Salut tout le monde :D J'ai mis un peu moins de temps à poster cette fois je pense :p
De petites nouveautés :- maintenant j'ai une bêta : Misa-or-Pigloo, qui fait un excellent travaille.
-la fic est réécrite ( correction de fautes, phrase un peu plus élevées... ), avec l'aide de Misa-or-Pigloo, en ce moment même ( pour l'instant j'ai posté jusqu'au chapitre 5)
Et voilà =) A pars ça, je vous souhaite à tous une bonne année ! Et je vous remercie fortement pour vos reviews qui me font toujours autant plaisir :D
Et je vous souhaite une bonne lecture!
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Rappel :
Il interrompit le cours de ses pensées, pensant qu'elle allait lui dire combien il lui avait manqué, qu'elle ne voulait plus jamais être séparée de lui... C'est pour cette raison qu'il mit un certain temps avant de comprendre la question qu'elle venait de lui poser : « Cap ou pas cap ? ». Quand enfin elle atteignit son cerveau, un sourire naquit sur son visage : enfin ! Enfin il recommençait !
Hermione ne put s'empêcher de joindre son sourire au sien, et puis sans crier gare, ils éclatèrent de rire : que c'était bon de se retrouver.
Reprenant peu à peu son sérieux, Drago demanda : « Alors, ce gage ?
_Ah oui ! Alors, Drago, cap ou pas cap de...
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_Ah oui ! Alors, cap ou pas cap de me donner la main, tout simplement ? »
Il saisit la main qu'elle lui tendait. Il respirait enfin pleinement. Il allait se rendormir quand Hermione le prit de court :
« Ne te crois pas sauvé pour autant Drago. Je t'ai préparée quelque chose dont tu auras du mal à te remettre, alors souris tant que tu le peux. Profite, tu ne perds rien pour attendre ... – Drago n'aurait pas été surpris si elle avait ajouté un rire démoniaque à la fin de sa tirade. Et, dans un dernier soupir avant qu'elle ne s'endorme, Hermione lui murmura : mais en attendant, laisse moi ta main, ça fait du bien. »
Ils dormirent longtemps, presque douze heures Drago se réveilla en premier. Malgré le noir et le fait qu'il ne voyait rien, il était heureux : la main d'Hermione était toujours dans la sienne, pour son plus grand plaisir. Pourtant, plus le temps passait, plus il se sentait mal. Il avait comme la sensation d'être trop à l'étroit dans cette pièce. Si ça continuait, il allait s'étouffer et devenir tout rouge, transpirer à grosses goutes... et ça, c'était inacceptable : un Malefoy se doit d'être toujours au top ! Il avait déjà honte d'être tombé malade, fallait pas exagérer non plus.
« Hey, Hermione ! Réveille-toi. Il lui secoua la main.
_Hum ?
_C'était pour te dire que je partais d'ici... »
Hermione, encore endormie, interpréta mal ses propos.
« Quoi ! Mais pourquoi ? Il ne reste que peu de temps avant les prochaines vacances... Tu ne vas quand même pas abandonner avant les A.S.P.I.C.S ! Cela va à l'encontre de tes principes. Je refuse que tu t'en ailles Drago ! Tu comprends ? Je ne veux pas que tu partes. T'as pas le droit de me laisser toute seule... elle allait presque se mettre à pleurer. Cette dernière semaine avait été dure pour tout le monde, et en particulier pour eux. Et cet idiot osait partir !
_Euh... Hermione ? C'est très gentil ce que tu dis, bien que très étrange et surprenant – ah ! Ça oui, il était surpris, même ébahi, bouche-bée – mais je voulais juste partir de l'infirmerie.
_Ah, d'accord. Désolée pour ce que j'ai dit, c'est sorti tout seul... Vas-y. »
Il sortit donc de son lit, heureux de sentir à nouveau le sol sous ses pieds. Il était arrivé à la porte quand il eut la mauvaise idée de regarder en arrière vers le lit d'Hermione. Elle paraissait si fragile dans ce lit d'hôpital et ce pyjama trop grand. Avant qu'il ne s'en rende compte – et que l'idée lui soit parvenue au cerveau – ces mots sortaient de sa bouche : « Cap ou pas cap ? »
Hermione releva la tête, surprise qu'il soit encore là. Elle lui murmura un faible « cap ».
