Bonsoir !

Je suis désolé, je suis un peu en retard ce soir...

Sans trop de blabla, je remercie encore toute mes lectrices pour toutes les reviews

Merci à ma super Bêta également.

Voilà

Bonne lecture.


Pourquoi je frappais chez lui ? Il fallait vite que je reparte chez moi. En plus il était tard, il devait dormir. J'étais en train de tourner le dos quand la porte s'ouvrit. Edward, en caleçon, les cheveux en bataille mais n'ayant pas l'air d'avoir été réveillé, ouvrit la porte. Il fronça les sourcils en me voyant. J'eus vaguement l'idée de faire croire que j'étais somnambule mais ce plan était voué à l'échec

- Bella ?

- Désolée... euh... je dérange ?

- Non. J'étais réveillé.

- T'es tout seul ?

- Oui. Qu'est-ce qui se passe ?

- Je sais pas... je dormais, je me suis réveillée et... tadam me voilà.

- Tu veux entrer ?

- Euh... je ne veux pas t'ennuyer.

- Entre Bella.

- Ok, merci.

Il s'effaça pour me laisser passer. Il referma la porte derrière moi. Son appartement était déstabilisant. Totalement inversé au mien. Son salon était à gauche, ainsi que sa chambre, voilà pourquoi je l'entendais si bien. En face du salon, il y avait la cuisine, à côté la salle de bain. La décoration était plutôt sobre mais l'appartement était propre et bien rangé. Il me désigna le canapé, je m'assis.

- Tu veux boire un truc ? De l'eau ?

- Tu n'as rien de plus fort ?

- Une bière ?

- Plus fort ?

- Vodka ?

- C'est parti.

Edward partit dans sa chambre enfiler un pantalon puis il revint prendre une bouteille de vodka et deux shots. Il nous servit et s'installa face à moi. Il leva son verre, j'en fis autant et nous bûmes le contenu fort du shooter.

- Alors ? Qu'est-ce qui se passe princesse ?

- Je ne sais pas. Je me pose beaucoup de questions.

- Jacob t'a fait quoi ?

- Il sort avec une collègue à lui. Il m'a demandé de faire un break dans notre histoire, le temps de coucher avec l'autre et voir avec laquelle c'est le mieux.

- Comment tu l'as appris ?

- Au téléphone, on parlait, il a reçu un double appel, il s'est planté et il m'a prise pour elle.

- Je suis désolé. C'est un sale con, il ne se rend pas compte de ce qu'il a perdu. Je t'avais dit qu'il n'était pas pour toi.

- Dis celui qui m'a brisé le cœur aussi.

- J'avoue oui. Je regrette, sincèrement.

- Pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ?

- J'étais idiot. Tu étais la sœur de mon meilleur ami.

- Edward, j'ai besoin de réponses. Qu'est-ce que j'avais fait de mal ?

- Rien du tout.

Il me servit un autre verre que je bus sitôt servi, il en fît autant. Je le regardai, et attendis qu'il parle.

- Tu as souffert de cette histoire Bella, je le sais. Mais moi aussi Bella j'ai souffert.

- En quoi ? Tu as tout gagné dans cette histoire !

- Je t'aimais ! Je suis tombé amoureux de toi.

- Te fous pas de moi !

- Je ne plaisante pas Isabella. Au début, oui, c'était juste pour les devoirs. J'ai vite compris que tu avais le béguin pour moi. Je ne m'étais jamais intéressé à la littérature, moi je voulais être scientifique. Je n'étais pas très bon en sciences, donc je me concentrais uniquement sur cette matière. Puis tu es arrivée. Tu m'as proposé ton aide. J'ai accepté.

- Sers-moi un verre... Merci.

- De rien. Je continue ?

- Oui. Je veux savoir.

- Tu m'as fait un premier devoir et la prof m'a félicité, elle a lu des passages devant toute la classe et j'ai trouvé ça... incroyable. Alors j'ai lu le devoir en entier puis le livre car tu m'avais donné envie de le découvrir. Ma mère a même crû que j'étais devenu fou en me voyant lire du Dickens...

- Oliver Twist ?

- Oui, c'est le premier livre que j'ai lu grâce à toi. Après ce premier devoir, je voulais que tu recommences, je voulais que tu me redonnes envie de lire.

- Je te plaisais à ce moment-là ?

- Non. Je ne faisais attention qu'à tes écrits, le reste je m'en foutais. Ce que je savais en revanche c'était qu'il fallait que je te fasse croire que quelque chose serait possible si je voulais que tu me refasses un devoir. Et puis un deuxième devoir est arrivé, encore plus incroyable que le premier. J'ai lu le deuxième livre et ainsi de suite.

