Note : Non, vous ne rêvez pas, il est bien là !

J'aime ce chapitre, j'espère que vous l'aimerez aussi.

Bonne Lecture :)

- Tout appartient à J.K Rowling –

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Chapitre 8

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Dumbledore se demandait si finalement il avait fait le bon choix à propos de Miss Granger et de Mr Malefoy. Ce qu'il avait espéré n'arrivait toujours pas peut-être devait-il attendre le bon moment. Il sourit, se remémorant la nuit où elle était arrivée chez lui, sans argent, enceinte jusqu'au cou mais souriant toujours.

Albus était tranquillement en train de lire un livre dans son bureau quand des coups toqués à la porte l'interrompirent. Regardant la pendule fixée au mur, il vit avec étonnement qu'il était déjà onze heures passées. Il était assez inhabituel qu'une personne vienne le déranger à cette heure-ci. La porte s'ouvrit sur une jeune fille il dirait environ seize, dix-sept ans – petite et brune. Elle semblait frigorifiée et épuisée, d'après ce qu'il pouvait voir dans la pénombre.

- Professeur Dumbledore ? demanda-t-elle d'une petite voix.

- Oui.

- Une amie m'a dit que je pourrais vous trouver ici, dit-elle en souriant avec soulagement.

- Entrez, et vous me direz ce que vous venez faire ici.

La jeune fille entra à la suite de Dumbledore et il la conduisit dans le salon, constatant en passant qu'elle était enceinte.

- Je crois savoir ce qui vous amène ici. Savez-vous ce que je suis, et que je pense que vous êtes aussi ?

- Bien sûr que je suis une sorcière, dit-elle en souriant une fois de plus. Je suis ici en partie pour la sorcellerie, et pour ça aussi, ajouta-t-elle en désignant son ventre.

- En quoi puis-je vous aider ? demanda-t-il poliment.

- J'aimerais étudier à Poudlard à la rentrée.

- Avant que vous ne m'expliquiez tout cela, vous savez qui je suis mais j'ignore qui vous êtes.

- Je m'appelle Meredith, j'ai seize ans. C'est tout ce qu'i savoir.

- D'accord, dit-il en s'arrêtant un moment et en l'observant.

Dans la lumière, on voyait bien que la fille était jeune. Elle avait les cheveux châtains et sales, ils étaient retenus en queue de cheval par un vieux bout de ficelle. Elle devait avoir traîné dans des endroits pas très propres.

- Savez-vous que l'on entre à Poudlard en première année ?

- Oui, je le sais, mais mes parents, étant des Moldus, n'ont pas du tout accepté d'avoir une fille sorcière.

- Y a-t-il d'autres sorciers dans votre famille ?

- Je n'en ai pas la moindre idée, mes parents ne peuvent pas l'expliquer.

- Quand votre enfant devrait-il naître ? demanda-t-il en devinant qu'elle n'en avait plus pour très longtemps.

- Il est prévu pour fin septembre. Mes parents m'ont chassée de la maison quand ils ont su que j'étais enceinte. Enceinte à seize ans, une honte pour eux. Des gens si respectables ne peuvent pas subir cette honte. J'ai habité quelque temps chez ma sœur, mais elle vient de se marier et je voyais que j'étais encombrante pour elle, alors je suis partie. Maintenant, je ne sais plus où aller.

- Comment m'avez-vous trouvé ? l'interrogea-t-il, curieux.

- Là aussi, je ne sais pas. Votre nom m'est apparu comme ça. Il faut que vous m'aidiez, supplia-t-elle.

Il voyait qu'elle était à bout.

- Vous allez rester ici cette nuit et nous verrons demain ce que nous allons faire.

Le lendemain, Albus convint avec la jeune fille qu'elle resterait là jusqu'à la rentrée. Celle-ci devait avoir lieu dix jours plus tard et ils avaient du travail. Meredith devait apprendre les sorts de base, il lui procura donc une baguette et des livres. Il remarqua assez vite qu'après trois jours d'entraînement, elle connaissait déjà beaucoup de sorts appris dans les bouquins qu'elle lisait toute la journée ne manquait plus que la pratique. Elle avait une très grande soif de connaissance et posait sans arrêt des questions.

