Rose saisit une poignée de galet dans la main, fixant les mouvements paisibles du lac sur la plage. Elle fixa son regard sur l'autre rive, si lointaine, alors que le soleil rougeoyait derrière les montagnes. L'air était encore chaud et pourtant sa peau frissonnait. Elle frissonnait à l'idée de savoir, listant ses questions mentalement.

« Qu'a Nicolas ? »

Léonie était assise à ses côtés, silencieuse et immobile. Rose sentait un peu les effets des potions s'estomper et refusa de la regarder, de peur de ne pas pouvoir se contrôler. La voix de sa sœur s'éleva, ferme et grave, exempt de tout mensonge.

Elle allait savoir. Enfin.

« Nicolas a… Il est schizophrène. Ça fait quelques années déjà…

- Depuis combien de temps est-il…

- Trois ans. J'ai essayé de le garder avec moi le plus longtemps possible, mais je crois que- »

Sa voix s'était brisée. Saisie d'impatience et d'angoisse, Rose ne la coupa pas, la laissant organiser ses pensées et ses mots

« Est-ce que c'est curable ? »

La question sous-jacente était claire : Rose pouvait-elle guérir aussi ?

« Non. Pas encore en tout cas. Il est comme ça. On ne peut pas changer les gens, Andrea. »

Le silence s'installa, lourd.

« Nicolas a toujours eu un caractère compliqué, mais il n'a jamais eu de troubles psychologiques jusqu'à la fin de ses études à Beauxbâtons. Avant, c'était moi qui… Tu as remarqué j'imagine. »

Elle avait passé la main sur le renflement qui couvrait une partie de sa joue. Dans leur proximité, Rose pouvait en saisir toutes les aspérités mais était incapable d'en deviner la cause.

« Au début, lorsque tu as été adoptée, je… J'étais dans une colère folle. Papa ne cessait de me répéter que j'étais l'ainée… que j'étais responsable de toi et de Nicolas, et je t'ai laissée partir avec eux. On s'est retrouvé tous les deux, sans toi, et je n'ai pas compris pourquoi au début. Je me suis renfermée et… J'ai commencé à… Je ne sais pas. M'agresser ? J'avais cette douleur à l'intérieur, cette haine contre moi-même et contre ce système dans lequel on avait été propulsé, avec Nicolas. Papa et Maman étaient partis, et j'avais échoué dans mon rôle d'ainée. Je ne savais pas où tu étais et si tu souffrais… Et puis j'ai commencé à te détester. Lorsque j'ai retrouvé ton nom, celui qu'on t'a donné à ton adoption, j'ai passé des jours entiers à suivre ta cousine dans les couloirs de Beauxbâtons. Je voulais savoir comment tu allais, si tu étais heureuse… Et tu l'étais. Tu l'étais tellement que personne dans ta famille ne semblait s'être aperçu que tu n'étais pas de leur sang. Et Victoire ne cessait de parler de cette grande famille… De ses parents héros de guerre. De votre nom si prestigieux en Grande-Bretagne. J'ai commencé à envier ton ignorance. Tu ne savais rien et moi, je savais tout. J'avais l'impression d'être sur le point d'exploser en morceau à tout instant. »

Oui, son enfance avait été heureuse mais Rose balaya cette pensée alors que ses ongles s'enfonçaient dans sa paume. Cette vie n'avait été qu'une illusion. Une bombe à retardement. Un secret qui avait détruit sa vie.

« J'ai commencé par de faibles sorts de découpage. Je m'attaquais aux zones que je ne montrais jamais… Je fuyais les clubs sportifs pour ne pas avoir à passer par les vestiaires. Ça me faisait du bien, je ne sais pas trop comment, je l'ai compris plus tard. C'était de simples sorts de découpage au début, mais j'ai très vite eu besoin de plus. Je me suis fait vomir, un temps… Et j'ai aussi commencé les choses stupides : boire de l'alcool avec des élèves plus âgés, sauter de la falaise qui borde le domaine de Beauxbâtons ! J'ai frôlé le renvoi ce jour-là. Mais c'était devenu des pulsions… Un besoin irrépressible. Nous venions toujours au Weisshorn pendant les vacances scolaires pour passer de temps avec Papi Jean. Il commençait vraiment à se faire vieux et il ne comprenait pas pourquoi j'étais… qui j'étais. Alors il m'a fait travailler avec les femmes de ménage et les serveurs. Je devais repasser tout ce linge à la moldu. Je ne sais plus ce qu'il m'est passé par la tête mais… J'ai collé le fer à repasser sur ma joue. Longtemps. A ce stade, mon visage était perdu. Même les sorts ne peuvent faire disparaitre mes cicatrices durablement.