- Et après ?

- Après ? Au bout du 3eme devoir, j'ai commencé à comprendre que dans tes écrits il y avait beaucoup de toi, tu te livrais et j'avais envie de te connaître plus. Je t'ai observée, j'ai failli venir à plein de rendez-vous, je n'étais jamais loin mais... Tu m'effrayais !

- Je t'effrayais ?

- Oui. Je ne savais pas comment faire, je me sentais perdu, je me sentais vulnérable... je ne savais pas comment réagir, comment me comporter. Alors j'ai fait le con ou l'autruche comme tu veux. Je me voilais la face. Je refoulais mes sentiment.

- Qu'est-ce que tu me trouvais ?

- Tu es intelligente, pleine d'humour et incroyablement belle !

- Je le savais...

- Quoi ?

- Tu te moques de moi. Comment tu peux me trouver belle alors que ma sœur est Rosalie Swan ?

- Tu m'énerves ! Arrête avec ça ! Rose est très jolie, elle fait rêver des millions d'hommes mais pas moi. Je te préfère à elle. Tu es 100 fois plus belle que Rosalie !

- Non.

- Tu m'agaces ! Viens là !

Il me tira par le bras, m'entraîna dans sa chambre et me mit face à son miroir. Il avait l'air sévère et déterminé.

- Regarde-toi ! Tu n'as rien d'une grande blonde aux yeux bleus certes mais regarde-toi bon sang ! Tes cheveux, j'aime ta longueur et ta couleur, ils sont doux, souples... Et tes yeux... tes grands yeux chocolats... ton regard intelligent... tes lèvres roses et pulpeuses. Ta peau blanche qui te donne un air précieux, elle est si douce... Ta poitrine parfaite ! Tes fesses rebondies, tes jambes fines... putain si tu savais combien de fois j'ai rêvé les avoir autour de ma taille ! Rosalie est une belle fille. Mais toi aussi !

- Depuis toujours on me parle de la beauté de mon frère et de ma sœur... on ne me parle jamais de moi. On ne me dit jamais que je suis jolie.

- Tu es belle Bella. Tu n'as pas vu comment les garçons te regardent ? Mike Newton et son pote pourraient te sauter dessus à chaque fois que tu passes près d'eux !

- Tu m'aimes toujours ?

- J'ai besoin d'un nouveau verre !

Il me laissa seule dans sa chambre. J'avais du mal à croire ce qu'il me disait. Il avait été amoureux de moi ? Il me trouvait belle ? Plus belle que Rosalie ? Je le rejoignis dans le salon et bus le verre qu'il m'avait préparé. Nous avions déjà bu la moitié de la bouteille. Je voulais savoir.

- Tu m'aimes toujours Edward ?

- Je crois que nous sommes tous les deux passés à autres choses non ? J'ai fait mon deuil... j'ai souffert de t'avoir perdue, de ne pas avoir agi.

- C'est pour ça que tu sors avec Irina ?

- De quoi tu parles ?

- Alice m'a dit que cette fille te rendait malheureux à chaque fois. Que tu l'avais demandée en mariage et qu'elle avait toujours fini par te faire du mal.

- J'ai souffert quand tu es partie, mais pas autant que toi. Ma relation avec Irina nous met à égalité non ?

- Tu cherches à souffrir ?

- C'est ma punition pour t'avoir rendue malheureuse.

- Pourquoi tu es devenu prof ?

- Grâce à toi princesse. Je me suis rendu compte que j'aimais bien plus lire que la science. Alors je me suis plongé dans les livres, dans les commentaires et les analyses. Je me suis forgé une pensée, une vision des choses. J'aimais ça. Et j'avais l'impression que... je ne sais pas, que tu étais toujours là quand je lisais un livre. Je te devais bien ça. J'aime mon métier Bella. Tu m'as transmis ta passion, je veux la transmettre à mon tour.

- Je n'étais pas consciente de tout ça...

- Tu n'avais aucun élément pour le savoir. Encore un verre ?

- Oui.

Il me servit et nous bûmes, perdus dans nos pensées. Ma tête commençait à me faire mal. Edward n'était peut-être pas l'affreux type que j'imaginais. Connaître sa version de l'histoire me faisait du bien.

- Tu sais Bella... tu n'as perdu personne toi.

- Pardon ?

- Tu as été déçue mais tu n'as perdu personne. Moi j'ai perdu mon meilleur ami. Je considérais Jasper comme mon frère. J'ai perdu quelqu'un de ma famille...

