Voila, je poste quatre chapitre d'un coup, j'en ai encore un ou deux d'avance , que je garde au chaud. Je m excuse pour le temps que j'y ai mis, mais ayant peu de lecteur ca ne motive pas bcp ...et comprenez moi, j'ai très peu de temps pour moi: la guerre fait rage en Azeroth et mon aide y est demandée souvent, de plus, Umbrella corporation a encore frappé, ce coup ci en afrique, et j'ai été mobilisé au vietnam pour apporter du soutien aux troupes locales. Mais ce projet n'est pas abandonné!!

quel dommage que ce sujet est si peu lu, j'airais du poster ceci dans harry potter er appeler un personnage secondaire Ron, y aurait eu plus de lecteur. Mais je ne me plaint pas, ici les lecteurs sont de qualité!

Merci encore à MyEstimeuse et à Atem-Gantz pour leurs encouragements, ça fait tjr plaisir!

Chapitre six : mangeons, buvons…et cuvons.

Valten se dirigea vers l'auberge, mais la porte de celle-ci était close. La journée était passée si vite, le banquet allait commencer sans lui.

Pfff m'ont même pas attendu…sympa. Je vais encore devoir chercher après eux. Tiens, un garde …

-« Garde !! Le banquet, il est où ? Je cherche aussi mes amis, saurais tu où ils sont ? »

-« Oui messire, Vos amis sont déjà sur place, je vais vous y conduire »

Décidément, pensa Valten, on me conduit bien souvent dans toutes les directions, ici

Une fois arrivé au lieu du banquet, il se rendit compte qu'il était vraiment en retard. La plupart des convives étaient déjà à table. Sur la place principale avaient été aménagée d'immenses tables, ou un nombre incalculable de personnes avait déjà commencé à s'asseoir. Valten vit sa sœur, Minsc et Anomen debout occupé à discuter avec un soldat.

Soldat ? Mais il est en civil…où l'ai-je déjà vu ? Comment est ce que je sais que c'est un combattant ? Ah oui, c'est l'officier que j'ai interrogé en entrant en ville. Au moins il a survécu.

Valten s'approcha de ses amis, et entendit ceux-ci discuter tactique de combat.

L'officier local ventait les mérites stratégiques d'Anomen, et évidemment la force incomparable de Minsc. Valten se joignit à la conversation, écoutant enfin le récit du combat auquel il n'avait pas participé. Il fut temps de s'installer à table.

Entre les tables, des estrades avaient été installées. Valten se demanda pour quelle raison elles étaient là, mais ne posa pas de question. Les quatre amis furent invités à s'asseoir à la table d'honneur.

Le Haut Seigneur Ildar arriva en grande pompe, avec escorte de nobles et de courtisans. Il invita les convives à rejoindre les tables. Il s'approcha de Valten, et lui demanda

« Sire Valten, je compte bien évidemment commencer la fête que vous avez suggéré par un discours. Durant le repas, je voudrais que vous aussi, adressiez un mot à la foule. Vous êtes le héros de ce jour, et il me semble qu'il soit normal que tout le monde le sache.

-« Entendu, je le ferai. Ce sera avec joie. »

Chaque invité, c'est-à-dire tous les nobles, de nombreux soldats et gens de toutes classes sociales de la ville, prirent place à table. Ils restèrent tous debout derrière leur chaise, attendant que le maître de cérémonie, Ildar, leur fasse signe de s'asseoir.

Ildar resta debout. L'agencement des tables permettait à chacun de voir ce qu'il se passait à la table d'honneur, et tous tournèrent la tête dans cette direction.

« Aujourd'hui est un grand jour, qui restera marqué dans notre histoire. Irenicus, le traître, celui qui a versé le sang de ses propres frères, est vaincu. Justice a été rendue. Mais plus important encore : Une guerre a pris fin. Nous n'avions pas de problèmes avec nos voisins proches, mais vous saviez tous que nous étions en guerre depuis maintenant cinq siècles contre une cité drow d'Underworld.

J'ai une grande nouvelle. Nous avons vaincu ! A partir d'aujourd'hui, plus personne ne risque d'être enlevé, capturé, ou attaqué par ces drows. Une ère de terreur prend fin pour nous, et une autre de tranquillité et de prospérité va débuter. Pour cela, profitons de la soirée ! Mesdames, messieurs, passez une excellente soirée. »

Au moment où le Seigneur de la ville fini son discours, des serviteurs vinrent avec des plats remplis de divers mets les plus onctueux les uns que les autres. Valten sourit, il venait de constater qu'à sa table, pour lui et ses amis, les plats étaient beaucoup plus fournis en viande, poissons et volailles, ainsi que chez les nains, qui partageaient aussi le repas, et à une table où des marchands humain itinérants avaient également commencé à se servir. Les elfes étant moins enclins à manger de la chair animale.

