Salut,
Oui, pour ceux qui ont lu mon nouveau recueil de OS, j'avais dit que je ne posterai pas avant 4 semaines, mais j'ai fait les plans des chapitres 9, 10, 11, 12 et 13. J'étais donc obligée d'écrire. OBLIGÉE ! Oui, je suis folle. Donc oui, c'est un chapitre court mais, il est très guimauve et je n'aime pas trop en écrire mais je suis obligée pour le développement de l'intrigue. En faite, il n'est pas si guimauve mais il l'est plus que les précédents.
Maintenant je passe aux remerciements qui sont pour la guest Lorina qui suit activement ma FF *ce que je trouve trop chou !*, marieelainevb et kis38 *je vous adore toutes les deux ! Et désolée Émilie mais je ne te l'ai pas envoyé car mon envie de le poster était trop fort !*.
Bonne lecture !
Mycroft regardait son frère comme si il allait l'égorgeait avec son parapluie juste devant elle. Elle voulait intervenir mais n'avait pas assez de force pour s'interposer entre eux pour le moment. Mais elle voulait bien reconnaître qu'elle s'amusait beaucoup trop et la jeune femme voulait savoir l'issue de cette petite guerre. L'aîné s'avança lentement vers son cadet et resta planté devant lui. Ils se défiaient du regard. Mais celui qui dans son costume faisait plus fort, engagea la conversation :
"-Donc, Sherlock comme cela en plus de ne pas savoir t'occuper de toi, tu ne sais pas protéger Miss Hooper de son ex-fiancé.
-Ne vas pas sur ce terrain, Mycroft, répliqua sèchement son frère !
-Mais bien sûr, tu préfères de loin lui faire de petits gestes tendres dans un lit d'hôpital, fit sur le même ton l'homme.
-Mycroft, parla en haussant un peu le ton la jeune femme."
Molly vit dans ses deux portes menant vers son âme, les excuses silencieuses d'un ami qui en avait trop dit. Elle murmura un petit " Ce n'est rien.". Ses deux petits yeux chocolat fixaient les deux hommes plantés devant son lit.
"-Sherlock, je veux que tu sortes, tout de suite, exigea Molly.
-Hors de question, répondit le jeune homme sans la regarder.
-Je ne te demandais pas ton avis."
Il la fixa de son regard froid et colérique pour enfin capituler et sortir comme un enfant qui boude. Les deux adultes se regardaient sans prononcer un mot comme pendant l'absence de Sherlock, durant leurs nombreux rendez-vous amicaux. C'était une amitié étrange mais reposante pour Molly. Pas besoin de longues conversations ennuyantes avec Mycroft Holmes, elle avait juste besoin de venir le rejoindre, prendre un thé tranquillement puis repartir chez elle. Le silence avec lui était différent, simple sans artifice mais pas glacial contrairement à son paraître, en tout cas moins qu'avec son cadet.
"-Tu sais très bien qu'il n'y ait pour rien, affirma la jeune femme.
-Oui, mais j'aime le voir culpabiliser.
-C'est avec des remarques comme ça que je me dis que les gens ont peut-être raison sur toi, sourit-elle.
-Je sais très bien que tu n'en penses pas un mot, remarqua-t-il en esquissant un sourire en coin.
-Bien sûr, murmura-t-elle...
-Je venais surtout m'assurer que tu allais bien.
-Je sais. Et je trouve cela très gentil. Mais malgré ce que j'ai appris aujourd'hui, cela va aller.
-Je ne pense pas, tu vas avoir besoin de soutien et de personnes qui... t'aiment autour de toi.
-J'ai déjà ces personnes, souligna Molly."
Mycroft resta de marbre devant le fait qu'elle le considérait comme une personne qu'elle... appréciait. Il observait chacun de ses mouvements tout comme elle, qui était concentrée sur sa poitrine qui se gonflait laissant l'oxygène remplir ses poumons endommagés par les cigarettes. Après de longues minutes ainsi, l'homme partit pour la laisser se reposer. Puis Molly sombra dans un sommeil profond et paisible, sans cauchemar, grâce à la morphine.
Elle fut réveillée par le bruit sourd d'une porte. Elle leva sa tête vers le même médecin qui lui avait annoncé les mauvaises nouvelles de la veille. Pourtant il semblait assez détendu et commença à ouvrir la bouche quand la porte s'ouvrit une nouvelle fois, pour laisser entrer Sherlock plus reposé. Ses cernes étaient moins visibles, sa barbe naissante avait été rasée soigneusement et son Belstaff avait retrouvé son propriétaire. Elle sourit à cette vue plus encourageante. Mais il s'effaça aussi facilement car il était redevenu le Sherlock Holmes du début, froid et distant.
Il se plaça à sa gauche sans même la regarder. Le coeur de Molly se serra. C'était comme si il avait oublié tout ce qu'ils avaient fait, leurs moments tendres et leurs... baisers. Ce désir qu'elle avait lu dans ses yeux océans, n'était rien. Il s'était juste joué d'elle comme à son habitude. Molly s'en voulait d'avoir cru que lui qui se disait sociopathe de haut niveau, pouvait avoir des sentiments pour elle, une petite pathologiste insignifiante, qui rougissait et bégayait à chaque fois qu'elle le voyait ou alors elle partait le plus loin possible de lui pour ne pas avoir à l'affronter. Mais cela n'a servi à rien, toutes ces heures à lui donnait des corps pour ses expériences.
Le médecin se racla la gorge et commença à annoncer la date de départ de Molly après sa semaine d'observation. Elle pourrait donc sortir le mardi de la semaine prochaine sous la responsabilité de quelqu'un qui veillerait à son état de santé qui était encore fragile, du point de vue autant psychologique que physique. Sherlock resta de marbre à côté d'elle. Quand le médecin fut parti, les laissant seuls, Molly renvoya le jeune homme chez lui, brusquement.
Une semaine après les faits, Molly n'avait pas voulu revoir le détective qui avait pourtant insisté. Elle était à présent habillée et faisait son sac que Mycroft lui avait apporté durant la semaine, avec ses vêtements et ses médicaments. Elle était face à la fenêtre et ne fit attention à rien jusqu'à ce que quelqu'un ne frappe à la porte. Elle se retourna et vit la dernière personne qu'elle pensait voir à Londres:
"-Excusez-moi Mademoiselle, commença l'homme hésitant, mais auriez-vous vu Molly Hooper ?
-Papa..."
Je sais, vous allez me dire que puisque après l'arrivée de la jeune soeur de Molly qui a été ensuite décapitée par le gang de Moriarty, je pourrais faire la même chose avec son père mais je tenais à vous rassurer, la réponse est non. Je lui réserve une fin heureuse et même un retour pour la deuxième partie ! Je ne le qualifierais pas d'important mais pour Molly c'est LA personne la plus importante. C'est son père tout de même !
À la semaine prochaine !
