Je veux tout d'abord commencer par remercier ceux/celles qui me lisent, qui me suivent que cela soit en me laissant des commentaires ou ceux/celles qui restent dans l'obscurité. Dans tous les cas, je tiens à vous en remercier !
Ensuite, je suis désolé de l'attente entre les chapitres mais mon travail et mes études en parallèles ne me laissent guère de temps ces derniers temps :/ mais j'essaie tout de même d'en trouver un peu pour écrire ^^.
Sur ce, bonne lecture.
Ce fut un long silence presque religieux qui envahit la pièce suite à la révélation soudaine d'Elizabeth qui venait de pénétrer dans la pièce, son regard brillant de nouveau d'une lueur d'espoir qu'elle ne voulait pas vouloir voir s'éteindre. Reddington était en vie. Ces quelques mots avaient eu le pouvoir de panser son coeur meurtris mais ce ne fut que de court instant lorsque la voix de sa mère brisa ce long silence pesant :
- « Comment peux-tu en être certaine ?! Qui te dis que ce n'est pas le FBI qui se joue de ta plus grande faiblesse pour parvenir à ses fins ?! »
Elizabeth tourna la tête pour poser son regard sur Dembé dans l'espoir d'obtenir un certain soutien mais ce dernier baissa les yeux, comme abdiquant aux sages paroles de la russe qui finit par se lever pour approcher son enfant, sa main se saisissant de la sienne avec douceur :
- « Je sais parfaitement ce que tu ressens en cet instant, cette souffrance qui t'étreint de toute part en pensant à l'être disparu, aux larmes qui t'accompagnent à chaque instant, à ce coeur serrer la nuit où te retrouves seule dans les draps, au sourire nostalgique et plein de souffrance qui s'affiche malgré toi sur tes lèvres en pensant à lui, en te souvenant de son regard, de son parfum ou encore de sa voix… Je sais exactement ce que tu éprouves en cet instant Masha mais je ne peux pas prendre un tel risque et te perdre définitivement. »
Elizabeth connaissait la crainte de sa mère en cet instant mais ce qu'elle éprouvait à l'égard de Reddington était bien plus fort que la crainte de faire souffrir sa mère. Elle ne pouvait pas vivre un jour de plus sans connaître la vérité, sans savoir s'il était bel et bien encore de ce monde. Peut-être qu'elle menait tout droit à sa perte mais le jeu en valait la chandelle. Elle avait juste besoin d'être sûre et certaine . . .
Elle retira sa main lentement de celle de sa mère et récupéra le 9mn qui se trouvait sur la table basse et après un dernier regard pour sa mère et Dembé, elle releva la capuche de son sweat sur son visage et quitta la chambre d'hôtel.
- « Vous pensez qu'elle viendra ? ! »
La voix hésitante d'Aram avait finalement eu raison du silence presque pesant qui régnait dans l'imposant couloir immaculé de blanc dans lequel il se trouvait avec Ressler, le regard fixant un point invisible sur le sol de l'hôpital. Après un instant de réflexion, le directeur adjoint se décida à lever la tête en direction de l'informaticien et se mit à sourire à ce dernier. Malgré le temps qui s'était écoulé et tout ce qu'avait pu faire Elizabeth depuis le meurtre du procureur Connely, Aram éprouvait toujours une loyauté sans faille à l'égard de la jeune femme et semblait trépignait d'impatience de la revoir.
- « Pour lui, elle viendra. Il n'y a aucun doute là-dessus. Alors patience Aram. D'accord ?! »
- « Vous allez l'arrêter, n'est-ce pas ?! »
Ressler laissa son sourire disparaître et sans un mot pour son agent, il se redressa de contre le mur et disparu derrière les portes battantes qui les séparaient du distributeur de soda dont il était avide depuis son arrivée à l'hôpital quelques jours plus tôt.
Aram laissa un soupir passer la barrière de ses lèvres et posa sa tête tout contre le mur de l'hôpital, se maudissant intérieurement d'avoir posé une telle question à son supérieur. Ce dernier était partagé entre son amitié pour Elizabeth et son sens aigu de la justice alors comment pouvait-il se permettre de lui poser une telle question alors qu'il était en perpétuel combat avec lui-même depuis l'évasion de la jeune femme ?!
