Chapitre 8 - Gringotts

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Trois semaines s'écoulèrent depuis que Dumbledore leur avait confié la mission de cambrioler un coffre de Gringotts, sans se faire prendre, et sans que le propriétaire du coffre ne remarque l'effraction. Selon James, c'était une mission tout bonnement impossible. Elle comportait trop de risques car il y avait beaucoup trop d'incertitudes sur le fonctionnement de cette banque. Selon lui, pour pouvoir y arrivait, il leur aurait fallu qu'un gobelin les aide, ce qui n'était pas l'avis d'Ellie qui pensait qu'on ne pouvait pas faire confiance à ces êtres qui détestaient profondément les sorciers. James aurait voulu utiliser du polynectar pour se faire passer pour les propriétaires du coffre, mais Ellie pensait que ça échouerait à cause du test des baguettes. Autant dire, que les deux membres de l'Ordre avaient beaucoup d'avis divergents sur la manière de s'y prendre. Mais ils finirent néanmoins par se mettre d'accord sur un plan, qui reposait sur un bon timing et aucun imprévus. Malheureusement pour eux, la vie est remplie d'imprévus et il faut savoir faire preuve d'ingéniosité pour pouvoir s'en sortir sans dommage.

Le cambriolage se ferait en plein jour, devant témoins, et une semaine avant le jour d'Halloween. Le matin, James alla trouver son fils dans la Grande Salle pour l'étreindre, sous le regard attentif d'Ellie, qui resta en arrière. Cette mission comportait des risques et si elle échouait, ils pouvaient très bien se retrouver devant la Justice. Cependant, c'était un mal nécessaire pour la lutte contre Voldemort, et James en était conscient. C'est la raison pour laquelle il avait accepté cette mission, que seul un fou aurait accepté, selon Sirius. Les deux membres de l'Ordre quittèrent Poudlard par la suite, et marchèrent jusqu'à Pré-au-Lard. Là-bas, ils transplanèrent pour arriver devant l'entrée du Chaudron Baveur de Londres.

James et Ellie pénétrèrent à l'intérieur du Pub et saluèrent Tom l'Aubergiste, avant de se diriger vers l'arrière boutique pour avoir accès au Chemin de Traverse. Ils marchèrent alors silencieusement vers l'édifice imposant que représentait la Banque de Gringotts. James semblait légèrement nerveux et Ellie, étonnement calme, s'en rendit compte. Elle l'arrêta en tirant sur sa cape, quelques mètres avant de pénétrer dans l'enceinte de la Banque des Sorciers. James se retourna vers elle, et fronça des sourcils.

- Ecoute Potter, si tu ne te sens pas de le faire…

- Ca va, Sturgis, la coupa-t-il.

- Tu es sûr ? Insista-t-elle.

- Oui, affirma-t-il, avec assurance.

- Bien… Dans ce cas, il est temps pour toi de me tenir la main, dit-elle.

- Et toi de changer de couleur de cheveux, répliqua-t-il.

Ils avaient convenus de se faire passer pour un couple devant les Gobelins, afin d'expliquer la présence d'une femme aux bras de James Potter, qui souhaitait déposer de l'Or dans son coffre. Cependant, pour que cela soit crédible, cette femme devait être rousse, comme toutes les femmes avec lesquelles James avait l'habitude de sortir depuis une dizaine d'années. Ellie sortit une petite potion de sa poche, et en but le contenu. Une quinzaine de secondes plus tard, elle devint rousse, ce qui fut loin de déplaire aux yeux de James, qui entrelaça ses doigts à ceux d'Ellie. Un délicieux frisson parcourut alors son corps à cet instant précis, tandis qu'ils avaient commencé à gravir les marches de la Banque. Ils finirent par y pénétrer, main dans la main. Ils avancèrent, sous les regards curieux des Gobelins et Sorciers présents, jusqu'à arriver au comptoir où un Gobelin, particulièrement repoussant les accueillit.

- Mr Potter, sourit-il froidement. Que nous vaut votre visite ?

- Je voudrais déposer de l'Or dans mon coffre, expliqua James, tandis qu'Ellie s'accrocha fermement à son bras pour jouer les amoureuses transies.

