Chapitre 8: Descente aux enfers – Première partie
Les dernières paroles de Pain résonnaient encore dans la tête d'Ayu, en route pour Ta no kuni, le pays du Riz, où Orochimaru avait plusieurs planques bien établies. C'est là qu'elle aurait confirmation de sa mort ou non et qu'elle trouverait les documents qui intéressaient tellement l'Akatsuki. Elle ne savait toujours pas ce qu'elle ferait si jamais il s'avérait que les rumeurs étaient fausses, en tenant compte qu'il était responsable de la mort de son père. Pourquoi lui avoir révélé une telle information?
- Elle n'aura ainsi aucun mal à le tuer s'il est encore vivant. Au bout du compte, on récupérera les renseignements qu'il a réussi à dérober sur les différents villages, et Orochimaru sera bientôt mort, s'il ne l'est pas déjà...
- Et si elle perd le contrôle? Si Yûkchuu prend le dessus?
- Les autres villages se chargeront d'elle...
- Je n'aime pas cette façon de faire. Ayu-san est innocente, elle n'a rien à voir avec tout ça...
- Des sacrifices sont nécessaires pour atteindre la paix que tu cherches tant. Ayu est une arme qu'on ne peut refuser en ce moment.
Pain détourna le regard et s'en alla, peu convaincu, laissant une ombre disparaitre dans le couloir.
Les jours passèrent, rapidement. La brunette courrait à une vitesse folle, se reposant peu, rapide comme le vent. Quelques jours suffirent à ce qu'elle atteigne les frontières de Ta no kuni. Il ne lui restait plus qu'à trouver la tanière du monstre. La première se trouvait au milieu d'une immense forêt, l'entrée cachée par un épais tapis de mousse. Elle sauta agilement d'une branche d'arbre et atterri devant la porte. Orochimaru se tenait peut-être derrière et sa haine envers lui la poussa à se précipiter. Elle détruisit la porte d'une simple main, envoyant une boule de chakra si dense qu'elle valsa dans le couloir souterrain pour aller s'enfoncer dans un mur. Le bruit sourd qui en résulta effraya les oiseaux dans les arbres qui s'envolèrent, voilant le ciel d'un nuage de plumes. Ayu pénétra dans l'antre du démon, tentant de contrôler sa soif meurtrière qui la prenait à la gorge. Après quelques minutes, elle l'oublia totalement, submergée par l'horreur des lieux. Le théâtre de l'épouvante, spectacle de l'effroi, abomination sans nom. Au fur et à mesure qu'elle s'enfonçait dans le dédale de couloirs, elle découvrait la folie d'un homme et elle dut rassembler tout son courage pour réaliser jusqu'où la démence pouvait mener un simple humain...
Elle ouvrait porte après porte, cherchant la bibliothèque remplie de mystères jalousement gardés, mais derrière chaque battant de fer se cachait une monstruosité. La plupart des salles étaient aménagées en sortes de chambres d'hôpital, à cela près qu'il n'y avait que les perfusions, les lits et les bips incessants des appareils de mesure qui pouvaient y faire penser. Autrement, elles avaient tout de cellules de prison. Les condamnés, cachés derrière des rideaux, n'avaient plus rien d'humain. L'avaient-ils seulement été un jour? Expériences ratées, chimères non viables, un musée vivant de l'horreur. Le premier qu'elle découvrit lui souleva le cœur, tant il était informe et effroyable. Des dizaines de tuyaux sortaient de ses entrailles à vif, pompant des liquides aux couleurs suspectes, les yeux révulsés. Depuis combien de temps était-il là? Elle s'enfuit en courant lorsqu'il tendit le bras vers elle, dans un geste lent et misérable, mais elle n'était pas au bout de ses surprises... Chaque porte cachait une abomination, des créatures plus ou moins humaines dont aucune ne semblait pouvoir vivre sans les tubes plastiques qui s'enfonçaient dans leurs corps, injectant sûrement les éléments nécessaires à leur survie directement dans les organes vitaux. Il lui fallut attendre la troisième chambre pour déglutir. Elle crut tout d'abord que c'était une jeune femme et s'empressa de la détacher, mais quand elle souleva le drap qui recouvrait son corps, une énorme protubérance lui bombait le ventre, violaçant sa peau en éclatant les veines distendues. Quelle était cette chose implantée dans cette femme? Celle-ci la suppliait d'une petite voix faible et fatiguée.
