Mea culpa, avec les tests de sécurité NTFS et la validation d'une partie du Cisco, j'ai complètement oublié mes fics… Mais bon, je me rattrape ! Alors voici l'avant dernier chapitre !
Affalé dans le fauteuil, Sherlock plongeait dans ses souvenirs, tentant de se rappeler la première fois qu'il avait présenté la famille Holmes à John, à l'époque, ils étaient tout juste fiancés et John fuyait encore les contacts tactiles entre eux. Il se souvient encore du moment où il avait eu sa première érection sous ses caresses.
Mycroft lui avait dit d'être patient avec John, de prendre son temps, de lui laisser le temps d'apprendre le contact avec un homme. Sherlock avait décidé de passer par dessus son passé, d'oublier la douleur de sa première expérience pour ne se concentrer que sur John et uniquement sur John. Mais à la seconde ou John avait passé la porte avec plus d'une heure de retard, Sherlock, rongé par l'inquiétude, n'avait pu s'empêcher de lui sauter dessus pour l'embrasser. Ecrasant ses lèvres plus qu'il ne les frôlait, Sherlock fut surprit quand John demanda l'accès à sa bouche. Mais quand sa langue entra en contact avec celle de son vis-à-vis, Sherlock eut besoin de plus, d'elles seules, ses mains se propulsèrent sur John, il avait besoin de le toucher, de caresser sa peau. Sherlock ne s'était pas attendu à ce que John soit si addictif, que son contact ne l'effraye pas. Tirant sur sa chemise, le génie passa ses mains sur la peau chaude du médecin, contourna ses hanches avant de se poser sur ses fesses. Pourtant le scientifique fut complètement déstabilisé quand John le repoussa brusquement.
— John ?
Sherlock l'observa tentant de comprendre sa réaction, pourquoi cette peur panique dans ses yeux. Il fit un pas en avant pour le prendre dans ses bras avec l'envie de le rassurer, mais le médecin se dégagea du mur prêt à prendre la fuite.
— Je suis désolé Sherlock, je ne peux pas… Ce mariage… C'est idiot… Je n'aurai pas dû… Je…
Il paniquait. Sherlock voyait aussi bien sa panique, que l'érection de son compagnon.
— Ne fuis pas John, s'il te plait.
Sherlock s'en voulait, pour une fois, il aurait vraiment dû écouter son ainé. Celui-ci même qui était déjà passé par une situation similaire avec Gregory. Non ! Il ne voulait pas penser à Mycroft maintenant mais il fallait qu'il calme le jeu avec John immédiatement s'il ne voulait pas le perdre.
— S'il te plait… C'est juste que j'ai eu une mauvaise journée, je me suis inquiété…
— Toi ? Tu t'es inquiété ?
— Oh ! Je t'en prie ! Tu es le premier à dire que je suis humain et quand je te dis que je me suis inquiété, tu me regardes comme si j'étais un simple fou.
Il vit les épaules du médecin se détendre et un début de sourire s'esquisser sur son visage.
— En tout cas, j'ai l'impression que je ne te laisse pas indifférent, dit-il en montrant son érection d'un vague geste de la main.
— Je ne suis pas gay, Sherlock.
L'espace d'un instant la colère se peignit sur le visage du logicien. Merde ! Il avait accepté de l'épouser et voilà qu'il brandissait de nouveau la carte « je ne suis pas gay ». L'espace d'une seconde, il eu envie de le frapper.
— Pour quelqu'un qui n'est pas attiré par les hommes, tu es drôlement excité !
Mais alors que John allait prendre la fuite, Sherlock le saisit par le bras pour le ramener à lui.
— Ne fuis pas. S'il te plait de fuit pas, supplia doucement Sherlock en tentant de le prendre dans ses bras.
John ferma les yeux quelques instants, se laissant aller dans l'étreinte de Sherlock. Il avait clairement compris que Sherlock était aussi perdu que lui dans ses sentiments et ses émotions. Sherlock ne se définissait pas comme sociopathe sans raison et quand il se faisait dominer par ses dernières, il faisait dans l'extrême comme avec cette demande en mariage. John savait qu'il devait faire un effort également, il devait s'avouer que Sherlock ne le laissait pas indifférent, sinon il n'aurait pas accepté la demande en mariage. Mais réaliser que Sherlock avait également des besoins physiques lui était étrange de la même manière qu'il avait du mal à concevoir qu'il pourrait avoir des relations intimes avec un homme. Doucement il inspira l'odeur de Sherlock au creux de son cou, odeur apaisante et tentatrice. Se laissant aller complètement, il glissa ses mains dans les boucles noires.