« Échappe toi avec moi.
_Qu'est-ce-que... Oh ! réalisa-t-elle. D'accord. »
Elle voulut continuer, lui dire merci pour avoir pensé à elle, mais tout ça il le lisait dans ses yeux. Il ne regrettait pas son choix. Elle se leva lentement, pour ne pas réveiller Madame Pomfresh mais aussi pour permettre à ses jambes de s'habituer, de nouveau, aux sensations du monde.
« Bon, et bien c'est parti Drago. Je suis prête. »
Ils sortirent lentement de l'infirmerie, se retenant mutuellement pour ne pas tomber. Seuls, ils étaient faibles mais à deux... rien ne pouvait les arrêter.
Heureusement que Drago avait demandé à Hermione de l'accompagner. Sans elle ,il serait sûrement assis dans un couloir en train de reprendre son souffle, alors que là, il voyait déjà leur dortoir.
Après avoir murmurer le mot de passe, Drago, gentleman de son état, laissa passer Hermione en première. Enfin ! Ils étaient enfin de retour chez eux. Ils s'effondrèrent sur le canapé le plus proche. Ils n'avaient plus de force, mais ils ne pouvaient pas dormir puisqu'ils n'avaient fait que ça de leur journée. Et puis, même s'ils le voulaient, ils ne pourraient pas rejoindre leur lit sans l'aide de quelqu'un d'autre.
« Drago ? On fait quoi maintenant ?
_Je propose qu'on reste là, sur ce canapé. On est bien comme ça. »
Ils étaient chacun à une extrémité du canapé, Drago la tête sur l'accoudoir, Hermione en position fœtale. Ils restèrent comme ça sans parler pendant au moins une demie heure. C'était comme si le temps n'avait plus d'emprise sur eux, ils s'aperçurent du temps passé seulement quand Hermione frissonna. Drago releva la tête :
« T'as froid ?
_Un peu, mais c'est juste parce que ça fait longtemps que j'ai pas bougé. Il suffit que je change de position et ça ira mieux. »
Drago se redressa et lui dit en ouvrant les bras :
« Allez, viens par là. »
Hermione alla donc s'y réfugier.
« Je crois que je pourrais rester comme ça éternellement, lui confia-t-il, brisant le silence qui c'était à nouveau installé. Elle le regarda, confuse, ne sachant comment interpréter ses paroles. J'ai l'impression que plus rien n'existe,continua-t-il, que tous mes problèmes sont partis, évaporés. Pour une fois j'ai la tête vide, ça fait du bien, merci ».
Hermione ne sut pas quoi lui répondre alors elle lui prit la main et la serra avec force. Il lui sourit, plus heureux qu'il ne l'avait jamais été. Ils s'endormirent ainsi au bout d'un moment. Leur sommeil fut paisible et réparateur.
Le réveil fut plus difficile : Madame Pomfresh entra en trombe dans leurs appartements en les assommant de reproches.
« On a jamais vu ça ! Jamais ! De toute ma carrière c'est la première fois que des élèves s'échappent de mon infirmerie, des préfets en chef par dessus le marché. Et ensemble en plus! Les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus aucune limite... »
Draco et Hermione se regardèrent, les dernières traces de sommeil s'échappant de leurs yeux. Ils se souvinrent peu à peu où ils étaient et pourquoi Madame Pomfresh semblait en colère. Il se levèrent rapidement, tentant vainement de se cacher aux yeux de l'infirmière avant qu'elle ne les découvre. Chose bien futile : elle les avait vus dès qu'elle était entrée dans la pièce – après avoir terminer sa tirade. Elle avait d'abord été surprise de les découvrir dans les bras l'un de l'autre et puis son esprit s'était mis en marche et elle avait compris. La crise venait donc de là ? Jamais elle n'aurait cru cela possible, d'ailleurs, elle n'y croyait toujours pas : c'était tout bonnement impossible. Ils ne pouvaient mathématiquement pas être assez proches pour provoquer ce genre de manque... N'est-ce pas ?