Dembé, qui s'était finalement décidé à accompagner Elizabeth jusqu'à Washington ainsi que Katarina, se gara à quelques mètres de l'entrée de l'hôpital, que ne semblait pas vouloir quitter des yeux la jeune femme. Comme perdu dans ses pensées, ce fut la main que posa sa mère sur son genou qui la fit sursauter et prendre conscience qu'ils allaient franchir le point de non-retour dès lors qu'ils auraient quitté la Mercedes. Elle inspira alors profondément et esquissa un faible sourire qu'elle voulait rassurant, à sa mère et ouvrit la portière de la voiture. C'était maintenant ou jamais. Son cœur tambourinait tellement fort dans sa poitrine qu'elle pouvait en compter chaque battement.
- « Dès que je vous le demanderai, je veux que vous récupériez Reddington et ma mère, et que vous partiez pour prendre ce vol. Compris ? ! »
- « Qu'est-ce que vous êtes en train de manigancer Elizabeth ? ! »
- « Ne vous en souciez pas. Faites juste ce que je vous dis. »
Dembé fronça les sourcils et jeta un bref regard sur Katarina qui s'était éloigné quelques instants pour répondre à son téléphone. Face à son air grave, elle soupçonna un problème mais se tut et ils suivirent tous deux, la jeune femme qui traversait déjà la grande avenue pour rejoindre l'hôpital. Comme prévu, Ressler l'attendait à l'entrée de ce dernier, faisant les cent pas jusqu'à ce qu'il l'aperçoive. Il resta un moment interdit à l'observer et malgré lui, se mit à sourire, ravi malgré tout de la revoir malgré les circonstances qui les séparaient.
- « Ressler… Je t'en prie… Dis-moi que tu as été sincère et qu'il est bel et bien en vie… »
- « Il l'est et il t'attend… Seule. »
- « Tu n'as rien à craindre. Ils ne te feront rien. »
Ressler les jaugèrent un par un durant un court instant avant d'abdiquer malgré lui et il ouvrit la marche avec Elizabeth qui ne pouvait s'empêcher d'observer chaque recoin de l'hôpital à la recherche de renfort, ce qui amusa Ressler et qui n'hésita pas à le lui faire remarquer dès lors qu'ils pénétrèrent dans l'ascenseur :
- « Nous sommes seuls Liz, à l'exception de Aram qui t'attend avec impatience. Pire qu'un gosse le matin de Noël ! » Dit-il avec amusement.
Un sourire se dessina sur les lèvres de Keen en pensant à son ami et le lien qui les unissait tous les deux malgré l'adversité.
- « Je suis contente de te revoir même si j'aurai aimé que ça soit dans d'autres circonstances. »
Le nouveau superviseur de la Task Force tourna la tête en direction de son ancienne partenaire et acquiesça d'un simple signe de tête. Oui, lui aussi aurait aimé la revoir dans des circonstances différentes mais la vie était faite ainsi. Ils avaient tous deux choisi leurs camps.
La petite sonnerie retentit et laissa le petit groupe sortir de l'ascenseur et à peine eurent-ils franchi les portes battantes de l'étage, Aram se précipita dans les bras de l'agent Keen qui se mit à rire de bon cœur en voyant l'accueil qu'il venait de lui faire. Elle resserra alors son étreinte autour du corps de l'informaticien :
- « Bonjour Aram. »
- « Je suis tellement content de vous revoir ! »
Il se recula pour l'observer, comme s'il peinait à croire que c'était bien elle qui se trouvait face à lui en cet instant et se mit à sourire davantage, ce qui amusait Ressler à ses côtés alors qu'il posa sa main dans le dos d'Elizabeth pour lui faire comprendre qu'ils devaient avancer maintenant.
