Salut à tous et à toutes ! Et non vous ne rêvez pas, je suis belle et bien vivante ! Enfin je crois. Le plus important est que je me remets à l'écriture. Donc voici un nouveau chapitre tout beau tout neuf. Et surtout un putain de chapitre décisif… On revient au style du tout premier chap avec un grand bazar entre les flashback et le présent. Encore une fois, vous me connaissez, ce chapitre amènera plus de questions que de réponses ^^.
Passons maintenant au sujet qui fâche : je ne sais pas quand je publierai la suite, elle est même pas écrite, j'ai que le plan. Toujours est-il que c'est peu probable que je remette un an, rassurez vous. En revanche l'attendez pas avant au moins 10 jours hein. J'essaierai de le bosser durant le long week end mais rien n'est sur … Il devrait être chargé pour moi, donc c'est selon mon emploi du temps…
Ensuite, sondage ! J'aimerai bien, une fois HIBO terminée, faire une espèce de préquelle montrant comment ils ont créé les règles. Sachant que dans ma tête il y 96 règles, ça ferait pas mal de petits OS, dites moi ce que vous en pensez :).
Bonne lecture les loulous !
Chap 8 : Règle 15 : Tant qu'on a pas de plan Z, on est pas prêt.
STILES
Il était assis là. Depuis combien de temps, il ne le savait.
Il mordillait sa lèvre inférieure, triturait ses mains, tapotait du pied.
Il soupira rageusement.
Se leva en colère et abattit son poing dans le mur.
Mais que c'était-il passé bon sang ?!
Il remarqua Derek, le regardant, adossé à la chambranle de la porte.
_ Tout est prêt, on y va.
Il avança vers son cadet, celui ci baissa les yeux. Il n'aimait pas que Derek le voit dans cet état. Deux doigts tendres et rugueux à la fois lui firent remonter le menton et affronter le regard de son homme.
Il était doux et compréhensif ce regard, avec une touche de tristesse au fond.
_ Ce n'est pas ta faute Stiles.
L'hyperactif se dégagea de sa poigne, lui tournant le dos.
_ Arrête, c'était mon idée, mon plan, ma stratégie. C'est ma faute.
Derek encercla sa taille de ses bras, collant son torse contre son dos et posant sa tête sur son épaule.
_ Ton plan était parfait.
Stiles soupira d'amertume. Si son plan avait été parfait, ils ne fuiraient pas. Si son plan avait été parfait, jamais cela ne se serait finis comme ça.
* FLASHBACK *
Ils étaient perchés là depuis 10 minutes maintenant à regarder Ennis juger si oui ou non Isaac pouvait être intégré dans sa famille. Il lui avait posé toutes sortes de questions dont il connaissait déjà les réponses juste pour vérifier si ses informations étaient vraies ou non. C'était une tactique d'interrogatoire relativement connue.
Isaac continuait de jouer de sa fausse arrogance, son air effronté semblait plaire au chef de gang. Mais Stiles était intrigué par le comportement de Kali. La mexicaine ne semblait pas se réjouir de la venue d'Isaac, non, elle semblait exaltée de le faire entrer de ce cercle. Sauf qu'elle devrait plutôt avoir peur pour l'homme qu'elle aime. Elle semblait bien trop confiante pour que cela paraisse normal … Peut être était-il parano, à près tout, il se faisait souvent des idées sur tout et n'importe quoi.
Et puis, il y avait eu ce geste d'un des jumeaux. Celui censé être Aiden leva la main vers le toit, semblant indiquer quelque chose. Sa copie conforme regarda donc dans leurs direction avant de ricaner.
Soudain, sans qu'on comprenne vraiment ce renversement de situation, Ennis s'était levé et tenait à bout portant Isaac de son Colt 1911.
Et Stiles comprit.
* FIN FLASHBACK *
Ils s'étaient fait affreusement avoir comme les gros pigeons qu'ils étaient. C'était un putain de piège. Et Stiles se haïssait de pas avoir pris en compte dans son plan que peut être, Ennis était au courant de tout. Que peut être, cette mission n'était qu'un départ vers la mort, vers l'abattoir. Il n'avait pas pris tous les scénario en compte et n'avait pas pu rendre ses plans B,C,D et E adéquats à cette situation.