- Pou… Pourquoi as-tu fait ça ?

- Hum… On a trouvé une explication avec mon psy mais… Je crois qu'à l'époque, c'était un geste totalement inconscient. Dans les tribus indigènes, lors des cérémonies de deuil, les proches du défunts se blessaient volontairement. Pour eux, la blessure psychologique était incurable car prisonnière du corps. Mais si on brisait ce corps, la réparation physique entrainait une guérison psychologique. Je crois que c'est pour ça parce que… Après l'épisode du fer à repasser, j'ai retrouvé un certain équilibre de vie. Foutre en l'air mon visage m'a guéri, d'une certaine manière. J'ai guéri et c'est à ce moment que Nicolas a commencé à devenir… étrange.

- Comme moi.

- Non, je ne crois pas. »

Léonie se rapprocha imperceptiblement et lui adressa un sourire rassurant. A l'intérieur de la tête de Rose, la Petite Voix hurlait rires moqueurs et injures mais c'était comme si la potion de sa sœur avait levé une barrière entre sa folie elle-même. Une barrière fine et très mal isolée, mais plus solide que celle du Filtre de Paix qu'on lui prescrivait. Elle se sentait prise dans une léthargie maladive, épuisée d'attendre l'explosion qui ne venait pas.

« Au début, les phases de délires étaient très légères pour Nicolas. Il a continué ses études à Beauxbâtons, même si c'était très compliqué pour lui, et je m'occupais de lui les vacances scolaires. Je commençais à peine à travailler ici, Papi Jean n'était plus gérant mais j'ai obtenu la place assez facilement. Je rentrais à Sierre, dans l'appartement de nos parents tous les soirs et… Je crois que c'était la meilleure partie de notre vie, avec Nicolas. On était vraiment heureux, mais… Nicolas était de plus en plus piégé. Parfois, je rentrais et il n'était plus là. Je ne pouvais pas assumer, Andrea alors… Au début, Papi Jean s'en est occupé mais il était vieux. Et à son décès, il y a trois ans, j'ai dû le faire placer. Je me sens tellement nulle ! à chaque fois, j'ai l'impression de l'abandonner au milieu de tous ces fous ! Nico n'est pas fou, c'est mon frère. Mon petit frère… J'étais responsable de vous deux, et j'ai failli. Et en même temps, je me déteste parce que depuis qu'il est là-bas, je revis ! J'ai des amis, un travail… et… »

Léonie étouffa ses sanglots dans ses mains et Rose fut incapable d'esquisser un seul geste vers elle. Elle attendit que sa sœur se calme. Continue.

« Nos parents se sont rencontrés en 1987. Au Weisshorn, l'hôtel de Papi Jean à l'époque. Maman – elle s'appelait Géraldine… Elle travaillait à l'hôtel en tant que serveuse, pour payer ses études. Elle avait tout juste vingt ans. »

Léonie lâcha un petit rire qui fit tressailler le cœur de Rose. Vingt ans… C'était presque son âge à présent.

« Maman me racontait souvent leur rencontre lorsque j'étais petite. Elle… Elle profitait de ses jours de repos pour se perdre dans la montagne. Enfin, tout est relatif… Elle la connaissait par cœur, cette montagne. Elle disait que c'était euphorisant et qu'elle apprenait à se connaitre un peu plus à chaque instant. Souvent, elle m'emmenait prendre un bain de solitude. On s'asseyait toutes les deux, loin de la civilisation et on regardait les vallées désertes, les nuages qui balayaient le ciel, les vaches et les moutons qui déambulaient en liberté… Parfois j'y retourne seule. Parfois, elle me rejoint. »

Elle ramena les genoux contre sa poitrine, faisant glisser quelques galets qui furent happés par une vague.