Aram quant à lui serra la main à Dembé et à Katarina à qui il se présenta avec dynamisme, comme à son habitude :
- « Je suis Aram et vous êtes ? »
- « Katarina Rostova. »
- « Rostova comme… »
- « Oui, c'est ça. » Répondit presque aussitôt Elizabeth qui avait suivi le fil des pensées de son ami qui resta interloqué face à cette révélation soudaine.
Ils stoppèrent leur marche devant une porte aussi blanche que les murs et Lizzie sentit son cœur rater un battement en prenant conscience de qui se cachait derrière cette porte.
- « Vous avez dix minutes. Après, je serai dans l'obligation d'informer les autorités de votre venue ici. Vous comprenez ? ! »
Ressler ouvrit la porte et laissa le petit groupe pénétrer dans la modeste chambre d'hôpital où se trouvait pour seul occupant, Raymond Reddington, dont le regard était fixé sur le plafond taché par une ancienne fuite d'eau sûrement.
- « Ce Ressler est très mignon. Arrangeant aussi. Dommage qu'il soit du FBI. Je l'aurai bien aimé en gendre. »
Elizabeth lui lança un regard à la fois noir et à la fois amusé de sa remarque avant qu'elle ne se concentre sur celui qui était tout pour elle en cet instant et qui venait de baisser son regard perçant sur elle. Il se redressa alors avec empressement, grimaçant de douleur sous ses gestes brusques mais ça lui importait peu. Elle était là. Devant lui et c'était tout ce qui lui importait.
- « Lizzie. »
Ce fut le seul mot que le concierge du crime réussit à prononcer avant que l'intéressée ne se précipite dans ses bras, nichant son nez dans son cou et le serrant aussi fort qu'elle le pouvait sans réveiller ses blessures. Il déposa un long baiser sur sa chevelure blonde avant de blottir sa tête tout contre la sienne alors que de son autre main, il saisit celle de Dembé qu'il attira à lui :
- « Merci Dembé. »
Ce dernier hocha d'un signe de la tête et posa sa main sur celle leurs mains déjà liées avant de la lâcher, et se recula dans le coin de la chambre, aux côtés de Katarina, laissant ainsi un moment d'intimité pour eux deux. Red se recula légèrement et dégagea une mèche de cheveux sur le visage de la jeune femme avant de laisser ses doigts glisser sur sa peau claire :
- « Ne pleurez pas Lizzie… »
- « Je vous ai cru mort. »
- « Je l'ai été Lizzie. Je l'ai été au moment où j'ai su que je ne pourrais plus vous protéger, que je ne pourrai plus subir votre caractère de feu, que je ne pourrais plus vous toucher ou vous observez. Alors oui, je suis mort au moment où j'ai pris conscience de tout cela. »
En entendant ces quelques mots, Elizabeth se recula pour fixer Reddington droit dans les yeux et elle pouvait y lire toute la souffrance qu'il a éprouvée. Alors pour seule réponse, elle déposa ses lèvres sur les siennes avec l'envie de lui montrer qu'elle était là maintenant. Qu'il n'avait plus à avoir peur dorénavant.
- « Mon gendre à mon âge. Super ! » Ajouta Katarina tout en levant les yeux au ciel.
- « Il y a pire. »
- « Ah bon ? ! Donnez un exemple ? ! »
- « Il pourrait être flic. »
Katarina observa le grand noir un instant et après un moment de réflexion se mit à sourire :
- « Ce n'est pas faux. »
Pour la première fois depuis des jours, Lizzie pu entendre Dembé rire de bon cœur à la remarque de sa mère qui le rejoignit presque aussitôt ainsi que Red et Lizzie qui s'embrassèrent de nouveau, comme s'ils voulaient se rappeler encore et encore le goût de leurs lèvres et de la sensation que cela produisait sur leur peau.
Mais ce moment de quiétude fut de courte durée lorsque Ressler fit son entrée dans la chambre d'hôpital. Il les observa tour à tour et son cœur se serra malgré lui à la simple pensée que tout cela n'aurait plus jamais lieu pour eux quatre.