Il se souvenait parfaitement du putain de discours d'Ennis qui leur avait filé la chair de poule.
* FLASHBACK *
Le chef mafieux était là, impassible, tenant la vie d'Isaac entre ses doigts. Il avait un regard méchant, haineux et une touche de folie sous-jacente. Cet homme aimait tué, Stiles en était convaincu. Alors l'hyperactif eut peur, parce qu'il venait de comprendre.
Et comme pour justifier ses dires, trois hommes s'éclipsèrent silencieusement du hangar pour monter sur le toit. Par la seule sortie possible pour Derek et lui. Ils étaient coincés.
En contrebas il entendit la voix de Scott, reconnaissant l'intonation d'un ordre, et il sut. Eux aussi étaient coincés. Un coup de feu retentit au loin. Il reconnu immédiatement le doux son du Beretta de Lydia. Les renforts ne viendrait pas. Ils étaient dans une merde royale.
Et Ennis prit la parole :
_ Lieutenant Isaac Lahey, né Isaac Mogberg, a pris le nom de sa mère après la mort de son père. La Taupe.
Il se tourna vers la porte du hangar, toujours Isaac en joug. Fit signe de l'ouvrir. Scott, Jackson, Boyd et Erika furent poussés à l'intérieur. Les 3 gorilles devant lui et Derek leur enlevèrent leurs armes et les firent descendre à leur tour. Lorsqu'ils touchèrent le sol, ils purent apercevoir Allison, Lydia et Danny avancer sous la menace d'une kalash. Celle d'Allison si ses souvenirs étaient exacts. Ils furent poussés avec les autres à l'intérieur de la battisse et ce connard de Red poursuivi son discours.
_ Lieutenant Erika Reyes, nom de mariée Erika Boyd, nom adoptif Erika Martin, maman de la jolie Leah. La Mécanicienne. Lieutenant Vernon Boyd, l'Entraîneur, mari de la dite Erika, né Vernon Peterson, a pris le nom de sa grand-mère, père de la petite Leah Boyd. Quelle belle famille. Que vois-je ! Lieutenant Jackson Whittemore. Né du déni de grossesse d'Amélia Lawrence en Irak. Abandonné dans la seconde à l'orphelinat militaire. Envoyé à Tampa. La Diversion. Continuons avec sa chère et tendre Lieutenant Lydia Martin. Plus jeune du groupe, plus intelligente aussi. La Préparatrice. Oh mais regarde Isaac, ne serait ce pas l'homme de ta vie ? Lieutenant Danny Mahealani, encore un qui a piqué le nom de sa grand-mère. Né Danny Sanchez, drôle de mélange entre un mexicain et une hawaïenne. Le Hacker. Lieutenant Allison Argent. Nom d'emprunt volé à une ancienne légende française, née Allison Mills. La tireuse d'élite. Passons au supérieurs maintenant. Capitaine Derek Hale, un enfant cobaye de l'armée, la légende dit qu'il n'a peur que du feu comme l'animal qu'il est. L'improvisation. Capitaine Stiles Stilinski, de son vrai nom Dorik Genim Stilinski, fils du célèbre lâche John Stilinski. Le cerveau.
Stiles émit une sorte de reniflement amusé avant de parler avec tout le sarcasme donc il était capable
_ On dit Dörik vieux con, on vous a pas appris le polonais à l'école des terroristes ?
Et il se prit une droite dans la mâchoire. Comme d'habitude.
Le mafieux éclata de rire, lui répondant qu'il était vraiment trop bête pour être le cerveau du squad 137, que c'était pas étonnant qu'ils se fassent prendre avec un cerveau aussi con. Il continua alors.
_ Ou en étais-je ? Ah oui ! Scott McCall, ce cher Major McCall, je dois une de mes cicatrice à ton connard de père. Ton rôle est sans conteste le plus évident : tu es le Chef. Je connais aussi vos matricules évidemment mais je n'ai jamais aimé les chiffres.
Danny ricana et lança un « Ayant épluché vos comptes, il est évident que vous n'êtes pas un matheux. » Ce à quoi Ennis répondit en espagnol ce qui ressemblait à une insulte pour Stiles, mais à prés tout il se trompait peut être, lui avait pris français en 2ème langue, pas espagnol.