Elle arrêta là le fil des ses pensées, se souvenant de la raison de sa présence en ces lieux :
« Jeunes gens, vous avez des problèmes, ne voyant aucune réaction de leur part, elle crut bon d'ajouter, et sortez de votre cachette, c'est ridicule : je vous vois ».
Ils en sortirent lentement, quelque peu honteux de leur attitude.
« On peut vous expliquer madame... commença Hermione.
_Oh non, pas à moi, allons donc voir notre cher directeur ».
Cela rassura tout de suite Drago sur leur sort : Dumbledore n'était pas friand de punitions. Hermione, quant à elle, était sans voix, c'était la première fois qu'elle allait chez le directeur pour une bêtise et Harry et Ron n'étaient même pas en cause. Non, il fallait que ce soit avec Drago Malefoy, bien sûr. Ça aurait été trop simple sinon. Comment allait-elle leur expliquer ça maintenant ?
Pendant qu'elle était dans ses pensées, ils étaient arrivés devant la gargouille. Pomfresh regarda scrupuleusement autour d'elle, cherchant la présence éventuelle d'un individu, mais le couloir était désert. Elle murmura donc le mot de passe. Ils pénétrèrent ainsi dans l'antre du directeur. L'infirmière frappa à la porte et celle-ci s'ouvrit en grand, faisant apparaître Dumbledore en grande discussion avec ses tableaux. Ils s'interrompirent en voyant le trio entrer.
« Pompom ? Que se passe-t-il ? demanda-t-il surpris.
_Ces deux jeunes gens, dit-elle en désignant Drago et Hermione d'un geste de la main, ont osé s'échapper de mon infirmerie pendant la nuit. C'est inadmissible ! Surtout au vu de leurs états respectifs et de leur statut au sein de cette école. J'attends que vous leurs donniez la sanction adéquate Albus.
_Merci Pompom, je m'occupe d'eux. Retournez donc dans votre bureau : nous ne sommes jamais à l'abri d'un accident ».
Elle partit sans dire un mot, n'ayant, de toute façon, guère le choix.
« Bien, reprit Dumbledore une fois la porte refermée derrière l'infirmière, expliquez moi donc pourquoi vous êtes partis durant la nuit. Il les regarda tour à tour et pria Drago de commencer :
_C'est une très bonne question monsieur... pour être franc, c'est moi qui en ait eut l'idée, sauf que je ne voulais pas partir tout seul. C'est pourquoi j'ai demandé à Hermione de m'accompagner ».
Dumbledore ne retint qu'une seule chose de ce que venait de dire Drago : « Hermione ». Il avait utilisé son prénom et pas un de ces surnoms qu'il affectionnait tant. Il leur sourit, faisant comme si de rien n'était et demanda à Hermione si tout cela était vrai :
« Oui, c'est ça. Je l'ai accompagné. »
Elle voulut continuer, mais elle ne savait pas comment exprimer tous ce qu'elle ressentait à ce moment là : la peur du noir, de rester seule, le manque de leur salle commune, l'absence de Drago... l'absence de Drago. Dumbledore devinait tout cela dans son regard.
« Bon, ça va pour cette fois, vous êtes excusés. Mais la prochaine fois, ne croyez pas que vous vous en tirerez à si bon compte. De toute manière, je pense que madame Pomfresh vous aura à l'œil désormais ».
Il les congédia ensuite, leur demandant de rester sage pour le reste de la journée : il ne voulait pas les avoir dans son bureau avant la fin du week-end.
Quand ils furent sortis, il eurent un instant d'hésitation. Que faire un dimanche quand on avait dormit un long, très long moment ? Comment rattraper le temps perdu ? Ils pourraient aller dans le parc, mais ils savaient bien que les gens auraient d'étranges réactions s'ils étaient encore vus ensemble.