- Tu veux que je pense que tu as été plus malheureux que moi ?

- Non. Je veux que tu saches que je ne suis pas l'homme sans cœur que tu as décrit à Alice la première fois que tu lui as parlé de moi. Nous avons tous les deux payé le prix fort dans cette histoire.

- Je ne t'en veux plus. Je te pardonne.

- Vraiment ?

- Oui Edward. Tout ce que tu m'as dit ce soir... j'ai été égoïste... j'ai pensé qu'à mon malheur. Tu n'es pas le monstre que je m'étais imaginé. Je suis fière même.

- Fière de quoi ?

- Te t'avoir fait aimer les livres, que tu sois devenu prof à cause de moi...

- Grâce à toi princesse, pas à cause de toi.

- Oui, grâce à moi. Tout ça aura finalement servi à quelque chose non ?

- Oui. Et concernant Jacob ?

- Lui, il n'a aucune excuse ! Pas encore en tout cas ! Non mais j'ai l'impression qu'il m'a prise pour sa pute ! Son message ressemblait à '' Attends, je vais voir ailleurs, je reviens, laisse tes cuisses ouvertes pour moi !'' Il a rêvé lui !

- Tu l'aimais ?

- Je n'en suis pas sûre. Je ne sais pas si j'étais vraiment amoureuse. Je crois que je suis saoule...

- Pourquoi ?

- Parce que je vais parler d'un truc dont je ne parlerais jamais si j'étais sobre... surtout avec toi.

- Dis-moi. Je suis curieux.

- D'après Rosalie, je n'ai même jamais eu un vrai orgasme.

- Je pense être d'accord avec elle. Je veux dire, si c'était tout le temps comme j'ai entendu...

- Tu nous as entendus ?

- Ouais...

- Et alors ?

- C'était rapide vos rapports. Je t'ai entendue... geindre mais pas crier de plaisir.

- Est-ce que je devrais crier comme les filles que toi tu ramènes ?

- Oui. Normalement tu ne peux pas contrôler tes cris. C'est plus fort que toi, tu ne peux pas t'en empêcher.

- Est-ce que toi aussi tu... cris ?

- Hum... je grogne plutôt. Je ne contrôle pas non plus, c'est... naturel.

- Comment tu te sens après... après un vrai orgasme ?

- Un sentiment de plénitude, tu te sens juste bien... détendu, invincible. Comment il était avec toi après ?

- Euh... il allait prendre une douche ou il dormait.

- Il ne te prenait pas dans ses bras, il ne continuait pas de te toucher ?

- Non. Je pensais que c'était normal. C'est fini, on passe à autre chose.

- Ce n'est pas ça faire l'amour Bella. Ce n'est pas tirer un coup vite fait et on en parle plus.

- Tu ne fais jamais ça ?

- Non ! Enfin, il m'est arrivé de coucher, juste pour coucher, un petit coup rapide. Mais quand je fais l'amour à une femme je le fais bien ! Raconte-moi ! Comment il s'y prenait ?

- Je... je ne sais pas... il m'embrassait, me caressait, me déshabillait et puis voilà...

- Il te faisait quoi en préliminaires ?

- Rien, il n'aime pas ça.

- Princesse ? Je crois qu'il t'a rendu service dans le fond. Tu as tout à gagner de cette rupture. Tu aimes ça ?

- De quoi ?

- Le sexe ? Tu aimais le faire ?

- Bof, pas plus que ça. C'est obligé dans un couple non ?

- Je suis choqué d'apprendre ça !

- Comment tu fais toi ? Tu aimes ça ?

- Oh oui j'aime. Et déjà quand je suis avec une fille, je pense à son plaisir à elle en premier, le mien ensuite. Je la caresse, j'embrasse son corps, je la stimule, je la fais languir jusqu'à ce qu'elle me supplie de la posséder... Je réponds aux attentes du corps de ma partenaire.

- Prétentieux !

- Mais tu es aux premières loges pour entendre mes exploits.

- Je suis sûre qu'elles en rajoutent.

- Non. Un jour tu sauras.

- J'ai l'impression d'avoir tout loupé.

- Tu as encore la vie devant toi. Allez viens.

- Où ça ? Je coucherai pas avec toi !

- On va juste dormir.

- Ensemble ?

- Oui, on a cours demain et on a vidé une bouteille de vodka. Je m'étonne qu'on tienne encore si bien debout.

- Oui... Demain matin ça sera autre chose. Tu dors souvent avec des filles ? Juste dormir ?

- Jamais non.

Il prit ma main et nous allâmes dans sa chambre. Je me couchai la première, du côté qui sentait bon. Edward enleva son jean pour ne se retrouver qu'en caleçon.

