard moqueur.

Il rit et vint s'installer ensuite à côté de moi, tout en regardant par la fenêtre avant de dire :

- On n'a toujours pas mis de rideau.

- Alors je suppose que je vais devoir me contenter de te faire voir les étoiles, soufflai-je.

Je me jetai sur sa bouche et commençai à le déshabiller rapidement.

Décidément, je ne me lasserais jamais de son corps.

OoOoOoOoO

- Ron bon sang, plus fort ! M'exclamai-je agacé qu'il mette autant de temps.

- Oui bah ça ne rentre pas, ce n'est pas ma faute !

- Tu te fous de moi, bien sûr que ça rentre, je te rappelle que c'est fait pour ! Plus fort je te dis, c'est tout.

- Oui bah si c'est si facile, tu n'as qu'à le faire.

- Je le ferais bien bébé, mais au cas où tu n'aurais pas remarqué, je suis un peu coincé là !

Bill explosa de rire et je me tournai vers lui, de plus en plus agacé :

- Qu'est-ce tu as à te marrer comme ça toi ? Tu ne voudrais pas plutôt venir nous aider.

- C'est juste, parvint-il à articuler entre deux éclats de rire, je vous écoutais et pendant un moment, j'ai vraiment cru que vous faisiez autre chose.

Ron rougit fortement et je soupirai de dépit avant d'adresser à Bill un regard qui en disait long.

Il vint finalement enfoncer le morceau de bois dans le reste de la barrière et je pus enfin me relever et m'étirer.

Rester allonger dans cette position pendant plusieurs minutes était vraiment inconfortable.

Je râlai intérieurement.

On avait fini la maison il y avait à peine sept mois et on était de nouveau en train de construire un truc. Enfin, une barrière plus précisément.

Ron avait sorti Salazar dans le jardin quelques semaines plus tôt et le chien n'avait rien trouvé de mieux à faire que de courir après les papillons et les oiseaux. Si bien qu'on l'avait retrouvé près du bureau de poste à Loutry Ste Chaspoule, à presque un kilomètre de là et Ron avait paniqué. Vraiment paniqué. Donc, pour éviter que cela ne se reproduise, nous avions décidé de construire une petite palissade en bois et bien sûr, nous avions décidé qu'on s'en sortirait très bien tous seuls. Heureusement, Bill était venu nous aider parce que sinon, je pense qu'on y serait encore.

Ron pouvait être très adroit avec ses doigts dans certaines situations, mais le bricolage n'était définitivement pas l'un de ses talents.

Si bien qu'il nous avait fallu presque un mois pour terminer quelque chose qui aurait dû être fini en une semaine. Je finis de fixer les derniers morceaux de bois avec Bill pendant que Ron jouait avec le chien et me boudait visiblement un peu. J'aurais bien été le réconforter, mais je voulais vraiment finir cette fichue palissade aujourd'hui.

Enfin, nous plantâmes le dernier clou et Bill retourna chez lui pour prendre une douche tandis que je rejoignais Ron. Je m'assis derrière lui et caressai le chien par-dessus son épaule tout en soufflant à son oreille :

- Je suis désolé d'avoir haussé la voix tout à l'heure.

- Ce n'est pas grave, c'était mérité, je ne suis pas très habile pour le bricolage. Ni la cuisine, ni les potions. Je commence à me trouver inutile, avoua-t-il. Qu'est-ce que tu peux bien me trouver, plaisanta-t-il.

- Ron... ce que je peux te trouver ? Sérieusement ?

Je m'assis et l'installai entre mes jambes, dos contre torse, mes bras autour de ses hanches et sa tête sur mon épaule avant de reprendre :

- Tu es beau. Et pas une beauté superficielle ou éphémère, tu es beau et tu le resteras, même en vieillissant. Tu es l'une des personnes les plus optimistes et les plus naïves que j'ai rencontré. Et même si ce ne sont pas toujours des qualités, ça fait indéniablement parti de ton charme. Et tu es gêné et rougis pour rien, mais tu es quand même capable de me tailler la meilleure pipe du monde dans un restaurant bondé. Et même si tu n'es pas très doué en potions ou en cuisine, tu essaies de t'améliorer et tu es bon pour d'autres sorts que j'ai moi-même du mal à maitriser. Et puis, tu sens bon. Ton odeur est une drogue pour moi, je ne pourrais pas passer un seul jour sans enfouir mon nez dans tes cheveux ou dans ton cou.

Je mêlai le geste à la parole et frottai mon nez contre ses cheveux tout en resserrant ma prise sur son corps.

- Et dernière qualité et non pas des moindres, tu m'aimes. Et moi je vous aime comme un fou Monsieur Ronald Bilius Weasley.

- Merci, souffla-t-il. Ça m'a fait du bien de t'entendre dire tout ça, parce que même si seulement la moitié peut être vraie, je me sens moins nul là tout de suite.

- Tout est vrai Ron, pas seulement la moitié. Je sais que je ne te fais pas de déclaration très souvent surtout parce que je ne suis pas très doué et aussi parce que... et bien je reste un Malfoy, alors disons que ça me gêne un peu. Mais si tu en as besoin, dis-le-moi.

- J'ai surtout besoin et l'envie de manger un bon plat et toi, tu es doué pour ça, murmura-t-il.

- Hm... C'est marrant, là tout de suite, tu m'as fait penser à un Serpentard, mais je ne sais pas encore trop pourquoi.

Je me levai et l'aidai à se relever avant de le tirer vers la cuisine.

- Je vais donc te cuisiner quelque chose, qu'est-ce qui te ferait plaisir ?

- Un ragout de bœuf aux carottes. Avec une petite tarte à la rhubarbe, si tu as le temps.

- Vraiment amusant, pour le coup, j'ai l'impression de m'être fait avoir, soupirai-je en voyant son air bien trop innocent pour être sincère. D'accord pour le ragout et la tarte mais après, je veux un massage en bonne et due forme. Mais pour l'instant, à la douche pendant que je cuisine, monsieur le manipulateur.

Je lui claquai les fesses après l'avoir embrassé en y faisant passer tout le désir que j'éprouvais pour lui.

Je repartis ensuite à la cuisine en souriant sous son regard médusé.

N'est pas Serpentard qui veut.


Nous espérons que ce neuvième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p

Abby and Jes