Enfin, l'été toucha à sa fin et la prochaine étape fut la rentrée. Le 1er septembre, l'excitation et le stress l'envahirent, si bien qu'elle fit un malaise. Elle devait désormais rester alitée jusqu'à l'accouchement. Albus n'avait parlé d'elle à personne, à part Mme Pomfresh. Il lui apportait ses devoirs et lui apprenait des tours, encore et encore. Trois semaines après la rentrée, Meredith avait une forte fièvre et mal au ventre. Mme Pomfresh lui fit comprendre que c'était pour ce soir. L'accouchement fut long et très douloureux pour une si jeune fille. Meredith perdit la vie ce soir-là, mais le dernier mot qu'elle prononça à la vue de son bébé fut respecté.

- Hermione.

Dumbledore appela la petite comme sa mère le désirait et alla la placer chez la sœur de celle-ci. Le 31 juillet de l'année suivante, il fit exactement la même chose.

Dumbledore sourit à ce souvenir. Voilà en partie la raison de ce projet, Meredith. Il avait été heureux quand elle était entrée dans sa vie. C'était la fille qu'il n'avait jamais eue. Il devait maintenant avertir Miss Granger.

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McGonagall se tenait bien droite sur sa chaise, regardant les deux élèves assis devant elle.

- Vous avez été convoqués aujourd'hui pour vous dire que le Directeur tient absolument à organiser un bal pour Halloween. Une petite soirée dansante que vous allez organiser. Ensemble, ajouta-t-elle en les regardant successivement pour bien se faire comprendre.

- Vous rigolez ? demanda Drago, mécontent il fallait toujours qu'on lui file Granger dans les pattes.

- En ai-je l'air, Mr Malefoy ? dit-elle en le fixant dans les yeux.

- Très bien, nous le ferons, dit Hermione. Ce sera tout ?

- Vous viendrez me soumettre vos idées dans une semaine. Le Directeur vous attend dans son bureau à 14 heures, Miss Granger, vous réfléchirez à quelques propositions à me soumettre pendant que Mr Malefoy sera en Botanique, et non vous ne pouvez pas y assister, Miss Granger.

Ils sortirent du bureau en silence, se dirigeant vers la Grande Salle sans même se regarder. Drago et Hermione avaient décidé pas se régler en une soirée. Et puis décider, c'était Hermione qui avait plutôt décrété. Drago n'avait fait que suivre, ne se rappelant que trop bien le petit discours qu'elle avait tenu une semaine plus tôt et qui lui avait fait baisser toutes les barrières mises en place jusque-là. Il devait avouer que cela ne s'était pas trop mal passé pendant la semaine. Hermione et lui se disait bonjour, se parlait le minimum possible, et au moins les incessantes bagarres et joutes verbales n'étaient plus présentes. Drago ne voulait pas se l'avouer, mais les mots qu'elle avait prononcés prenaient un sens dans sa tête, Hermione avait dit haut et fort ce que tout le monde pensait tout bas.

Ils arrivèrent aux portes et chacun partit dans sa direction. Hermione s'assit et commença à manger.

- Elle te voulait quoi, McGonagall ? demanda Harry.

- Juste me dire que j'avais le privilège d'organiser un bal avec Malefoy, dit-elle avec une pointe d'ironie.

- Un bal ? Danse… dit Ron en blêmissant.

Harry prit le même teint.

- Les garçons, ce n'est rien, j'adore les bals, dit Ginny gaiement.

- Vous n'aimez pas les bals ? demanda Anaëlle aux garçons.

- C'est une vieille histoire, dit Ginny en riant. L'année du Tournoi des Trois Sorciers, il y a eu un bal, et je ne te raconte pas l'horreur pour eux. La tradition veut que les participants ouvrent le bal et ça a été un calvaire pour Harry. Ils ont passé toute la soirée assis sur leurs chaises.

Hermione rit de bon cœur à l'évocation de ce souvenir.

- J'adore danser, on dansera ? demanda Anaëlle à Ron, un grand sourire aux lèvres.