C'est à ce moment que Kali entrant en jeu.
_ Tu as oublié la fille Hale, père.
_ Mais oui ! Comment oublier le Sergent Laura Lahey ! Il se pencha plus en avant vers Isaac, toujours l'arme sur son front : Ta gentille belle-sœur n'est ce pas ?
Le bouclé grogna. Red savait tout.
* FIN FLASHBACK *
Un coup de feu retentit en bas. Stiles et Derek défirent leur étreinte et se précipitèrent, flingues en main, couteaux à la hanche vers les escaliers. La diversion était terminée. L'ennemi était de nouveau opérationnel.
* FLASHBACK *
Rectification. Red savait presque tout. Et Stiles sourit.
Le terroriste ne connaissait pas le langage de signes développé par son équipe, il ne connaissait pas les plans D et E et surtout, il ne connaissait pas de quoi ils étaient capables.
Il commença alors. Il déplaça son pied gauche dans la direction des jumeaux et tapota deux fois le pied droit. Il sentit le pied gauche de Derek se positionner de manière a ce que son bout touche l'arrière de sa chaussure droite. Malgré leur mains liées dans le dos, les autres suivirent le mouvement. Il vit Allison appuyé son pouce droit quatre fois dans son dos. Lydia inclina ses pouces vers la droite avant d'ouvrir ses mains. Danny avait un pouce pointé derrière lui et deux doigts le tapotant. Scott et Isaac faisait le même geste : pied légèrement plus écartés l'un de l'autre, reniflement. Erika, juste en face de Stiles lui sourit puis donna son signe elle aussi : Nez remué, pied droit vers la droite. Jackson, dans la même posture que Danny et Boyd, pointait son pouce derrière lui, mais un seul le tapotait. Vernon l'imitait, tapotant avec trois doigts.
Cela semblait simple à comprendre lorsqu'on connaît le code par coeur.
Stiles partait vers les jumeaux. Derek le suivait manifestement, vu son pied touchant le sien. Allison visait la personne la plus au fond de la pièce, c'était une sage décision, elle était la plus rapide et la dite personne au fond de la pièce avait fait la connerie de lui piquer sa kalash toute neuve, personne ne touche aux armes neuves d'Allison, personne, même pas Scott. Lydia s'attaquait à une femme selon sa main ouverte, la plus à droite, il semblerait que se soit Jennifer Blake, une des femmes de main d'Ennis. Danny prenait le deuxième gars en partant de la gauche dans le fond au vu de ses doigts tapotant son pouce. Scott et Isaac reniflèrent, cela ne veut dire qu'une chose : on prend le boss, le fait qu'ils indiquent qu'ils vont face à eux le confirme. Erika en remuant le nez indique qu'elle se charge du sous-chef, ici désigné par Kali. Jackson et Vernon, si l'on se fiait à leur tapotement de doigts allait se jeter sur les deux autres gorilles du fond, respectivement celui de gauche et celui de droite.
Ils étaient parés, chacun avait sa cible, ces gros abrutis de malfaiteurs n'avaient rien vu venir. Et ils se croient tout puissant. Ils ne remarquent même pas lorsqu'ils sont sur le point de se faire massacrer… Pathétique.
Un son brisa le silence. Les balourds n'y firent pas attention, pour eux il s'agissait d'un vulgaire piaf. Mais pour le squad 137, cela avait une signification très particulière. Lorsqu'ils entendaient le bruit caractéristique du colin de Californie, une espèce quoi que commune, qui ne vivait pas à Beacon Hills, ils savaient que Melissa était dans le coin.
Et Stiles fut fier de son homme. Derek avait réussi à mettre en place son plan D. Celui où la famille deviendrait les renforts.
Un deuxième chant d'oiseau résonna au loin. Stiles reconnu immédiatement le signal de Jason O'Neil. Derek était un putain de génie.
L'hyperactif se tourna alors vers son compagnon et lui mima de ses lèvres un reconnaissant « je t'aime ».
Ennis se mit à rire, probablement parce qu'il avait intercepté l'échange.