« Elle me racontait que… Qu'elle se promenait, perdue dans ses pensées. C'était un jour de juin et les montagnes étaient encore déserte. Elle a entendu un bruit d'armes à feu et un homme est apparu d'un seul coup devant elle. Otto. Notre père. »

Rose risqua un regard vers Léonie. Elle pleurait silencieusement en tirant sur les manches de son gilet nerveusement.

« Enfin, il n'était pas seul mais… Il était inventeur de sort. Ils font beaucoup de tests dans les alpes, tu sais. C'est un très bon moyen pour tester les réactions d'un sort par rapport à l'environnement, à l'altitude, au vent… Ils ne m'ont jamais tout raconté en détail, mais, attends… »

Elle fouilla dans sa poche et sortit une photo moldue pliée à de multiples endroits, un peu déchirée aussi. Usée.

Assise sur une chaise en rotin sur la terrasse de l'hôtel, une femme à la corpulence moyenne et aux longs cheveux blonds tressés sur l'épaules était vêtue d'une robe blanche de tulle et de dentelles. A ses côtés, sur un second fauteuil, un petit homme l'observait avec le regard qu'ont les hommes éblouis par la beauté. Il portait un costume moldu et très simple noir et une chemise blanche, relevant les boucles rousses qui encadraient un visage si semblable à celui de Nicolas. Et au sien.

Rose sentit les sanglots venir mais elle fut incapable de les retenir. Une main sur la bouche, elle saisit la photo et fut incapable de la lâcher.

« C'était le jour de leur mariage… Ils se sont mariés au bout d'une année à peine. Maman n'avait pas fini ses études et Papa habitait encore à Brocéliande.

- Qu'a… qu'a-t-elle fait comme études ?

- Elle était psychologue… Elle s'est installée à Sierre et Papa ne l'a rejoint qu'après cinq ans de mariage. Ils ont attendu onze ans pour me concevoir et… Et Nicolas a suivi, trois ans plus tard. C'était les plus belles années de ma vie… C'était avant que tu n'arrives. »

Rose se figea et accusa le coup, tremblante. Léonie récupéra vivement la photo et la rangea dans la poche de son jean sans regarder sa sœur.

« Lorsqu'elle est tombée enceinte de toi, Maman a commencé à devenir… bizarre. Elle était triste, agressive… Papa a même dû arrêter de travailler quelques temps pour s'occuper d'elle et de nous mais, il ne pouvait pas nous protéger de tout. Elle commençait à nous crier des horreurs et, plus elle approchait du terme, plus elle devenait… folle. Un jour, elle a puni Nicolas en le jetant par la fenêtre. On habitait au rez de chaussée mais… Il avait trois ans. Papa était furieux. Et épuisé… Il menaçait sans cesse de la faire enfermer si elle remettait notre vie, la sienne ou la tienne en danger et finalement… Finalement ses efforts ont payé. Mais je me souviens avoir été terrifiée à l'idée de rester seule avec elle. Elle répétait sans cesse que… que tu étais l'enfant du mal. »

Rose n'écoutait plus. Son cœur battait si fort qu'elle en devenait sourde. Ses larmes coulaient, abondantes. Pourtant elle se sentait vide. Qu'aurait-elle du ressentir ? Du dégout d'elle-même ? De la colère ? Du désespoir ?