- Je ne sais pas danser, avoua-t-il en rougissant.

- Ce n'est pas grave, je t'apprendrai, chuchota-t-elle à son oreille.

Elle se retourna et fit un clin d'œil discret à Ginny. Il fallait bien que quelqu'un prenne les devants. Ron devenait de plus en plus rouge.

- Il est prévu pour quand ? questionna Ginny, un sourire aux lèvres.

- Pour Halloween.

- Oh non, je me baladerai avec un ventre énorme, vous et toutes les filles aussi, je vais être hideuse, dit-elle tristement.

- Mais non, tu seras très belle, lui assura Harry.

- Dumbledore veut aussi me voir tout à l'heure et je ne sais pas pourquoi.

- Peut-être à cause de Malefoy, suggéra Ron.

- Peut-être… Je vais à la Bibliothèque, on se retrouve après.

Hermione partit à la Bibliothèque mais une personne n'avait pas perdu une miette de leur conversation, il la regardait rire avec ses amis pendant que lui était assis à côté de Théo et de Blaise.

- Arrête de la regarder, elle ne va pas s'envoler, fit Théo en levant les yeux au ciel.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, lui dit Drago agressivement.

- Moi non plus, répondit-il d'une voix pleine de sous-entendus.

- Il va y avoir un bal pour Halloween, dit Drago d'un ton nonchalant, ignorant la remarque de son ami.

- C'est toi qui dois l'organiser ? lui demanda Théo.

- Oui.

- Et avec elle, ajouta-t-il.

- Elle ?

- Je parle d'Hermione, ne fais pas comme si tu n'avais pas compris.

- Oui, je dois le faire avec elle, je te rappelle qu'elle est Préfète-en-Chef et que c'est son rôle. Attends, depuis quand tu l'appelles par son prénom ?

- Depuis que nous avons été blanchis. J'ai appris à être reconnaissant, et puis Luna m'a changé. Elle est assez bizarre parfois, je te l'accorde, ajouta-t-il en voyant un Drago ahuri, mais cela me va très bien.

- Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de mon meilleur ami ? demanda Drago en essayant de ne pas montrer qu'il était surpris et surtout en colère contre Théo.

Comment osait-il retourner sa veste alors que lui l'avait toujours soutenu dans les moments difficiles – et il fallait dire qu'il y en avait eu.

- Je suis très sérieux, Drago.

- Mais qu'est-ce que vous avez, à la fin ?! explosa Blaise qui n'avait pipé mot depuis le début. J'en ai marre, toi Théo qui voudrait faire le gentil et Drago qui ne pense qu'à cette Sang-de-bourbe ! Vous ne comprenez pas, jamais vous ne pourrez être du bon côté, on est des Mangemorts et on le sera toujours à leurs yeux, alors n'essayez pas d'être ce que vous ne serez jamais !

Il quitta brusquement la table après sa tirade, qui n'était pas passée inaperçue aux yeux des autres. Théo et Drago étaient choqués. Jamais Blaise n'avait été du genre à se montrer en spectacle et les propos qu'il avait tenus n'étaient plus à l'ordre du jour. Il ne le comprenait plus, il souffrait.

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Hermione marchait à pas lents en direction du bureau du Directeur. Que lui voulait-il ?

Elle prononça le mot de passe et la gargouille s'éleva, laissant apparaître l'escalier de pierre. Hermione monta, frappa doucement à la porte et entra. Dumbledore était assis dans son fauteuil, et ses yeux furent attirés par la bassine bleue posée non loin de lui.

- Miss Granger, asseyez-vous, dit-il aimablement en désignant le fauteuil devant lui. Vous vous demandez sans doute pourquoi vous êtes ici.

- Exactement, Professeur.

- Ce que je vais te révéler est assez important et j'aimerais que tu m'écoutes jusqu'au bout.

Hermione commença à s'inquiéter quand elle remarqua qu'il ne la vouvoyait plus. Elle hocha la tête et il commença son récit en n'omettant aucun détail. Le visage de la jeune femme n'avait aucune expression, elle écoutait simplement un petit bout de la vie de sa mère.