Leur aversion pour la viande vient de deux chose. Tout d'abord, ils estiment que manger de l'animal ou de la créature intelligente, c'est la même chose. Donc, ils ne sont pas cannibales et ne mangent pas de viande du tout, sauf nécessité pour survivre.

Ensuite, leur vue perçante leur permet de traquer et tuer de nombreuse créatures qui n'auraient même pas perçu leur présence, ce n'est donc plus de la chasse, c'est une exécution.

Une fois les plats en place, les serviteurs s'assirent également à une table, et purent festoyer comme les autres. Sur chaque estrade, musicien, acrobate, jongleur ou danseurs se succédaient.

Chose rare, du moins pour des elfes, il y avait de l'alcool au menu : bière vin et hydromel étaient disposés sur les tables. Après un certain moment, le repas étant bien avancé, le seigneur Ildar se leva, et le silence se fit sur la place.

Valten, qui était occupé à discuter avec Minsc, regardait en même temps les décorations sur et autour des tables. Des roses blanches, des lys, du lierre, tout symbolisait le deuil et la fête en même temps. En mémoire aux victimes et aux hommes tombés au champ d'honneur. Néanmoins, même si le blanc du deuil elfique était omniprésent, la manière dont ces décorations étaient placées sur la grand place symbolisait aussi la fête, le rire et la joie. Valten se resservit une part généreuse de volaille, bu son hydromel, se resservit de la bière et commença à découper une part de faon. Une fois son assiette de nouveau remplie, il recommença à se remplir la panse, sans écouter ce que déblatérait encore le pompeux seigneur de la ville.

« Mes amis, il y a encore une chose que je dois vous dire. La victoire ne vient jamais toute seule. Cette victoire ci, est sans conteste l'œuvre de Sire Valten, et de ses amis. Je vais lui laisser la place, car il me semble qu'il est important que s'exprime à la foule l'homme qui l'a sauvée. Voici, Sire Valten ! …»

La foule applaudit, Imœm regarda Valten, Anomen le scruta des yeux également. Minsc applaudi pour faire comme tout le monde…il écoutait rarement ce qui se disait, c'était Valten qui lui avait apprit cette mauvaise habitude. Valten qui s'en foutait de ce qu'il se passait, se re-rempli la bouche de viande, une cuisse de volaille dans la main gauche, la droite tenant sa corne remplie de bière. Il n'avait pas remarqué que tout le monde le regardait.

Comme le silence devenait long et pesant, Valten remarqua enfin qu'il était le centre d'attention de tous. Pour faire bonne mesure, il mordu encore un coup dans sa cuisse de poulet, se rinça la bouche et se leva enfin.

Mais quel con ce bouffeur de salade ! Il aurait pu me prévenir au moins! Bon, allez, un joli discours pour plaire à la foule et je termine cette assiette…

« Bonsoir à tous. Je n'ai pas envie de commencer un long discours, vous avez sûrement autant envie que moi que de retourner à ces mets délicieux, et de vous délectez d'alcool.

Je ne vais donc pas vous parler de la ville de drow que j'ai annihilée presque à moi seul, la vantardise n'est pas mon fort…

Héhé mon œil. Je n'ai qu'à parler de mes faits passé et ils seront tous en admiration.

Je ne vous parlerai pas d'Irenicus non plus, il ne mérite même pas que l'on se souvienne de son nom. Par contre, je vais vous parler des hommes qui sont morts ou blessés, pour vous permettre de vivre un soir comme celui-ci.

Je ne pense pas qu'il faille tous s'arrêter de vivre, ou commencer à pleurer. Oui, certes, ils vont tous nous manquer. C'étaient des amis, des proches, des parents. Mais qu'auraient ils voulu ?

Moi je vais vous le dire. Ils auraient voulu que l'on crie leurs noms haut et fort, un verre à la main, le sourire au visage. Ils auraient voulu que nous nous rappelons de leur courage, de leur sacrifice, ils auraient voulu devenir des exemples pour touts. Rappelons-nous d'eux bons vivants, et souriants.

Ils sont devenus des héros, pas des victimes. Soyons en fier !