« Quand tu m'as, hum… sauté dessus tout à l'heure, j'ai cru revoir maman. Cette léthargie profonde et tout d'un coup, l'explosion. C'était toujours comme ça avec Maman, à la fin. Elle restait assise sur le canapé, elle nous repoussait et tout d'un coup, elle se mettait à hurler et les coups partaient parfois. Jamais sur nous, Papa prenait tout mais il était très fort pour l'apaiser aussi. Il utilisait souvent la magie pour la maitriser et l'empêcher de faire du mal. Il est toujours resté optimiste, patient, et joyeux comme il l'a toujours été. Il nous expliquait le soir que dès que tu serais sortie de son ventre, elle irait mieux. C'était ce que disait les médecins. Ils parlaient de dépression, mais aujourd'hui je crois qu'on dirait grossesse délirante… C'était tout nouveau à l'époque et très rare, surtout chez Maman qui n'avait jamais eu aucun trouble psychologique. C'est plutôt ironique, non ? Une psychologue délirante…

- C'est moi qui ai fait ça…

- La grossesse. Après ta naissance, tout s'est apaisé d'un coup. Ça a duré un mois à peu près. Maman est redevenue Maman. Elle nous a fait des excuses… Tout allait bien. Tu étais vraiment un bébé très calme au début. Et puis tu as commencé à devenir… plus difficile. Tu refusais l'allaitement, ça faisait beaucoup pleurer Maman. Tu ne voulais plus non plus aller dans ses bras. Alors Papa passait le plus de temps possible à s'occuper de toi et nous, on avait Maman. Et Maman a recommencé à devenir celle qu'elle était avant ta naissance. Papa nous disait qu'elle était fatiguée et on sortait souvent se promener tous les quatre, pour lui laisser le temps de se reposer. Une après-midi, ça a mal tourné. On s'était arrêté au bord d'un chemin de randonnée pour le gouter, et Papa faisait des trucs stupides pour nous amuser. On se battait avec des pauvres bâtons en guise de baguette magique. Toi tu gazouillais avec ton Dada dans les mains. C'était le doudou de Nicolas. Il te l'avait donné le jour de ta naissance et tu ne t'en séparais plus. Et puis dans l'agitation, ton Dada est tombé dans le ravin et tu t'es mise à pleurer. Papa a sorti sa baguette en disant qu'il était un sorcier très puissant capable de résoudre les plus grand problème de l'humanité, il s'est approché du ravin et…

- Et ?

- Et le rocher sur lequel il s'appuyait pour localiser ton Dada s'est décollé de la montagne. Papa a perdu l'équilibre. »

Une flèche se planta dans son cœur et, vacillante, Rose ferma les yeux et se boucha les oreilles.

« Andrea ! Andy ! Le bébé à son papa ! La tueuse de papa ! La tueuse de dada ! Le dada de papa ! »

« Heureusement, nous n'étions pas seuls sur le chemin. Des randonneurs ont vu Papa tomber et ils ont appelé les secours. On a été ramené à la maison et à partir de là, Maman est devenue incontrôlable. Papi Jean a aménagé avec nous mais il était vieux, tu comprends. Un jour, Maman nous a dit qu'on partait faire une longue promenade. Pendant la sieste de Papi Jean, on est monté dans un train et elle est descendue au dernier moment avant le départ, pour ne pas qu'on puisse la suivre.

- Et Ron et Hermione étaient là.

- Ils étaient là. Tu n'arrêtais pas de pleurer. Nicolas… Il avait à peine quatre ans alors il ne comprenait pas vraiment. Et moi, j'ai essayé de t'arracher de leurs bras mais Maman m'avait dit que… C'était de ta faute si elle nous laissait là. Que tu nous avais contaminé. Alors je me suis dit que… Si je te laissais partir avec eux, Maman reviendrait nous chercher, moi et Nico. Mais elle n'est jamais revenue. La police l'a cherché plusieurs jours, et on a apprit qu'elle avait été fauchée par un train, juste après être descendu du notre. Je crois que c'était très bien ainsi. Je crois qu'elle était foutue sans Papa pour l'aider et je crois que… J'ai dû m'occuper de Nico toute ma vie. Je n'aurais pas pu m'occuper d'elle aussi. Surtout pas avec toi dans les parages. Je crois que ta naissance nous a foutu en l'air et que le seul moyen de s'en sortir c'était de te laisser partir loin.