_ Oh oui mon grand, tu peux lui dire je t'aime à ta tapette, tu le reverra plus de ci tôt. J'ai hâte de te voir pleurer en le regardant souffrir de milles douleurs inimaginables.
Ce fût à Stiles de s'esclaffer cette fois.
_ Mon pauvre, si on vous avait vraiment renseigné sur nous, vous sauriez que rien ne me ferait pleurer si je décide que rien ne me fera pleurer. Et malheureusement pour vous, j'ai pris cette décisions le jour de la mort de ma mère.
Puis la princesse ouvrit sa grande gueule un nouvelle fois.
_ Ca doit encore être une de leur stupides règles Papa, ne cherche pas…
Cette pouffiasse parlait d'eux comme s'ils n'étaient pas dans la pièce et se contentait de se limer les ongles. Il se fit la réflexion que s'il en avait l'occasion, il recommanderait à Erika de lui planter cette foutue lime dans la carotide. Il le ferait bien lui même mais il avait déjà sa cible et la règle 51 lui interdisait de prendre la cible d'un autre… Il esquissa un sourire au souvenir du jour où la règle 51 fût mise au point.
Il sorti de sa rêverie lorsqu'il entendit le deuxième cri du colin de Californie. Maintenant que les renforts avaient sécurisé l'extérieur, la vraie partie pouvait commencer. Alors il sourit.
* FIN FLASHBACK *
DEREK
Ils se ruèrent en bas, prenant leurs sacs au passage, arrachant leur photo préférée du frigo. Ils avaient malheureusement l'habitude des départs précipités et Derek fût ravi d'avoir passer sa nuit à faire du rangement. En passant par la cuisine, il vit Stiles prendre plein de bouffe et le mettre dans son sac. Sans oublier de prendre ce qu'il y avait dans la cachette secrète. Derek lui, courut immédiatement vers le bunker dans le sous sol, il l'ouvrit pour y trouver Lily, au milieu de 3 énormes sacs remplis d'armes, assise sur sa valise trois fois plus grande qu'elle. Elle lui sourit de la même manière que Stiles quand il veut jouer au plus intelligent. Tel frère, telle sœur.
_ Je me suis dit que vous auriez besoin d'aide…
Oh, il était au courant que si Melissa avait à faire partie de la mission, elle devrait mettre Elinbet dans le lieu le plus sécurisé, à savoir leur bunker.
_ Ma puce, t'es la meilleure.
Elle haussa les sourcils et prit le sourire que Lydia lui avait appris.
_ Ouais, je sais, c'est de famille.
Il secoua la tête devant la petite effrontée. Leur joute verbale se termina là, Stiles arriva en trombe dans le garage, fourrant le plus de sacs possibles dans la Jeep. Derek pris soin de prendre tous les sacs d'armes dans la Camaro en plus de déposer la valise de Lily dans la voiture de l'hyperactif. Ils leur fallu donc 2 minutes pour déguerpir de la maison. Stiles était chargé « d'effacer les preuves », c'est à dire de brûler la baraque … Et il détestait ça.
Les tirs fusaient dehors et au son, Derek pu reconnaître la kalash d'Allison. Puisqu'Ali et probablement Scott les couvraient, ils se dépêchèrent de grimper chacun dans leur bagnole après un petit bisous disant « crève pas s'il te plait ». Ils sortirent en trombe.
Devant eux, un carnage. Comme celui du hangar.
* FLASHBACK *
Un roucoulement de tourterelle fendit les airs et le plan d'exfiltration commença. D'abord, il vit Scott libérer ses propres mains. Il fallait vraiment être con pour simplement ligoter des membres spéciaux de l'armée de terre américaine avec de la corde bon marché… Bref, petit à petit, la troupe se détacha de ses liens, sans même se faire remarquer des lourdauds. Sauf Isaac qui, trop proche de Red se serait fait repérer…
Et Stiles lança le signal. L'hyperactif se mit à rire à gorge déployée. Mon dieu ce qu'il était sexy comme ça… Red le regarda de travers avant de lui hurler de la fermer, qu'il était complètement barge.
_ Oh, je suis peut être barge mais vous, vous êtes sacrément con. Et mal renseigné en plus.