- Tue moi... Tue moi... Tue moi...
Elle n'arrêtait pas de répéter la même chose, désespérée. Ayu refusa tout d'abord, mais la créature dans son ventre se mit à bouger, tapant la paroi déjà contusionnée qui la séparait de l'air libre, comme si elle essayait par tous les moyens de la déchirer pour continuer de grandir. Les larmes aux yeux, la jeune fille sortit Kusanagi et d'un geste rapide et précis, enfonça la lame dans cette chose qui se développait au mépris de la vie de son hôte. La femme n'avait même plus la force de crier, et ses yeux devinrent vitreux après qu'un mince sourire se soit dessiné sur ses lèvres. Elle sentit la bête gigoter et recula de quelques mètres, angoissée. Une giclée de sang jaillit de la blessure, puis une petite main grise aux doigts crochus passa à travers l'entaille, arrachant la chair pour se faufiler au dehors, malheureusement pas assez rapidement pour échapper à la lame qui lui coupa la tête, ôtant définitivement la vie à cette aberration de la nature. Ayu courut au dehors, en état de choc et tomba à genoux, une main sur son estomac qui se crispait encore et encore, se vidant sous l'horreur de la scène.
Quelques minutes plus tard, elle se remit en marche, évitant de regarder ce qui se cachait derrière les rideaux blancs, refermant la porte aussitôt que la salle ne ressemblait pas à une bibliothèque. Un escalier la mena à l'étage inférieur, où les chambres laissaient place à de véritable cellules de prison. La jeune fille courut tout du long, oubliant les rires déments et inhumains au fur et à mesure qu'elle avançait, les grognements sourds et les horribles yeux qui brillaient dans le noir, pupilles assoiffées de chair et de sang. Elle ne s'arrêta qu'après avoir trouvé la fameuse salle des archives, encore un étage en-dessous et se concentra sur ses recherches afin de ne pas penser aux horreurs qui hantaient ce lieu. Elle passa des heures à chercher les documents que lui avait demandés Pain, enfouis sous des piles de livres et de parchemins. Elle fourra le tout dans son sac et fit demi-tour, mais stoppa sa course après avoir vu ce qui l'attendait en face d'elle. Les créatures démoniaques n'avaient pas dû avoir la visite de leur maître depuis un bout de temps et mourraient visiblement de faim. Certaines avaient réussi à ouvrir leur cage et avançaient dans le couloir, leurs petits yeux malsains brillant dans le noir. Ayu saisit Kusanagi et se jeta dans la foule sans aucune hésitation, tranchant tout ce qui était à sa portée, teintant les murs d'une couleur rouge sombre. Elle remonta en courant à la surface, ignorant les bêtes assoiffées qui secouaient leurs barreaux. Le musée des horreurs s'était transformé en un bain de sang quand la jeune fille se retrouva à la lumière du soleil qui filtrait à travers les feuilles vertes des arbres. Se retournant, elle effectua quelques signes et...
- Katon, goukakyuu no jutsu!
Elle inspira profondément et un puissant feu jaillit de sa bouche, brûlant le moindre recoin de la tanière du diable, se propageant dans un grondement sourd, étouffant les cris des créatures encore vivantes ou agonisantes. Elle s'arrêta, à bout de souffle et s'enfuit en courant vers sa prochaine cible située plus au nord, en espérant au fond d'elle ne pas avoir à revivre une telle expérience.
Le soir même, elle s'arrêta sur les berges d'un lac afin de se reposer quelques heures, mais surtout pour se débarrasser de cette affreuse odeur métallique et du liquide vermeil qui s'écaillait à présent sur sa peau. Elle ôta ses vêtements et pénétra dans l'eau fraîche et vivifiante, puis plongea entièrement, profitant de son moment détente. Quand se peau reprit sa couleur pastel d'origine et qu'elle se sentit ses muscles se relâcher les uns après les autres, elle regagna le bord et se laissa sécher sous le coucher du soleil, avant de se rhabiller et de se mettre en route. Il lui fallut à nouveau quelques jours pour atteindre la planque d'Orochimaru où elle devrait normalement trouver des renseignements sur sa mère.