Alors mesdames, messieurs, je vous demanderai à tous, de remplir votre verre, votre coupe, votre corne ou votre chope de l'alcool de votre choix.

Je vous demande ensuite de penser très fort aux personnes tombées pour nous hier.

Je vous demande encore de vous emplir de fierté, d'honneur, d'avoir côtoyé ces personnes qui ont eu le courage de donner leurs vies pour nous, pour que nous ayons un lendemain comme celui-ci.

Et je vais vous demander enfin de crier comme moi simplement ceci… »

Valten attendit que tout le monde le regarde. Il se pencha, remplis encore sa corne de bière, se remis droit devant la foule tandis sa corne vers le ciel et dit normalement, sans crier…

« Gloire à nos morts victorieux »

Puis il parcouru la foule du regard. Et le répéta en criant de toutes ses forces.

« GLOIRE A NOS MORTS VICTORIEUX !! »

Les premières personnes à se lever, et à crier furent les nains. De toute façon, leurs demander de trinquer pour n'importe quelle raison est toujours la bienvenue, mais alors en plus quand c'est pour une bonne cause, ils le font presque avant que vous ayez songé à demander de le faire. Ils montèrent même sur leur chaise pour être à hauteur d'homme.

« GLOIRE A NOS MORTS VICTORIEUX !! »

Ensuite, les trois amis de Valten, les soldats présents sur la place, qu'ils soient occupés à dîner ou de faction, et les hommes de la caravane marchande, se mirent à crier aussi en se levant, levant haut leur verre, en pensant à leurs amis et compagnons d'armes perdus.

« GLOIRE A NOS MORTS VICTORIEUX !! »

Enfin, nobles, marchands et paysans crièrent aussi, pensants aux amis, aux disparu, aux parents décédés.

« GLOIRE A NOS MORTS VICTORIEUX !! »

« GLOIRE A NOS MORTS VICTORIEUX !! »

Lorsque la foule s'arrêta de crier, à bout de souffle et hors d'haleine. Valten était encore debout.

« Merci pour eux. Nous n'oublierons jamais ces héros. Rendez leur hommage en faisant une fête mémorable en leurs noms. »

Le seigneur Ildar, qui avait d'abord pris Valten pour un rustre, ensuite pour quelqu'un de fourbe, vit maintenant devant lui un vrai commandant, un meneur de troupes, un chef né.

Il comprit qu'il ne cernerait jamais cette personne, tantôt à l'allure paysanne ignorante, tantôt comme le sage de référence pour tous.

Il était exceptionnel, c'était certain.

Et il se dit que si Valten voulait prendre le contrôle de cette ville, il ne pouvait envisager comment il ferait : ruse, soulèvement populaire, assassinat, invasion…mais il su que s'il le désirait, Valten y arriverait, et de la manière dont il le désirerait. Cet homme pouvait tout faire. Ildar se dit qu'il n'avait vraiment pas intérêt à devenir l'ennemi du fils de Bhaal.

Le repas se poursuivi, Valten et ses amis purent enfin se détendre, et profiter un peu du temps qui passe. Vers la fin du repas, Ildar fit un dernier discours très bref.

« Maintenant, je vous prie d'applaudir deux talentueuses danseuses, qui ont bien voulu honorer la fin de ce repas de leur talent. Voici les filles du commandant Dilmara, Lëandri et Elana»

Deux musiciens prirent place devant l'estrade principale. Chacun d'eux jouait d'un petit instrument à vent, un genre de pipeau. Ils commencèrent à jouer un air lent, mélodieux, plein d'émotions, mais pas triste.

Après quelques instants, nos deux jumelles préférées arrivèrent, dans une tenue…peu habillée. Le haut se composait tout au plus d'une espèce de fin tissu recouvrant leur poitrine, attaché derrière leur nuque. L'étoffe dorée était à moitié transparente, ce qui laissait deviner le peu de chose qu'elle cachait. Le bas se composait d'une sorte d'ensemble de fil, massivement dorés ou argentés, avec des nuances émeraude, laissant apparaître l'intégralité de leurs jambes, mais cachant leur intimité, ce qui n'empêchait pas de voir l'entièreté de leurs cuisses splendides.

Elles montèrent sur le podium, devant la table d'honneur, mais vues de tous, et entamèrent leur danse. Leur bassin commença à onduler sur le rythme de la musique.

Un silence de mort régnait sur la place. Seul le bruit lancinant de la musique jouée par les musiciens venait troubler le calme de l'endroit.

Tous les yeux étaient braqués sur ces deux corps se mouvant au rythme de la musique.