« Bon... commencèrent-ils en cœur, vas-y, commence, reprirent-ils, ce qui les fit rire et mit fin au silence gênant »
Hermione reprit son sérieux et lui annonça qu'elle allait sûrement retrouver les garçons : ils devaient s'inquiéter.
« D'accord... il était presque déçu de la voir partir si vite, moi aussi... enfin, je vais aller voir Blaise et Pansy, pas les garçons, enfin tu m'avais compris ».
Suite à un nouveau silence gêné, Hermione reprit la parole :
« Bon bah j'y vais... à ce soir. Elle s'éloignait de Drago quand soudain elle se retourna : Hey, Drago ! Il se tourna dans sa direction, surpris qu'elle l'appelle. Elle lui sourit et s'écria : aujourd'hui je te laisse tranquille, mais demain tu vas souffrir ! »
Sur ces paroles, elle courut à la recherche de ses amis, qu'elle savait d'instinct dans le parc.
Drago resta encore quelques instants à ne rien faire puis d'un coup il s'adossa au mur le plus proche et se laissa glisser par terre, la tête entre les mains.
« Mais qu'est-ce-qu'il m'arrive bon sang ? Ressaisis-toi Drago ».
Dix minutes passèrent sans qu'il ne bouge puis il reprit ses esprits et se mit à la recherche de ses propres amis. Il les trouva dans la salle commune des Serpentards, en train de faire une partie d'échec.
« Alors vieux, je vois que tu te fais encore battre par une fille !
_Une fille ? S'écria Blaise en se tournant vers Drago, c'est quand même de Pansy que tu parles, tu connais quelqu'un qui l'a déjà battue ? lui demanda-t-il tout en avançant un pion, puis il reprit la parole, plus calmement, content de te voir en forme Dray. »
Pansy, trop concentrée pour parler, lui fit un signe de la tête en guise de salut, bien loin de ses effusions habituelles. Il s'installa dans un fauteuil et les regarda jouer, longtemps.
Pendant ce temps, Hermione traversait le parc à la recherche de Ron et Harry, quand elle entendit quelqu'un l'appeler :
« Hermione ! Hermione vient voir ce que j'ai trouver ! »
Elle se retourna mais ne vit personne aux alentours. Elle se dit qu'elle avait rêvé quand la voix repris, surexcitée :
« Hermione, je suis dans l'arbre, dépêche toi ! »
Elle releva la tête et vit Luna assise sur une branche.
« Luna ? Mais qu'est-ce-que tu fais ? Arrête de bouger, tu vas tomber, lui dit-elle inquiète.
_Monte Hermione, viens voir ce que j'ai trouvé, tu vas adorer.
_Ça tombe mal Luna... j'allais voir les garçons, je n'ai pas vraiment le temps. Mais je reviendrai plus tard, si tu veux ?
_Comme tu veux Hermione, c'est vraiment dommage, reprit Luna en tentant de cacher sa déception. »
Hermione allait partir, mais elle hésitait : elle ne voulait pas rendre Luna triste.
« Bon aller Luna, j'arrive. »
Luna lui fit un grand sourire et Hermione grimpa à l'arbre comme elle put pour la rejoindre. Heureusement pour elle, la Serdaigle n'avait pas choisi une branche très haute et elle y arriva sans être trop décoiffée.
« Alors, qu'est-ce-que tu voulais me montrer ? lui demanda-t-elle essoufflé.
_Regarde, là, ce sont des œufs de raravis. Je crois qu'ils sont en train d'éclore, lui confia-t-elle tout en lui montrant de petites choses carrées.
_Des œufs de raravis, vraiment ? Répéta-t-elle surprise de voir ça dans un arbre de Poudlard. Mais c'est fantastique, je n'en avais jamais vu. Merci Lu... elle se tut quand elle aperçut un des œufs se fendiller. Les deux jeunes filles gardèrent un silence complet pendant toute la durée de l'éclosion, un sourire immense aux lèvres. Quand enfin l'oisillon sortit de son œuf, il les regarda pendant quelques secondes et commença à briser les coquilles de ses frères et sœurs. Il était magnifique, jamais Hermione n'avait vu de sa vie un aussi bel oiseau, il était d'une couleur si particulière qu'elle ne trouvait pas de mots pour la décrire. Luna lui fit signe qu'il était temps de descendre.