Ennis eu un sourire mauvais, continuant de menacer Isaac de son arme.
_ Con certes, mais vous êtes désarmés, inoffensifs et maîtrisés…
Cette fois c'est le squad entier qui se permis de ricaner. Et Stiles lança la partie.
_ Ah oui, tu crois ? Règle 78 vieillard : avec une lame dans le caleçon peut te sauver les miches…
Et c'est parti ! Tout se passa en même temps, dans une symbiose qui leur était propre.
Isaac s'accroupit, laissant Scott sauter au dessus de lui et foutre son poing dans la gueule d'Ennis. Le bouclé en profita pour se libérer de sa corde et essayer de choper l'arme du terroriste. Jack, Danny et Boyd, dans une synchronisation parfaite se ruèrent sur les types du fond. Lydia, protégée par Allison qui fonçait vers le type ayant sa kalash, se jeta sur Blake avec un sourire démentiel. Et Stiles et lui, arme au poing, se retournèrent brutalement sur les clones. En trente minuscules petites secondes, le carnage commença.
Les coups fusaient de toutes part mais le renforts revenaient déjà, accompagnés du doux son des voitures qu'Erika avait elle même monté. Elles avaient l'air de voitures banales mais pouvaient dépasser les 300 km/h. De vrais bijoux. Et elles les attendaient.
Ils leur avait fallu deux petites minutes pour les mettre KO, sans les tuer, ils n'étaient pas des barbares, c'était à la police de les arrêter. Ils en attachèrent certains. Comme Red.
Jackson voyant que tous se réveillaient et qu'il leur fallait partir avant que la police rapplique, balança sa diversion. Des gaz asphyxiants. Il les avait lui même mis au point. Il avait donc une heure devant eux avant les abrutis ne se réveillent.
Ils sortirent du hangar à toute vitesse, se ruant dans leurs voitures. Ils récupérèrent le fourgon en passant et se divisèrent les taches pour prendre la fuite le plus loin possible de cette ville !
Stiles et lui allaient dans leur maison, récupérer Lily et la majorité des armes. Mais surtout, toutes les notes, tous les dossiers, bref, toutes les preuves. La grand-mère de Boyd ayant déjà fait le necessaire pour leur planque, Vernon accompagna Erika à l'internat. Scott fonça à l'appartement qu'il partageait avec sa mère et prépara leurs affaires à tout les deux, Lily étant déjà mise à l'abri. Lydia fonça chez Jack et elle. Isaac et Camden partirent chez le blond, prendre tous ce qui était à Danny et Laura. Et tous les autres, à savoir Danny, Mélissa, Allison , Christopher et Jackson se précipitèrent au QG pour tenter de sauver sa jumelle.
* FIN FLASHBACK *
Putain. C'était le seul mot qui résonnait dans son esprit. Parce que le bazooka qu'il voyait à l'arrière du pick up des jumeaux, venait de l'armée. Pire, vu le numéro de série, il venait de Tampa.
Il était là, coincé entre un champ de bataille digne d'un films d'action motorisé et une sortie de garage d'une maison en feu. Croyez le ou non, il avait vu pire. Mais pire que d'être menacé par des armes de son propre camps, il ne connaissait pas. Il était trop impliqué pour le moment, il ne pouvait pas correctement réfléchir. Il passa donc en mode « pas de sentiments, je suis un soldat ».
Toute la scène était dans le flou, il n'agissait que par pur instinct de guerre. Il avait quelques flash de l'Irak et ça n'annonçait rien de bon. C'est quand il était là bas que son beau père avait disparu…
Il appuya sur l'accélérateur et braqua à gauche, protégeant la voiture de Stiles qui prit la fuite pour rejoindre celles du QG. Point de rendez vous. Il sortit son bras par la vitre et testa sa nouvelle mitraillette. Agir méthodiquement. Crever les pneus de la première voiture. Toucher au moins un conducteur. Grimacer à cause de son poignet probablement cassé qui tenait le volant. Tirer entre les deux yeux d'un des clones. Le voir mourir sur le coup. Entendre l'autre crier malgré le bruit des balles. Et de un. Aviser le plus faible. La femme. Tirer. Touchée. Morte. Et de deux. Une balle explose son par-brise. Il ne sursaute pas. Il ne voyait pas ses amis. Il s'en foutait. Il devait tuer la menace. Red debout, en face de lui. Armé. Glock. Tirer ou rouler dessus. Sourire sadique. Appuyer sur l'accélérateur. Percuter Red. Tirer entre les deux yeux. Et de trois. Son téléphone sonne. Décroche automatiquement. Stiles.