Leurs bras tournoyaient en même temps que leurs épaules se déplaçaient d'avant en arrière, et l'ondulation des deux bassins bougeaient par à-coups au rythme de la musique.

Il est presque impossible de décrire la beauté de cette danse sur papier. Imaginez le temps qui s'arrête, votre cerveau qui ne réagit plus, et que l'univers se résume à deux corps qui dansent devant vous. Imaginez ces deux fantasmes vivants, ces nymphes descendues sur terre dans le but de vous divertir. Voila ce que les spectateurs ont ressenti.

Personne ne remarqua le troisième musicien qui avait rejoint ses confrères, muni d'une sorte de petit tambourin, qui donna le second rythme de la danse.

Elana se plaça devant Lëandri, qui se retourna aussi vers sa sœur. Face à face, toujours en dansant, les deux jumelles tournèrent la tête dans la direction de la table d'honneur. Valten aurait juré qu'elles le regardaient droit dans les yeux. Pour lui, cette danse Lui était destiné, personnellement.

La musique accéléra, la vitesse du déhanchement aussi. Même si les deux danseuses étaient considérées comme jeunes pour des elfes, personne dans l'assemblée n'aurait jamais plus osé dire qu'elles n'étaient point attirante ou féminine. Le regard que chaque mâle de l'assemblée le prouvait assez : on n'y lisait que de l'admiration, de l'envie.

Elana et Lëandri produisaient les mêmes mouvements, mais avec un effet de miroir. Leurs pieds nus sautaient, volaient et caressaient le sol, leurs hanches montaient, descendaient en même temps que les yeux de la foule obnubilée.

Les ombres dansaient sur leurs corps comme la feuille danse avec le vent, les fils de leurs tuniques produisaient un tintement au rythme de leur danse, et ondulaient, masquaient ou découvraient leurs jambes de façon provocatrice.

Les reflets dorés et argentés coloraient leur peau à chaque mouvement d'une teinte différente, et le jeu de lumière et des reflets du feu énorme qu'il y avait sur la grande place de la ville donnaient aux deux jumelles un air divin.

Chaque personne présente ce soir là, homme ou femme, se souviendrait de cette danse mystique jusqu'à la fin de sa vie.

Il était rare que Valten restât sans voix devant quelque chose. Mais le respect qu'il éprouva pour le talent des deux sœurs au même instant fit que de simple fantasme pour lui elles passèrent au cran de conquête amoureuse réelle. Il ne s'intéressait plus uniquement à leur corps, mais à elles. Nul n'oserait prétendre qu'il en perdit son fantasme ou l'envie de coucher avec elles, mais il en voulait désormais plus. Pas un coup d'un soir, puis repartir sur les routes en laissant deux cœurs déchirés derrière lui. Ces deux là, il comptait les emmener avec lui.

Lorsqu'elles s'arrêtèrent de danser, il fallu un moment à la foule pour se reprendre. Un long silence suivit la dernière note, le dernier battement du tambour. Puis, quelques instants après, le temps que tout le monde comprenne que c'était terminé, les applaudissements fusèrent de partout. Même les nains, généralement réticents à manifester leurs intérêts pour une chose elfique, se mirent à applaudir. Valten se leva, les salua discrètement de la tête, car elles le fixaient toujours, et applaudit avec la foule, le sourire aux lèvres. Lorsqu'elles disparurent des yeux de tous, Valten vit Dilmara discuter avec d'autres nobles, probablement occupé à préparer un mariage arrangé qui bénéficierait ses intérêts personnels.

Au même moment, Valten se dit que jamais il ne laisserait le père décider de l'avenir de ses filles.

Le haut seigneur Ildar se leva, clôturant ainsi la réception officielle. Les gardes de faction pour la sécurité furent autorisés à prendre part aux festivités, et les nobles furent convoqués dans le palais du seigneur pour parler toute la nuit du plan de reconstruction de la ville.

Ne restait donc que sur la place quelques familles sans prétentions, c'est-à-dire gens du peuple, roturier, artisan ou marchand, le marchand itinérant avec son escorte de mercenaires, les nains, tous les soldats elfe, et le groupe des quatre aventuriers.

Valten monta debout sur la table.