- « Il est l'heure. »
Le criminel et l'agent du FBI échangèrent un long regard avant que Red ne détourne le regard pour le poser tour à tour sur Lizzie, Dembé et Katarina :
- « Vous devez partir maintenant. »
- « Je ne veux pas te laisser Ray. »
- « On va bientôt se revoir. Je te le promets Lizzie. En attendant, écoute Donald et partez dès maintenant. »
Lizzie déposa un dernier baiser sur les lèvres de Reddington qui lui murmura comme un secret précieux :
- « Je t'aime. » Avant d'ajouter « Part maintenant. »
Le cœur de la jeune femme se serra lorsqu'elle comprit tout le sens et les conséquences de ces quelques mots prononcés au creux de son oreille et finit par lui répondre tout en plongeant son regard dans le sien :
- « Je t'aime aussi. »
Elle se recula de l'étreinte du criminel et elle s'avança en direction de Ressler à qui elle murmura quelques paroles et il n'eut besoin que d'un regard pour comprendre qu'il n'y avait plus d'autres issues. Elizabeth se retourna alors en direction de tous ceux à qui elle tenait dans ce monde et laissa Ressler agir en lui passant les menottes autour des poignets. Ce qui entraîna une réaction en chaîne de la part de Reddington en premier lieu, qui s'extirpa de son lit malgré la douleur mais fut retenu par Dembé pendant que Katarina s'approchait dangereusement de l'agent du FBI mais Elizabeth lui lança un long regard qui fit stopper sa mère.
- « Elizabeth Scott Keen, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre du Procureur Général des États-Unis d'Amérique Tom Connolly ainsi que pour… »
La voix de Ressler était devenue soudainement inaudible pour Reddington qui observait la femme qu'il aimait se faire arrêter pour le protéger lui et lui seul.
- « Vous avez une unique chance de vous enfuir alors dépêchez-vous ! »
Cela faisait des jours qu'on la faisait s'asseoir sur cette chaise de métal, sous cette lumière tamisée pour l'interroger sur la Cabale, sur le meurtre de Tom Connolly, sur son lien avec Raymond Reddington ou encore les services de renseignements Russe. Des informations que certains agents de la CIA tentaient de lui extirper avec violence, marquant son corps d'hématomes plus imposant les uns que les autres, laissant les plaies s'ouvrirent les unes après les autres sur différentes parties de son corps sans pour autant obtenir la moindre information de sa part. Elizabeth restait dans un mutisme complet, impassible et protégeant au péril de sa vie, l'homme qu'elle aimait mais aussi ceux qu'elle considérait comme sa famille. Et comme tous les soirs, elle était ramenée dans cette cellule de verre pare-balles où avait séjournait bien des heures Reddington avant elle. Se retrouvant ainsi seule avec elle-même et avec la douleur qui étreignait chaque partie de son corps. Et comme chaque jour, Aram venait lui apporter un instant de répit où il lui racontait sa journée lorsqu'il n'évoquait pas la belle Samar Navabi et quand il lui était possible, évoquer les appels qu'il échangeait régulièrement avec Reddington, apportant ainsi un peu de chaleur dans le cœur meurtri de son amie. Puis il repartait au bout de quelques minutes pour rejoindre son modeste appartement où il ruminait toute cette histoire. Pour ce qui était de Ressler, il agissait comme on le lui demandait, restant à l'écart de l'agent Keen et s'occupant uniquement de la paperasse qui s'amassait sur son bureau un peu plus chaque jour.
Malgré la souffrance qu'elle éprouvait un peu plus chaque jour, elle ne regrettait en rien sa décision de marchander avec Ressler contre la liberté de Reddington. Un accord que n'avait pas pu laisser passer l'agent du FBI au vu de sa position actuelle au sein de la Task Force. Mais un accord qu'il regrettait malgré tout.
Assis comme tous les soirs à son bureau, il poussa un long soupir avant d'enfouir son visage entre ses mains pour finalement se lever brusquement et tout dégager de sur son bureau dans un geste de rage alors qu'il ne cessait de ressasser toute cette sombre histoire. Les poings sur les hanches, il observa le carnage qu'il venait de faire et se saisit de son portable :
- « J'ai besoin de vous. »
- « Retrouvons-nous au Lincoln Mémorial d'ici une heure. Ça vous va ? ! »
Il était temps de démontrer que le véritable sens de justice n'était pas celui qui avait lieu en ces murs depuis plusieurs jours maintenant.