- Bien. Vous avez votre clé ? Demanda-t-il en relevant les sourcils.

- La voici, répondit James, en sortant une petite clé de la poche de sa cape.

Le Gobelin récupéra la clé et leur demanda de le suivre, jusqu'à une sorte de wagon. Ils s'installèrent dessus, et ils partirent dans le dédale de couloirs souterrains de la Banque. Après plusieurs changements de rails de dernières minutes qui procurèrent de sérieux haut-le-cœur à Ellie, ils finirent par arriver devant le coffre de James. Les deux membres de l'Ordre et le Gobelin sortirent du wagon. Ce dernier s'approcha du coffre de James, et commença à sortir la clé de sa poche pour pouvoir lui donner pleinement accès à son coffre. Ce fut ce moment-là que choisirent James et Ellie pour mettre leur plan à exécution. Pour cela, James sortit une petite fiole de sa poche et la jeta aux pieds du Gobelin. Ce dernier se retourna en fronçant des sourcils, et James comprit alors que la potion, qui devait agir instantanément, n'agissait nullement sur la créature. Cette dernière mit rapidement sa main à son sifflet, qu'il portait autour du cou, pour donner l'alarme. James ferma les yeux pensant qu'ils étaient finis, lorsqu'une voix douce retentit à ses cotés.

- Impero !

James ouvrit aussitôt les yeux, et vit que le Gobelin avait ôté sa main de son sifflet. Puis, il se retourna rapidement vers Ellie et vit qu'elle tenait fermement sa baguette dans la direction du Gobelin. Elle le contrôlait totalement. James fronça alors des sourcils et s'apprêta à protester lorsqu'elle le devança :

- Ecoute Potter, visiblement la Potion ne fonctionne pas sur les Gobelins. C'était la seule solution.

- Je ne suis pas convaincu que l'utilisation d'un Sortilège Impardonnable soit une solution, en soit.

- On aura qu'à débattre de ce sujet à Poudlard, si tu veux bien, trancha froidement Ellie. Le temps presse.

James, n'ayant pas de meilleure idée sous la main, abdiqua et ils remontèrent dans le wagon avec le Gobelin. Ils descendirent un étage en dessous, pour atteindre le coffre 66. Une nouvelle surprise les attendit en bas, et pas des moindres étant donné qu'il s'agissait d'un dragon. Ce dernier était gigantesque, pâle, et ses yeux étaient recouverts d'un voile, ce qui leur indiquait qu'il était à moitié aveugle. Ellie se dit que la pauvre créature devait être enfermée, prisonnière là, depuis bien longtemps, et la vision de ses plaies lui déchirèrent le cœur. Cependant, elle savait qu'elle n'avait pas le temps de faire du sentimentalisme, et décida d'avancer. Mais le dragon, fermement attaché, se rendit compte de leur présence, et commença à s'agiter. Les membres de l'Ordre et le Gobelin sous contrôle, reculèrent et ils essayèrent de trouver rapidement une solution. C'est alors que James remarqua la présence de tintamarres posés aux alentours de la créature. Il s'empara de l'un d'entre eux, grâce à un Sortilège d'Attraction, et commença à l'agiter. Aussitôt fait, ils remarquèrent que l'animal battait en retraite, comme si le son strident qui sortait de l'instrument, représentait pour lui le signe imminent d'une prochaine torture. Une fois de plus, cette vision dégouta Ellie, qui eut cette fois-ci un haut-le-cœur, d'autant plus qu'elle savait qu'elle ne pouvait strictement rien pour cette créature. Si elle tentait de le libérer, les Gobelins feraient une enquête et ils comprendraient vite que l'un de leur coffre aurait été cambriolé.

Alors, Ellie suivit James qui progressait vers les coffres forts, toujours munis de son tintamarre qu'il faisait vibrer pour empêcher le dragon de s'approcher d'eux. Ils finirent enfin par atteindre le coffre qui les intéressait. Cependant, James remarqua qu'il n'avait pas de serrure.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Demanda James à Ellie.