« Messieurs, il existe une coutume chez nous. Lorsque l'on remporte une victoire, les vaincus sont morts, et les gagnant boivent et se saoulent toute la nuit…ou jusqu'à ce qu'ils tiennent plus debout ! Je vous propose de célébrer cette soirée comme il se doit ! »

Il existe certains liens qui sont indéchiffrable. Vous pouvez avoir reçu l'éducation que vous voulez, mais les liens que vous créez avec des compagnons d'armes sont uniques. Vous leur confiez votre vie chaque jour, et ce réciproquement. Si l'on vous demande de faire la fête avec eux, vous accepteriez d'office, même si la bienséance ne le voudrait ou ne le permettrait pas. C'est pour cette raison que tant de soldats elfes se mirent à boire ce soir là, et finirent saoul, mais l'on n'y est pas encore. Le gratin étant parti, Valten ayant enfin terminé son long périple, il pouvait enfin se relaxer, et s'amuser un peu sans arrière pensées.

Valten continua son second discours de la soirée, qui fut d'ailleurs le dernier.

« Je défie tous les guerriers, les vrais, pour une bataille mémorable, à la bière ! Je dis moi que vous ne savez pas boire et que vous tomberez ivre mort tous avant moi ! A part ceux résistant comme de jeunes pucelles, y a-t-il de vrais guerriers qui vont oser relever le défi ? »

Malgré des propos que certains qualifieront d'obscène, ayant un visage rayonnant, et le ton de la rigolade, tous les soldats ou hommes d'armes présents sur la grand place voulurent participer à ce jeu typiquement masculin que nous les hommes adulons tant.

Plusieurs personnes se levèrent, pour répondre à l'invitation, et les premiers…furent évidemment les nains.

« NOUS !! Il ne sera pas dit qu'un homme boit mieux qu'un nain, ou qu'on laisse quelqu'un le prétendre !! Tant que nous tiendrons debout, nous contredirons cela en buvant ! »

Le suivant fut Minsc.

« Minsc est un vrai guerrier ! Vrai de vrai ! »

Il retira le haut de sa tunique, se mettant torse nu pour le bonheur des dames, montrant ses énormes muscles.

« Minsc est un vrai guerrier ! Un homme fort ! Et il va battre Valten, ainsi a parlé Bouh ! D'ailleurs il boira aussi ! Mais lui un peu, il est trop jeune pour ces jeux.»

Personne sur la place n'avait comprit la partie de la phrase avec Bouh, mais tout le monde comprit la participation au jeu du rôdeur.

Les mercenaires de la compagnie Talon, accompagnant le marchand se regardèrent. Le capitaine murmura quelque chose à son patron, demandant la permission pour lui et ses hommes de relever le défi…et le marchand du accepter, car il se releva, hurlant à ses hommes

« Compagnie Talon, en garde! Un homme nous défie, nous laisserons nous faire ? »

« NON, SERGENT ! » répondit le groupe d'humains en armure ocre.

Le groupe de participant devenant déjà raisonnable, Valten se mit à penser que la soirée allait devenir amusante.

L'officier qui avait accompagné Anomen sourit et se leva à son tour.

« A moi la garde ! Un défi à relever !! »

Les soldats, content que leur capitaine leur permis ce petit débordement au comportement règlementaire habituel, se joignirent également à la fête.

Des serviteurs, impatients de voir la joute se livrer sur la place publique, se dépêchèrent d'apporter quelques tonneaux de bière pour abreuver les concurrents.

Anomen regarda Valten avec des yeux amusés.

« Encore un comportement de débauche, je suppose que c'est là que l'on reconnaît la différence entre les gens qui ont du savoir-vivre, et ceux qui n'en ont pas… »

Valten, qui tiqua sur la remarque, réfléchit quelques instants à quelle réplique lancer à son ami. Lorsqu'un sourire mauvais se dessina sur son visage et que la réponse vint enfin :

« M'en fous, c'est pas un mec qui baise moins bien que moi qui va me faire la morale »

Là, c'est Anomen qui se sentit blessé dans son amour propre du « Paladin – Valeureux – Intouchable – Qui – n – a – Peur – De – Rien »

Imœm n'était pas certaine d'avoir bien entendu, mais vu la réaction de son amant, Anomen, elle se rendit compte qu'elle avait malheureusement bien comprit…Valten allait encore se moquer et humilier son ami, « juste pour rire ».

Anomen regarda Valten, comprenant que celui-ci voulait simplement rigoler, mais…à son détriment. Heureusement, hormis les quatre amis, personnes n'écoutait ce qu'il se racontait, tout le monde était occupé à organiser les tables, les choppes et les tonneaux pour un concours de boisson épique.

Anomen interrogea donc Valten curieux mais craignant de découvrir où son ami voulait en venir…

-« Je suppose que « Le Sauveur de la Cité » va s'expliquer et apporter moult preuves pour étayer sa théorie ?»

