- J'ai fais un vœu, monsieur, lui dit Sam alors qu'ils quittaient la base. Quand le météore arrivait vers la Porte.
- Quoi ? répliqua Jack un peu brusquement.
Il ne pouvait pas s'en empêcher. Juste quand il pensait qu'il s'était sorti Sam de la tête, elle refait irruption dans sa vie pour le secourir. Il commençait à se demander si elle l'avait fait exprès.
- Porte malheur de le dire, continua-t-elle.
Elle lui fit un sourire nerveux. Jack n'était pas vraiment d'humeur pour ça. Il n'appréciait pas ses tentatives pour lui remonter le moral. Ses gentilles taquineries n'étaient pas ce dont il avait besoin maintenant. Ce dont il avait besoin était… ? Laira ? Non, ce dont il avait besoin était une femme qui était libre de l'aimer. Sam restera toujours hors de portée, insaisissable. C'était ce qui le rendait grincheux. Maintenant, il était revenu à la voir tous les jours… et savoir combien il était amoureux d'elle.
Il rentrait à la maison pour la première fois en trois mois. C'était déjà assez difficile sans…
- Je vous ai apporté quelque chose, dit-elle.
Le paquet qu'elle lui tendit était manifestement un CD. Il ouvrit le paquet ; c'était une copie de Carmen.
- Sam ? interrogea-t-il.
Sam haussa juste les épaules, pas disposée à offrir plus d'explication. Jack se détourna d'elle pour être seulement stoppé par sa voix.
- Vous m'avez manqué, monsieur.
- Vraiment ? demanda-t-il.
- Ouais.
- Oh.
Alors que la conversation mourait, ce n'était pas une de leur meilleure, Jack ne pouvait arrêter l'éclair de joie qui s'immisçait dans son cœur. Il savait qu'il devrait dire quelque chose d'autre, mais il ne savait pas quoi… ou peut être qu'il le savait.
- Alors qu'essayiez-vous de me dire plutôt… à propos de la Porte étant horizontale ou quelque chose ?
C'était sa manière de s'excuser pour son attitude et Sam le savait. En fait, elle rougit de plaisir alors qu'elle commençait à nouveau son explication. Jack hocha la tête quand il pensait que c'étaient des moments appropriés. Écouter Sam était le moins qu'il puisse faire. Ce n'était pas sa faute s'il n'avait pas besoin d'être secouru.
- … puis Teal'c est passé à travers et on a attendu. Ca à du être une course contre la montre, quand même. D'après mes calculs, il a du presque être sans air.
- Attendez une seconde, la stoppa Jack.
Quelque chose n'allait pas. Teal'c n'avait pas mentionné qu'il avait été à cours d'oxygène.
- A quelle heure avez-vous fermé la Porte ? demanda-t-il.
- 9h, heure terrienne, pourquoi ? demanda Sam.
- Ce qui est 7h sur Edora… Putain de merde !
Jack frappa le mur en béton d'un furieux coup de poing, enregistrant à peine la douleur.
- Monsieur ? interrogea Sam, concerné par son attitude.
Prenant une profonde inspiration, il se calma assez pour lui offrir une explication.
- Laira ne me l'a pas dit jusqu'au déjeuner. Teal'c était coincé dans ce trou pendant 4 heures, quand il n'en avait pas besoin. Il aurait pu mourir pour l'amour du ciel.
- Peut-être qu'elle n'a pas compris ce qui se passait.
- Non. Elle nous a vu utiliser nos radios assez souvent. Diable, vous lui avez même montré comment…
- Oh.
- Exactement… oh merde !
Il frappa le mur encore et cette fois, ça fit mal.
- Monsieur, dit Sam encore.
Jack souhaitait vraiment qu'elle arrête d'utiliser de foutu mot. Il était en colère parce qu'il s'était laissé à aimer une autre femme, seulement pour découvrir qu'elle l'avait trahi. Et maintenant sa main faisait mal. Jack poussa la chair blessée dans sa bouche et essaya de calmer la douleur. Sam prit sa main dans la sienne et l'examina pour des blessures.
- Elle tenait à vous, commença-t-elle. Elle avait peur de vous perdre.
Les explications firent peu pour freiner sa colère. Une voix acariâtre lui demandait ce qu'il aurait fait si ça avait été Sam coincée là-bas.
- Disons que c'est vrai… qu'auriez-vous fait ? Je veux dire, quand mon double est aller voir Sara, vous me l'avez dit. Combien de temps avez-vous eu pour penser ?
- Je n'ai pas réfléchi, admit-elle. Mais la situation est difficilement la même.
- Vraiment ?
Les yeux de Sam se troublèrent. Elle savait que sa réaction aurait été différente, même si ce n'était pas quelque chose qu'elle voulait lui admettre. Jack fit un pas vers elle, prenant son visage avec sa bonne main. Au début, elle s'appuya dans la caresse, savourant le contact. Mais le moment se termina trop vite et Sam s'arracha à lui.
- Vous feriez mieux d'allez faire regarder cette main, lui dit-elle, avant de s'en aller.