_ Laura est inconsciente. Vient au QG vite.
Raccroche. Recule. Roule très vite, sans faire gaffe aux autres. QG. Mettre Laura à l'arrière. Voir les autres arriver. Stiles l'embrasse. Stiles l'embrasse. Stiles l'embrasse. Putain. Il répond au baiser. Ils sont vivants. Il n'est plus un soldat sans sentiments. Il n'y a plus de menace et l'homme qu'il aime est vivant. Il ouvre les yeux, ce n'est plus flou. Il est de-nouveau lui même. Putain. Qu'a t-il fait ?
Il écoute les ordres de Scott. On les a balancé. Quelqu'un de la maison, de Tampa, à informer Red de leur mission. Quelqu'un de haut placé si l'on en croit les détails que les terroristes avaient sur eux. L'armée les avait envoyé à la mort. Stiles lui mit une attelle au poignet. Son homme nettoya les plaies d'Isaac et de Lydia. Le blond avait 3 côtes cassées et une balle dans l'épaule. La rousse avait une blessure par balle dans le mollet. Erika semblait avoir une cheville cassée. Les autres n'avaient des blessures superficielles. Et il y avait Laura, allongée sur la banquette arrière de la Camaro. Inconsciente. Stiles pensait à un traumatisme crânien. Les hommes de Red l'avaient assommée dans le QG quelques minutes avant que le groupe d'Allison ne vinrent leur péter la gueule. Sa petite sœur était blessée … Il souffla, il faut se reprendre. Ils devaient fuir. Ils remontèrent dans les voitures, direction Tampa.
Putain, heureusement qu'ils avaient un nombre inimaginable d'oreillettes sinon ils seraient morts depuis longtemps. Un brouhaha régnait dans ses oreilles. Aucun d'entre eux ne supportait le silence car celui ci allait de pair avec les problèmes, avec le fait que quelque chose n'allait pas. Ils se forçaient donc tous à parler, même lui, pour faire semblant que tout allait bien. Pour oublier qu'Isaac perdait du sang, que Laura était inconsciente et que Lydia avait un trou dans le mollet. Oublier qu'ils venaient encore de tuer des êtres vivants, aussi horribles soient-ils. Parce que putain, on leur apprend à tuer, on leur apprend à contrôler toutes leurs émotion mais on leur apprend pas à faire disparaître le remord. La grand-mère de Boyd disait toujours qu'il était bon d'avoir du remord, cela voulait dire qu'ils n'avaient pas réussit à nous transformer en monstre inhumain. Elle n'avait pas tord au fond… Mais c'était tellement dur de se regarder dans le miroir tous les matin et de se rappeler sans aucun doute, sans aucune hésitation, chaque visage, chaque nom, chaque identité de ceux que l'on a tué. C'était un putain de cauchemar et demain il aurait trois visages de plus. Il avait tué Ennis Red, Jenifer Blake et Aiden Scavo.
Il continuait de rouler droit vers Tampa, à la plus grande vitesse qu'il pouvait atteindre. Soit 289 km/h. Il était la voiture du centre, la plus protégée car Laura était inconsciente à l'arrière et que Lily était à ses côtés. Devant lui se trouvait Stiles, avec à son bord Isaac, Danny et Lydia. En tête de file Allison, Scott et Mélissa étaient à bord du SUV de la tireuse d'élite. Derrière lui la porshe de Jackson avec Camden comme co-pilote et en dernière position, Erika et Boyd dans leur 4x4. Les autres membres de leur famille étaient parti bien avant eux, ils les avaient donc perdu de vue. Ils se retrouveraient à Tampa dans de longues heures, mais eux devaient se rendre à l'hôpital assez rapidement…
Il était 22h et il commençait déjà à fatiguer… Ils roulaient depuis 3h maintenant. Alors il prit la parole.