-« Mais bien sûr ! Disons qu'avant ton arrivée dans le groupe, j'ai eu une certaine aventure avec Imœm…mais à l'époque nous ignorions tout de Bhaal et de ce qui en découle. Disons que lorsqu'elle partageait ma couche… »

Anomen fut choqué que Valten ose parler ainsi de sa compagne, se refusant à imaginer la situation décrite par Valten, avec Imœm, SON Imœm, à lui, sa protégée qui en plus est la demi sœur de Valten, mais il écouta néanmoins la suite.

« Lorsqu'elle partageait ma couche…elle était tellement bruyante et criait tellement fort sa joie que même Bouh n'en dormait pas! »

C'est là que Minsc, qui n'avait pas comprit que ce genre de sujet, où plutôt que cette façon d'aborder la chose était quelque chose de choquant pour âme sensible, ajouta un commentaire, qui, sans le faire exprès, appuya les dire de Valten :

-« C'est vrai !! Minsc se rappelle !!

Bouh ne savait pas pourquoi Imœm criait, il s'inquiétait ! Mais Minsc lui a expliqué que c'étaient des jeux d'adultes, qu'il comprendrait quand il rencontrerait une hamster de guerre digne de lui.»

Cette phrase fut dite avec un ton sérieux, Minsc caressant en même temps la tête de son hamster.

Ce qui fit naître d'une part une grimace sur la figure d'Anomen, grimace reflétant le dégout de l'image qu'Anomen avait malgré lui faite dans sa tête : Valten et de SON Imœm en train de pratiquer le coït,

d'une autre part une rougeur énorme sur la tête d'Imœm, qui décidément aurait mieux fait d'aller se coucher plus tôt,

et enfin un éclat de rire de la part de Valten, qui ne put s'empêcher d'ajouter

-« Aaah si en plus Minsc le dit, cela ne peut être QUE la vérité ! », toujours en ayant ce fou rire agaçant.

« De plus, depuis que tu es avec elle, il ne me semble pas qu'elle ait manifesté une joie si évidente durant la nuit…alors soit tu es d'une pudeur incroyable, ou plutôt tu as un bâton dans le cul et t'es un vrai coincé, soit tu n'es vraiment pas doué, Ahahahahaha »

Valten ne pouvait plus s'empêcher de rire.

Imœm ne savait plus où se mettre…

Anomen ne savait pas comment réagir : il se retourna vers Imœm, prêt à lui poser la question pour vérifier la véracité de ces propos, mais la rougeur au niveau du visage de celle-ci lui fit comprendre qu'il ne valait mieux pas. Se sentant coincé, il ne su quoi répondre à Valten. Décidément, ce dernier gagnait un peu trop souvent les joutes verbales du groupe.

« Alors, on fait moins le malin, môssieur le paladin, hein ? Bon, tu joues avec nous ? »

La question, posée entre deux fou-rire, reçu une réponse évidente.

« Non, je vais me coucher…j'en ai assez entendu pour la journée, et je ne veux pas être la victime qui devra te raccompagner jusqu'à ton lit. »

Imœm se leva, fit un bisou sur la joue de Minsc, comme tous les soirs, mais fusilla son demi frère du regard. Celui-ci s'approcha, comme si de rien n'était, lui souhaita bonne nuit, et lui murmura à l'oreille

« Désolé, c'était juste pour rire. Bonne nuit petite sœur »

Imœm rejoint son amant, et le couple disparu en direction de la taverne des nains, dont ils avaient reçu une clé.

Imœm eut une dernière pensée cette soirée là pour Valten

Ah si seulement Nalia avait été là, il aurait moins fait le malin…et il aurait tenu sa langue.

Quand à Valten, il retourna à l'occupation qu'il venait de délaisser, le concours de boisson.

Les tables avaient été mises en rond, de manière à ce que les concurrents puissent se voir. Chaque participant avait déjà devant lui une vingtaine de chope de bière pleine, et la partie allait se faire en une seule manche.

Pas de pause, pas d'arrêt. On commence à boire, on ne s'arrête pas, et si on s'écroule on a perdu.

Le départ fut donné, et les chopes commencèrent à se vider.

Les nains lancèrent des insultes ouvertes aux elfes qui à force de manger de la salade ont des limaces pleins le cerveau, aux elfes qui risquaient le coma éthylique s'ils buvaient plus de trois bières d'affilées la même année, ou encore que vomir sur eux même risquaient de tâcher la superbe réputation de gens snob et coincés qu'ils se donnaient tant de mal à préserver.