- Hey ! C'est mon côté du lit. Dégage !

- Non, l'autre côté il put ! Je reste là.

- C'est mon lit, c'est mon côté, bouge Swan.

- Non. Et pourquoi t'es en caleçon ?

- Parce que je dors comme ça. Normalement je dors nu, je t'épargne.

- Vas-y, te gêne pas, fais comme chez toi.

- C'est l'alcool qui parle. Je suis ton prof.

- Pas ce soir.

- C'est ça, allez pousse-toi.

- Non.

- T'es chiante, ce n'est pas croyable !

Il se laissa tomber sur le côté du lit qui n'était pas le sien et mit les draps sur nous.

- Bonne nuit princesse.

- Pourquoi princesse ?

- Je trouve que ça te va bien.

- Une princesse c'est capricieuse et pourrie gâtée.

- Tu viens de me faire un caprice pour avoir ma place dans le lit. Et ça te va bien, t'es ma princesse.

- Seigneur j'ai mal à la tête.

- Dors Bella.

- À demain Edward. Merci pour tout.

- Chut.

Je souris et essayai de trouver une position pour dormir. Une fois à l'aise, je m'endormis rapidement, la tête pleine d'informations mais je n'avais pas l'esprit suffisamment clair pour correctement analyser toutes ses nouvelles. La nuit fut courte, trop courte. Le réveil d'Edward sonna à 7h, nous avions dormi 4h. J'avais mal à la tête. À côté de moi Edward grogna, se leva et sortit de la chambre en titubant. Je l'entendis aller jusqu'à la salle de bain, moi je me mis sur le ventre et respirai à plein nez l'odeur du coussin.

- Bonjour Bella.

- B'jour.

- Tu commences à 8h30 ?

- Ouais.

- Tu manges quoi le matin ?

- Tu as quoi ?

- Des céréales.

- Hum non. Je vais manger chez moi. Tu veux venir ?

- Je me douche, m'habille, prends mes affaires et je te rejoints.

- Ok.

Je sortis à mon tour du lit et pris le chemin de chez moi. J'allai prendre moi aussi une douche, je m'habillai pour la journée. Je fis ensuite couler le café et pressai les oranges pendant que quelques tartines de pain étaient dans le toaster. Je sortis la confiture, le beurre et le nutella ainsi que quelques fruits et des yaourts. Je terminais les jus d'oranges quand il frappa à ma porte. J'allai ouvrir, Edward me sourit et entra chez moi.

- Hum... ça sent bon.

- Je t'ai fais griller des tartines.

- Merci princesse. Dis-moi Bella... Nous sommes amis ?

- Faisons un pacte... Quand nous sommes à la fac, je ne te connais pas. Tu es juste un prof.

- Oui, ça me paraît normal. Tout comme avec Alice.

- Oui. Quand nous sommes ici alors oui, je suppose qu'on peut être amis. Tiens, sers-toi.

- Merci. C'est quoi ça ?

- De l'aspirine.

- Très bonne idée ça.

Je m'installai face à lui et mangeai mon yaourt, mes fruits. Nous restâmes silencieux, je n'avais pas envie d'aller en cours, je ne me sentais pas très bien, j'avais mal à la tête, j'avais des courbatures à cause du tennis d'hier. Je serais bien restée chez moi à réfléchir sur les aveux d'Edward de cette nuit, sur ma relation avec Jacob. Edward avait raison, finalement c'était peut-être une bonne chose.

- Je t'amène à la fac ?

- En moto ?

- Bien sûr.

- D'accord. Je veux bien. J'ai mal partout...

- Le tennis d'hier ?

- Oui.

- Par contre ce soir j'ai une réunion avec d'autres profs.

- Je n'attends pas que tu sois mon chauffeur tu sais...

Il sourit et nous finîmes de manger. Il m'aida à débarrasser la table et à ranger. Je pris mes affaires et nous descendîmes jusqu'à la Triumph. Il m'équipa d'un casque, il s'installa et je montai derrière lui. Il démarra la moto et nous prîmes le chemin pour la Fac. Il me déposa à l'abri des regards, je lui rendis son casque et le remerciai.

- Merci pour tout.

- Merci à toi pour le petit-déjeuner ce matin. C'était trop bon !

- De rien. À tout à l'heure en cours ?

- Oui. Bon courage.

Je souris, lui fis signe de la main et partis vers mon bâtiment où avait lieu mon premier cours de la journée, une journée qui s'annonçait longue, très longue.


Et voilà...

à la semaine prochaine.

biz

lexi