— Je suis désolé Sherlock. C'est juste que la situation me mets mal à l'aise.
Mais ce soir les choses étaient différentes, Amélia n'était pas de la partie contrairement à Gregory Lestrade, Mummy non plus n'était pas là, elle en avait cruellement voulu à Mycroft pour son divorce. Pourtant son frère était beaucoup moins pénible que depuis qu'il était avec Lestrade. Et puis il n'était pas juste de faire subir à Amelia, les adultères de son frère. Mais tout ce qui frappait son cœur pour le moment était l'absence de John. Noël était la fête que le médecin aimait partager avec ses proches. Le sociopathe se doutait que le premier Noël de Lenore serait important pour lui, mais lui n'en avait rien à faire. Comme il se fichait de la présence d'Anthea, Mycroft, Lestrade, Mrs Hudson, comme il oubliait la présence de Lenore Watson-Holmes qui jouait non loin de là en gazouillant sur la robe rouge que Mycroft l'avait obligé à lui mettre ce matin. Il ne comprenait pas non plus pourquoi Lestrade s'était donné autant de mal pour qu'il garde Lenore après son overdose. Trois semaines qu'il était tenu de vivre avec Lenore chez Mycroft, trois semaines qu'il devait subir les regards inquiets de Lestrade le matin alors qu'il nourrissait Lenore, sans prendre lui-même le temps de se nourrir. Il se moquait de la nourriture, seul les besoins de l'enfant comptaient. L'enfant chérie de John. Sherlock ferma les yeux et plongea dans son palais mental pour s'y perdre, il ne voulait plus les voir avec leurs sourires enchantés de Noël.
— Sherlock, tu veux bien passer à table avec nous, prononça Mycroft, le sortant de sa torpeur.
De mauvaise foi, il se leva pourtant, attrapant l'enfant avant de prendre place. Il avait pas l'intention de manger mais il ne voulait plus faire d'histoires, pas avec Lenore dans la balance, il ne voulait pas subir le jugement de John à son retour. Heureusement la petite fille de sept mois n'était pas difficile, pour ça elle ressemblait à John. Il se concentra donc sur le repas de Lenore plutôt que sur le sien. Tout le monde essayait d'être joyeux, alors que lui se contentait d'être silencieux pour ne blesser personne. Sherlock posa son regard sur chaque personne autour de la table, les lisant comme un livre ouvert, Mrs Hudson qui cachait son inquiétude sous un masque joyeux mais qui lançait clairement à Sherlock des regards inquiets. Mycroft et Lestrade qui se jetaient des regards brillants et il ne voulait même pas imaginer où ils avaient disparu lors de la dernière heure écoulée. Anthea avait posé son blackberry pour passer un moment avec le groupe. Mais pour Sherlock rien n'allait dans ce tableau. Comme si une pièce manquante rendait le puzzle inutile et instable. Il se sentait tellement seul, même entouré. Il laissa échapper un soupir triste qu'il n'avait pu contenir. Mycroft posa son regard sur son frère, affecté par son chagrin et sa douleur. Et c'est avec soulagement qu'il releva la tête sur son majordome qui venait d'entrer dans la pièce.
— Veuillez m'excuser.
Mycroft s'essuya le coin de la bouche, se leva puis ajusta son costume pour suivre son majordome dans le couloir. Peu importe le jour, l'homme ne cessait d'être le gouvernement britannique. Mycroft esquissa un sourire quand il découvrit l'homme qui l'attendait dans le vestibule, il lui tendit la main que son visiteur s'empressa de sourire.
— Je suis heureux de vous voir. Vous avez fait bon voyage ?
— Ça aurait pu être pire.
— Donnez vos affaires à Gabriel, et suivez-moi.
L'homme hocha la tête et suivit Mycroft Holmes dans les couloirs de la demeure.
— Peut être voudriez vous…
— Non. Ça ira, Mycroft.
L'homme du gouvernement britannique hocha la tête comprenant bien la réaction de son vis-à-vis. Puis dans un sourire, il ouvrit la porte du salon avant de le laisser entrer.
TBC…. (oui je sais je suis cruelle…)