Cette dernière se tourna vers le Gobelin et ferma les yeux. Son visage fut alors parcouru de nombreuses mimiques que James interpréta comme de la concentration. Puis, elle rouvrit les yeux, et pointa sa baguette sur la créature, l'obligeant ainsi à poser sa main sur le panneau en bois du coffre. James n'eut pas le temps de poser la moindre question que la porte de la chambre forte fondit littéralement pour laisser apparaitre une immense grotte, remplis de coupes et d'objets en or, en tout genre. James entreprit de s'avancer mais Ellie le retint par sa cape.

- Il ne faut pas pénétrer à l'intérieur, lui dit-elle alors.

- Pourquoi ? S'étonna James.

- Ils ont ajouté un Sortilège de Duplication, et un Maléfice de Flagrance, sur l'ensemble des objets.

- Donc si on touche à n'importe lequel de ces objets, ils sauront que quelqu'un est venu les cambrioler, pensa James à voix haute.

- Exact, répondit Ellie.

- D'accord Sturgis, je vais te faire confiance sur ce coup-là et m'abstenir de te demander comment tu le sais, affirma James. Mais à présent, on a un autre problème…

- Lequel ?

- Je crois qu'il est temps pour toi de me révéler quel objet Dumbledore veut que l'on substitue…

- Il ne te l'a pas dit ? S'étonna Ellie, en fronçant des sourcils.

- Non… Répondit prudemment James, dont le teint devenait étonnement pâle. Il m'a dit que tu saurais de quoi il s'agirait…

Ellie pencha la tête sur le côté, et elle se mit à réfléchir extraordinairement vite, tandis que James paniquait à vue d'œil. Puis, elle s'approcha lentement du coffre, sans y pénétrer pour autant, et son regard se balada sur l'ensemble des objets présents dans cette grotte. James commença à s'impatienter, et à vraiment angoisser.

- Sturgis, qu'est-ce que tu…

- Chut, fit-elle sèchement en relevant sa main, pour lui imposer le silence.

James se tut et l'observa. Sa tête faisait des mouvements saccadés, tantôt à droite, tantôt à gauche, comme un serpent qui semblait chercher sa proie. Puis, son regard se braqua sur un objet en particulier, posé sur l'une des plus hautes étagères, et James la vit sourire.

- C'est cette Coupe qu'il nous faut, dit-elle alors.

- Comment le sais-tu ? Demanda James, en fronçant des sourcils.

- Potter, pour une fois dans ta vie arrête de poser des questions et duplique cette foutue Coupe, avec tes dons en Métamorphose ! Lui ordonna-t-elle.

James inspira fortement, se mordant la langue pour éviter de répliquer quelque chose de cinglant. Il finit par faire ce qu'elle lui demanda et matérialisa une magnifique copie de la Coupe en question. Il lui montra et Ellie acquiesça en guise de contentement.

- Et maintenant ? Demanda James, amèrement. On utilise un Sortilège d'Attraction ?

- Ca ne marchera pas, répliqua-t-elle. Ils l'ont protégé contre ce sort.

- Donc je suppose que la super Sorcière que tu es, a une idée de la manière dont on va s'y prendre pour substituer cette Coupe sans toucher aucun de ces objets ? Demanda sarcastiquement James.

- Effectivement, répondit Ellie, en se tournant vers lui.

Elle esquissa un sourire narquois qui déplut à James, et en une fraction de seconde, elle pointa sa baguette sur lui :

- Levicorpus !

James blanchit et se retrouva instantanément dans les airs, suspendu par une seule cheville.

- Sturgis, fais moi descendre !

- Non, répondit-elle simplement, tout en réprimant un sourire amusé.

- STURGIS ! Insista James.

Puis, d'un simple mouvement de baguette, elle le dirigea délicatement vers l'étagère en question. James, bien qu'extrêmement boudeur, fit le remplacement de sa coupe par celle qui les intéressait, et Ellie le ramena à elle. Puis, elle le rapprocha du sol, et annula le sort. James se releva, en lui lançant un regard froid, et Ellie se contenta de récupérer la Coupe et de la dissimuler dans sa cape.

Ils repartirent rapidement jusqu'au wagon, et rejoignirent le Coffre Fort de James. Ce dernier déposa son Or dans son coffre, et il regarda le Gobelin, toujours sous l'emprise d'Ellie.