- Pourquoi… Pourquoi avoir répondu à ma lettre alors ? »

Rose tenta de s'humidifier les lèvres, mais sa bouche était sèche comme si elle n'avait pas bu une seule goutte d'eau depuis des siècles. Sa vision était trouble, le sang battait dans ses oreilles. L'obscurité de la nuit rafraichissait l'air mais pourtant, Rose brulait. C'était étrange de bruler d'émotions qu'elle ne ressentait pas et n'identifiait pas. La plage s'était vidée et elles étaient seules, assises sur les galets alors que la lac les berçait de sa douce litanie.

« Lorsque j'ai reçu ta lettre, j'ai paniqué. J'ai voulu la bruler même, mais je n'ai pas réussi. Je ne te déteste plus autant que j'avais pu détester, Andrea. Et je savais que tu m'écrirais… Je te suivais un peu dans la presse, depuis que tu avais percé dans le Quidditch. J'ai vu tout ce qui s'est dit, que tu étais devenue folle en apprenant que tu avais pris la place d'un autre bébé mort… Je savais bien qu'il y avait quelque chose de louche chez cette femme. Lorsqu'ils t'ont adoptée, les services sociaux ont recommandés de nous prendre tous les trois et elle a dit… Je l'ai entendu dire qu'elle ne voulait pas de nous. Qu'elle ne te voulait que toi. Enfin… Lorsque j'ai reçu ta lettre, je ne savais pas comment réagir, et Nicolas ne peut plus m'aider à prendre des décisions sur tout ça. J'ai demandé à mon psy… Il m'a recommandé de te rencontrer. »

Rose se frottait les doigts dans une malheureuse tentative de se les arracher. Elle ne comprenait pas. Elle ne parvenait pas à associer toutes les paroles de sa sœur. Une seule certitude tournait en boucle : elle avait rendu sa mère folle et elle avait tué son père. Elle savait. Et elle se haïssait. La simple idée d'être cette Andréa, cette meurtrière, ce bébé du mal commença à la dévorer.

Et alors que Léonie explosait en sanglot une nouvelle fois, Rose se mordit la langue jusqu'à sentir un gout métallique dans la bouche.

« Je suis désolée, Andrea… Lorsque je t'ai vu tout à l'heure, j'ai eu l'impression de… De retrouver une partie de moi-même, tu comprends ? C'était comme une évidence et… Et quand tu m'as sauté dessus, j'ai compris que je ne pouvais pas… Tu es comme Maman. Je ne peux pas m'occuper de toi, alors que je n'arrive même pas à m'occuper de Nicolas. Je ne voulais pas te voir, et je comprends pourquoi. Tu es ma sœur, Andrea, mais tu as gâché notre famille et… Je ne te veux pas dans ma vie. Je suis vraiment navrée… »

Rose ne tourna même pas les yeux vers Léonie alors que le glissement des galets sur la plage et les percussions rapides de ses pas sur le sol indiquait que sa sœur s'enfuyait en courant. Loin d'elle, loin de sa douleur.

Rose resta seule, assise face au lac. Face à cette beauté où la lune et les étoiles se reflétaient à la surface. Devant laquelle elle n'était qu'une salissure, qu'une erreur de la nature. Les yeux ouverts sur son passé, les réponses à ses questions données, la vérité la dévorant tel de l'acide, elle observa le lac les yeux secs et les pensées floutées.

« Et maintenant que tu sais, que comptes-tu faire ? »


Ca va ? Haha ! Moi pas trop ! Je viens de finir une énième relecture et je me sens pas très bien ! J'assume pas toujours mes idées tordues !

Bon j'espère que vous n'êtes pas trop déçus... Pas d'Horcruxes ou d'histoire sordide de magie noire ! En fait, ce qui est arrivé aux Balmer pourrait nous arriver à nous tous.

D'ailleurs, j'ai oublié de le préciser dans les autres chapitres je crois mais l'hôtel Weisshorn existe vraiment. Si vous passez du côté près du Val d'Anniviers en Suisse, c'est un très beau spot ! Pas pour dormir, les nuits sont chères, mais par contre les tartes à la myrtilles et les glaces sont un vrai délice ! :P

N'hésitez pas à me laisser une petite review avant de partir ;)

A bientôt !