Le soleil commençait doucement à battre en retraite en cette fin de journée alors que le directeur adjoint s'avançait au pied du Lincoln Mémorial, cherchant son contact du regard mais ce dernier qui le trouva, le surprenant en posant le canon de son arme dans le dos de ce dernier :
- « Content de vous revoir Donald. Je crois que l'on a deux trois choses à se dire tous les deux. »
Reddington fit un signe de tête à Dembé qui avança la voiture non loin d'eux et ouvrit la portière pour laisser son supérieur pousser l'agent du FBI avec une certaine violence dans l'habitacle de la Mercedes Classe S.
- « Faisons un petit tour Dembé pendant que je parle à notre cher ami Donald. » Ajouta le criminel avec un sourire qui contredisait son regard noir.
La voiture démarra et se mêla rapidement à la circulation plus ou moins fluide qui régnait sur les rues de Washington en cette heure de la soirée. Reddington resserra son emprise sur la crosse de son arme qu'il pointait en direction de l'agent du FBI qui était replié dans un coin de la banquette arrière, son regard jonglant entre l'arme du criminel et son visage :
- « Vous m'avez déçu Donald. Vraiment déçu. Et vous savez quoi ? ! Je n'aime pas être déçu par les gens qui me sont proches. »
- « Je ne pouvais pas refuser l'accord d'Elizabeth. »
Reddington hocha lentement de la tête avant de lui donner un violent coup de poing dans la mâchoire, ce qui sonna quelque peu Ressler qui s'apprêta à se défendre mais l'arme tendue vers lui, l'en dissuada plus rapidement qu'il l'aurait cru :
- « On avait un accord. Je voyais une dernière fois Lizzie et en échange de sa liberté, vous obteniez mon arrestation ainsi que des informations sur la Cabale. C'était un excellent marché que je vous propose là Donald et vous, vous avez décidé d'écouter Elizabeth. »
- « Laissez-moi vous expliquer avant que vous décidiez de me tuer sur un coup de tête Reddington ! »
- « Oh ! Mais qui a dit que je n'ai pas pensé à ce jour depuis que vous avez arrêté l'agent Keen ? ! »
Ressler déglutit avec difficulté et reprit une légère inspiration avant de se lancer :
- « Elle m'a dit d'imaginer que c'était Audrey qui était à votre place et que j'étais à la sienne. Qu'est-ce que j'aurai fait pour protéger la femme que j'aimais ? ! Abandonner ma liberté et peut-être perdre la vie pour elle ? ! Et oui… J'aurai été prêt à tout pour Audrey comme elle avec vous alors si vous avez des comptes à régler, ça sera avec elle, pas avec moi ! Donc maintenant ranger votre arme ! Je ne suis pas là pour me faire tuer ! »
Raymond jeta un coup d'œil à Dembé qui restait concentré sur la route et poussa un soupir, rangea son arme dans son holster et laissa s'exprimer le jeune blondinet qu'était l'agent du FBI face à lui :
- « Je vous écoute. »
- « La CIA a la main prise sur la Task Force et pousse Elizabeth à bout un peu plus chaque jour. Le directeur est prêt à tout pour obtenir des informations sur vous et votre organisation afin de vous atteindre. Et quand je dis prêt à tout, je peux vous assurer qu'il ne ment pas. Il faut la sortir de là Reddington. »
- « Vous croyez que je vous ai attendus pour aller la sauver ? ! »
Ressler fronça les sourcils en entendant la question rhétorique du concierge du crime :
- « Qu'est-ce que vous préparez Reddington ? ! »
- « Ce que je prépare ? ! Rien. Plus maintenant en tout cas. » Il tourna la tête en direction de Dembé « Arrête-toi quelque part. »
- « Qu'est-ce que vous allez faire Reddington ? »
- « Je vais sauver Elizabeth Keen des mains du FBI et de la CIA. Maintenant, descendez de la voiture. »