Evidemment, ils leurs fut répondu que la chevelure des nains et de leurs barbes étaient tous les deux tellement emmêlés et longues que ceux-ci devaient confondre pellicule et morpions, que lorsque les nains auraient appris le sens du mot protocole leur race serait éteinte, ou que la présence de tant de liquide au même endroit à proximité de créatures si petites était un risque dangereux de noyade.

Mais à ce dernier argument, les nains répondirent que si c'était noyé dans la bière, ça ne les dérangeait pas trop.

Beaucoup parlèrent, beaucoup s'injurièrent joyeusement, et en même temps, ils perdirent le compte du nombre de bière. Plusieurs gardes elfiques étaient déjà ivre morts, certains mercenaires aussi, ainsi que le plus jeune des trois nains, qui se fit injurier par ses frères comme une honte pour la famille de tomber ivre avant des elfes.

Le temps avança, le niveau de bière restant baissa,

Comme le nombre de participant qui étaient encore conscient.

Bientôt, enfin, après une bonne heure quand même, ils ne furent plus qu'une dizaine. Deux elfes, deux nains, et cinq humains, dont Minsc et Valten.

Minsc se mit à chanter, car il est coutume chez les barbares du nord de festoyer en chantant. Evidemment, les paroles n'étaient pas pour plaire à tout le monde, mais Minsc n'en comprenait sûrement pas le sens exact ; pour lui, chanter en buvant, c'était marrant !

Evidemment, le talent vocal artistique du rôdeur était inversement proportionnel à son talent de combattant…mais nul besoin de chanter comme un Obispo ou comme une Celine Dion pour des chansons paillardes.

Insultant tour à tour les elfes, les nains, encore les elfes, les pucelles, parlant de baise, de combat, de mort, d'encore et encore de sexe, tous les participants ne demandaient qu'une chose : enfin non, deux : Que Minsc se taise et qu'il perde !

Lorsque les sifflements se firent de plus en plus nombreux en direction de Minsc, celui-ci comprit qu'on l'invitait à continuer à chanter ! Il fit donc une grande frappe dans le dos à son voisin de droite, un elfe, en disant

« Ah Minsc trouve que cette fête est une vraie réussite ! Buvons encore ! »

Et il se remit à chanter. Mais sous la claque amicale de Minsc, l'elfe déjà étourdit par l'alcool fut projeté en avant, perdit l'équilibre et s'assomma sur la table, sous les rires des nains.

L'un des deux elfes répandit le contenu de son estomac devant lui, et ne fut plus en état de continuer. Peu après, un mercenaire de la compagnie Talon sombra inconscient, renversant sur lui plusieurs les chopes qui étaient sur la table. Il bascula en avant, s'étalant à moitié sur la table. Son voisin de gauche, toujours debout mais vacillant, voulu l'aider à se relever…mais il tomba avec son compagnon d'arme sous le poids de son ami.

Un des nains n'arriva plus à rester debout, il dut s'asseoir, ou plutôt, il tomba sur son séant, et ne pu se relever, ce qui provoqua le rire de son compagnon. Le dernier mercenaire de la compagnie talon abandonna quelques verres plus tard, pris de nausée, et le dernier elfe commença à chanter et à dire n'importe quoi, il fut ramené chez lui.

Restait en lice le dernier tavernier nain, Valten et Minsc.

Minsc beugla quelque chose que Valten ne comprit pas. Valten se sentait déjà bien ivre, et il commençait à peiner pour rester debout. Son compagnon d'arme était vraiment d'une constitution incroyable.

Valten n'était pas pris de nausée, il n'était jamais malade, mais sa tête lui faisait de plus en plus mal, et Minsc chantait de plus en plus faut, ce qui n'arrangeait pas les choses.

Quelques instants plus tard, le dernier des nains abandonna, mais resta présent pour voir qui gagnerait ce dernier duel. Les serviteurs restants, ou autres perdants qui avaient abandonné mais était restés présents , et conscient, criaient de touts leurs forces pour encourager les deux derniers participants en lice.

Valten n'arrivait plus depuis longtemps à compter le nombre de choppes qu'il avait bue, il s'était arrêté de compter à une vingtaine. En tout cas, Minsc n'essayait même pas de conter, se contentant de vider tout liquide que l'on amenait devant lui.

Valten savait que Minsc avait une capacité terrible, pouvoir se concentrer exclusivement sur une et une seule tâche. Frapper, tuer, courir : dans le cas présent, boire. Il comprit : il allait perdre.