_ Changement de pilote et inspection des blessés, on s'arrête à la prochaine station.
De nombreux acquiescement approbateurs lui revinrent.
Il regarda rapidement dans le rétroviseur et son cœur fondit. Lily ne dormait toujours pas, elle luttait contre le sommeil, continuant de caresser les cheveux de Laura, de lui murmurer des mots doux, exactement comme sa sœur avait l'habitude de faire avec Elinbet. Cette gamine était tout bonnement adorable.
Ils firent une dizaine de kilomètres avant de s'arrêter sur une aire d'auto route déserte. Stiles sortit en trombe de sa voiture, ouvrit la portière de Derek et lui roula une pelle monstrueuse avant même qu'il ne puisse réagir. Lily, elle, était morte de rire. Puis l'hyperactif était parti aussi vite qu'il était arrivé. Il avait ouvert le coffre de la Camaro pour en sortir le sac de soin. Il le traîna jusqu'à la Jeep et commença à donner des ordres. Comme d'habitude, il faisait les plans.
_ Bon, je recouds les deux troués comme je peux, pendant ce temps là, Jackson essais de contacter le Commandant Finshtock, il nous donnera probablement des explications. Danny, programme les GPS et trouve nous un putain d'hôpital militaire assez proche. Il faut que Laura passe un scanner au plus vite. Scott et Allison, faites les équipes, qui prends quelle voiture et avec qui. Erika, vérifie tous les moteurs. Boyd réapprovisionne toutes les voitures en armes et en chargeur. Melissa, Lily allaient acheter de la bouffe au shop. Maman, prend tout ce qu'il y a au niveau médical. Derek, de l'essence dans chaque réservoir. Aller, et que ça saute !
Et la fourmilière se mit en marche. Derek commença par amener la Camaro à la pompe à essence. Chacun exécutait sa mission. Et un quart d'heure plus tard, ils se réinstallaient tous en voiture.
Derek s'installa à l'arrière de la Jeep avec Stiles et Scott prit le volant, ils partaient en premier. Après eux suivaient Melissa et Lily (enfin endormie à l'arrière du SUV). Puis Danny et Isaac dans la porshe. Boyd conduisait le 4x4 pour Erika, Jackson et Lydia. Et la Camaro contenant Camden, Laura et Allison terminait le cortège.
OREILLETTES
Jackson : Putain, le Commandant ne répond toujours pas !
Scott : Bon je suppose qu'il est tant d'arrêter de faire semblant et de parler sérieusement ?
Lydia : Je commence. D'abord, on fait le bilan. J'ai tué Ethan Scavo.
Erika : Touché Kali Red à la poitrine, semble pas morte.
Danny : Oh putain merci d'avoir botter le cul de cette salope !
Erika : Mais pas de quoi, je recommence quand tu veux.
Isaac : Je me sens sale de l'avoir embrasser.
Camden : C'est parce que t'es couvert de sang et que tu pues la transpiration que tu te sens sale crétin.
Scott : Les gars, on se fera mutuellement chier dans un quart d'heure, là on est sérieux. Boyd ?
Boyd : Deux officiers de police corrompus. Morts.
Danny : Le troisième officier mort. Plus un des gars du QG, mort aussi.
Stiles : Touché Jennifer Blake à la jambe.
Derek : Aiden Scavo. Jennifer Blake. Ennis Red. Morts.
Scott : Le mec à la kalash. Mort.
Allison : La fille au QG. Morte.
Jackson : Deux mecs devant chez nous. Un mort, l'autre blessé à la main je crois.
Camden : Un mec à l'appart de Laura en plus de deux qui gardaient le hangar. Morts.
Mélissa : Un des hommes devant le hangar. Blessé à la hanche.
Isaac : Une pouffe en sortant de chez moi. Blessée à la poitrine il me semble. Pas morte.
Scott : Je suppose qu'on a fait le tour malheureusement. Maintenant les explications. Tout le monde a remarqué que leurs armes et leurs munitions venaient très probablement de Tampa nan ?
