Le lendemain.

Le coach convoqua les parents Taylor à son bureau afin de parler de l'incident lors du match.

Coach : je tenais à vous l'annoncez moi-même. J'ai viré Éric de l'équipe. Son comportement est devenu trop instable pour qu'il puisse continuer à jouer pour l'équipe.

John : nous comprenons parfaitement votre décision coach. Je tiens à m'excuser pour lui.

Coach : si vous me le permettez, j'aimerai comprendre ce qui arrive à votre fils. Je connais Éric depuis l'époque des Pop Warner. Je n'ai jamais eu à me plaindre de lui, jusqu'à aujourd'hui.

John : ce sont des histoires de famille qui ne vous concerne pas, coach.

Coach : je m'inquiète simplement pour Éric. Il semble ressentir une si grande colère en lui. J'aimerai découvrir pourquoi il se réfugie dans la violence.

John : vous voulez l'aider alors que vous l'avez viré de l'équipe ? Vous me faites bien rires !

Coach : je n'avais pas le choix monsieur Taylor. Éric représente un danger pour mes autres joueurs. Mais également pour lui-même, si nous n'intervenons pas.

Mary se confiant : depuis l'AVC de mon mari, notre vie de famille est déchirée. Mon mari et moi, nous nous sommes séparées un certain temps et Éric ne vit plus chez nous depuis que je lui ai dit, dans un accès de colère, qu'il était le fruit d'une erreur. Éric est revenu hier à la maison pour je ne sais quelle raison. Il nous a vu, ensemble. Juste après ça, il s'est mis dans une colère noir. Mon bébé a tellement changé. J'ai peur pour lui vous savez.

Mary éclata en sanglot dans les bras de son mari.

John devenant soucieux : vous savez s'il est venu au lycée aujourd'hui ?

Coach : pas que je sache. Je peux appeler ses amis si vous le voulez ? Ils en savent surement plus que nous.

John acquiesça. Cinq minutes plus tard, Chucky et Tami était au bureau du coach. Dès qu'ils ont vu les parents d'Éric, ils suent qu'il y avait un problème avec leur ami.

Chucky : que ce passe-t-il coach ? C'est Éric ?

Coach : est-ce que l'un de vous a vu Éric depuis hier soir ?

Tami très surprise : il n'a pas dormi à la maison cette nuit ?

John : tu l'as vu Tami ?

Tami : je…j'étais avec lui, hier soir. Il m'a raccompagné à la maison, tard dans la soirée. Il a dû attendre que je rentre pour rebrousser chemin. Il était chez toi Chucky ?

Chucky : non. Mon père l'a foutu dehors hier matin.

John : pour quelle raison ?

Chucky : avec tous le respect que je vous dois, je ne balancerai pas mon pote. Tous cela, c'est de votre faute, a tous les deux ! Alors, ne faites pas semblant de vous inquiéter Monsieur Taylor devant le coach, après foutu la merde dans sa vie !

Coach : stop ! Ça suffi Chucky ! Tami, est-ce qu'Éric a pu te parler de quelques choses en particulier qui nous permettrai de savoir où il se trouve en ce moment ?

Tami hocha la tête : non désolé.

Coach : comment l'as-tu trouvé hier soir ? Est-ce que tu penses qu'il pourrait se faire du mal ?

Tout le monde avait les yeux rivés sur elle, suspendu à ses lèvres, appréhendant sa réponse.

Tami : il me semblait tellement perdu mais je suis sûr qu'il n'a rien tenter pour se faire du mal. Il me l'a dit ouvertement. Je pense qu'il a juste besoin d'être seul. Éric est un solitaire, vous deviez le savoir Monsieur et Madame Taylor.

John ce leva en colère : ça suffit ! Je préfère sortir d'ici avant de devenir odieux avec des gamins qui pense mieux connaitre mon fils que moi, son père !

Mary : chéri ! Reviens !

John : je t'attends à la maison chérie.

Coach s'adressa aux deux adolescents : j'attends vos excuses jeunes gens.

Chucky : hors de question coach. Je suis ami avec Éric depuis les bancs de l'école élémentaire. Alors, quand je le vois aussi mal dans sa peau, c'est comme si je souffrais avec lui. Alors, ne me demandez pas de m'excusez envers les responsables du mal être de mon meilleur ami.

Mary : mon fils me manque tous les jours !

Chucky éleva la voix en quittant la pièce : il fallait y penser avant d'ouvrir la bouche, pour rester polie.

Tami couru après son ami : Chucky, calme toi.

Mary était de nouveau au bord des larmes. Le coach n'avait jamais été aussi gêné de sa vie. Jamais il n'aurait pensé que son rendez-vous avec les parents Taylor finisse en règlement de compte générationnel. Il ne trouva qu'une chose à dire.

Coach : je suis navré Madame Taylor pour ce qui vient de se passer dans mon bureau.

Mary : je suppose qu'on le mérite.