- Qu'est-ce qu'on va faire de lui, à présent ?

- On va le libérer, dit simplement Ellie, en pointant sa baguette sur lui.

- Attends ! Dit alors James, en posant une main sur son avant-bras.

Ellie s'arrêta et le regarda en fronçant des sourcils.

- Aie confiance, Potter, lui dit-elle alors, en plongeant son regard bleu perçant dans le sien.

James lâcha progressivement son emprise sur le bras de la jeune femme, et la regarda faire.

- Finite Incantatem ! dit-elle.

Le Gobelin secoua vigoureusement la tête, comme s'il venait de se réveiller d'un étrange cauchemar. Il porta son regard sur Ellie, qui avait toujours sa baguette braquée sur lui, et commença à s'affoler, tout comme James. Cependant, ce dernier n'eut pas le temps de réagir qu'Ellie prononça :

- Oubliettes !

- Il vous faut autre chose, Mr Potter ? Sourit le Gobelin, après s'être tourné vers James.

- Non, merci, répondit James avec assurance.

- Dans ce cas, suivez-moi ! Dit le Gobelin en remontant dans le wagon.

James déglutit et essaya de garder toute son assurance, tandis qu'Ellie semblait parfaitement calme et sereine, accrochée à son bras, dans son rôle de parfaite petite amie. Le Gobelin les ramena à la surface, et James le remercia une dernière fois, avant de sortir de la Banque. Une fois à l'extérieur, Ellie lâcha le bras de James et s'apprêta à retrouver sa couleur de cheveux originale lorsque James lui prit la main. Cette dernière ne comprit pas sur le coup sa réaction, jusqu'à ce qu'elle n'aperçoive une femme brune aux cheveux hirsutes et épais, en train de gravir les marches de la Banque. Cette dernière passa à leur côté et envoya un regard dédaigneux à James, qui se contenta de lui répondre par un regard glacial. Puis, elle regarda attentivement la rousse qui se tenait à son bras. Elle l'observa longuement, comme si elle tentait de la reconnaître, avant de ricaner. James sentit son cœur se serrait comme dans un étau et s'efforça de quitter rapidement les lieux avec Ellie, avant qu'il ne la tue de ses mains nues sur ces marches.

Une fois en sécurité, les deux membres de l'Ordre transplanèrent en silence pour arriver à Pré-au-Lard. Ils ne s'adressèrent pas la parole une seule fois, durant la totalité du trajet qui les ramena jusqu'à l'intérieur du château. Là-bas, ils montèrent au Deuxième Etage pour avoir accès au Bureau du Directeur, qui les attendait de pieds fermes.

- Nous l'avons, dit alors Ellie, en sortant la Coupe de sa cape et en la posant sur le bureau de Dumbledore.

Ce dernier observa attentivement l'objet, sans pour autant le toucher. Puis, il reporta toute son attention sur ses deux collègues. Ellie était toujours aussi impassible, mais James lui, semblait furieux.

- Tout s'est bien passé ? Demanda-t-il, conscient qu'il allait déclencher un orage.

- Oui bien sûr, Albus, répondit rapidement James avec beaucoup d'ironie dans le ton de sa voix. Si on oublie les Potions inefficaces sur les Gobelins, les Dragons, les Coffres Ultra-Protégés, et le fait que vous ayez omis de nous dire ce que l'on devait voler… Tout s'est magnifiquement bien passé !

Ellie leva les yeux au ciel ce qui eut pour effet d'amuser Dumbledore.

- Ils ne se sont rendus compte de rien ? Demanda le Directeur à Ellie, sans prêter attention aux plaintes de James.

- Non, répondit simplement Ellie.

- Mais c'était moins une, ajouta James malgré tout. On est tombé sur cette chère Bellatrix Lestrange en sortant de là. Une hésitation de la part d'Ellie, un Dragon incapable à maitriser ou un coffre impossible à ouvrir, et elle nous serait tranquillement tombée dessus, en train de cambrioler son coffre !

- Je vois… Sourit Dumbledore.