En tant que mauvais perdant, Valten proposa de terminer ce défi avec un autre alcool !

Minsc ne vit pas le piège et accepta.

Après la bière, le vin à la curieuse manie de donner à coups sûr une bonne gueule de bois au réveil.

Mais Valten n'en sortait pas entièrement perdant, il faudrait à Minsc toute la nuit et une partie de la matinée pour récupérer et terminer de cuver.

Quand à Valten, une heure plus tard, il se réveillerait complètement sobre.

Sa constitution et sa régénération démoniaque avaient de nombreux points forts.

Valten sombra dans l'inconscience six verres de vin plus tard, et Minsc en but encore quelques uns après pour faire bonne mesure. Pour finir, Minsc se coucha sous la table et y termina sa nuit.

Une heure passa, et Valten se réveilla. Il secoua la tête pour dissiper la brume qu'il avait devant ses yeux, et voir de manière plus claire. Il regarda autour de lui.

Mince ! Personne n'a pensé à ramener ces gens chez eux ! Ils sont tous affalés partout et n'importe comment ! Hahaha ils sont trop beaux à voir. Rah, je ne vais quand même pas les laisser comme ça…

A ce moment, Valten aperçu un pot de beurre liquide, et son pinceau. C'est un ustensile de cuisine servant à tartiner les viandes avant de les piquer au dessus du feu, comme cela on obtient une viande bien dorée et moins sèche.

Valten pris le pinceau et le pot, et commença à « maquiller » les personnes occupées à cuver. Deux enfants passants par là, le virent et se mirent à rigoler, et à poser des questions.

-« Monsieur, vous faites quoi ? »

-« Heuuu et bien en fait voyez vous je leur fais une blague ! Quand ils vont se réveiller, ils seront tous maquillés et cela sera très drôle ! »

-« Et on peut faire ça ? »

-« Non, je fais une grosse bêtise, mais c'est drôle ! »

Les enfants sourirent : c'est toujours chouette de faire des bêtises.

« Mais attention les enfants, il ne faut surtout pas dire qui les a maquillés ainsi ! Vous voulez essayer ? »

-« Ouiiii »

-« Tenez, et n'oubliez pas le grand monsieur, là, couché sous la table.»

Valten donna le pinceau et le pot de beurre aux deux garnements qui rigolèrent en maquillant un nain.

-« Merci monsieur ! »

-« De rien, et amusez vous bien ! Et surtout ne vous faites pas attraper ! Si vous dites que c'est moi qui vous ai donné cette idée gare à vous ! Et maquillez bien tout le monde il ne faut oublier personne, ce sera encore plus drôle. »

-« Promis, on dira rien !! Au revoir monsieur »

Et les enfants commencèrent à tartiner de beurre liquide le gros nez d'un nain affalé sur sa chaise. Le beurre coula dans la moustache et le nain se retrouva sous jolie une couche de couleur jaune. Ensuite, ils s'attaquèrent à un elfe qui dormait sur la table, puis commencèrent un deuxième garde de la ville, remplissant également ses cheveux du liquide.

Valten regarda encore un peu Minsc, qui cuvait toujours sous la table, puis parti en direction de la maison du noble Dilmara Dâeghun, pour y passer le reste de la nuit. Il n'était pas si tard, mais le jeu de boisson fatigue très vite.

Bon, une bonne chose de faite, au moins demain matin on rigolera bien en voyant tous ces gens tartiné de beurre. Aha et en plus ce sont les enfants qui se feront engueuler. La nuit a été bonne. Minsc saura que c'est moi, mais il ne m'en voudra pas, j'ai perdu le duel. Par Bhaal, Minsc boit mieux que moi…il est trop solide, cet homme du nord. Les barbares sont vraiment incroyables. Héhé, et j'me demande comment ces abrutis d'elfes vont réagir face au beurre. Bah, tant pis, ce n'est pas interdit de rigoler un peu.

Valten passa devant le palais d'Ildar. Il y vit à de nombreuses fenêtres la lumière allumée.

Tiens, ils sont encore occupés à discuter de la reconstruction de la cité. Mouais, c'est vrai qu'y a du boulot : les golems ont fait d'énormes ravages, ainsi que les sorts lancés de tous les côtés. Bon, je vais rentrer, draguer un peu et puis j'irai dormir.

Dormir deux nuits d'affilées, voila mon record depuis cinq ans. Et trop de repos n'a jamais tué personnes…

Allez, rentrons…