Coach : vous êtes de très bon parents. Éric est vraiment un jeune homme sympathique, dévoué, à l'écoute. Je lui ai même trouver un certain leadership. C'est vous qui lui a inculqué ses valeurs. Je pense sincèrement que personne n'a le droit de vous juger. Ce que votre famille a subi, déstabiliserai n'importe quel adolescent.

Mary : que pouvons-nous faire ?

Coach : je n'ai malheureusement pas de réponse à votre question. Le mieux que vous puissiez faire, c'est de laisser Éric gérer la situation par lui-même. Éric est un jeune homme censé. Je suis quasiment sûr qu'il reviendra vers vous, une fois sa colère dissipée.

Mary : merci coach. Nous vous tiendrons au courant dès qu'on aura des nouvelles d'Éric.

Coach : bon courage à vous. Surtout, n'hésitez pas à venir me voir, si vous avez besoin de parler.

Mary prit congé du coach. Dans la cours du lycée, elle regarda du coin de l'œil, Tami et Chucky en pleine discussions. Elle voulut écouter leurs conversations mais elle fut prise au dépourvu lorsque, Mo Mc 'Arnold s'approcha des deux adolescents.

Mo : dit moi bébé, qu'est-ce que tu faisais dans le bureau du coach ?

Tami : Éric n'était pas au lycée aujourd'hui et ses parents ne l'ont pas vu depuis hier après-midi.

Mo : merde !

Chucky : arrête de faire semblant d'être inquiet Mo. Tu me donnes envie de vomir.

Mo : ça va ! Enterrons la hache de guerre, tu veux ? Vous avez besoin d'aide pour le chercher, je suis votre homme.

Chucky : et pourquoi sir Mc 'Arnold nous donnerai un coup de main. Tu haï Éric. Tu l'as fait virer de l'équipe !

Mo : je suis également virer de l'équipe, puceau ! Si tu veux tous savoir, je déteste voir mon bébé inquiète. Donc, plus vite je retrouverai Éric, plus vite Tami retrouvera le sourire.

Chucky : je me disais aussi que tu ne le faisais pas pour mon meilleur ami.

Tami : vous me fatiguez tous les deux. Mo, si tu veux nous aider, ça sera avec plaisir. A condition que tu me promettes de ne pas te prendre la tête avec Éric, une fois qu'on l'aura retrouvé. Promis ?

Mo : promis bébé.

Malgré tous la bonne volonté de tous, Éric resta introuvable pendant trois jours entiers.

Le lundi matin, Éric réapparut dans le couloir du lycée. Tami ressentit un immense soulagement. Chucky était déjà aux côtés d'Éric.

Tami : tu étais passé où ? Nous étions mort d'inquiétude !

Éric souri : ici et là.

Chucky : en tous cas, tu ne sens pas la rose, mon pote.

Éric : c'est ce qu'on appelle, vivre en harmonie avec la nature. Tu devrais essayer mon ami. Ça fait un bien fou à l'esprit.

Tami : il y a un regard nouveau dans tes yeux.

Éric : après les cours, je rentre à la maison pour la Grande discussion.

Tami et Chucky n'eut pas le temps de répondre. La sonnerie des cours retenti. Éric s'éloigna d'eux à la hâte. Tami et Chucky restèrent perplexe. Devaient-ils être inquiet ou au contraire, heureux pour lui. Qu'est-ce qu'Éric avait bien pu faire pendant ses trois jours ?

Au même moment, au domicile Taylor, John reçu un coup de téléphone de son travail. Le responsable de la section « Paralysie », Monsieur Tal voulait le voir, ainsi que sa femme, aussi rapidement que possible.

Monsieur Tal : bonjour Mr et Mme Taylor.

John soucieux : que ce passe-t-il Mr Tal ?

Le directeur Mr Tal : venez avec moi.

Le directeur les conduisit au bureau de John Taylor. Le bureau était sens dessus-dessous, des milliers de morceau de verre baignaient dans le liquide qu'ils contenaient, jadis. Au pied du bureau, ce trouvait un tas de cendre, encore fumant. John était choqué devant un tel spectacle désolant. Toutes les recherches d'une vie étaient parties en fumée. Mr Tal les conduisit ensuite à son bureau ou deux personnes de la sécurité les attendaient.

Mr Tal : comme tu le sais John, le laboratoire est sous surveillance 24heures sur 24. Nous avons visionné l'enregistrement de la caméra qui donne sur ton bureau. Voici l'enregistrement, cette nuit, aux alentours de trois heures du matin.

La vidéo montrait un jeune homme, de taille moyenne, portant une casquette et un sweet-shirt de l'équipe lycéenne des Greenway Demons, saccageait le bureau de John Taylor. Les Taylor reconnurent immédiatement leurs fils sur la vidéo. Mr Tal demanda aux hommes de la sécurité de partir. Il regarda un bref moment son ami et collègue.