Le paysage du pays de la Terre, Tsuchi no kuni, différait totalement du pays du Riz. Les grandes forêts et les plaines de culture laissaient place à un désert rocailleux et hostile, chaud et sec. Le monstre avait construit sa cachette au beau milieu d'une zone aride et stérile, une terre désolée. Elle ressemblait à une ancienne base de camp militaire, façonnée dans la roche dure des falaises qui surplombaient la plaine dévastée. Ayu s'avança, prenant son courage à deux mains, ne sachant à quoi s'attendre derrière ces murs hostiles et pénétra dans la forteresse de pierres. Cette fois-ci pas de chimères, d'expériences avortées, de créatures aberrantes. Tout était vide, silencieux. Quelques souris cohabitaient avec des araignées qui se faisaient une joie d'envahir leur nouveau terrain de jeu. Elle trouva la bibliothèque, quelque peu différente de la précédente. Les archives étaient classées par ordre alphabétique. Les pilleurs de renseignements n'avaient visiblement pas encore visité l'endroit, intact. Elle parcourut des yeux les étagères remplies de centaines de dossiers, jusqu'à ce qu'elle s'arrête à celui portant le nom de « Yûkchuu ». Après s'être assise sur une chaise, elle caressa de la paume de sa main la couverture cartonnée avant d'ouvrir le classeur qui la mènerait peut-être à sa mère.
La première partie du dossier concernait la légende de Yûkchuu, que Fujitaka lui avait raconté un jour. Des passages étaient cerclés de rouge, notamment les pouvoirs du démon, le dernier endroit où se trouvait Kusanagi ou encore le fait qu'aucun possédé n'avait survécu à ce jour. Elle tourna les pages et arriva à un arbre généalogique de la famille royale de Kumogakure. La branche qui partait du prince Shimizu Akihiko et de sa femme était surlignée, de nombreuses annotations à côté de chaque personnage, mort, disparu, des visages étaient barrés. Son regard fut automatiquement attiré par celui d'une jeune femme aux longs cheveux châtains. Sa photo était lourdement surlignée de rouge, son nom inscrit en capitales, Shimizu Haiko, l'enfant des cendres du pays de la Foudre. Elle continua de tourner les pages à toute vitesse, pressée de découvrir les secrets qu'elles renfermaient. Mais eu fur et à mesure qu'elle lisait ses mains tremblaient, puis elle referma le tout violemment avant de balancer le dossier contre le mur et de se prendre la tête entre les mains. Aurait-elle préféré ne pas l'apprendre et rester dans l'ignorance? Peut-être bien... Ce qu'elle venait de découvrir était un bien lourd fardeau à porter.
A en croire ce qu'avait transcrit Orochimaru dans ces pages, sa mère était venue le trouver en personne pour qu'il l'aide à... avorter... Elle mit du temps pour réussir à formuler ce mot. Comment, pourquoi? Refusant d'y croire, elle reprit le classeur et poursuivit sa lecture, une blessure s'ouvrant lentement en elle, comme un gouffre qui la menait peu à peu dans les abîmes noires des enfers. Haiko avait rencontré un ninja de Konoha pendant la guerre, mais alors qu'elle aurait dû partir avec lui pour le pays du Feu, la jeune femme avait été prise de visions d'horreurs et s'était enfuie, de peur d'être enfermée. Elle découvrit qu'elle était enceinte et comprit que ce bébé était la cause de ses cauchemars incessants. Orochimaru avait bien sûr écouté son histoire et avait entrepris des recherches, jusqu'à ce qu'il découvre rapidement sa descendance directe avec Shimizu Akihiko et le fait que son enfant avait toutes les chances d'être possédé par Yûkchuu. Sa mère avait vite découvert qu'il comptait sauver la vie du bébé au mépris de la sienne et s'était enfuie en menaçant de se suicider. Il avait perdu toute trace d'elle, sûrement protégée par le démon qui habitait le bébé.
La suite, Ayu la connaissait. Sa mère l'avait abandonnée dans la forêt alors qu'elle n'était encore qu'un nouveau-né. Elle ignorait où elle se trouvait maintenant et si elle était encore vivante, Orochimaru ayant abandonné ses recherches quelques jours après sa fuite. Elle se leva et chercha d'autres dossiers susceptibles de la mettre sur une piste, de lui fournir des indices, mais il n'y avait rien. Hurlant de rage, elle saisit les piles de dossiers et les jeta à terre, piétinant les classeurs, renversant les étagères, incontrôlable, déchaînée, jusqu'à ce que les larmes coulent à flot, inondant son visage, apaisant con cœur. Les torrents salés se transformèrent peu à peu en ruisseaux, puis en gouttes d'eau, avant de disparaître. Aurait-elle pu s'imaginer que c'était la dernière fois qu'elle versait des larmes avant longtemps? Elle prit l'unique classeur qui la concernait et le brûla de ses mains jusqu'à ce qu'il soit réduit en cendres, ramassa ses affaires et quitta les lieux.