Le Directeur se tourna vers Ellie, et James remarqua qu'ils recommençaient à s'échanger des regards lourds de sens, dont la signification lui échappait totalement. La jeune femme acquiesça et sortit discrètement du Bureau, sans ajouter un mot. Dumbledore offrit tacitement à James de s'assoir. Ce dernier s'exécuta et tenta cinq secondes de se calmer. Cependant, il n'y arriva pas et explosa :

- Vous m'avez assuré que je n'avais aucun souci à me faire, qu'elle savait ce qu'elle faisait, Albus !

- C'est le cas, répondit tranquillement le concerné.

- Ah bon ? Répondit sarcastiquement James.

- James vous êtes de retour à Poudlard, et la mission est accomplie avec succès… Où est le problème ?

- Le problème, c'est Sturgis !

- Elle est brillante, James.

- Elle est surtout incontrôlable, et indomptable ! Elle n'en fait toujours qu'à sa tête ! Et puis, elle jette des Sortilèges Impardonnables maintenant !

Albus ne répondit rien, le temps de laisser reprendre son souffle, à son ancien élève. Puis, ce dernier continua.

- Je n'ai pas confiance en elle, dit James.

- C'est faux, rétorqua le vieil homme, et vous le savez pertinement. Si cela n'avait pas été le cas vous seriez surement aux prises des autorités à présent.

- Elle a des secrets, tenta de se justifier James.

- Tout le monde en a, répondit simplement Dumbledore.

James planta son regard noir à présent, dans les yeux bleus de son ancien Directeur et dit :

- Vous les connaissez, n'est-ce pas ? Ses secrets…

- Pourquoi pensez-vous une chose pareille ?

- Sinon vous ne l'auriez jamais acceptée dans l'Ordre, trancha le brun à lunettes, avec beaucoup d'assurance.

- Je sais à quoi vous pensez, James, et je ne vous les révèlerai pas.

James savait qu'il répondrait par la négative à ses interrogations tacites, mais au fond de lui, il avait tout de même gardé un petit espoir.

- C'est à elle de vous en parler, si un jour elle se sent prête.

- Ils sont si horribles que ça… ses secrets ?

- Oui, trancha tristement Dumbledore. Mais ils sont surtout extrêmement douloureux pour elle.

- Ca concerne son petit ami ou mari ?

Dumbledore fronça des sourcils, en se demandant comment James avait pu avoir ces informations.

- Elle a réagi violemment le jour où Sirius lui a demandé s'il y avait quelqu'un dans sa vie, expliqua James. Elle a réagi comme j'avais tendance à le faire lorsqu'on me parlait de Lily, durant les premières années après sa disparition.

- C'est beaucoup plus complexe que ça, James, soupira Albus. Je sais que c'est difficile pour vous ne pas avoir de réponses précises aux questions que vous vous posez. Un jour, elle vous en parlera, mais pour l'instant, je vous demanderai de me croire sur parole. Ellie Sturgis est l'une des personnes les plus dignes de confiance que je connaisse, avec vous. Elle a les mêmes objectifs que nous tous. Elle veut faire tomber Voldemort et ses Mangemorts.

- Je ferais de mon mieux, Albus.

- Je sais… Sourit le vieillard.

Un silence s'installa entre les deux hommes, jusqu'à ce que le regard de James se pose sur le Coupe qu'il venait de voler dans le coffre des Lestranges.

- Pourquoi avoir besoin de cette Coupe ? Demanda James.

- Elle est importante aux yeux de Voldemort…

- En quoi l'est-elle ?

Albus ne répondit pas, mais enchaina sur les règles de sécurité à mettre en place pour l'accueil des futurs invités du Tournoi des Trois Sorciers. James sortit quelques minutes après du Bureau du Directeur et s'empressa de rejoindre ses appartements. Il sortit le morceau de miroir qui lui permettait de communiquer avec Sirius depuis longtemps. Il le rassura donc ainsi de sur le bon fonctionnement de leur mission suicidaire et raconta à son meilleur ami, la conversation qu'il venait d'avoir avec Dumbledore au sujet d'Ellie Sturgis.
D'ailleurs, à cet instant précis, la jolie brune était tranquillement installée à son bureau en train de regarder la Carte qu'elle avait dérobée en début d'années dans le Bureau de Rusard. Son regard alternant entre le Quatrième étage et la Tour de Gryffondor.