_Merci Luna, c'était merveilleux ! Elle ne regrettait vraiment pas d'être monter sur cette arbre.
_Oui, c'est vrai, répondit-elle avec sa voix habituelle. Tu vas retrouver les garçons maintenant ?
_Ah oui, c'est vrai, se rappela-t-elle soudain. Tu veux venir avec moi ?
_Non, je vais aller terminer mes devoirs, merci d'être venu avec moi Hermione. Si tu n'avais pas été là, je ne sais pas si je serai resté jusqu'à la fin. Un silence s'installa pendant quelques temps et Luna reprit la parole, au revoir Hermione. »
Et elle partit en sautillant et en ramassant quelques herbes et fleurs au passage. Hermione repartit ensuite à la recherche de ses amis, tout en pensant à ce que le monde lui réservait encore comme merveilles.
Elle les trouva quelques minutes plus tard et quand ils l'aperçurent, ils accoururent à sa rencontre :
« Enfin Hermione ! On se demandait quand est-ce-que tu sortirais. On voulait aller te voir ce soir d'ailleurs, expliqua Ginny, heureuse de retrouver son amie en pleine forme.
_Pomfresh m'a laissée sortir un peu plus tôt que prévu, sinon je ne serais pas encore là.
_Pardon ? s'écria Harry, elle ne m'a jamais laissé sortir avant d'être sûre que je sois bien rétabli. Qu'est-ce-que tu lui as fait pour qu'elle te laisse sortir avant ? Tu l'as payée ? Charmée ? Jetée un sort ? Dis moi ton secret Hermione, la supplia-t-il.
_Je...J'ai pas fait grand chose. Il suffit de rester sagement tranquille et d'attendre qu'elle vienne vers toi, dit-elle en essayant de paraître réaliste, ce qui avait l'air de plutôt bien fonctionner. »
Ils restèrent là, à papoter de tout et de rien pendant plus d'une heure. Ron, affamé, partit rejoindre la Grande Salle bien avant ses amis.
« Bon, et si on allait manger nous aussi ? proposa Hermione.
_Bonne idée. »
En repassant devant l'arbre où était les raravis, Hermione ne put s'empêcher de relever la tête. Elle montra le nid à ses amis et leur raconta l'épisode Luna. Ils voulurent monter voir les oiseaux de leurs propores yeux, mais Hermione leur dit qu'il ne valait mieux pas les embêter, alors ils continuèrent leur chemin.
Ils s'installèrent près de Ron qui avait déjà presque vidé tous les plats près de lui :
« Franchement Ron, tu devrais faire un peu plus attention à ta ligne, le réprimanda gentiment Hermione.
_Je suis bien d'accord avec elle, continua Ginny, j'ai remarqué que tes jeans devenaient de plus en plus moulants... »
Tout le monde rit devant la tête que fit Ron après l'annonce de Ginny. Il repoussa légèrement son assiette pleine de mets succulents et prit une carotte crue à la place : il devenait raisonnable.
Ils restèrent parler jusqu'à la fermeture de la Grande Salle. Dans le hall, ils se dirent au revoir et Hermione partit rejoindre sa salle commune; cependant, elle vit Harry courir après elle et s'arrêta :
« Harry ? Qu'est-ce-qu'il y a ? l'interrogea-t-elle surprise.
_Je m'inquiète pour toi Hermione. Depuis le début de l'année j'ai l'impression que tu t'éloignes de nous.
_Non... c'est faux. C'est juste que... elle réfléchit à une excuse crédible sans parler du secret qu'elle partageait avec Drago, ... j'ai beaucoup d'obligations en tant que préfète en chef... tu comprends ? »
Harry la regarda droit dans les yeux : il savait qu'elle mentait et elle savait qu'il avait compris son mensonge. Cependant, il fit comme si de rien n'était :
« Et bien, n'hésite surtout pas à passer nous voir un jour, si tu as du temps libre en dehors de tes obligations. »
Hermione lui fut extrêmement reconnaissante d'abandonner le sujet, Harry était vraiment un ami formidable. Elle se promit que désormais elle ferait plus d'efforts pour les voir, lui, Ron, Ginny et tous les autres. Elle hocha la tête en signe d'assentiment et repartit vers sa salle commune.