La lumière du soleil apaisa ses paupières rougies et elle prit quelques minutes pour se détendre dans la chaleur de fin d'après-midi. Elle s'étendit de tout son long puis relâcha ses muscles. Une brise légère se mit à souffler, agitant les trois anneaux autour de son cou qu'elle caressa du bout des doigts.
- Où as-tu eu ce collier?
Le tranchant d'une lame aiguisée était posé contre la peau fine de la brunette, impassible.
- En quoi cela t'intéresse-t-il?
- Tu tiens donc si peu à la vie?
- Et c'est toi qui ose me dire ça?
La jeune fille devant lui se dispersa en milliers de poussières, la vraie se tenant juste derrière, majestueuse et redoutable, la pointe de sa lame contre sa nuque.
- Sasuke! Hurla une fille à lunettes, retenue par un homme d'une taille impressionnante.
- Tu connais Itachi? Demanda Ayu à celui qui s'était jeté sur elle, ignorant l'autre qui s'égosillait.
- En quoi ça te regarde? Dit-il doucement, n'en revenant toujours pas de sa vitesse. Il ne l'avait vu faire aucun geste.
Elle fronça les sourcils mais n'ajouta rien, puis rengaina son arme, s'apprêtant à partir.
- N'essaye même pas... Dit-elle en lui jetant un coup d'œil qui s'apprêtait à se jeter à nouveau sur elle.
Il y avait quelque chose d'étrange chez cette fille, il le sentait. Quelque chose qui lui disait de ne pas la défier, mais il ne savait pas quoi. Il activa son sharingan, et...
- Tu ne devrais pas le provoquer... Murmura-t-elle.
Trop tard... Un énorme dragon de feu se déploya dans les airs, aussi majestueux que menaçant. Il se jeta sur Sasuke, ses pupilles noires éclatantes et impénétrables reflétant sa colère.
- Yûkchuu! L'interpella Ayu.
La bête s'arrêta à quelques centimètres du visage du ninja. Cette expérience lui rappelait quelque peu celle qu'il avait faite avec Kyuubi et Naruto, à cela près que cette bête semblait tout sauf scellée. Il n'avait jamais entendu parlé d'un tel monstre et sentait sa puissance destructrice et incontrôlable le clouer littéralement sur place. Mais il obéit à la jeune fille et fit demi-tour, continuant sa danse majestueuse au-dessus de sa protégée, calme et sereine malgré cette bête féroce qui volait à quelques centimètres à peine d'elle.
- C'est quoi ça? Hoqueta-t-il. Malgré qu'il se force à reprendre son calme, son corps tremblait trop pour qu'il se relève.
- Merde mais t'es qui toi? Une sorte de monstre? Cria un des trois compères à l'écart.
- Suigetsu ferme-la!
- Mais attend t'as vu ce truc? Elle est pas nette cte fille!
C'en fut trop. Elle en avait marre. Toujours les mêmes regards depuis qu'elle était petite, de la peur, de la haine... Elle sentait la tension de Yûkchuu, les nerfs à vif. Le garçon qui l'avait provoqué devait avoir un sacré niveau pour avoir réussi à l'énerver comme ça. Mais elle avait eu sa dose pour aujourd'hui. Elle ne pouvait en endurer plus en une journée.
- Monstre, chose, bête, meurtrier, assassin... N'avez-vous donc que ces mots à la bouche? Dit-elle les dents et les poings serrés, le dragon fulminant au-dessus d'elle, de plus en plus menaçant. JE SUIS AUSSI HUMAINE!!! Hurla-t-elle, à bout, en dégainant son arme.
- Kusanagi... Murmura le ninja aux cheveux blancs.
- Suigetsu! Non! Cria son amie alors qu'il se jetait sur Ayu.
Cette dernière fendit l'air de sa lame, provoquant une tornade de vent qui envoya valser son adversaire dans un rocher. Sasuke engagea lui aussi le combat mais la brunette, plus rapide, l'empêcha de dégainer et pressa la lame tranchante contre son artère qui battait à une cadence infernale.