- Merci de m'avoir tout raconté, professeur Dumbledore, mais je dois vous avouer qu'en ce moment je pense plutôt à ma vraie famille, celle qui m'a élevée, qui a été là pour me soutenir toutes ces années, celle que j'avais cachée pour la protéger et que je viens de retrouver. Ce sont eux, mes vrais parents. Je suis heureuse de connaître la vérité, vraiment, mais je suis heureuse de la vie que j'ai menée jusqu'à présent.

- Je comprends, Hermione, je tenais à te mettre au courant. Tes parents le savent, ils m'ont donné la permission de t'en parler et je suis sûr que ta mère te racontera des petites histoires sur sa sœur.

- Professeur ? Auriez-vous une photo d'elle ? demanda-t-elle timidement, curieuse de connaître le visage de celle qui l'avait mise au monde.

Il sourit et lui tendit une photo prise peu avant son décès. Elle souriait à l'objectif, sa baguette à la main, essayant de reproduire un sort. Hermione remarqua que les cheveux de sa mère étaient exactement comme les siens, et on voyait qu'elle aimait apprendre. Elle remercia encore une fois le directeur et mit la photo dans sa poche pour la garder précieusement.

- Comment trouvez-vous ma petite idée de cette année ? Je dois vous avouer que c'est votre mère qui me l'a en partie inspirée.

- J'aurais été très heureuse de le faire si cela n'avait pas été avec Malefoy, Professeur.

- Bien sûr, mais je n'aurais mis personne d'autre que vous avec Mr Malefoy. Vous pouvez partir.

Hermione aurait voulu lui demander pourquoi mais elle sortit sans rien dire. Elle retourna dans ses appartements pour réfléchir. Une sorte d'euphorie s'empara d'elle quand elle regarda une nouvelle fois la photo de sa mère.

Hermione regarda son petit ventre qui commençait doucement à s'arrondir et soupira elle devrait bientôt jouer le rôle d'une mère et elle n'était pas préparée à ça. Hermione n'y avait jamais réfléchi mais elle ne croyait pas avoir l'instinct maternel dans quelle galère s'était-elle mise ?

Elle pensa soudain au bal et c'est alors qu'elle cherchait quelques idées de thème que Drago entra.

- Tu as pensé à des idées pour le bal ? lui demanda-t-elle avant qu'il n'entre dans sa chambre.

- J'avais autre chose à faire que de penser à des idées pour ce foutu bal.

- Si tu crois que je vais tout faire toute seule, tu te fous le doigt dans l'œil.

- Très bien, qu'on en finisse ! Tu as trouvé des idées ?

- Non. Toi ?

- C'est Halloween, que penses-tu de l'idée d'une soirée masquée pour que personne ne se reconnaisse ?

- C'est pas mal, j'aime l'idée. Des masques sur le thème d'Halloween, sorcières, citrouille et tout le tralala…

- Tu fêtais Halloween avant d'entrer à Poudlard ?

- Bien sûr, quand j'étais petite mon quartier était décoré de partout, des toiles d'araignées, des citrouilles illuminées sur chaque chemin, c'était magnifique.

- Moi, mon père me donnait un paquet de bonbons à manger dans ma chambre, pas de déguisement, rien.

- Je te propose un marché : je m'occupe de la musique et du buffet, et toi tu décores la salle comme tu en as envie.

- Tu accepterais de me laisser décorer la salle comme je veux ?

- Oui, mais attention ! Pas de serpents partout et de têtes de Voldemort pour faire peur, dit-elle en riant.

- Marché conclu, répondit-il en essayant de dissimuler son sourire.

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Le jeune homme essayait de se calmer quand un hibou vint lui apporter, peut-être, ce qui allait tout changer. Il prit la lettre, la lut et sourit d'un air victorieux.

La seconde partie de son plan allait se mettre en route.

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Note : Ne n'ais pas vraiment réussis à faire ressortir ce que je voulais avec la scène de Dumbledore et d'Hermione. Elle est contente de découvrir la vérité mais ne s'en formalise pas, elle a eu une vraie enfance, des amis et pour elle c'est tout ce qui compte.

A bientôt pour le prochain, Bisous à tout le monde & Review

Baboune076