Elle était déjà loin de Harry quand celui-ci, croyant qu'elle n'entendrait pas, murmura :
« Fais gaffe à toi Hermione, ce mec est dangereux. S'il te plaît... ne tombe pas amoureuse de lui... »
Hermione fit comme si de rien n'était et continua de marcher. Elle réfléchissait aux paroles de Harry : certes, elle avait embrassé Drago devant tout le monde, certes, elle passait beaucoup de temps avec lui, certes, ils étaient tombés malades en même temps. Mais de là à croire qu'elle pouvait tomber amoureuse de lui... Harry était bien trop protecteur et parano.
Quand elle arriva enfin dans sa salle commune, elle vit Drago qui faisait ses devoirs.
« Tiens, Hermione ! Pendant que tu es là, tu voudrais pas m'aider un peu ? Je sèche complètement en métamorphose.
_Pas de problème, lui offrit-elle en oubliant immédiatement les propos de Harry. »
Elle l'aida pendant au moins une demie-heure, puis elle alla chercher ses propres devoirs : elle avait pris beaucoup de retard à cause de sa convalescence. Elle se réinstalla près de lui et commença à lire ses cours. Dès que l'un deux ne comprenait pas quelque chose, il le demandait à l'autre qui en profitait pour le taquiner un peu sur ses lacunes. L'atmosphère était bon enfant.
Ils progressèrent rapidement et au bout d'une heure Drago en eut assez. Il s'interrompit et regarda Hermione travailler.
« Hermione ?
_Hum ? celle-ci ne releva pas la tête, s'attendant encore à une question de cours.
_Tu sais que quand tu réfléchis, tu tires la langue ?
_Pardon ? fit-elle surprise. »
Drago rigola gentiment et se moqua d'elle pendant quelques minutes. Hermione, profitant de cette ambiance entreprit de parler plus sérieusement avec lui :
« Drago ? Je peux te demander quelque chose ?
_Bien sûr.
_Pourquoi est-ce-que tu n'es pas toujours comme ça ? »
Le préfet ne comprenant pas, ou ne voulant pas comprendre, lui demanda plus de précisions sur ce qu'elle voulait dire.
« Pourquoi est-ce-que tu ne peux pas être avec tout le monde comme tu es avec moi en ce moment ? Pourquoi est-ce-que au sortir de cette salle tu redeviens arrogant et méchant... ? »
Drago ne savait pas quoi répondre :
« Je... je ne sais plus. J'ai commencé à être comme ça vers sept ans je crois. Mais, je ne me souviens même pas pourquoi.
_Ça ne te plairais pas de rester comme ça, toute une journée ? De profiter entièrement de la vie, sans pourrir celle des autres ?
_Je ne répondrais pas à ça. Je vais me coucher, dit-il, mettant ainsi fin à la conversation. »
Hermione avait enfin l'occasion d'obtenir des réponses à toutes les questions qu'elle se posait, elle n'allait pas laisser passer sa chance : une opportunité pareille pour instaurer son gage ne se représenterait pas deux fois.
_Oh que si, tu vas répondre Malefoy. Cap ou pas cap ? »
Drago se savait piégé : soit il acceptait de répondre à sa foutue question et continuait le jeu, soit il déclarait forfait et serait à jamais humilié par cette femme.
« Bon, d'accord ! Je vais y répondre à ta satanée question !
_Oh, non Drago... ce ne sera pas si simple qu'une seule petite question de rien du tout. Il est peut-être temps de corser un peu le jeu, tu ne crois pas ?
_Euh... pas vraiment, tenta-t-il vainement : Hermione l'ignora complètement.
_Demain, j'irai te chercher...
O*O*O*O*O*O*O*O
Voilà, merci d'avoir lu, j'espère que ça vous a plu.
XOXO
M.F