- Que veux-tu? Demanda-t-il, s'avouant vaincu.
- Tu cherches ta mère, n'est ce pas?
- …
La brunette se retourna vers celle qui lui adressait maintenant la parole.
- Shimizu Haiko si je me souviens bien...
- Où est-elle?
- Si tu nous laisses partir, je te révèles tout ce que je sais.
D'un bond elle se retrouva à quelques mètres d'eux et rangea son katana. Sasuke pressa sa main sur son cou, où un filet de sang s'échappait. Si Karin n'était pas intervenu, il serait mort, il devait bien l'admettre. Elle n'aurait pas hésité une seconde à lui trancher la gorge. Il ne savait pas qui était cette fille mais en tout cas, elle renfermait un incroyable pouvoir. La jeune fille aux lunettes regardait le dragon qui continuait de se mouvoir dans les airs, près à bondir dès le moindre faux pas. Un geste de la main et Yûkchuu disparut dans un grondement sourd, laissant sa protégée seule face aux quatre ninjas.
- Alors il disait vrai... Je n'en étais pas sûre au début mais maintenant que je te vois c'est différent. Qui aurait crû que l'hôte de Yûkchuu ait survécu aussi longtemps? Reprit-elle plus calmement.
- Où est ma mère? Redemanda-t-elle, indifférente au mélange d'admiration et de terreur dans les yeux de son interlocutrice.
- Hola, doucement! Je ne cherche pas la bagarre, je sais que nous n'avons aucune chance...
- Ha? S'étonna Suigetsu qui se massait la tête, ignoré en beauté par son amie qui continuait son petit discours.
- Ta mère n'est pas ici, la dernière fois qu'on l'a vu c'était à Kaminari no kuni, le pays de la Foudre, pas très loin d'un village près de l'océan.
- Ho Karin! Lui reprocha-t-il, mais Sasuke lui intima l'ordre de se taire et de rester en retrait, ce qu'il fit.
- Pourquoi devrais-je te croire? Comment sais-tu tout ça?
- Disons que je travaillais pour Orochimaru, en quelque sorte... Je me suis occupée de l'archivage un moment et ton histoire était plutôt intéressante, bien que je n'y croyais pas... Mais maintenant il est mort, je n'ai plus aucune raison de lui obéir et surtout aucune envie de mourir. J'en sais assez pour ne pas me battre avec toi.
- Le nom exact du village?
- Susanoo. Mais c'est le dernier endroit où on l'ait vu, je ne peux pas t'affirmer qu'elle y soit encore...
Ayu ne répondit pas et fila dans le vent, laissant Karin soupirer de soulagement.
- Alors c'est tout? On la laisse partir sans rien fai...
- Suigetsu! Le coupa fermement son amie.
- Ho! C'est pas parce que tu as eu la frousse pour tes fesses qu'on aurait dû s'arrêter! C'est Kusanagi qu'elle tenait dans ses mains merde! Où a-t-elle pu choper une telle arme?
- Tu comprends vraiment rien! Je te signale que t'étais pas dans la meilleure posture qui soit pour lui prendre quoi que ce soit! Lui répliqua-t-elle.
- Qu'est-ce que t'en sais? T'as pas vraiment bouger ton cul toi! A part gueuler « Sasuke Sasuke!!!! », ajouta-t-il en prenant une voix aiguë et se trémoussant comme ce qu'il jugeait être Karin.
- Le tien s'est retrouvé encastré dans un rocher alors tu peux parler! Et je te rappelle que si tu apprenais à fermer ta grande gueule, on aurait eu moins de problèmes!
- C'est moi qui vais t'en coller des prob....
- Suigetsu, l'interrompit posément Sasuke. Elle a raison. Elle aurait pu nous tuer d'un claquement de doigts... Ça m'embête de le dire mais si Karin n'était pas intervenue, c'est bien ce qu'elle avait l'intention de faire.
- Oh Sasuke, voyons! Minauda-t-elle, trop heureuse de ces compliments.
- Elle a l'air de connaître Itachi, remarqua le seul qui n'avait pas bouger d'un pouce.
- Merci de te faire remarquer à la fin... maugréa Suigetsu.
- Ça m'étonnerait qu'il l'utilise comme protection, ce combat est entre lui et moi. Cependant, je ne sais pas quelle est leur relation et s'il s'avère qu'ils sont ensemble, ça va être plus compliqué que prévu...