Stiles : Ouep. Et vu ce qu'ils savent sur nous, c'est au moins un THG qui nous a balancé. Le tout est de savoir pourquoi.
Lydia : Et si c'était pour Berlin ? Vu ce qu'on a découvert là bas, il est normal qu'ils veulent nous mettre hors circuit…
Boyd : Mais pourquoi impliquer nos familles dans ce cas ? Ils auraient pu nous renvoyer sur le front ou en mission sans renforts, tout simplement.
Erika : Lyd's regarde ton portable, papa vient de m'envoyer un sms, il s'est enfuit de la base avec Leah cette nuit. Ca pue tout ça.
Mélissa : C'est à cause de John si vous êtes parti avec vos famille.
Stiles : Pourquoi se serait la faute de Papa ?
Derek : Pas de sa faute. Mais puisqu'il s'est rebellé contre l'armée c'est parce qu'il a trouvé quelque chose de compromettant. C'est pour ça qu'ils le recherchent, peu importe ce qu'il a trouvé ça doit être très important. Ils pensent sûrement qu'il en a donné une copie à l'un d'entre nous alors ils cherchent tous à nous tuer.
Isaac : C'est radical …
Lydia : L'armée n'a jamais fait dans la demi mesure. Mais je pense que c'est une bonne explication.
DEREK
Ils avaient continué sur une centaine de kilomètres tout en discutant de choses sérieuses. Finshstock avait enfin répondu, leur interdisant de venir à Tampa, que ce n'était pas sûr pour eux ici, qu'il avait permis à Jacques et à Leah de s'enfuir. Il leur donna l'adresse d'un hôpital dans le nouveau Mexique. San Antonio Memorial Hospital. Ils ne devaient s'y rendre que la nuit, il était gérés par d'anciens militaires. Un certain T.C les y attendait. Ils avaient encore deux heures de route et il était près de minuit…
Pui son téléphone avait sonné. Un numéro inconnu dont l'indicatif était celui du Brézil. Il décrocha.
_ Il paraît que tu me cherches fiston.
Oh putain. Il avait John Stilinski à l'autre bout du fil.
Et voilà ! Je ne peux vous cacher que j'ai écrit toute cette fiction pour ce chapitre et surtout pour cette dernière petite phrase x).
Mais voilà, faut que je vous explique que mon père est un soldat de l'armée de terre française, que toute cette fiction je l'écris un peu pour lui. Qu'il me l'a totalement inspiré. Son esquade avait créer un espèce de règlement loufoque et j'ai écrit cette fiction uniquement pour caser la règle 78. Parce que ouais, cette règle existait vraiment dans la vie de mon père et que je la trouve hilarante. Il m'a raconté des tas d'histoires sur l'armée, des droles comme des tristes.
J'écris cette fiction pour exprimer mon amour mais aussi ma haine de l'armée. J'ai grandi là dedans. J'ai fait mes premiers pas sur le tarmac, j'ai appris à nager dans les bassins du parcours du combattant, j'ai vécu à Berlin, à Koln, à Dublin, à Naples et à Abidjan durant les 6 premières années de vie. L'armée c'est ma maison. Le problème, c'est que je l'ai vu faire des trucs ignobles. Comme envoyer une troupe de soldats à peine entraîné dans le désert de Gobi. Comme ne pas porter secours à une troupe en Afghanistan et les laisser pour morts. Comme ordonner de tirer sur tout ce qui bouge : ennemi, civils, femmes enceintes, enfants pendant la guerre du Golfe. J'ai vu l'armée devenir inhumaine, vouloir des résultats au point de multiplier ce qu'elle appelle les dommages collatéraux. Et ça me rends tellement triste. Tout le monde pense que les soldats sont des héros, et je considère mon propre père comme un héro mais la vérité c'est juste qu'ils sont souvent des pantins, des hommes qui ont beaux être tout en muscles mais qui pleurent comme des enfants dès la nuit venue, parce qu'ils peuvent pas oublier, parce qu'on fond d'eux, ils sont cassés. Comme mon père. Personne ne mérite de vivre autant de cauchemars. C'est le message que je veux faire passer. Prenez soin des soldats, ils ont vu plus d'horreurs que vous ne l'imaginerez jamais …
Bye,
Alice.