Mr Tal : c'est ton fils n'est-ce pas ?

John acquiesça.

John : le message est clair maintenant !

Mary : ne fait pas cela John. Je t'en prie ! Il essaye juste d'attirer notre attention.

John : il a détruit les recherches d'une vie ! En faisant ce qu'il a fait, il a détruit l'espoir de milliers de personne en attente de traitement. Je sais maintenant ce que cela fait d'être paralysé, et je me mets à la place des patients moins chanceux que moi. C'est trop grave pour que je lui pardonne cette fois.

Mr Tal : John, je suis obligé de prévenir le shérif. Si tu veux, je peux volontairement lui cacher l'identité de ton fils. Ça vous donnera du temps pour engager un avocat.

John le visage fermé de toute émotions : je ne veux aucun traitement de faveur. Qu'il assume ses actes et qu'il en paye le prix.

Mary choquée : comment peux-tu envoyer ton propre fils devant la justice ? Ça n'aidera pas Éric à aller mieux.

John le visage toujours fermé : je n'ai plus de fils à partir d'aujourd'hui !

John se leva et partit sans se retourner, suivi par sa femme apeurai.

John et Mary arrivèrent devant leurs maisons. En ouvrant la porte d'entrée, ils étaient loin de se douter, qu'Éric serai assis sur le canapé du salon. Il les fixait du regard, un regard profond, intense, rempli de haine. A côté de lui, son sac de sport rempli de ses affaires personnels. Éric avait manifestement tous préparer. John prit le premier la parole.

John : tu as quelques choses à dire pour ta défense ?

Éric le sourire au lèvre : c'était très réjouissant.

John rouge de colère : ah parce que pour toi, c'est très réjouissant de détruire l'espoir de milliers de personne.

Éric : je ne suis pas stupide. Dans ton bureau, tu trouveras une copie de tes formules mathématiques.

John : tu as ruiné quinze ans de recherche ! Tu t'en rends compte j'espère ? Le laboratoire risquera de fermer par ta faute. Déjà que nous sommes sur la sellette, alors maintenant que nos échantillons sont éparpillés sur le sol n'arrangera rien à la situation. Est-ce que tu t'en rends bien compte ?

Éric : ce laboratoire a volé ma vie et mon père. Alors oui, je me contre fou de ce qui adviendra du centre de recherche.

John : DÉGAGE DE MA VUE sale petit merdeux !

Mary : John ! S'il te plait ! Calme-toi ! Ne dit pas des choses que tu regretteras par la suite.

John : si ton fils veut foutre sa vie en l'air, c'est son problème, plus le mien !

Éric : ne te fait aucun soucis père, je ne serai plus un problème pour toi. Regarde-moi une dernière fois dans les yeux ! REGARDEZ-MOI BIEN ! Jamais vous ne me reverrez ! JAMAIS !

Mary hystérique : pourquoi tu nous fais ça !

Éric : pourquoi je vous fais ça ? Tu es sérieuse maman ? Rappelle-moi qui m'a obligé à vivre dans un centre de rééducation ? Qui m'a obligé à subir vos disputes ? Qui a dû prendre soin de vous deux, pendant ses mois passés au centre de rééducation ? Qui m'a obligé a renonçait à mes activités scolaires qui comptait beaucoup pour moi ? Qui était jalouse de moi ? Car oui, tu étais jalouse maman, parce que je m'en sortais mieux que toi avec papa. Tu as ruiné ma vie maman parce que tu étais jalouse de ma relation avec papa ! Si tu avais fermé ta gueule sur vos secrets de jeunesse, nous n'en serions pas là ! Alors si quelqu'un a quelque chose à se reprocher ici, c'est bien toi maman !

Mary en larme : Éric, je t'en prie….

Éric le visage impassible : je ne veux plus jamais vous revoir ! Ni l'un, ni l'autre !

Éric prit alors ses affaires, ce rendit à la porte du domicile familiale, et sortit, sans jamais prendre la peine de jeter un regard, même furtif, aux deux adultes qui l'avait trahi de la pire des manières.

John garda son visage, armer de courage pour ne pas fondre en larme tous comme sa femme. Malgré la colère qu'il pouvait ressentir, au plus profond de lui-même, il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir coupable. C'était lui l'homme de la maison, son devoir était de veiller sur sa famille. Il avait misérablement échoué dans son rôle de père et de mari.

Son épouse était, en ce moment, en pleine crise d'hystérie, hurlant sans cesse le nom de leurs fils. John ne pouvait s'empêcher de retenir ses larmes. Mary était plus que fragile psychologiquement et cela était également de sa faute. John prit secrètement la décision de ne plus travailler, d'ailleurs il avait tous perdu, afin de rester auprès de sa femme. Éric avait raison, il avait consacré beaucoup trop de temps à sa carrière. Mais malheureusement, il avait ouvert les yeux trop tard pour récupère son fils.